
Les Etats démocratiques ont besoin d’un nouveau Wallenberg Le Monde.fr | | Par Grigori Chvedov (Agence Internet Caucasian Knot et éditeur en chef) et Aage Borchgrevink (Conseiller au Comité Helsinki de Norvège) Sous couvert de la guerre en Ukraine, la Russie et ses Etats voisins attaquent les défenseurs des droits de l’Homme et les médias. Les Etats démocratiques doivent oeuvrer pour protéger les défenseurs en danger Au moment où la guerre qui se déchaine dans l’Est de l’Ukraine ramène les relations entre la Russie et les Occidentaux à l’époque révolue de l’avant-Gorbatchev, une lutte interne entre forces libérales et régimes autoritaires prend une bien mauvaise tournure en Russie et dans plusieurs ex-républiques soviétiques. En Russie, dans le Caucase du Nord, l’activiste civil et blogueur Timour Kouachev a ainsi été récemment trouvé mort après avoir subi une injection d’une substance inconnue dans l’aisselle, ce qui fait craindre un assassinat. En Azerbaïdjan, les autorités ont arrêté plusieurs défenseurs des droits de l’Homme éminents.
Mooc: Du manager au leader Plus d'infos sur ce mooc* : Période de coursdu 3 février au 16 mars Travail personnel estimé3 h. par semaine Attestation de réussiteQCM final en temps limité Les SPOC : des cours en ligne avec un suivi personnel ! Le SPOC (Small Private Online Course) est un cours en ligne en petit groupe privé. Le concept se définit comme une évolution hybride des MOOCs par les milieux académiques. C'est une mouvance qui veut ré-adapter les MOOCs de façon plus locale. Sélectif, le SPOC ne devrait concerner qu’une trentaine de personne. «On sélectionne un groupe plus réduit, ce qui permet à l’équipe encadrante de pouvoir mieux suivre les participants» estime Anthony Hié. Le MOOC pour le marketing, le SPOC pour le diplôme Avec effectif réduit et suivi accentué, le SPOC sera diplômant, contrairement au MOOC qui ne délivre qu’un certificat.
David Graeber, l'anthropologue qui veut nous débarrasser de l'Etat - Bibliobs - L'Obs «On the Phenomenon of Bullshit Jobs»: «Sur le phénomène des jobs à la con». C'est le titre de l'article mis en ligne par David Graeber à l'été 2013. L'intellectuel américain y narrait ses retrouvailles avec un ami d'enfance, rocker de talent devenu avocat d'affaires pour assurer l'éducation de son enfant et qui lui avait présenté son nouveau travail comme totalement dénué de sens. Esprit facétieux, Graeber avait aussitôt listé les métiers inutiles: «Directeurs généraux d'entreprise, lobbyistes, chercheurs en relations presse, télémarketeurs, huissiers de justice, consultants.» David Graeber : un nom à retenir. L'enjeu: sortir du face-à-face stérile entre le discours néolibéral (qui réduit l'homme à son intérêt égoïste et au désir frénétique de consommer) et la gauche critique (pour qui seul l'Etat peut s'opposer à ces penchants naturels). Inférieurs et supérieurs Depuis, les éditeurs français rattrapent leur retard et les publications se succèdent. Les Nambikwara et nous Contre l'Etat
Les MOOC : une innovation à analyser 1Le phénomène des MOOC tel qu’il a émergé au cours de ces cinq dernières années mérite toute l’attention de la communauté universitaire : des décideurs, des enseignants, des étudiants et des chercheurs. Dans cette contribution, je tenterai de présenter les questions et enjeux qui m’apparaissent essentiels. Cependant, avant toute chose, je voudrais m’associer aux avertissements de J. Daniel (2012) : il s’agit d’un phénomène récent, l’acronyme MOOC renvoie à des pratiques pédagogiques très différentes (du xMOOC transmissif au cMOOC connectiviste) ; il existe encore très peu de recherches sérieuses sur le sujet et les sources disponibles renvoient souvent à des blogs et à des articles de presse. C’est ainsi que ma contribution doit être située par rapport au moment de son écriture : décembre 2013. 3Nous verrons plus loin dans quelle mesure on pourrait parler d’innovation. 4Cela dit, si on revient aux précurseurs, quelle innovation ont-ils voulu mettre en place ? À quels besoins répond-on ?
