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Terrorisme, l'arme des puissants, par Noam Chomsky (Le Monde diplomatique, décembre 2001)

Terrorisme, l'arme des puissants, par Noam Chomsky (Le Monde diplomatique, décembre 2001)
Il nous faut partir de deux postulats. D’abord que les événements du 11 septembre 2001 constituent une atrocité épouvantable, probablement la perte de vies humaines instantanée la plus importante de l’histoire, guerres mises à part. Le second postulat est que notre objectif devrait être de réduire le risque de récidive de tels attentats, que nous en soyons les victimes ou que ce soit quelqu’un d’autre qui les subisse. Si vous n’acceptez pas ces deux points de départ, ce qui va suivre ne vous concerne pas. Si vous les acceptez, bien d’autres questions surgissent. Commençons par la situation en Afghanistan. Mais revenons au 11 septembre. Depuis près de deux cents ans, nous, Américains, nous avons expulsé ou exterminé des populations indigènes, c’est-à-dire des millions de personnes, conquis la moitié du Mexique, saccagé les régions des Caraïbes et d’Amérique centrale, envahi Haïti et les Philippines - tuant 100 000 Philippins à cette occasion. Appui à des régimes brutaux

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/12/CHOMSKY/8234

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EXCLUSIF : le chapitre sur les tribunaux d'arbitrage #CETA traduit en français Le 13 août dernier, une chaîne de Télévision allemande a publié la version « quasi-finale » et pour l’instant confidentielle de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (dit CETA). Cette fuite, désormais disponible sur le site de la Quadrature du Net, intervient une semaine après la discrète annonce de la fin des négociations. Les deux parties doivent tenir une conférence de presse fin septembre, événement qui devrait permettre la publication du projet d’accord. Les premières réactions ont aussitôt souligné la présence au sein du texte d’un chapitre relatif à la protection des investissements (ISDS) alors même que l’inclusion des tribunaux d’arbitrage semblait compromise. L’Allemagne et la France s’y disaient opposées, et une consultation publique, dans le cadre des négociations avec les États-Unis, mettait souvent en avant la frilosité du public à son endroit. Pour un historique des négociations UE-Canada, je vous renvoie à mon article publié au printemps dernier.

Facebook, Google, Apple : merci, mais la solidarité, c'est payer ses impôts en France Connus pour leur réactivité, les géants américains du web n’ont pas tardé à exprimer leur compassion après les attentats du 13 novembre. Le soir des attaques, Facebook est le premier à se faire le champion de cet élan de solidarité. Les membres du réseau social résidant en région parisienne sont aussitôt invités à se signaler « en sécurité » d’un simple clic. Un moyen efficace de rassurer ses proches, utilisé par plus de cinq millions de personnes. Michel Maffesoli : «Le jacobinisme de la haute fonction publique fait des ravages» Reconnu à l’étranger, mais facilement vilipendé en France, Michel Maffesoli fait figure de sociologue pour le moins atypique et fort loin de la pensée unique. Il a accordé cet entretien aux Enquêtes du contribuable dans le cadre de notre numéro d’octobre/novembre consacré aux hauts fonctionnaires, «Les enfants gâtés de l’Etat», en kiosque le mercredi 1er octobre – 3,50 €€. Son dernier ouvrage : » Les Nouveaux bien-pensants », en collaboration avec Hélène Strohl, ancienne haut fonctionnaire (éditions du Moment). ➜ Les hauts fonctionnaires forment-ils ce que vous appelez une « tribu » ?

« Avec nous, ou avec les terroristes » : les éditorialistes-faucons sont de retour Au-delà de l’évidente condamnation de ces actes ignobles et de l’expression de la solidarité avec les victimes et leurs proches, certaines organisations et certains individus ont tenté de faire entendre une voix discordante, refusant de s’identifier de manière acritique à la politique française, qu’elle soit étrangère ou intérieure. Ces voix discordantes ont-elles raison ? Là n’est pas la question. Il s’agit plutôt de savoir si elles ont le droit de s’exprimer dans l’espace public et, singulièrement, dans l’espace médiatique. Nous estimons que oui, car rien ne saurait justifier l’interruption du débat démocratique, a fortiori dans un moment où une population sous le choc a envie, et besoin, de réfléchir et de comprendre.

Petit guide de l’anthropocène : Changeons le système, pas le climat ! Les pays ayant débuté leur industrialisation au 18e et 19e siècles sont responsables de près des trois-quarts de la concentration actuelle de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Toutes les sociétés industrielles et productivistes, à l’Est comme à l’Ouest, ont fortement accru leurs émissions après la Seconde guerre mondiale. Plus récemment, la globalisation économique et financière, le libre-échange débridé et la montée en puissance de pays qui empruntent la voie du développement productiviste et consumériste entretiennent cette augmentation. Le rôle majeur des Kurdes dans la stabilité au Moyen-Orient Un article de Marti Blancho : La Turquie – tout comme l’ensemble de la communauté internationale – doit prendre conscience du rôle crucial qu’ont les Kurdes dans la lutte contre Daech, Al-Qaida et tous les intégrismes religieux ainsi que les poussées nationalistes.Alors que Recep Tayyip Erdogan affirme que deux partis politiques kurdes (PYD et PKK) ont planifié, avec Daech et les services secrets syriens, l’attentat qui a déchiré Ankara le 10 octobre, il est nécessaire de clarifier la situation. Car pour comparer les Kurdes à une armée de barbares intégristes et aux services secrets d’un pays sunnite, il faut être soit ignorant soit dangereux. Pourtant ce discours stigmatisant et hostile a trouvé son public, ce qui a permis au parti d’Erdogan de retrouver la majorité absolue aux dernières élections législatives. Une histoire ancienne, une persécution constante Récemment, l’actualité internationale s’est penchée sur les Kurdes en raison de leur implication dans la lutte contre Daech.

