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Note de cours : histoire de la photo

Note de cours : histoire de la photo
1925 Dans les années 1925 à 40 les surréalistes développent le thème de l'érotisme comme libération. Leur pâpe est Breton. Il y a peu de photographes, le mouvement étant avant tout littéraire et Breton gardant le dogme. Pour tous, l'artiste a libre choix de son œuvre, tous prônent la libre disponibilité des images photographiques ou imprimées et la puissance combinatoire à partir d'un document existant laissé à la seule force de l'imagination. Les techniques surréalistes : - surimpression : superposer deux ou plusieurs éléments à partir de deux ou plusieurs négatifs superposés (Boiffard, Parry, Tabard) - photocollage : composition de photos découpées, collées et assemblées (Hugnet) - photomontage : assemblage de négatifs (Ubac) - photogramme : simple prise d'empreinte sans l'intermédiaire d'un appareil photographique (Schad, Man Ray, Moholy Nagy) - brûlage : on fait fondre progressivement le négatif au moyen d'une source de chaleur. Related:  Photo

Eléments d'Histoire de la Photographie - Education artistique et Culturelle en Isère La révolution qu’a engendrée l’invention de la photographie en 1826 fut bien sûr technique, mais également artistique. Progressivement, les arts picturaux s’en trouveront bouleversés et de nombreux croisements vont se mettre en place avec l’Histoire de la peinture. L’ensemble de cette présentation est également disponible sous forme de fichier pdf téléchargeable (voir ci-dessous, en bas de page) Nouveau : une version vidéo en quatre courts épisodes est également disponible sur la pageLa photo en classe. Au cœur d’une période marquée par de profonds bouleversements, une invention va déterminer l’évolution des arts graphiques... En 1826, dans sa maison de de Saint Loup de Varennes, le scientifique Nicéphore Niépce (1765-1833) enduit une plaque d’étain de bitume de Judée, un produit chimique qui change d’aspect si on l’expose à la lumière. Il baptise son invention « héliographie » qui signifie en grec « écriture par le soleil ». Le temps de pose s’est réduit : 1 à 15 minutes selon les cas.

André ROUILLÉ, La Photographie. Entre document et art contemporain, Gallimard, coll. Folio essais, 2005, 704 p., 20 ill. NB. 1 André Rouillé a enseigné l’histoire de la photographie, il a organisé des expositions, publié des travaux dont son anthologie de textes sur le XIX e siècle ( La Photographie en France, 1816-1871 , Macula) est un outil très utile. Il a également dirigé la revue La Recherche photographique (1986-1997) avant de s’éloigner depuis quelques années maintenant du champ disciplinaire pour orienter son activité vers les médias électroniques et l’information culturelle. Ce rappel est nécessaire pour comprendre la curiosité que suscite l’ouvrage qu’il publie aujourd’hui, dans cet éloignement même du domaine des études photographiques, pour proposer sa vision historique et esthétique de la photographie dont sa connaissance est enrichie de lectures philosophiques et d’une orientation vers l’histoire de l’art. 2 L’ouvrage se présente comme un imposant essai, publié d’emblée dans un format de poche et sous un titre générique qui affiche l’ambition d’un classique.

[La photographie naît dans les années 1830; elle s'industrialise dans les années 1860-80] - [(Rosalind Krauss)] Comme l'explique Nadar dans son livre Quand j'étais photographe (paru en 1900), la photographie éclate à l'imprévu, en-dehors de tout ce qu'on pouvait attendre. Elle démontre pour la première fois que la lumière peut exercer une action sur les corps. On s'en sert pour la documentation, comme substitut du portrait pictural, mais aussi pour le souvenir des morts. Si la lumière laisse des traces, pourquoi ne pourrait-elle pas aussi produire des changements dans les corps matériels? Cette interrogation nourrit le spiritisme. Dans les premières années, elle est développée pour les besoins de l'exploration, des expéditions et relevés topographiques (vues stéréoscopiques), ou encore pour la constitution d'archives documentaires (Eugène Atget). Chronologie : - 1816 : expérience de Nicéphore Niepce au bitume de Judée. - 1822 : première image héliographique. - 1825 : autre image héliographique prétendant à la première place. - 1839 : Daguerréotype. - 1840 : "Daguerréotypomanie". - 1850. 1867-69.

