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Pourquoi De Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?

Pourquoi De Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?
Extraits de l’excellent livre C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ? C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87 Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963 En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. » Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. « La France a été traitée comme un paillasson ! Allons, allons, Peyrefitte ! 13 mai 1964 Charles-de-Gaulle : – Mais je vous l’ai déjà dit ! Related:  A LIRE RELIRE

Crise du capitalisme: André Gorz avait tout compris - 3 octobre 2012 Penser la sortie du capitalisme avec André Gorz Il y a cinq ans, le lundi 24 septembre 2007, une dépêche de l’AFP annonçait en fin d’après-midi que le philosophe André Gorz s’était suicidé en compagnie de sa femme. La nouvelle était presque passée inaperçue, même si le suicide d’un couple «main dans la main» n’est pas chose banale. Ce qui l’était encore moins, c’est qu’André Gorz avait eu la délicatesse de laisser entrevoir cette issue à ses lecteurs un an auparavant. «Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre», écrivait-il à l’automne 2006 dans «Lettre à D.» (éd. Or, il est fondamental de revenir sur l’œuvre d’André Gorz aujourd’hui. Pour Gorz, il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. «En ce qui concerne la crise économique mondiale, nous sommes au début d’un processus long qui durera encore des décennies. Vous avez bien lu. Christophe Fourel et Olivier Corpet Bio express

Discours historique de Nelson Mandela, le 26 juillet 1991 -- Nelson Mandela Premier secrétaire du Parti communiste, président du Conseil d’Etat et du gouvernement de Cuba, Président de la République socialiste de Cuba, commandant en chef, le camarade Fidel Castro ; Internationalistes cubains, qui ont tant fait pour libérer notre continent ; Peuple cubain, camarades et amis : C’est un grand plaisir et un honneur d’être présent ici aujourd’hui, surtout pour un si grand jour dans l’histoire révolutionnaire du peuple cubain. Aujourd’hui, voici la Cuba révolutionnaire, la Cuba internationaliste, le pays qui a tant fait pour les peuples d’Afrique. Nous avons longtemps rêvé de visiter votre pays et d’exprimer les nombreux sentiments que nous éprouvons pour la révolution cubaine, sur le rôle de Cuba en Afrique, en Afrique australe et dans le monde. Le peuple cubain occupent une place particulière dans le cœur des peuples d’Afrique. Dès les premiers jours la Révolution cubaine a elle-même été une source d’inspiration pour tous les peuples épris de liberté. Nelson Mandela

Soutenir l'industrie n'est pas forcément soutenir l'emploi et la croissance On pourrait croire naïvement que soutenir l'industrie et soutenir l'activité globale nécessite la mise en place des mêmes politiques. Or, ce n'est pas le cas. Soutenir l'industrie peut impliquer la mise en place de politiques économiques très différentes de celles qui soutiennent l'activité globale ou l'emploi global. Mais le soutien de l'activité globale et de l'emploi global est aussi nécessaire en France, avec la faiblesse de la croissance de long terme, le niveau élevé du chômage et du chômage structurel. Ambiguïté Une dépréciation du change soutient les exportations en volume (cela s'est vu en France de 1998 à 2000, depuis 2009 ; à l'opposé, l'appréciation de l'euro de 2001 à 2008 a freiné nettement les exportations), a peu d'effets dans les économies contemporaines sur les importations en volume, et est donc favorable à l'industrie. Chômage des jeunes Freinage des salaires

Article offert : Svetlana Alexievitch: c'est comment, l'après-communisme? Le prix Nobel de littérature 2015 a été attribué, jeudi 8 octobre, à Svetlana Alexievitch, écrivaine biélorusse auteure de six ouvrages dénonçant les ravages de la guerre en Afghanistan dans Les Cercueils de zinc, ou de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl dans La Supplication. Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse. Le prix récompense la romancière pour « ses écrits polyphoniques, un monument à la souffrance et au courage de notre époque », précise le communiqué de l'académie. Voici un entretien réalisé par Dominique Conil à l'occasion de son dernier livre, La Fin de l'homme rouge, publié sur Mediapart le 6 octobre 2013. Dans sa vie, Svetlana Alexievitch aura passé beaucoup de temps dans les cuisines, ce haut lieu de la conversation russe. Et pendant tout ce temps, un quart de siècle et plus, cette femme qui ressemble à ceux qu’elle côtoie, coiffée comme ça vient, chemisier de coton, a écouté la Russie silencieuse. Littérature ? « De nos jours il faut agir et non parler...

