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"Le potentiel d'énergie renouvelable de l'océan mondial entre contraintes d'exploitation et enjeux de territorialisation" Jacques Guillaume

"Le potentiel d'énergie renouvelable de l'océan mondial entre contraintes d'exploitation et enjeux de territorialisation" Jacques Guillaume
Qui n’a pas, un jour de tempête, été frappé par la furie des éléments ? Qui en même temps, ne s’est pas interrogé sur les difficultés de maîtriser une telle débauche d’énergie, en mettant en comparaison cette brutalité de la nature avec d’autres formes d’énergie, plus secrètes, plus constantes ou plus faciles à domestiquer ? Il est vrai que l’énergie contenue dans ces mouvements de l’air et de l’eau arrive la plupart du temps à s’exprimer de manière moins violente que pendant de telles phases paroxystiques, grâce à des flux d’intensité variable, qu’ils soient liés aux courants ou aux ondes animant les masses d’eau, ou qu’ils soient engendrés par des mouvements atmosphériques, dépendant eux-mêmes des échanges entre les eaux de surface et l’air sus-jacent. 1. A la recherche des environnements favorables aux EMR Les différentes énergies marines renouvelables et leur stade technologique 2. Droits, juridiction et obligations de l'État côtier dans la zone économique exclusive 1. 2. 3. Related:  Thème 1–Mers et océans : au cœur de la mondialisation (13-15 heures)Thème 5 – L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire

"Le transport maritime et les rivages de la mer" J.M. Miossec (idée schémas) Mer invisible, mer nourricière L’événement est passé inaperçu, comme souvent en France lorsqu’il s’agit des « choses de la mer ». Le 4 juin 2013, la compagnie internationale CMA-CGM (troisième opérateur mondial de transport maritime par conteneurs, environ 10 % du marché) inaugurait son porte-conteneurs « Jules Verne », à ce jour le plus grand du monde, et en profitait pour fêter son trente-cinquième anniversaire. François Hollande, en chemin pour l’inauguration de « Marseille, capitale de la culture 2013 », avait même fait une rapide escale pour prononcer un discours (très) rapide et (fort) convenu. Cet événement n’a guère été couvert par les médias nationaux. En France, selon le mot d’Eric Tabarly, « la mer est ce que l’on trouve derrière soi lorsqu’on regarde la plage ». L’économie maritime irrigue le monde depuis la plus haute Antiquité avec les premières thalassocraties, phéniciennes, carthaginoises, étrusques, grecques (dont Phocée) et extrêmes orientales. Mettre le globe en boîte

"L’invention des océans." Christian Grataloup Comme l'écrit l’Encyclopædia Universalis dans son introduction de l’article « Océans et mers » [1], « On sait qu’il existe trois grands océans… ». Ces étendues bleues de nos planisphères complètent ainsi le puzzle des continents. Si l’on prenait au pied de la lettre la vieille expression de « partie du monde », on devrait mettre sous ce terme les cinq continents (plus l’Antarctique) et les trois océans (plus les deux polaires). L’association est justifiée, car les découpages océaniques sont tout autant conventionnels que ceux des terres émergées ; ils ont la même histoire, une genèse essentiellement européenne. Le processus de découpage et de nomination des océans fut même plus tardif et reste d’ailleurs, logiquement, plus fluide. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la trilogie Atlantique-Pacifique-Indien s’est définitivement imposée dans les atlas, les planisphères, les formulaires administratifs et les prospectus d’agences de voyage. Ouvrages utilisés : Un océan universel 2. 3.

