background preloader

A nous le temps des sorcières, par Naïké Desquesnes (Le Monde diplomatique, septembre 2014)

A nous le temps des sorcières, par Naïké Desquesnes (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
Une vieille dame, laide et pauvre, affairée devant un chaudron. Personnage aussi fascinant que repoussant, la sorcière des contes de fées semble avoir toujours existé, au fond de sa forêt, prête à se glisser dans nos imaginaires. Or cette figure a une histoire, faite de femmes en chair et en os, ostracisées et persécutées entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Et, sans cette histoire, on ne peut comprendre les origines du capitalisme. C’est ce que nous dit Silvia Federici, universitaire américaine, marxiste et féministe, dans une analyse menée avec une limpidité réjouissante. Dévoré à l’étranger, Caliban et la Sorcière paraît enfin en français, dix ans après sa première publication en anglais (1). L’auteure commence par revisiter un concept fondamental de la pensée marxiste pour situer la sortie du système féodal : l’« accumulation primitive », soit l’expropriation terrienne de la paysannerie et la création du travailleur « libre » et indépendant. (2) Anne L.

http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DESQUESNES/50775

Related:  Recherche en sciences sociales sur paysannerieMémoire 4ADroits des femmes, féminisme : généralités, sites & articlesSorcières

Réflexions sur l'identité paysanne au XIXe siècle : identité réelle ou supposée ? 1Prolonger un tel titre par une interrogation peut sembler surprenant sinon incongru. Les paysans ne constituent-ils pas le groupe social le plus aisément identifiable, défini par des caractéristiques spécifiques : un espace approprié, un travail fondé sur la mise en valeur de la terre 1, la plus vénérable des occupations humaines, la plus emblématique aussi dans l'imaginaire social qu'elle nourrit d'une abondance de mythes agraires. Une relation privilégiée, charnelle et symbolique 2 s'instaure entre le paysan et sa terre loin de se réduire pour lui à un simple outil de production. Autant d'éléments qui signent l'originalité d'une civilisation paysanne dite civilisation traditionnelle et qui dans le champ des études rurales ont donné lieu à une lecture en terme d'opposition binaire : ville/campagne, pouvoir central/pouvoir local, société englobante/communauté villageoise, rationalité capitaliste/logique paysanne de production, etc.

GynePunk, les sorcières cyborg de la gynécologie DiY Située dans les collines à l’Ouest de Barcelone, la communauté Calafou où est né le collectif GynePunk se définit « colonie écoindustrielle postcapitaliste ». Leur environnement ne fait pas rêver : la rivière qui y passe est contaminée, la vieille centrale hydroélectrique génère des champs électriques qui ne sont pas sans effet sur la vie quotidienne. Pourtant, ils ont été nombreux à acheter collectivement ces 28.000 m2 pour y créer 27 appartements. La vie à Calafou se passe en coopérative, avec de nombreux espaces collectifs, un atelier bois, un atelier fonderie et un hackerspace où est installé le biolab Pechblenda. L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – figures de la laideur féminine – Sexisme et Sciences humaines – Féminisme « Au meeting des suffragettes, vous pouvez entendre des choses simples – et les voir aussi ! », carte postale britannique, début du XXème siècle (source) Partie 1 : Introduction

L'Heure des sorcières - Le Quartier, Centre d'art contemporain de Quimper [English Below] Artistes : Jean-Luc Blanc, Lindsey Bull, Georges Devy & L. Dalliance, Florence Doléac, Camille Ducellier, Mary Beth Edelson, León Ferrari, Derek Jarman, Richard John Jones & Max Allen, Latifa Laâbissi, Bruce Lacey, Adolphe Lalauze, Evariste-Vital Luminais, Ana Mendieta, Anita Molinero, Marie Preston, Olivia Plender & Patrick Staff, Carolee Schneemann & Victoria Vesna, Kiki Smith, Nancy Spero Commissaire : Anna Colin L’Heure des sorcières est une exposition collective qui porte sur la figure de la sorcière comme métaphore de l’altérité et symbole de résistance à la norme, qu’elle soit culturelle ou économique. Le terme « sorcière » est ici envisagé comme construction sociale : plus qu’à la praticienne de la sorcellerie, l’exposition s’intéresse à celle qui a été qualifiée de sorcière (par le judiciaire, les institutions religieuses ou l’opinion publique) et celle qui s’autoproclame sorcière sans pour autant pratiquer la sorcellerie.

Le paysan français, un enjeu idéologique au XIXe siècle. Perspectives françaises et perspectives sur la France 1Position du sujet et choix méthodologiques 2Cette thèse est née d’une interrogation sur la genèse de la citoyenneté républicaine. Il s’agissait plus précisément de reprendre cette question en dépassant l’opposition des idées et des faits qui structure une grande partie des débats sur la République. Crise du capitalisme et violences sexistes. Entretien avec Silvia Federici – CONTRETEMPS Silvia Federici, écrivaine, militante et professeure de l’Université de Hofstra de New York, est une référence pour comprendre l’interconnexion entre la crise systémique actuelle du capital et l’augmentation des différentes formes de violences à l’égard des femmes, en se référant aux analyses féministes de la transition du féodalisme au capitalisme et au rôle du travail reproductif non salarié dans la constitution du système capitaliste. Elle est notamment l’auteure de Caliban et la sorcière. De passage en Équateur pour participer à différentes rencontres universitaires et avec les mouvements féministes en mai 2016, elle a accordé le présent entretien à Maria Cruz Tornay. Elle y analyse de manière critique l’actualisation directe et indirecte des « chasses aux sorcières » et les conséquences des politiques extractivistes sur les vies et les corps des femmes, entre autres en Amérique latine. La traduction de cet entretien a été publiée initialement sur le site d’À l’encontre.

