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Vous avez dit « enculé »

Vous avez dit « enculé »
L’incident est atypique. Il m’arrive souvent de reprendre les gens qui emploient le terme d’ "enculé", avec des collègues ou des amis d’amis ; ce qui s’ensuit est généralement une conversation trop longue et souvent pénible pendant laquelle la personne avec qui je parle essaie de prouver qu’elle est dans son droit. Les arguments sont toujours plus ou moins les mêmes. Il existe une panoplie relativement standard. L’une des premières justifications est de signifier, d’une façon ou d’une autre, que si le terme est fort c’est que la faute est grave : "C’est vraiment un connard". "Non, mais un mec pareil...". Ici possible digression de la part de mon interlocuteur : on me fait remarquer que des femmes aussi se font enculer, donc utiliser le terme ne renvoie pas nécessairement aux pédés, et donc n’est pas nécessairement homophobe. Un enculé, donc, c’est un pédé. Quelle est la différence entre traiter quelqu’un de sale enculé et traiter quelqu’un de sale bougnoule ? Les mots sont importants.

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L'impolitesse du désespoir - Une heure de peine... Je n'ai pas d'humour. Voilà, comme ça, c'est dit. J'ai préféré préciser ce point d'entrée de jeu pour que les choses soient claires... Parce qu'on va me le reprocher, et parce que c'est aussi de ça dont je voudrais parler : de toutes ces situations où l'on reproche à l'autre de ne pas comprendre ou de ne pas vouloir comprendre que c'est de l'humour. De ces petites phrases simples que l'on lâche facilement : "c'est bon, c'est de l'humour", "c'est pas sérieux", "faut pas le prendre au premier degré", "mais personne n'y croit vraiment !", et toutes ces sortes de choses.

Agroécologie : quand Bastamag voit ce qu'il croit Le 19 juillet dernier, le journal altermondialiste en ligne Bastamag publiait un reportage sur la ferme expérimentale agroécologique du Mas de Beaulieu, en Ardèche, gérée par l'association Terre et Humanisme, qui sont des disciples du quasi-gourou Pierre Rabhi : La lecture de ce papier provoquait forcément un grand moment de perplexité : comment croire ce que dit l'article, à savoir que des gens qui cultivent sur un sol très difficile sans aucun pesticide et en utilisant trois à quatre fois moins d'eau que les autres agriculteurs parviennent à obtenir des rendements tout à fait comparables à ceux de la concurrence productiviste ???? Comment un tel miracle agronomique est-il possible ? Arrosent-ils leurs plantations avec de l'eau de Lourdes ????? « Oui mais, les stagiaires, qui payent, ils sont là en formation, c'est normal qu'ils payent, en plus ils ralentissent le travail des autres qui doivent les former », entend-on déjà.

"Ne sois pas une Fatou" : des jeunes Françaises racontent leurs blessures Parisiennes, elles ont le passeport bordeaux et la peau noire. Anne, Fanta, Gaëlle et Christelle sont les héroïnes modernes d’une série vidéo née en Angleterre puis exportée en France par la réalisatrice Cecile Emeke. Repérée par la presse anglaise et américaine grâce à ses mini-feuilletons - Ackee & Saltfish - , Cecile Emeke, réalisatrice jamaïco-britannique, est ensuite passée au documentaire avec une série intitulée Strolling. Sa série de portraits vidéo initiée en Angleterre en 2014 a rapidement traversé la Manche pour s'intéresser aux spécificités françaises. Filmées dans les rues de Paris, ces vidéos en anglais sous-titrées en français, donnent la parole à une jeunesse française qui ne trouve pas toujours sa place dans le pays qui l'a vu grandir.

La religion, une affaire privée Parce qu’entre autres régressions intellectuelles, éthiques, politiques, nous assistons depuis les massacres des 7, 8 et 9 janvier au retour en force d’un néo-laïcisme autoritaire, brutal et – disons-le – focalisé sur les musulman-e-s, parce que ce néo-laïcisme subvertit radicalement tout ce que la pensée et la législation laïque ont pu avoir d’émancipateur depuis 1880 et 1905, parce qu’en particulier nous ré-entendons aujourd’hui partout l’absurde rengaine sur la nécessité, prétendument laïque, d’une religion qui reste « une chose intime », « cantonnée dans la sphère privée », il nous a paru utile de republier une brève mais efficace leçon de droit et d’histoire, extraite d’un livre dont le titre, lui aussi, est tristement d’actualité. S’il est un élément de la propagande des « laïcards » qui est rarement contesté, c’est l’idée que la religion appartient au « domaine privé ». Mais comment peuvent-ils maintenir ce principe côte à côte avec celui la religion, « chose privée » ? I. A.

L’humour est une arme Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. L’humour pour les nuls Depuis quelque temps, à force de l’ouvrir au sujet de l’humour, mes amis militants et moi, on a fini par atteindre certaines oreilles. Et, comme on pouvait s’y attendre, nos propos et nos revendications n’ont pas été du goût de tout le monde. Il faut dire que le sujet est délicat dans une société où il est de bon ton de dire « qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde » et ce sans même se demander pourquoi et dans quel contexte Desproges a bien pu dire ça. Bref, captain obvious to the rescue, les gens veulent rire de tout. Ou plutôt, ils veulent rire de ce qu’ils veulent sans se prendre la tête et surtout, sans réfléchir. Les gens veulent rire de tout donc, et craignent pour leur droit à continuer de dire « oogah boogah » devant un noir quand on dénonce leur humour intolérant.

– Westworld incarne avec brio la culture pornographique. Ces plaisirs violents ont de violentes fins, Westworld incarne avec brio la culture porno par Susan Cox publié sur FEMINIST CURRENT, le 8 décembre 2016 Contrairement à la science-fiction fleur bleue des décennies passées, dans laquelle les humains courent après l’Intelligence Artificielle qui résoudra les grands mystères de l’univers, dans la série Westworld produite par HBO, les actionnaires d’une multinationale balancent une quantité hallucinante de capital dans le développement technologique, juste pour que des hommes puissent violenter des robots sexuels plus réalistes. Aujourd’hui, cette vision semble proche de la réalité.

Les vrais mâles préfèrent la viande – Convergences du féminisme et de l’antispécisme [1] « « Viens, mon Grand », hurlait le morceau de foie délirant que dans ma propre aberration j’achetai un après-midi chez le boucher et que, croyez-le ou non, je violai derrière un panneau d’affichage, en route pour une leçon préparatoire au bar mitzvah. » Philip Roth, Portnoy et son complexe, éd. Folio, 1991, p. 33.

Une révolution conservatrice dans la laïcité La loi anti-foulard du 15 mars 2004 a été présentée par ses promoteurs comme un « retour aux sources ». Selon le récit mythique qu’ils ont réussi à imposer à l’opinion, cette loi n’aurait fait que « ré-affirmer » des principes oubliés, « re-découvrir » la pertinence et l’actualité des textes fondateurs, « re-trouver » la saine intransigeance de Jules Ferry, Jean Jaurès ou Gambetta, « rappeler la loi » et ainsi « restaurer » ou « refonder » un ordre mis en péril par un renouveau de la menace religieuse. Le paradoxe, rarement relevé, est que cette rhétorique du retour aux sources a servi à promouvoir une nouvelle loi - une loi qui, en imposant désormais la « neutralité » aux usagers et non plus seulement aux agents du service public d’éducation, opère une transformation radicale de la laïcité française, en rupture totale avec l’esprit des lois fondatrices [1]. passage d’une conception laïque de la laïcité à une conception religieuse de la laïcité ;

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