Ordre Spontané: Un homme averti en vaut deux Techniquement, si la France [1] devait décider de sortir de la zone euro et de réinstaurer un nouveau-nouveau-franc, ça ne poserait pas vraiment de difficulté insurmontable. Dans la mesure où, d’une part, la Banque de France existe toujours et où, d’autre part, le dispositif légal qui permet à l’État de nous imposer l’utilisation de sa monnaie à l’exclusion de toute autre n’a jamais cessé d’exister, remplacer l’euro par une nouvelle version du franc se résume à une simple reniement de nos promesses passées – lesquelles, surtout en politique, n’engagent que ceux qui les ont écouté. Bien sûr, l’opération comporte quelques difficultés d’ordre technique et coûterait sans doute un peu d’argent mais, mon Dieu, rien dont nous ne puissions venir à bout. En pratique, donc, l’État français pourrait très facilement décider que l’euro n’a plus cours légal en France et le remplacer par le franc avec – par exemple – une parité d’un franc français pour un euro. L’objectif, c’est de dévaluer

Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler Temps de lecture: 26 min L'utilisation de l’arme nucléaire par les Etats-Unis contre le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale fait depuis toujours l’objet d’un débat vif en émotions. Au départ, rares étaient ceux qui remettaient en cause la décision prise par le président Truman de larguer deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Larguer deux bombes atomiques n’était donc pas nécessaire pour gagner la guerre. Mais ces deux écoles de pensée s’accordent toutefois sur le fait que les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, avec de nouvelles armes puissantes, ont poussé le Japon à capituler le 15 août 1945. Le calendrier Le premier problème posé par cette interprétation traditionnelle est un problème de calendrier. Dans l’histoire d’Hiroshima, telle qu’elle est racontée dans la plupart des récits historiques américains, le jour de ce premier bombardement –le 6 août– constitue une sorte d’apothéose narrative. Nagasaki, le 9 août 1945. Le président John F. Une histoire commode

Les produits dérivés dépassent leur niveau d'avant-crise Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Marie Charrel « Les produits dérivés sont une arme de destruction massive », a coutume de dire l'investisseur et milliardaire américain Warren Buffett. L'étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d'analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n'est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c'est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d'avant la crise des subprimes. Au premier semestre 2013, elle s'élevait en effet à 693 000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). Mais si l'on compare ces chiffres au PIB du pays d'origine de la banque, le classement est un peu différent.

Mémoires de feu en Corée du Nord, par Bruce Cumings Plutôt que d’une guerre « oubliée », mieux vaudrait parler, s’agissant de la guerre de Corée (1950-1953), d’une guerre inconnue. L’effet incroyablement destructeur des campagnes aériennes américaines contre la Corée du Nord – qui allèrent du largage continu et à grande échelle de bombes incendiaires (essentiellement au napalm) aux menaces de recours aux armes nucléaires et chimiques (1) et à la destruction de gigantesques barrages nord-coréens dans la phase finale de la guerre – est indélébile. Ces faits sont toutefois peu connus, même des historiens, et les analyses de la presse sur le problème nucléaire nord-coréen ces dix dernières années n’en font jamais fait état. La guerre de Corée passe pour avoir été limitée, mais elle ressembla fort à la guerre aérienne contre le Japon impérial pendant la seconde guerre mondiale, et fut souvent menée par les mêmes responsables militaires américains. Le napalm fut inventé à la fin de la seconde guerre mondiale. Les bonnes personnes ?

Crises : mensonges et oublis La présentation de la crise actuelle faite dans les médias est influencée, consciemment ou inconsciemment, par une idéologie dominante.Par Vladimir Vodarevski. La manière dont l’histoire et l’actualité nous sont présentées est influencée, consciemment ou inconsciemment, par une idéologie dominante. Le résultat est d’occulter des faits qui sont contraires à cette idéologie, et à éviter ainsi soigneusement tout débat. À propos de la crise de 1929, nous avons appris qu’elle a été causée par la spéculation. Ce tableau ne correspond cependant pas à la réalité. Dire qu’ensuite le New Deal a relancé l’économie est aller un peu vite en besogne. La crise actuelle est également présentée de manière très idéologique. Dire que la finance est dérégulée est un mensonge éhonté. D’autre part, le rôle des États dans la crise est soigneusement éludé. La politique monétaire est au cœur de la crise actuelle comme de celle de 1929. On nous parle beaucoup de démocratie, de pouvoir du peuple. —-Sur le web.

L’État livré aux financiers Votée il y a plus de quarante-et-un ans, la loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, qui modifiait les statuts de la banque centrale et précisait les modalités de financement du gouvernement par cette dernière, continue d’alimenter de sa présence le débat public, alors même qu’elle n’est plus en vigueur depuis 1993, date à laquelle une nouvelle loi conférant notamment à la Banque de France son indépendance l’a rendue caduque. Par quel miracle expliquer ce phénomène ? Du fait de la contagion de la crise financière à l’économie réelle et, depuis au moins 2009, à sa mutation en une crise des dettes souveraines au sein de la zone euro, la loi de 1973 est parfois présentée, principalement à l’extrême droite et à l’extrême gauche de l’échiquier politique français, comme le point de départ de l’asservissement de l’État à la domination du capitalisme financier. La genèse de la loi de 1973 Il convient, en préambule, de poser une première question. Figure 1 Figure 2

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