Julie Pagis: «En 1968, à défaut d’avoir réussi à "changer la vie", ils ont changé leurs vies» De Mai 68, tout semble avoir été dit, analysé, commenté. Par les acteurs eux-mêmes, les plus médiatiques d’entre eux, de Daniel Cohn-Bendit à Serge July. Mais à côté de cette épopée officielle, il y a tous les autres, étudiants, militants, lycéens qui ont participé aux événements sans prendre la lumière. Elle-même fille de soixante-huitard, elle déconstruit, dans Mai 68, un pavé dans leur histoire, le mythe d’une génération à qui tout aurait réussi. Pourquoi s’intéresser aux anonymes de 68 ? Je tenais à retrouver des «anonymes» qui avaient participé à Mai 68 et qui n’avaient pas pris la plume ou le micro pour parler d’eux depuis. Or j’étais persuadée que cette représentation, médiatiquement véhiculée, d’une génération qui serait opportuniste, bien reconvertie et qui occuperait aujourd’hui les postes de pouvoir médiatiques et politiques était fausse. Pourquoi ces anonymes ont-ils adhéré à cette révolution ? Pour certains, la révolution se termine mal (drogue, dépression, suicide).
Créer une enquête avec Google Forms - Centre d'aide Éditeurs Docs Google Forms vous permet de planifier des événements, de réaliser une enquête ou un sondage, de soumettre des élèves à un questionnaire ou encore de recueillir facilement des informations. Créez un formulaire à partir de Google Drive ou d'une feuille de calcul existante capable de collecter les réponses aux questions de votre formulaire. Accédez à docs.google.com/forms. En haut à gauche, cliquez sur Vide . Un nouveau formulaire s'ouvre automatiquement. Vous pouvez ajouter les questions souhaitées au modèle de formulaire. Remarque : Pour créer un formulaire dans Google Drive, accédez au site drive.google.com, puis cliquez sur Nouveau Plus Google Forms. Pour réaliser un sondage, une enquête ou un questionnaire, ou bien recueillir diverses informations à l'aide d'un formulaire créé à partir d'une feuille de calcul Google Sheets : Après avoir la feuille de calcul souhaitée, cliquez sur Insertion Formulaire. Partager : Mary, experte Docs et Drive, est l'auteur de cette page d'aide.
Squats, zones autonomes: qui sont les nouveaux révolutionnaires ? Voilà un livre qui ne ressemble à rien de connu. Trois paris s'y superposent. Un pari politique: raconter ce qui bouillonne aux marges de la société française depuis quinze ans, faire entendre ces nouveaux activistes dont on ne connaît que la silhouette entrevue au détour d'un reportage sur Tarnac ou Notre-Dame-des-Landes. Un pari éditorial: c'est un ouvrage hors norme, habité par une puissance vitale qui s'exprime jusque dans la profusion - 700 pages - et un formidable travail graphique. Un pari littéraire enfin: dès l'incipit, l'écriture installe son étrange mélange de parole militante, de travail théorique et de chant poétique: «De ce début de siècle, nous avons encore le souvenir. De ses révoltes, de ses insoumissions, nous sommes nombreux à ne rien vouloir oublier.» Donnons tout de suite le dénouement de l'histoire: ce triple pari est réussi, et la lecture du livre, enthousiasmante, vivifiante. Ils ne sont pas en colère, ne cherchent pas à tout casser. Eric Aeschimann
"A quoi tenons-nous vraiment, nous les Modernes ?" Le Nouvel Observateur Pendant longtemps, vous avez mené des enquêtes de terrain dans des lieux plutôt inattendus: un laboratoire scientifique, un atelier où l'on inventait un métro automatique ou encore le Conseil d'Etat. On vous croyait donc anthropologue ou sociologue. Il y a deux ans, avec «Enquête sur les modes d'existence», vous vous êtes transformé en philosophe, mais aussi en chef de projet, puisqu'une équipe travaille désormais avec vous. Peut-on dire que vous êtes en train d'élaborer un nouveau système philosophique? Bruno Latour Il s'agit moins d'un système que de la synthèse des enquêtes que j'ai menées dans des domaines divers : le droit, la science, la technique. Si l'on y ajoute l'économie et la politique, on a là le noyau central de la Modernité. Mais cette anthropologie générale ne se contente pas de dresser un bilan: elle se fait sous contrainte écologique. Bruno Latour (©Nicolas Tavernier/REA) Votre réflexion est construite autour de la notion de «mode d'existence».