Ce que « medium » peut vouloir dire : l’exemple de la photographie 1Je présenterai ici quelques remarques sur l’usage de la notion de médium dans la pensée de l’art et sur l’éclairage qu’apporte à cette notion le cas de la photographie. La notion de médium est en effet beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît d’abord. La théorisation du médium comme élément crucial du modernisme artistique fait jouer deux sens apparemment opposés du mot. Dans le mot « médium », on entend d’abord « ce qui se tient entre » : entre une idée et sa réalisation, entre une chose et sa reproduction. Le médium apparaît ainsi comme une intermédiaire, comme le moyen d’une fin ou l’agent d’une opération. Or la théorisation moderniste qui fait de la « fidélité au médium » le principe de l’art renverse la perspective. 2La thèse du médium dit ainsi deux choses à la fois : premièrement l’art est de l’art quand il n’est que de l’art ; deuxièmement l’art est de l’art quand il n’est pas que de l’art. 3Au sein de cette vision, la photographie a un rôle privilégié.

Willy Ronis : une poétique de l’engagement à la Monnaie de Paris Jeudi 29 avril 2010{par Vincent} L‘un des grands noms de la photographie humaniste, Willy Ronis, décédée l’année dernière à l’âge de 99 ans – le 11 septembre 2009 – nous a laissé une ultime vibration artistique avant de faire le grand voyage. Pour fêter son centenaire, Willy Ronis avait pensé une exposition, un parcours, mis en scène à partir d’une sélection qu’il avait lui-même opéré. Malheureusement, ce grand photographe français nous a quitté juste un peu trop tôt et n’a pas pu être parmi nous pour l’occasion. Néanmoins, je tenais à partager ici et avec vous quelques impressions et ressentis sur son œuvre, ainsi que quelques dates clés et quelques mots nés de la plume de l’auteur. Je lui cède d’ailleurs sans plus attendre la parole : “ Transformer le désordre en harmonie, c’est la quête constante du chasseur d’images. Extrait de « Sur le fil du hasard », Willy Ronis, L’Isle-sur-la-Sorgue, 1979 Cliquez sur l’image pour voir la galerie. Alors ? Henri Cartier-Bresson | 1908 – 2004

Éric Baudelaire : Des faits aux effets de réel | LE REGARD A FACETTES En écho au séminaire sur « l’effet de réel » à destination des Masters (ARTES, Bordeaux 3) conçu comme une expérience de synesthésie, nous proposons ici quelques réflexions en images sur ce concept dont les œuvres d’Éric Baudelaire offrent une traduction iconographique sensible, en prolongement de la séance du 1er mars 2011. Ce terrain de recherches est particulièrement enclin à la réflexion. Aussi a-t-il déjà fait l’objet d’un séminaire organisé à l’Institut National d’Histoire de l’Art en 2006. Eric Baudelaire, The Dreadful Details. Alors que voit-on dans ces images ou plutôt dans cette « fresque » de deux mètres sur trois ? I. Dans ce projet issu d’une commande du Centre national des arts plastiques, le sujet d’Éric Baudelaire, ce n’est pas la guerre mais bien le regard que nous portons sur ses effets. « Il n’y a pas de faits, seulement des interprétations » écrit Nietzsche dans le Gai savoir. Eric Baudelaire, "Que peut une image ?" « La guerre en Irak : de quel réel parle-t-on ?

Sophie Ristelhueber : le territoire et l’intime Sophie Ristelhueber est une artiste contemporaine dont le travail me tient à cœur. Ses photographies me parlent et touchent des territoires intimes de ma conscience. Je suppose qu’il en est de même pour beaucoup de personnes qui aiment porter un regard sur l’indicible… Territoires est bien le mot qu’il faut employer avec cette artiste qui aime à promener son objectif aux quatre coins de la planète, avec une préférence marquée pour certaines zones de conflit du Proche et Moyen Orient. Vous avez peut-être entendu parler de Sophie Ristelhueber au travers, justement, de photos noir et blanc des décombres de la ville de Beyrouth, assiégée et bombardée au début des années 80. Travail de reporter : non. Ni correspondante de guerre d’ailleurs, simplement artiste témoin d’un paysage destructuré, en transition Sophie Ristelhueber, Beyrouth, Photographies, 1984 Sophie Ristelhueber, Every One #14, 1994 Sophie Ristelhueber, Fait #46, 1992 Jean-Marc Bustamante, série S.I.M (Something is Missing), 1997

Mohamed Bourouissa Il s’est fait connaître avec une série de photographies mettant en scène des jeunes de banlieue (Périphérique, 2007-2008), avant d’être repéré dans l’exposition « Dynasty » en 2010 avec Temps Mort (2009), vidéo réalisée avec un téléphone portable dans une cellule de prison, et Legend (2010), filmée avec des caméras cachées par des vendeurs de cigarettes à Barbès. Mohamed Bourouissa est maintenant représenté par la galerie Kamel Mennour et multiplie les expositions pendant que la somme des écrits à son sujet prend du volume, son travail fournissant parfois une exemplification d’un art contemporain investi dans la représentation de réalités sociales cachées derrière l’image-média. Mais si le point focal de son regard sur la société se situe aux marges de celle-ci, c’est le plus souvent le sujet qui vient à lui. Mohamed Bourouissa. “L’utopie d’August Sander”, galerie Edouard-Manet Gennevilliers 13.09 – 10-11.2012 Mohamed Bourouissa.

