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Fleur Pellerin est dans une logique qui enterre l'idée même d'un ministère de la Culture

Fleur Pellerin est dans une logique qui enterre l'idée même d'un ministère de la Culture
Du 16 au 18 octobre ont eu lieu les 24e Rencontres cinématographiques de Dijon, officieux sommet des professionnels français du cinéma organisé chaque année par l’ARP (Société civile Auteurs Réalisateurs Producteurs). Comme il est d’usage, les travaux ont été clos par un discours de la ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin faisant pour l’occasion sa première grande intervention publique dans ce milieu –même si elle s’était déjà exprimé notamment lors du Congrès des exploitants, le 1er octobre. Au cours de son intervention à Dijon, la ministre a sacrifié aux quelques formules de rhétorique qu’exige sa fonction en pareille circonstance, et proposé quelques commentaires sur les –importants– dossiers techniques actuellement en débat. Mais elle a surtout dévoilé de manière plus explicite son approche de son propre rôle et de celui de son ministère, selon une vision qui est d’ailleurs loin de concerner le seul cinéma. L’enterrement de l’idée de ministère de la Culture

http://www.slate.fr/story/93921/politique-culturelle-pellerin

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La gauche ne peut pas mourir, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, septembre 2014) Dans le débat public ne circulent pas que des sottises : également des poisons. De toutes les navrances complaisamment relayées par la cohorte des experts et éditorialistes, la plus toxique est sans doute celle qui annonce avec une gravité prophétique la fin des catégories « droite » et « gauche », et le dépassement définitif de leur antinomie politique. On n’a pas assez remarqué la troublante proximité formelle, et la collusion objective, du « ni droite ni gauche » de l’extrême droite et du « dépassement de la droite et de la gauche » (« qui ne veulent plus rien dire ») de l’extrême centre. Passe alors un premier ministre qui vaticine que « oui, la gauche peut mourir (1) », trahissant visiblement sous la forme d’une sombre prédiction son propre sombre projet, et la cause semble entendue.

Le cinéma ambulant va-t-il sauver le cinéma africain? L'Afrique à l’ère de la colonisation: des cinémas en plein air, des images projetées sur un écran, gratuitement, dans des villes qui étaient encore loin d’être d’importantes métropoles, à l’intention de populations qui savaient encore à peine ce qu’est un film… L’Afrique contemporaine, où les indépendances sont acquises depuis longtemps et dont certains pays constituent des pôles majeurs de la production cinématographique: des cinémas ambulants, itinérants, des soirées-ciné épisodiques, en plein air aussi, gratuites, à destination des quartiers populaires et des villages les plus reculés souvent dépourvus de tout. Deux époques différentes, mais une situation similaire: le cinéma n’est pas ce qui se consomme le plus sur le continent, ce n’est pas le produit le plus accessible. Et pourtant, il existe une demande forte, un véritable public. Mais ce public né à la fin des années 1950 a disparu depuis le tout début des années 1990. Mais pourquoi, pourquoi ce public a-t-il disparu? Raoul Mbog

A la rencontre de Watson, l’intelligence artificielle star d’IBM Watson peut composer de la musique, conseiller des médecins ou même tenter d’évaluer l’humeur de son interlocuteur. Zoom sur cette célébrité parmi les IA. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Morgane Tual (envoyée spéciale à Austin, Texas (Etats-Unis) « - Je suis ravi de vous rencontrer. D’où venez-vous ? Des armes contre l'impuissance politique, par Evelyne Pieiller (Le Monde diplomatique, octobre 2014) Il n’est pas facile aujourd’hui d’être de gauche. Ou, plus exactement, il est assez aisé d’avoir une sensibilité de gauche, mais il n’est pas facile de penser à gauche. De penser que le combat contre la domination du capital sous toutes ses formes n’est pas obsolète, en dépit de son absence du lexique médiatique et de la transformation des exploités en « défavorisés ». De penser que la question de l’égalité sociale demeure primordiale, en dépit de sa dissolution en question d’égalité d’accès aux chances de réussite. Tout semble s’être compliqué et brouillé, en particulier à cause de la fameuse « mondialisation » et des mutations technologiques.