Tzvetan Todorov: «La démocratie sécrète elle-même ses ennemis» - 4 avril 2012 Ce n’est plus de l’extérieur, avec ces totalitarismes idéologiques que sont le fascisme, le communisme ou le terrorisme, que proviennent aujourd’hui, pour la démocratie, les plus grands dangers. Mais de l’intérieur: ceux que la démocratie génère, sans le savoir, en son sein, jusqu’à menacer, paradoxalement, son existence. Telle est la thèse que développe l’historien Tzvetan Todorov dans son essai : «Les ennemis intimes de la démocratie» (Robert Laffont, 257 p., 20,30 euros). Daniel Salvatore Schiffer.* Nombreux sont les ouvrages qui dénoncent les ennemis externes et ouvertement déclarés, tels le fascisme, le communisme, le terrorisme ou le fondamentalisme islamiste, de la démocratie. Vous, plus subtilement, mais aussi de manière plus complexe, vous en analysez, dans votre dernier livre, ceux que vous y qualifiez d’«ennemis intimes», et donc souvent secrets, de cette même démocratie. Pouvez-vous expliquer cette nuance ? Tzvetan Todorov. Exactement. Oui : la comparaison ne tient pas.
Pour changer le monde Vous dénoncez. Fort bien ! Mais que proposez-vous ? s’entendent souvent dire les altermondialistes. Le succès en France du « non » au référendum sur la constitution européenne fait, bien sûr, partie de ces victoires. « Les électeurs, écrit Ignacio Ramonet ne supportent plus que, sans le moindre débat, une caste de « décideurs » (gouvernants, financiers, dirigeants d’entreprises, grands médias) opère des choix néfastes pour le plus grand nombre. » Ce résultat a mis en pleine lumière, une nouvelle fois, la distance entre une masse croissante de citoyens et les élus. Jusqu’où peut-on aller ? Jusqu‘où peut-on aller lorsque la démocratie est violée, la loi injuste ? La propriété privée, voilà l’ennemi ! La propriété privée ! Voilà donc tout un ensemble de pistes et de réflexions, avec une grande diversité d’opinions, qui s’inscrivent dans une démarche positive de proposition. « On aurait tort de percevoir ces mobilisations comme des combats d’arrière garde », écrit en conclusion Alain Gresh.
Vingt mille lieux sur les mers : comment les architectes voient la vie sur l'eau Projet "Citadel" d'appartements, agence Waterstudio (Hollande). Il s'agit de construire dans des polders ouverts des habitations flottantes adaptées à la montée des eaux. C'est une "citadelle" parce qu'il s'agit "du dernier rempart contre la mer", disent les architectes. Un vieux rêve de l’humanité est de se réfugier sur une île pour y refaire sa vie, voire le monde, inventer une société meilleure, expérimenter des voies nouvelles pour l’humanité. C’est sur une île que Thomas More situait Utopia (1516), sa société idéale, au cœur d’une île encore que Tommaso Campanella imaginait la Cité du Soleil (1602) ou Sir Francis Bacon La Nouvelle Atlantide (1624), menée par les philosophes. Aujourd’hui, ces utopies insulaires sont rattrapées par la réalité terrestre : construire des cités écologiques sur des îles nouvelles est devenu un mouvement architectural. Une vue de "l'Île flottante" dessinée par la cabinet ATDesign. "Green star". « Une ville plus mouvante, plus dynamique, se dessine.