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Le travail du sexe contre le travail

Le travail du sexe contre le travail
Alors que dans les pays anglophones, le terme de « sexwork » est devenu tout à fait courant, on constate de grosses réticences à parler de « travail sexuel » chez les intellectuel-le-s et militant-e-s francophones. Que ce soit chez les prohibitionnistes pour qui la prostitution n’est ni un métier ni un travail mais une violence, une atteinte à la dignité des femmes – comme si le « travail » et la « violence » s’excluaient mutuellement – ou chez celles et ceux qui, à l’exemple de Lilian Mathieu, s’opposent à cette prohibition tout en conservent un certain « scepticisme devant la revendication d’une reconnaissance du “travail du sexe”» : ce refus de parler de travail du sexe semble symptomatique des difficultés que rencontrent notamment une partie de la gauche et des féministes à penser le travail des femmes. Si la thématique suscite certes un intérêt croissant, ces difficultés ne sont pas nouvelles. Le travail du sexe comme travail reproductif La liberté sexuelle n’aide pas.

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Mais puisqu’on vous dit que les races et les sexes sont des réalités ! S’il est vrai que le racisme culturaliste (haine des « cultures », des « civilisations » des pays dits du Sud, et de l’islam pensés comme inférieurs) a désormais grandement remplacé dans les discours politiques, médiatiques et populaires, le bon vieux racisme biologique (idée que l’infériorité se trouve dans les gênes), ce que j’expliquais longuement là, deux chercheurs, Nancy Huston et Michel Raymond, se sont investis de la mission suivante : nous rappeler que la biologie, comme idéologie, n’est pas morte. Leur contribution que l’on peut lire ici, se propose de réaffirmer des réalités biologiques qui justifieraient de parler de races et de sexes. La rhétorique du « juste milieu » Se présentant évidemment comme des briseurs de tabous – posture très à la mode – Nancy et Michel nous invitent à nous libérer de toutes ces théories plus ou moins farfelues qui attribueraient au fonctionnement de la société une cause sociale et non biologique. Culturalisme VS Biologie Moi je ne le crois pas.

- Qu’est-ce que le STRASS ? Un militant nous a adressé ce très bon document trouvé le web fin juillet 2014. Nous avons réussi à en contacter l’auteure qui a bien voulu que nous republions ici sa version Scribd en format WordPress. Qu’elle en soit vivement remerciée et félicitée pour son excellent travail ! L’équipe de Ressources Prostitution. Les travailleuses du sexe peuvent-elles penser leur émancipation ? Sur quelques effets excluants des discours abolitionnistes Morgane Merteuil et Damien Simonin s'attachent ici à déconstruire les discours abolitionnistes sur la prostitution, en interrogant leurs effets sur la vie des principales concernées : les travailleuses du sexe. Non seulement la prostitution ne peut être appréhendée sous le prisme de la seule violence faite aux femmes, mais il est temps d'entendre la voix de celles et ceux qui se mobilisent pour reconnaître leurs droits à la libre disposition de leur corps. Se pose donc ici la question de savoir comment émanciper la prostitution du discours abolitionniste. En juin dernier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, déclare que son objectif « comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître ». Cette annonce n'est pas isolée : elle fait suite à une déclaration de François Hollande pendant la dernière campagne présidentielle et à un engagement adopté par le PS en convention nationale un an auparavant.

«Raqqa est une prison sous les bombes» Il y a encore cinq ans, la moitié des Syriens ne savaient pas situer Raqqa sur la carte de leur pays. La ville fut pourtant, jadis, la capitale d’été du célèbre vizir Haroun al-Rachid. «Même le présentateur de la météo à la télévision syrienne avait du mal à placer le nuage prévu au-dessus de la ville, ironise un de ses habitants réfugié en Turquie. Aujourd’hui, Obama évoque le carrefour Al-Naim [principale place des exécutions publiques menées par les hommes de l’Etat islamique, ndlr], Hollande dit avoir frappé le "stade noir" et des dizaines d’avions de reconnaissance qui coûtent des millions de dollars scrutent les caniveaux. Raqqa occupe les discussions au sommet du G20 à Antalya, ils pourraient au moins nous inviter, ces goujats !

« Le passé colonial de la France implique toutes les forces politiques de droite comme de gauche », interview d'Olivier Le Cour Grandmaison — L'Autre Quotidien Lors d’une interview qu’il nous a accordée, Olivier Le Cour Grandmaison revient sur l’importance de la reconnaissance officielle par la France des crimes coloniaux. Et explique pourquoi ce « passé qui ne passe pas » est un enjeu terriblement contemporain. L’Autre Quotidien : Quel est l’enjeu de la reconnaissance des crimes coloniaux pour la société française ? Olivier Le Cour Grandmaison : L’appel que nous publions (1), porte sur la reconnaissance de l’ensemble des crimes coloniaux commis par la France au cours de sa longue histoire impériale, au Maghreb, en Afrique, à Madagascar, en Indochine et dans tous les territoires placés sous domination française.