Naviguer en Arctique Bibliographie | citer cet article Au tournant des années 2010, la fonte accélérée des glaces laisse entrevoir de nouvelles perspectives pour la navigation. Dans les médias, on a parfois l’impression que l’on vient de découvrir – ou de redécouvrir – l’océan Arctique, oubliant que des populations l’habitent et le pratiquent depuis des millénaires (encadré 1). Les articles insistent sur un potentiel de ressources important, libéré par le retrait des glaces. Ce ne sont ici que deux exemples parmi de nombreuses publications qui ont annoncé, avec plus ou moins de nuance, le développement de nouvelles autoroutes polaires. Il s’agira alors de dresser une typologie de la navigation arctique telle qu’elle existe aujourd’hui, puis d’interroger son évolution et les acteurs impliqués afin de mettre en évidence les grandes tendances contemporaines. 1. Il existe plusieurs routes arctiques, dont l’accessibilité varie de manière saisonnière. 1.1. Document 5. 1.2. 2. 2.1. Document 16. 2.2. 3. 3.1. 3.2.

Enseigner le développement durable : une infographie interactive pour une initiation à la notion - Site de enseigner-la-geographie ! Conçue comme une "fiche" de révisions, cette infographie permet aux élèves de consolider ou de réviser le vocabulaire autour de la notion de développement durable, cette infographie présente : le schéma théorique du développement durable, présentant l'équilibre idéal entre les trois piliers (économique, écologique, social) et la jonction entre chacun des duos de piliers (développement viable, développement vivable et développement équitable) ; un à un chacun des trois piliers avec leur définition, un à un chacun des trois types de développement nés de la valorisation de deux piliers sur trois. Image à la une : jardins féminins aux portes du Sahel Bibliographie | citer cet article Dans le jardin de Widou-Thiengoly, les femmes se livrent à l'arrosage des manguiers Date de la prise de vue 8 mars 2014 Auteur de l'image Léa Billen Localisation Jardin polyvalent de Widou-Thiengoly, région de Louga, Sénégal Le regard de la géographe Les jardins polyvalents villageois constituent l'une des réalisations du volet de la Grande Muraille Verte relatif à la lutte contre la pauvreté. Des jardins en milieu présahélien Sur cette image, deux femmes du groupement qui gère le jardin de Widou-Thiengoly arrosent des manguiers. Une réduction de la marginalité féminine ? Une « muraille » de jardins ? [1] La tontine est une forme traditionnelle d'épargne et de microcrédit. Documents complémentaires Ressources complémentaires Ancey V., Ickowicz A., Corniaux C., Manoli C., Magnani S., 2009, « Stratégies pastorales de sécurisation chez les Peuls du Ferlo (Sénégal) », Journal des africanistes, n° 78, p.105-119. Léa BILLEN, agrégée de géographie, ENS de Lyon.

Naviguer sur les océans : quels moteurs pour la mondialisation ? Café Géo d’André Louchet et d’Antoine Frémont,Au Café de Flore (Paris) le mardi 25 novembre 2014 Olivier Milhaud nous invite à prendre « moteurs » dans le sens métaphorique comme dans le sens concret. La navigation sur les mers est bien un moteur de la mondialisation, mais les questions techniques, des moteurs des bateaux sont aussi déterminantes pour comprendre la navigation contemporaine. Nos deux intervenants présenteront chacun un sens du mot « moteur ». Antoine Frémont : la navigation maritime, moteur de la mondialisation Antoine Frémont part d’une idée qui va structurer son discours : nous ne sommes pas dans une économie mondiale dématérialisée. Des flux dans le fluide Depuis la fin du XIXe siècle, la spécialisation des navires permet des échanges plus rapides et moins coûteux. Plus encore que la spécialisation, la taille de ces bâtiments permet de faire des économies d’échelle. Si le bâtiment est taillé pour la mondialisation, le système l’est aussi. Quelles conséquences sur terre ?

Epistémologie - « Les géographes et la connaissance scientifique de la mer », FIG 2009, Le titre de mon propos retenu par les organisateurs de ce festival a une signification chronologique évidente. Il désigne une période assez récente qui prend son origine au milieu du XIX s., quand on a commencé à avoir une connaissance scientifique de l’océan, un peu avant la naissance de l’océanographie que l’on fait coïncider, par commodité, avec la grande expédition britannique du autour du monde de 1872 à 1876. Le milieu du XIXe s. est aussi la naissance de la géographie moderne, en tant que discipline autonome, dégagée de l’astronomie et de la cartographie auxquelles elle était assimilée depuis l’antiquité. Ainsi, il existe une quasi-simultanéité entre la naissance de la géographie moderne et les débuts de la connaissance scientifique de l’océan. I - Les géographes initiateurs et commanditaires de recherches sur les océans A/ Le rôle direct de quelques géographes B/ L’influence des sociétés de géographie C/ L’impulsion des congrès internationaux de géographie 1/ Le cas de l’Allemagne

La course à l’appropriation des plateaux continentaux arctiques, un mythe à déconstruire Bibliographie | citer cet article La fonte accélérée de la banquise arctique en été laisse entrevoir la possibilité de sa disparition durant cette saison d’ici quinze à soixante ans. Les glaces se séparant de plus en plus tôt et se reformant de plus en plus tard, la saison navigable (c'est-à-dire sans banquise compacte, mais avec de la glace dérivante), qui fut longtemps de deux mois et demi, dure désormais trois mois, et peut s’étendre certaines années jusqu’à cinq mois (voir encadré 2). Ce phénomène relance les espoirs d’ouverture des mythiques Passages du Nord-Est et du Nord-Ouest entre l’Asie et l’Europe. Les médias font régulièrement état des jeux de pouvoir qui se mettent en place actuellement autour de l’Arctique, avec comme élément déclencheur en 2007 le drapeau russe planté au pôle Nord. 1. À partir de 2007, l’accent médiatique et politique s’est portée sur les revendications des États côtiers de l’océan Arctique pour l’appropriation des fonds marins de la région. Figure 1. 2.

Pratiques enseignantes et pollution numérique : le questionnaire d'une collègue-stagiaire en ligne - Site de enseigner-la-geographie ! Pour nos jeunes collègues-stagiaires, c'est le temps de l'avancée de leurs mémoires pour le master MEEF, dans lesquels ils doivent questionner un enjeu disciplinaire, en confrontant l'apport théorique (partie 1) et une pratique avec une démarche réflexive menée en classe (partie 2). Pour la première partie, beaucoup sont tentés de réaliser des questionnaires (avec plus ou moins de réussite quant à la confection de cet outil, qui montre que l'on peut "fabriquer" des chiffres non représentatifs à partir de questions fermées aux réponses guidées par exemple). L'exercice n'est pas toujours réussi, mais n'est sûrement pas non plus la priorité de nos collègues-stagiaires. Néanmoins, si le fait d'imposer la réalisation d'un questionnaire n'est pas toujours pertinent au regard des sujets des mémoires de master MEEF, certains questionnaires se démarquent, à la fois par la justesse de l'utilisation de cet outil de recueil d'informations et par le thème abordé.

La Méditerranée, interface : quelles inégalités de développement ? 1. Indices, indicateurs : compréhension, simulations L'interface méditerranéenne peut être analysée à l'aide d'indicateurs qui permettent des comparaisons internationales. De source institutionnelle (Agences des Nations Unies, Banque mondiale, OCDE, UE, etc.) ou fruit d'initiatives privées et de la société civile (lobbies, ONG, groupes d'intérêt collectif, comités d'éthique, etc.), certains de ces indicateurs (IDH, IDHA, IPH, de liberté, de perception de la corruption, de participation des femmes) sont présentés dans le document ci-joint) Notons que leur utilisation suppose (éventuellement en collaboration avec les enseignants de sciences économiques et sociales ou de mathématiques) une réflexion préalable et des précautions méthodologiques : Quels sont les principes et les modes de collecte des données initiales, quelles sont leurs limites, quels biais peuvent-ils engendrer ? Les dessous de l'IDH L'indicateur de développement humain (IDH) Mais le "bien-être" n'est pas simple à mesurer, les données manquent ou sont hétérogènes.

L'Europe, la puissance et la mer Dans cette évolution, la mer a pris une importance de plus en plus grande (facilité des échanges grâce aux navires, littoralisation du peuplement). La population augmente encore de façon sensible, alors que les ressources terrestres s'épuisent ou approchent de leurs limites en termes de développement durable. D'autres matières premières et sources d'énergies sont indispensables pour nourrir la population et subvenir à ses besoins. Où les trouver, sinon en mer ? L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Food and Agriculture Organisation - FAO) ne s'y est pas trompée, qui recommande d'accélérer le développement de production offshore de protéines issues de la mer, avec un impératif de mise en production industrielle d'ici 2025. Nous mesurons déjà concrètement l'extraordinaire réservoir de ressources que représente l'océan quand nous observons le développement actuel des activités offshore. Un secteur économique majeur en pleine expansion Conclusion 1.

A. Bellayer Roille, "Les enjeux politiques autour des frontières maritimes", CERISCOPE Frontières, 2011 Alexandra Bellayer Roille, "Les enjeux politiques autour des frontières maritimes", , 2011, [en ligne], consulté le 25/12/2020, URL : en 1958 d’encadrer les prétentions d’extension de souveraineté des États sur les différentes zones maritimes. Elle se décline en quatre conventions portant sur la mer territoriale, le plateau continental, les activités de pêche et la conservation des ressources biologiques en haute mer. Une deuxième conférence affine la délimitation de la mer territoriale en 1960. En 1973 se déroule la troisième conférence qui débouche sur la convention des Nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 (convention dite de Montego Bay - CMB) consacrant la dimension économique de la mer en écho aux préoccupations des États en développement. l’État riverain de ne pas épuiser la ressource et n’affectent pas le régime juridique des eaux surjacentes.

Le canal de Suez, les nouvelles dimensions d’une voie de passage stratégique Bibliographie | citer cet article En 1886, Pierre Loti évoquait, dans Pêcheur d’Islande , le passage du canal : « Un jour, on était arrivé à une ville appelée Port-Saïd. Tous les pavillons d’Europe flottaient dessus au bout de longues hampes, lui donnant un air de Babel en fête, et des sables miroitants l’entouraient comme une mer. (…) Avec un bruit continuel de sifflets et de sirènes à vapeur, tous ces navires s’engouffraient dans une sorte de long canal, étroit comme un fossé, qui fuyait en ligne argentée dans l’infini de ces sables. Il ne faut plus que onze heures désormais pour parcourir le canal. 1. Encadré 1. *PK : le canal est jalonné de panonceaux indiquant le nombre de kilomètres entre le point concerné et Port-Saïd, ce dernier correspondant, conventionnellement, au PK 0. Le canal de Suez est une voie navigable artificielle d'environ 190 km de long traversant l'isthme de Suez, au nord-est de l'Égypte. Un Suezmax peut atteindre 20,10 mètres de tirant d’eau en pleine charge. 2. 3.

En Sibérie, la fin du permafrost On l’appelle en Russie le «gel éternel» et rien n’est plus fallacieux. Les Yakoutes sont en train de l'apprendre à leurs dépens. La totalité de cette république perdue au fin fond de la Sibérie orientale, grande comme 72 fois la Suisse, repose sur le pergélisol (ou permafrost), une couche de terre gelée d’une profondeur dépassant parfois 1000 mètres. «Tous les Yakoutes ont remarqué le phénomène», raconte Valentina Dmitrieva, présidente d’Eyge, une association locale de protection de la nature. Des pilotis de béton Les conséquences de ce dégel accéléré font penser aux sept maux de l’apocalypse: déformation du sol, érosion ultra-rapide des berges de l’océan Arctique, inondations d’eaux noires, marais et lacs engloutissant les pâturages, «forêts ivres» où les arbres s’inclinent de manière chaotique, réveil de microbes et bactéries centenaires capables de déclencher des épidémies… Même en milieu urbain, le phénomène saute aux yeux. «Nous allons avoir de mauvaises surprises»

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