Fréquentation cinématographique : retour sur l'année 2014 Paris, le 02 janvier 2015 En 2014, la fréquentation des salles de cinéma augmente de 7,7 % et dépasse les 200 millions d'entrées. 208,43 millions d'entrées ont ainsi été réalisées, soit le deuxième plus haut niveau depuis 47 ans (211,5 millions d'entrées en 1967 et 217,2 millions en 2011) : un résultat très au-dessus du niveau moyen des dix dernières années (196,47 millions). * Données provisoires. Source : CNC. Part de marché selon la nationalité des films (%)

Vers une société hyper-industrielle On entend plus souvent parler de la fin de l’industrie que de sa renaissance. En s’intéressant au renouveau du capitalisme productif, l’ingénieur et sociologue Pierre Veltz (Wikipédia) livre, dans un ouvrage très synthétique pour l’excellente collection de la République des idées, un stimulant contrepoint. Pour lui, le discours sur la révolution numérique qui promet une transformation radicale de la modernité suscite, en dehors d’une petite frange enthousiaste, plus d’angoisses que d’espoirs. Les voies du socialisme latino-américain, par William I. Robinson Et maintenant, le Pérou ? Constituée en laboratoire du néolibéralisme à partir du milieu des années 1970, l’Amérique latine a changé de visage. Depuis une dizaine d’années, une grande partie de la région est « passée à gauche », un phénomène souvent décrit comme une vague (lire « D’élections en réélections »). Or voici que la lame emporte un nouveau bastion de la droite. Le soir de l’élection présidentielle péruvienne de juin 2011, le candidat victorieux — M. Ollanta Humala, un homme de gauche — proclamait : « Plus jamais le gouvernement ne servira les intérêts de l’élite qui vend les richesses minières du Pérou à des multinationales.

Comment réinventer l’exploitation cinématographique ? Comme il faut bien reprendre la route… Le Blog documentaire a choisi de repartir du bon pied en revenant sur une initiative innovante et audacieuse qui s’est jouée l’été dernier. Retour sur le Tour de France des cinémas, réalisé par Agnès Salson et Mikael Arnal : Deux jeunes curieux partis à l’assaut des salles de l’Hexagone pour une aventure inédite, et un état des lieux très précieux de l’exploitation cinématographique… Récit. Comment réinventer l’exploitation cinématographique ? Ils ont préféré les salles obscures aux plages ensoleillées. C’était l’été dernier.

Gilles Babinet : La révolution numérique, « une opportunité fantastique » Dans votre nouvel ouvrage, vous dites que les entreprises traditionnelles n’ont qu’une vague compréhension des transformations profondes qu’elles vont devoir engager pour rester dans la course. Quels sont les principaux enjeux de la transformation digitale pour les entreprises et y a-t-il urgence à s’y préparer ?Gilles Babinet : Je pense qu’il y a urgence et je pense qu’il y a un enjeu culturel très fort. L’écueil de la culture est absolument massif. Vous pouvez adopter des techniques ou recruter des profils que vous n’avez pas dans votre entreprise… Mais modifier la culture de l’entreprise est quelque chose qui terrorise tout le monde, plus encore lorsqu’on remet en cause les principes fondamentaux de votre propre culture, tels que les notions de hiérarchie, d’autorité du pouvoir, d’expertise, etc.

La gauche, histoire d'un label politique, par Laurent Bonelli Qu’est-ce qu’être « de gauche » ? La question peut paraître naïve, tant ce label structure les identités des organisations politiques (« la gauche parlementaire », « une mairie de gauche ») et les valeurs des individus (de « l’intellectuel de gauche » au « peuple de gauche »). Pourtant, la partition entre la gauche et la droite n’a rien de naturel, d’immuable, ni même de nécessaire. Au XVIIIe siècle, en France, le clivage principal confronte une aristocratie foncière dotée de pouvoir politique et une bourgeoisie marchande réduite à un rôle de bailleur de fonds. Le monopole du vote que cette dernière conquiert après la Révolution française mobilisera contre lui les républicains du XIXe siècle, qui étendront le droit de suffrage. A l’autorité sociale personnelle des notables, les nouveaux venus opposent une forme collective d’organisation, le parti.

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