Séminaire : Interroger l’avatar numérique et l’immersion iconique avec les Sciences de l’Information et de la Communication — heSam Université Premier séminaire ouvert (au laboratoire DICEN-IDF) du projet recherche heSam université "Avatar immersif en réalité simulée". Où ? CNAM Amphithéâtre Laussédat 2 rue Conté 75003 PARIS accès 31 (de suite à droite), 3e étageQuand ? Lundi 16 novembre 2015 / 17h-20h Mon ami abolitionniste et moi (lettre ouverte à Patric Jean) : A contrario Patric Jean chéri, après m’avoir qualifiée de « lobbyiste de la prostitution dont l’activité principale est celle de community manager au profit de l’industrie très lucrative du système prostitueur » , voilà que vous considérez que le discours que j’ai tenu lors de ce débat télévisé qui a récemment vu nos chemins se croiser « mérite toute notre attention ». J’avais déjà été stupéfaite de la manière dont vous aviez sur Twitter plus ou moins félicité (?)

À lire : un extrait de "Les luttes des putes" de Thierry Schaffauser Thierry Schaffauser, Les luttes des putes, Paris, La fabrique, 2014. Pourquoi le travail sexuel est-il réprimé ? Il ne s’agit pas uniquement, comme nous l’avons vu, d’une forme de contrôle patriarcal sur les femmes mais également d’une forme de contrôle social sur les plus pauvres qui sont maintenus dans l’illégalité, en visant leurs moyens de vivre et de survivre. Ces moyens permettent parfois d’échapper au travail salarié, parfois d’en contourner les difficultés d’accès. La criminalisation du travail sexuel est à comprendre dans le prolongement du système carcéral et comme faisant partie d’un continuum de criminalisation des classes opprimées pauvres et tenues comme inférieures. À titre de comparaison, le recel, la mendicité et la vente de drogues sont aussi des métiers criminalisés parce que pratiqués par des pauvres.

mettre la thèse en parenthèse: Comment mange-t-on un éléphant ? Il y a un mois, Caroline a publié dans son carnet sur hypothèse ses méthodes pour ne pas se perdre dans la rédaction de la thèse. En réfléchissant à comment je me suis organisée ces sept dernières années pour venir à bout (presque) de la thèse, je me suis dit que je pouvais aussi partager les miennes. Au début du doctorat, j'ai essayé de limiter l'usage du papier. Pas tant par conscience écologique, ou par amour fou du support informatique. Plutôt parce que la thèse a été faite en cotutelle entre la France et le Québec, que je savais que j'allais faire beaucoup d'aller-retour entre les deux, et que le kilo de bagage en avion coûte cher.

Nos bombes tuent aussi Depuis quelques jours, on voit beaucoup une image être partagée sur Facebook, un dessin qui, en quelques lignes et quelques mots, résume pas mal à lui seul les problèmes que pose toute la rhétorique – qui se propage à toute vitesse et dans tous les médias depuis les attentats du 13 novembre à Paris – selon laquelle ’c’est à notre liberté de bons vivants qu’ils s’attaquent’. Il s’agit d’un dessin de femme avec pour tout habillement un bonnet phrygien et une cocarde tricolore, accompagné de ce commentaire : ’Nous nos bombes sont sexuelles et nos attentats à la pudeur’. Déjà, passons sur les jeux de mots usés et leur supposée drôlerie gauloise. Je vous laisse aussi utiliser Google pour la définition de ce qu’est un ‘attentat à la pudeur’, exactement, et de ce qu’est devenue cette notion dans les qualifications judiciaires contemporaines.

D’où viennent les statistiques sur la prostitution Par Alain Borgrave. J’ai eu l’occasion dans un précédent article d’analyser les fausses statistiques concernant l’ampleur de la traite dans la prostitution. Les chiffres cités ne sont rien moins que dix fois supérieurs à la réalité. Les putes en lutte des classes Ces dernières semaines, Rosen Hicher, ancienne hôtesse, a parcouru 800 kilomètres pour lutter contre «l’esclavage» que représente la prostitution. Dimanche, elle est arrivée à Paris, de manière très médiatisée. Mais toutes les prostituées, actuelles ou anciennes, ne partagent pas son point de vue. L'épidémie de la solitude gay - Le Huffingtonpost «J'avais l'habitude d'être vraiment excité quand il ne restait plus de méthamphétamine.» C'est mon ami Jeremy qui parle. «Tant qu'il y en a, tout ce que tu veux c'est de continuer à en prendre», poursuit-il.

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