Je vais te baiser : Pourquoi la voix d’un homme compte-t-elle plus que celles de 100 femmes ? Pour cet article à venir, je vous demande un peu d’indulgence : trop de choses se bousculent qui devraient être racontées mais on n’a pas assez de place ici Je n’ai pas écrit de thèse sur le sujet, ceci est un blog, j’y exprime simplement mon point de vue. Je vais donc faire de mon mieux, et rester sur mon sujet, j’espère que vous suivrez, et si vous avez des questions vous savez quoi faire ! Je voulais réagir à l’article que je n’ai pas arrêté de voir circuler, nommé « Je vais te baiser ». Relayé par différents médias type l’Obs, le Monde, etc. Au début, je n’ai pas voulu lire cet article, le titre m’avait rebutée.

l'épouse, l'amante, la sorcière - imaginouest L'amante, l'épouse, la sorcière, figures de la femme et visages du Temps. Georges Bertin. Regards  sur l’élégance au village Fig. 1. Anon. (photographe amateur), « Omer Bobert », tirage argentique, 1941 [1], coll. part. 1 Pierre Bourdieu, Marie-Claire Bourdieu, “Le paysan et la photographie”, Revue française de sociolog (...) 2 Cet article constitue une étape d’une thèse en cours sous la direction de M. Jean-Luc Mayaud à l’un (...) 1L’étude des albums de famille est un moyen de révéler le rapport que les individus et les groupes entretiennent avec la prise de vue photographique, sa technique, son esthétique et ses normes1. la sorcière, le meilleur totem féministe Le dernier film d'Anna Biller a fait une entrée remarquée dans les cinémas américains le mois dernier, remettant sur le tapis l'épineuse problématique de l'égalité des sexes. Son personnage principal, une sorcière moderne rognée par son irrépressible désir d'être aimée, est plus féministe que mystique et fustige pêle-mêle la binarité des genres, le sexisme, le patriarcat et ose parler ouvertement de sexe. « Le plaisir sexuel des femmes est encore et toujours un sujet tabou, aussi étrange que cela puisse paraître, assure la réalisatrice. Le film raconte l'histoire d'une femme qui fait tout son possible pour que les hommes tombent amoureux d'elle. » À travers ce personnage, la réalisatrice dépeint une société où les femmes demeurent le produit des fantasmes du sexe masculin. Vous avez tout créé pour The Love Witch : des costumes au set-design, du scénario à la bande-son. D'où vous viennent ces multiples talents ?

Les informulés d'une rhétorique sexiste, par Mona Chollet Souligner la respectabilité de l’accusé, l’importance du personnage, l’étendue de son pouvoir, ses innombrables qualités, et lui chercher toutes les excuses possibles ; entourer la plaignante d’un soupçon systématique, l’accabler de reproches, lui prêter des intentions machiavéliques… Dès l’inculpation du directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle sur une femme de chambre du Sofitel de New York, on a vu ressurgir, en France, les réflexes et les grilles de lecture archaïques qui dominent invariablement dans ce genre de mises en cause. « Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi 14 mai, mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine », dit la pétition lancée le 21 mai par les associations Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de femmes (1). Or, dans le cas de M. Un corps féminin est un objet public Empathie à géométrie variable

Infections vaginales, vaginose ~ REMEDES NATURELS- REMEDES DE GRAND-MERE La vaginose est une infection vaginale, c'est la plus fréquente cause de vaginite chez la femme. La vaginite bactérienne n'est pas une maladie sexuellement transmissible, mais peut être causée par des relations sexuelles. Les relations sexuelles fréquentes durant une courte période de temps accroissent le ph vaginal ce qui peut causer la vaginose. L'humidité de la zone vaginale, la mauvaise hygiène, ou l'utilisation excessive des antibiotiques peuvent être responsables aussi. Dans la plupart des cas, la personne peut ne présenter aucun symptôme, ce qui fait qu'elle n'est pas consciente d'en être atteinte. Dans d'autres cas, elle peut avoir des décharges malodorantes, jaunâtre, grisâtre, des douleurs après les relations sexuelles, des démangeaisons et brûlures à l'intérieur du vagin ...

Les agriculteurs des Cordillères sont-ils des paysans ? Éléments pour un débat doser le mélange, hiérarchiser, triturer, secouer, j'aboutis à une abstraction, non pas fausse, mais trop générale, fade, où je ne reconnais pas les Chipayas ! Si je demandais à ces derniers s'ils sont des paysans, en leur citant un certain nombre d'attributs, ils me répondraient que oui, sans doute, mais plutôt par politesse, et non sans un regard surpris et légèrement apitoyé. Car la vraie réponse, pour eux, ne passe pas par un découpage en attributs, elle est tautologique : 'Nous, Chipayas, nous sommes des Chipayas !'

Revue Repères, cahier de danse 2012/2 Des danses de Sabbat aux solos de la danse moderne, de la danse de Salomé aux personnages de ballet... La danse occidentale est traversée par la figure de la sorcière. Nous avons souhaité questionner ces représentations de la femme dansante, inscrites dans l'imaginaire collectif.

Related: