background preloader

Je ne serai jamais qu'un allié (et c'est fantastique) - Carnet d'un rêveur

Par Jonas Lubec, mardi 29 avril 2014. Lien permanent Pré-scriptum: J'ai hésité avant de poster ce billet. Il m'apparaît toujours comme étant quelque peu arrogant, ou gonflé. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette sensation. Possiblement parce que parler de ses privilèges est une chose qu'on associe à l'arrogance. Un des propos qui m'avait le plus choqué alors que je commençais à m'intéresser au féminisme était le terme de « pro-féministes » que certaines femmes accolaient aux hommes, considérant qu'ils n'étaient pas féministes, qu'ils ne seraient jamais que des alliés.

http://casdenor.fr/index.php?post%2F2014%2F04%2F29%2FJe-ne-serai-jamais-qu-un-alli%C3%A9-%28et-c-est-fantastique%29

Related:  DisempowermentFeminisme et hommes

Petit recueil de 18 moisissures argumentatives pour concours de mauvaise foi Petit recueil de 18 moisissures argumentatives à utiliser sans modération lors des concours de mauvaise foi, par Richard Monvoisin, vice-champion de mauvaise foi 2008, et Stanislas Antczak, champion 2007. (Certains sophismes sont davantage détaillés dans l’article Logique – Le monde de sophisme). Nous avons découpé ces moisissures argumentatives en trois grandes catégories : les erreurs logiques, les attaques, et les travestissements. Télécharger en format pdf ici. 1. Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n'existe pas « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. Une symétrie illusoire

Pourquoi, en tant qu'homme, je la ferme lors des réunions féministes Un samedi, vers 18 heures. Dans le sous-sol d’un bar parisien réservé pour l’occasion, une petite dizaine de personnes se réunit. Des femmes, en grande majorité: ici tout le monde ou presque s’est rencontré sur Twitter, en évoluant dans les mêmes cercles féministes. On va parler d’oppression, du patriarcat, des hommes. De la violence des hommes, surtout. Ce soir, nous ne sommes que deux représentants de la gent masculine et j’ai, pour ma part, décidé de me taire.

Pourquoi incrimine-t-on souvent les victimes, notamment de viol?  PSYCHOLOGIE - Dans le récent compte-rendu d'une scène de cours d'assise, l'avocate Laure Heinich-Luijer racontait que le président avait interrogé des témoins pour savoir si la victime de 26 ans, tuée et violée, pouvait être considérée comme une "fille facile". La tendance à rendre responsables les victimes de viol de leur sort est, selon les enquêtes criminologiques, très courante chez leurs agresseurs. Elle est plus rarement relevée de la part des magistrats. [Chiennes de garde] Le masculinisme de « La domination masculine » de Bourdieu L’objet de cette intervention est de présenter quelques aspects problématiques de l’analyse produite par Bourdieu dans son livre « La domination masculine », qui pourraient servir de guide de vigilance pour les hommes désirant travailler sur la question du genre. Le dénominateur commun de ces aspects pourrait être qualifié de « masculinisme ». Introduit en France par la philosophe féministe Michèle Le Doeuff, celle-ci l’a définie de la façon suivante :

Les hommes qui voudraient s'intéresser au féminisme Beaucoup d'hommes, lorsqu'ils en viennent à s'intéresser aux féminisme veulent aider dans les combats pré-existants. Ainsi on le voit militer pour que la rue soit à tous et toutes, militer pour l'égalité salariale ou je ne sais quoi. Mais ces combats là sont déjà pris en charge par les femmes qui n'ont donc nul besoin qu'on leur tienne à la main. En revanche, nous avons besoin qu'on détruise déconstruise la virilité.

La décence, chèr-e-s blanch-e-s...( 1ère partie) [ Edit: Je n’ai pas besoin que l’on m’explique l’esclavage, je suis afro-descendante, mes ancêtres étaient de esclaves et j’ai pris la peine de me renseigner sur le sujet parce que je me sens concernée. Et pour mettre les choses au clair: la traite négrière n’était pas motivé par le racisme. Mais par l’appât du gain ( ne pas payer des gens pour faire le sale boulot, quoi de plus rentable?), c’est du capitalisme. Tout-e personne faisant cette digression verra son commentaire supprimé. [TUTORIEL] Comment être un-e bon-ne allié-e? - Lamia(Λαμία), sa vie, son oeuvre (non je plaisante) Vous voulez être un-e bonne allié-e et vous ne savez pas comment faire? Voici une liste de quelques conseils non exhaustifs. Checkez vos privilèges: Cela peut paraître évident sauf que ce n'est pas le cas pour tout le monde.

Pour en finir avec le « mais les hommes aussi subissent le sexisme » – Lallab Oh, mais tu exagères. Concernant le harcèlement de rue, j’ai déjà vu des femmes faire du rentre-dedans à des hommes dans la rue ! Peut-être pas toi, mais je t’assure qu’il existe des femmes qui aguichent les hommes en public ! Si cette phrase peut vous surprendre, soyez sûr.e.s qu’il s’agit d’un argument qui revient très souvent dans la rhétorique des détracteurs du féminisme. Il s’agit en l’occurrence de présenter deux situations complètement différentes - celle des hommes et celle des femmes - comme analogues.

Hommes et féminisme [le texte évoque uniquement le couple hétéro ; c'est un partie pris qui ne veut absolument pas laisser entendre que le couple est par essence hétérosexuel). Je voudrais donc ré-aborder ici la relation des hommes au féminisme et de ce qu'ils peuvent faire pour collaborer à l'avancée des droits. Le sexisme ne fonctionne pas de la même façon que les deux autres grands systèmes inégalitaires que sont le racisme et le capitalisme ; ces deux derniers fonctionnement sur la subordination des uns aux autres. Dans le racisme, le ou les groupes racialisés sont subordonnés au groupe qui racialise.

"Ne sois pas une Fatou" : des jeunes Françaises racontent leurs blessures Parisiennes, elles ont le passeport bordeaux et la peau noire. Anne, Fanta, Gaëlle et Christelle sont les héroïnes modernes d’une série vidéo née en Angleterre puis exportée en France par la réalisatrice Cecile Emeke. Repérée par la presse anglaise et américaine grâce à ses mini-feuilletons - Ackee & Saltfish - , Cecile Emeke, réalisatrice jamaïco-britannique, est ensuite passée au documentaire avec une série intitulée Strolling. Sa série de portraits vidéo initiée en Angleterre en 2014 a rapidement traversé la Manche pour s'intéresser aux spécificités françaises. Filmées dans les rues de Paris, ces vidéos en anglais sous-titrées en français, donnent la parole à une jeunesse française qui ne trouve pas toujours sa place dans le pays qui l'a vu grandir. Un pays appelé France, dans lequel le mot « race » a certes été rayé de la Constitution mais dans lequel le racisme fait toujours partie de la réalité.

Les avantages à naître et grandir homme en France Lorsqu'on naît en France en 2014, on est, dans l'immense majorité des cas, assigné mâle ou femelle et on sera ensuite éduqué, socialisé en fonction de cette assignation de genre. C'est la fameuse phrase de Beauvoir ; "on ne naît pas femme on le devient" et il en est de même pour les hommes ; on ne naît pas homme, on le devient par des processus de socialisation et d'éducation. On va vous apprendre des comportements, des attitudes, des manières de parler, de jouer, de travailler qui correspondront à ce qu'on attend d'un homme, ou d'une femme au XXIème siècle en France.

Related: