
MOOC : quelques erreurs à ne pas commettre Concevoir un MOOC n’est pas une sinécure, qu’on se le dise. Ce n’était pas la première fois que je me lançais dans ce type de projet; aussi, je savais à quoi m’attendre en acceptant la responsabilité de le mener à bien. La tournure qu’ont pris les événements ne m’a pas surprise; néanmoins, le choc a été rude. C’est une chose de faire partie d’une équipe de MOOC, c’en est une autre que de gérer l’ensemble du processus et de réaliser l’essentiel du travail. En montant cette formation, j’ai fait un certain nombre d’erreurs sur lesquelles j’aimerais revenir; autant que cela profite aux futurs concepteurs de MOOC. Ma première véritable erreur, c’est de m’être lancé sans avoir terminé de produire mes ressources pédagogiques. En même temps, cette pratique ne me choque pas. Et là où j’ai commis ma seconde erreur, c’est de vouloir changer de stratégie à une semaine du lancement du cours.
Les différents rôles du MOOC Quand les MOOC sont devenus un phénomène médiatique, tout le monde s’est mis à vouloir en faire, mais personne ne savait vraiment pourquoi. Pour ceux qui savaient, il y avait grosso modo trois grands types de motivations. D’abord, à court terme, la question de la visibilité. C’est vrai que quand un enseignant passe de quelques dizaines d’étudiants à 100.000 d’un coup, cela fait du bruit, et la visibilité, c’est toujours bon à prendre. A plus long terme, il y a la question du modèle économique. C’est une caricature de dire qu’il y a d’un côté les cMOOC dont l’objectif est de fédérer une communauté autour d’un thème donné, et de l’autre côté les xMOOC dont l’objectif est de transmettre un savoir. Il y a des sujets où l’expertise des participants a une vraie valeur, et où les contributions qu’ils peuvent faire, et où les ressources qu’ils peuvent trouver sur le net sont un vrai plus en terme de formation.
8 pistes pour décoder les modèles économiques des MOOCs Le terme générique de MOOC recouvre en fait une très grande diversité de modèles économiques. Petit passage en revue en préparation d’Open Experience #3 sur l’éducation. Les Moocs, qu’est-ce que ça change au modèle économique de l’enseignement ? Les cours et les interactions sociales en ligne entre apprenants sont en très forte croissance et les MOOCs marquent une rupture avec les normes et méthodes de transmission de connaissance. Comme dans de nombreuses ruptures, de nouveaux services et de nouveaux acteurs vont émerger. Chacun de ces éléments a son propre mode de fonctionnement et de nombreux nouveaux acteurs spécialisés font logiquement leur apparition. Il n’y a pas un modèle d’affaires unique de MOOCs, il y a un modèle économique pour les plates-formes de livraison et de distribution de cours (type Coursera, edX, FUN…) et un autre modèle pour les universités, les grandes écoles, les instituts de formation, qui créent et possèdent le contenu. Freemium 6- Le modèle bi-face Ressources:
Monter un MOOC, ça peut coûter cher Maintenant que la première édition du MOOC « Monter un MOOC de A à Z » est finie, il est temps de faire le bilan des dépenses. C’est un exercice intéressant, tant pour l’équipe pédagogique que pour la communauté de concepteurs en général. Je vous propose une petite série de billets sur la question de l’allocation de notre temps, avec analyse critique à la clef bien évidemment. Nous allons voir qu’un MOOC, cela peut coûter cher, pas tant en « cash », mais surtout en temps, en particulier pour les enseignants. Si ces bilans ne sont pas nécessairement représentatifs de l’ensemble des MOOC (on a peut être été un peu trop loin), il vous permettront de vous faire une petite idée de la question. Répartition du temps de travail entre les différents acteurs J’ai reçu beaucoup de demandes sur la question des budgets, mais je me suis refusé à faire un module de cours dédié pour une raison très simple. C’est la meilleure façon à mes yeux d’optimiser les procédures au fil du temps.
Qu'est-ce qui fait un bon Mooc? | parlonsmooc.fr Qu’est-ce qui fait un “bon” Mooc? A l’heure où l’offre des Mooc commence à se diversifier, des différences de niveau importantes apparaissent. Tentons de revenir sur les petits "plus" qui différencient les bons Mooc. Une bonne accroche Un bon Mooc commence par une bonne bande-annonce. Les astuces ou bonnes pratiques L’enseignant n’est plus face à des élèves, il est face à des apprenants. Les outils pédagogiques “cadeaux” Les apprenants sont habitués au mode “vidéos + quiz”, mais si vous prenez le temps de leur ajouter des petits graphiques interactifs, des tests additionnels avec une jolie interface ou un autre moyen d’apprendre, ils adorent. Du matériel de qualité Dans un bon Mooc, il y a du contenu. Une pédagogie rodée Pour qu’un apprenant comprenne le cours, il ne suffit pas de dire deux fois la même chose, il s’agit de lui parler avec des mots qu’il comprend et idéalement, utiliser plusieurs axes pour revenir sur un même sujet. De la difficulté mais pas de frustration
MOOC : quelques éléments de gamification …. Les MOOC ne sont pas encore assez ludiques, tout le monde s’accorde là-dessus. Même si des badges ont récemment été introduits dans edX ou Coursera pour inciter les participants à être actifs dans les forums, nous sommes encore à des années-lumière de ce qui peut être fait. Compétitions, trophées, leaderboards, défis, tout reste à inventer; il ne faut pas se cantonner aux simples badges. Retour sur quelques éléments de gamification dont on ne parle pas assez, en nous inspirant de sites dédiés à l’apprentissage de langues …. Premier élément, le tableau de bord. Deuxième élément, l’avatar. En revanche, il est probable qu’une partie des informations deviennent publiques, sous la forme de tableaux de bord relativement simples (Figure, Iknow et Busuu). Après, il est très probable qu’apparaisse un autre élément de gamification qu’est le tableau de classement, ou leaderboard pour les anglo-saxons.
Mooc : un sentiment massif de solitude Purs objets marketing ou véritables dispositifs d'apprentissage ? L'interrogation persiste concernant les Mooc (Massive Open Onlines Courses), ou cours en ligne ouverts et massifs (Clom) en français. Rien d'étonnant, au regard de leurs résultats. Avec un taux de réussite ou d'achèvement oscillant en général entre 5 et 15 % – pourcentage d'apprenants obtenant le certificat final de suivi de la formation sur le nombre initial d'inscrits – et un taux d'abandon frisant au minimum les 80 %, ces dispositifs fondés sur l'apprentissage collectif ne font pas mieux que ce qu'ils devaient révolutionner : l'e-learning classique, où l'apprenant est seul. Conséquence, nombreux sont les acteurs ayant jeté le bébé avec l'eau du bain, la nouvelle mode étant désormais de ne plus jurer que par une autre « révolution », le Spoc, ou Small Private Online Course. Des plate-formes à rendre sociales et ludiques Un chantier outil qui n'épuise certes pas toutes les problématiques autour des Mooc.
MOOC, tutorat par les pairs, tandems … Dans ce billet, nous abordons la question des tandems au sein des MOOC de langues. Nous avons récemment fait un rapide tour d’horizon des géants du Net : Busuu, Livemocha, Babbel, etc. J’aimerais revenir cette fois sur les activités et des fonctionnalités que proposent ces différents acteurs, et en particulier sur celles liées à l’apprentissage social et les tandems. Avec quelques exemples à l’appui, nous allons explorer quelques pratiques de plates-formes déjà anciennes, pour essayer de dessiner le contour des évolutions possibles des MOOC. La machine montre rapidement ses limites. Première étape, se créer des contacts. Ensuite, les canaux de communication, synchrones ou asynchrones. Evaluation par les pairs, discussion synchrone, pas de problème technique a priori pour transposer ces fonctionnalités dans les MOOC de langues. Le consortium edX est en train d’intégrer dans son code Open edX (le code de FUN) la notion de petit groupe de pairs.