Les 400 qui ruinent la France… et les 100 qui pourraient la relever Les solutions pour sortir notre économie de l’ornière sont connues. Reste à vaincre l’opposition de tous ceux qui profitent du système. S’il y a un bêtisier 2013 qui ne fait pas rire les conseillers de Bercy, c’est celui des renoncements successifs du gouvernement. Une bataille déjà perdue ?, par Philippe Leymarie (Les blogs du Diplo, 20 novembre 2015) « Vos guerres, nos morts »… Submergés par l’émotion, accablés par le chagrin, transportés parfois par la colère et la révolte contre l’injustice : nous avons été tout cela, ces jours-ci, à l’évocation du sort de ces cent vingt-neuf jeunes hommes et femmes exécutés au hasard, dans des lieux de convivialité, de ces centaines de traumatisés dans leurs corps et leurs âmes, par le malheur de leurs proches. « Les attentats de vendredi ont visé le fait de profiter de la vie, en allant voir un match, boire un verre, écouter de la musique », constate la neuropsychologue Sylvie Chokron. « Le risque est de voir se développer dans l’inconscient la peur de la vie » (2). Quelque chose n’a pas marché Lire « Ebriété guerrière », La valise diplomatique, 17 novembre 2015.La population a-t-elle été assez protégée ? Marteau-pilon Renforts à tous les étages

Climat: «Le temps des compromis est terminé» Q: Votre nouveau livre, This Changes Everything, est un cri de ralliement pour la lutte contre le réchauffement climatique, et aussi un grand ras-le-bol envers les politiciens, dont les promesses ne se sont pas concrétisées. R: Le temps des mesures volontaires, des partenariats, des discours, des promesses - c'est fini. Depuis que les gouvernements ont commencé sérieusement à parler de s'attaquer aux changements climatiques, en 1990, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 61%. Des études crédibles montrent que la fenêtre pour éviter les pires dégâts se refermera en 2017... Il faut passer à l'action et c'est la société qui doit se mobiliser. Q: Pendant plusieurs années, des environnementalistes ont cherché à convaincre des géants comme ExxonMobil de faire une transition vers les énergies renouvelables, une démarche qui a échoué, dites-vous.

Face à la tentation de la haine et aux rumeurs, cette France qui résiste aux amalgames Depuis les attentats du 13 novembre à Paris, plusieurs actes racistes, islamophobes et antisémites, ont été recensés en France. Sur la toile circulent des intox à connotation xénophobe. Face aux fausses informations et aux actes de malveillance, des citoyens résistent. Guirlande de cœurs déposée à l’entrée d’une mosquée, messages de paix massivement relayés sur les réseaux sociaux, slams appelant à plus de fraternité, discussion animée mais pacifique avec un imam dans la rue… Les attentats à Charlie Hebdo et au supermarché Hyper Cacher en janvier dernier ont été suivis par une forte hausse des actes islamophobes. 222 actes anti-musulmans ont été dénombrés au premier trimestre 2015 en France, soit six fois plus que l’année précédente, à la même période [1].

Bordeaux : la lutte pour l’égalité comme un jeu de piste ondée en 2012, déjà distinguée pour ses initiatives en faveur de l'apprentissage via le jeu, l'association cenonnaise Apprentissa'jeu a été désignée hier co-lauréate de l'appel à projets lancé par la ville de Bordeaux sur le thème de la lutte contre les discriminations. C'est un jeu de piste numérique sur le thème de l'égalité qui a permis à la jeune association d'obtenir ce prix, assorti d'une prime de 1 000 euros. « C'est un jeu par lequel on parcourt la carte de Bordeaux, sur une base de geocatching, et il s'agit de trouver 20 critères qui ont trait à la discrimination, explique Fanny Larue, présidente d'Apprentissa'jeu. On découvre aussi où se situent les acteurs de la discrimination et cela peut aider à pousser leur porte. Ce prix est une promotion et une belle reconnaissance. » Ce jeu en ligne sera dans un premier temps hébergé sur le site Internet de l'association, avant une mise à disposition sous d'autres formes. Aller plus loin

David Van Reybrouck : «Les élections n’ont jamais été conçues pour être démocratiques» «Nous méprisons les élus, nous vénérons les élections.» Ainsi parle David Van Reybrouck (1), dans un essai récemment paru, Contre les élections. Né en 1971 à Bruges, David Van Reybrouck s’évertue avec un incontestable talent à démontrer «la fatigue de la démocratie occidentale», mais il propose un remède : au lieu de rendez-vous rituels où la population est conviée à déposer un bulletin de vote en faveur de tel ou tel candidat, il défend l’instauration d’un tirage au sort de citoyens qui se verraient légitimés à changer des lois.

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