1ère partie [Luc Delahaye / PORTRAIT(S)] Dissection d’un parcours photographique hors norme et transversal - Photoreportage et art contemporain Avant la série History, Luc Delahaye s’est toujours présenté comme un photographe de guerre, un photoreporter mais jamais comme un artiste. La pratique photographique actuelle de Luc Delahaye est le résultat d’une évolution qui a très tôt laissé pressentir une volonté d’inscrire son travail dans le domaine de l’art contemporain. Exposer son travail photographique dans une galerie d’art ne signifie pas pour autant que l’on est un artiste. Le moyen de communication est une chose et le processus de création en est une autre. Avant de s’intéresser à ses derniers travaux photographiques, il faut tout d’abord revenir sur l’ensemble de sa carrière de photoreporter afin de détecter les signes laissant présager cette évolution vers l’art contemporain. La série History fait l’objet d’une attention toute particulière afin de comprendre la démarche du photographe et les enjeux esthétiques de ses photographies. [1. Son appartenance au photoreportage est manifeste. "When did you become an artist?"

notes de lecture à propos de la photographie dans l'art contemporain La Photographie dans l'Art Contemporain Charlotte Cotton Editions Thames & Hudson, ISBN 2-87811-252-0, Paris 2005 (traduction française) Le meilleur résumé du contenu de l’ouvrage est son introduction, claire et bien faite, dont nous citons de larges extraits ci-dessous (les titres de présentation sont toutefois de notre fait). D’après l’auteur, « l’objectif de l’ouvrage n’est pas d’établir une liste de tous les photographes qui mériteraient d’être mentionnés dans un essai sur l’art contemporain, mais plutôt de donner une idée de l’éventail des motivations et formes d’expression qui existent actuellement dans ce domaine. » Actant du fait que ce « n’est ni le style ni le choix d’un sujet qui détermine les principales caractéristiques de la photographie contemporaine », l’auteur présente en 7 chapitres autant d’approches, de démarche spécifique de la part des photographes. Voici les 7 chapitres : Les 7 chapitres, les 7 idées 1. Georges Rousse - Mairet (2000) 2. Jeff Wall - Insomnia (1994)

Quand la périphérie s’expose – Portrait de Mohamed Bourouissa | Réécrire Magazine On prend le temps de penser, avec l’artiste Mohamed Bourouissa. Tel l’ethnologue plasticien de nos sociétés contemporaines, Mohamed Bourouissa se penche sur toute une génération qui a ses codes, ses valeurs, et sa réalité. Il joue avec le réel, et réalise de véritables docu-fiction, où l’important est la dimension humaine, l’émotion qui y réside. L’homme se transforme en metteur en scène et prend en charge l’image de l’autre, sa place, son rôle, notamment dans sa première série de photographies Périphérique, qui l’a fait connaître du public. Naissance : 1978 Résidence: Paris Études / Parcours : DEA en arts plastiques à la Sorbonne, puis les Arts décoratifs de Paris spécialisation photographie. Médiums : Photographie, vidéo, techniques mixtes Dans Périphérique, il recrée avec des jeunes de banlieues devenus l’espace d’un cliché, modèles, l’instant où tout peut basculer. Dans le projet Legend (2010), il place des caméras cachées sur des vendeurs de cigarette à la sortie du métro Barbès.

Walker Evans: portrait d’une époque Walker Evans est un photographe documentaire américain s'étant particulièrement illustré grâce à ses images de la Grande Dépression prises au sein de la mission de la Farm Security Administration (FSA), entre 1935 et 1937. Après avoir quitté celle-ci suite à des désaccords avec son grand patron Roy Stryker, le MoMa lui consacrera une exposition en 1938.Il publiera par la suite Let Us Now Praise Famous Men en 1941 - extraits visuels de la mission Stryker- en compagnie de l’auteur James Agee. © 2011 Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Sharecropper's Family Sharecropper’s Family fut réalisé en Alabama en 1936. L'image cadre dans le mandat de la mission FSA, dont l'objectif est de rendre compte au public de l’extrême pauvreté sévissant dans les campagnes. Ce portait - réalisé en noir et blanc - se compose d’une famille de trois générations de fermiers pauvres. La maison est petite, les gens fatigués. Ouvrages d'intérêt [2] PUCKETT, John Rogers (1984). [4] TAGG, John (1988).

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