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Eric Floerke : Créer et apprendre avec son téléphone portable

Eric Floerke : Créer et apprendre avec son téléphone portable
Et si tous les élèves avaient entre leurs mains un précieux outil pédagogique que l’Ecole aurait intérêt à exploiter plutôt qu’à interdire ? C’est le pari d’Eric Floerke, professeur de lettres au lycée Théodore Deck de Guebwiller : pour mieux s’approprier les ressorts du genre romanesque, les élèves ont été invités à réaliser des séquences vidéos à l’aide de l’objet tant décrié : leur smartphone. En transgressant ainsi un tabou, Eric Floerke nous livre quelques précieuses leçons : pour développer les connaissances, il faut favoriser les activités créatives et collaboratives ; le professeur de français a pour mission la maîtrise réfléchie non seulement de la langue, mais aussi du langage de l’image et des outils numériques ; rien de ce qui appartient au monde des élèves ne saurait être étranger à l’Ecole … Votre projet utilise un outil prohibé dans la plupart des établissements scolaires : le portable. Pourquoi un tel choix ? Au final, quel vous semblent les intérêts d’un tel projet ?

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/05/12052014Article635354691684546764.aspx

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Pour quelles raisons j’autorise les élèves à utiliser en classe leur smartphone, ou iPod, ou éventuellement tablette L’apprentissage est en premier lieu un processus, un mouvement, une évolution. Rien n’est figé, immuable et définitif. Les interdictions sont incompatibles avec les progrès émergents grâce aux compétences. En début d’année, j’annonce aux élèves, toujours très surpris, que la salle dans laquelle ils se trouvent est une «salle-laboratoire» et que leur cahier est un «cahier-laboratoire» : ils vont émettre des hypothèses toute l’année, tâtonner, faire des erreurs et s’améliorer. Je leur annonce qu’ils sont autorisés à travailler en groupe ou avec leurs voisins. Ils apprendront à travailler ainsi grâce au Kanban.

La "classe à l'envers", petite révolution pédagogique au Canada "Bonjour, ici Madame Annick". Celle qui s’exprime ainsi sur une vidéo YouTube avec un joli accent canadien n’est pas une animatrice de la télé, mais professeure de maths, d’histoire et d’anglais dans une école publique, l’école Le Mascaret à Moncton, à l’extrême sud-est du Canada. Annick Arsenault Carter, 41 ans, adresse ses leçons (environ 10 minutes) sur les probabilités, les diagrammes circulaires ou les décimales à ses élèves de 7e (11-12 ans).

Julien Lefebvre : La tête dans le Cloud Le Cloud est un outil de stockage à distance de plus en plus répandu : on peut l’utiliser pour déposer ses fichiers sur le web, partager ses données avec d’autres internautes, les modifier grâce aux outils intégrés d’édition en ligne … C’est ce service, ce nouveau modèle diront certains, qu’explore pédagogiquement Julien Lefèvre, professeur de lettres au Lycée Stendhal, le lycée français de Milan. Le Cloud apparait comme un nouvel espace de travail collaboratif riche de nombreuses possibilités, notamment rendre plus vivante, efficace et stimulante la forme scolaire traditionnelle qu’est « l’exercice ». Votre projet semble né d’un constat d’échec quant à la façon de travailler habituelle des élèves : pouvez-vous expliquer ? Ne forçons pas trop le trait, nombreux sont les élèves qui font régulièrement le travail demandé ! Vous utilisez le « cloud », en l’occurrence Google Drive, pour en faire un espace de construction collaborative des savoirs : comment procédez-vous concrètement ?

Forum des enseignants innovants : Robert Delord : Des QR codes au service de la pédagogie Un QR Code est un code barre qui permet de stocker des informations numériques (textes, images, adresses de site web…). Il peut être imprimé sur un support papier, placé dans un livre ou dans l'environnement urbain. Déchiffré à partir d'un téléphone mobile équipé d'un appareil photo et du lecteur approprié, il relie alors l'espace physique et l'espace numérique. Peut-on en concevoir un usage éducatif ? C’est la proposition de Robert Delord, professeur de langues anciennes dans la cité scolaire du Diois à Die. Aux documents de cours sont associés des liens : ils permettent aux élèves d’accéder à de nouvelles ressources (exercices, textes, contenus multimédias…) pour individualiser et enrichir leur parcours d’apprentissage.

pédagogie inversée La pédagogie inversée est une stratégie d’enseignement où la partie magistrale du cours est donnée à faire en devoir, à la maison, alors que les traditionnels devoirs, donc les travaux, problèmes et autres activités, sont réalisés en classe. L’auteure Shelley Wright voit dans cette approche une révolution de notre application de la traditionnelle taxonomie de Bloom. Selon l’enseignante, cette taxonomie qui présente les fonctions cognitives dans une progression des plus simples aux plus complexes amènent les enseignants à baser leur enseignement sur les fonctions simples comme la mémorisation avec pour objectif trop souvent jamais atteint de construire jusqu’aux fonctions complexes. L’approche de Wright retourne l’approche classe en plaçant au premier niveau de la pyramide les fonctions cognitives complexes, comme l’évaluation et la création.

Alexandre Martin-Gomez : Des livres numériques enrichis par des collégiens « Tout parle en mon ouvrage » : tel est le nom du projet présenté par Alexandre Martin-Gomez, professeur-documentaliste au collège Ausone à Bazas. En collaboration notamment avec Sophie Scalieri, professeure de lettres, le travail a permis de faire produire par des élèves de sixième des livres numériques à destination des publics de l'établissement en difficulté. Les collégiens ont réalisé l’ouvrage de 74 pages sur tablette : écriture, enregistrements audio, mixage, illustrations, visuels, montage et diffusion. Le projet a permis de développer des compétences interdisciplinaires, en particulier en lettres, arts plastiques et documentation. « Tout parle en mon ouvrage » : est-ce à dire que la tablette numérique, loin d’être l’ennemie du livre, serait à même de réconcilier certains avec la lecture ? Le projet est présenté au 7ème Forum des enseignants innovants.

En direct de Bordeaux L’innovation n’est pas un but en soi : en réalité, les enseignants qui explorent de nouveaux chemins pédagogiques cherchent à revitaliser les modalités d’apprentissage pour redonner au travail scolaire du plaisir et du sens. En témoignent tous les projets présentés dans ce mensuel de mai, menés avec ou sans le numérique, par des professeurs de lettres ou en collaboration, au collège ou au lycée (général, professionnel, agricole). Ceux-ci ont été présentés au 7ème Forum des enseignants innovants qui s’est déroulé à Bordeaux les 16 et 17 mai 2014. Un « musée imaginaire numérique » avec Pinterest Professeure de lettres-histoire au lycée des métiers Doriole de La Rochelle, Laurence Juin exploite depuis plusieurs années les intérêts pédagogiques du numérique, notamment sa capacité à impliquer l'élève dans la construction de ses savoirs en favorisant la collaboration et la mutualisation.

Aline Gatier : « Ce que je préfère, c'est quand un élève devient un mot » Professeure de français et de philosophie au Lycée agricole La Germinière au Mans, Aline Gatier y anime depuis plusieurs années le « Blog abécédaire ». Les élèves construisent en ligne, progressivement et collaborativement, un dictionnaire qui les aidera à élargir leur vocabulaire et à maîtriser la polysémie, à lutter contre le copier-coller internet en variant et référençant les sources, à réaliser que les mots ne sont pas neutres, qu'ils véhiculent des idées et entraînent des actes. Le blog abécédaire s’enrichit d’année en année, au fil des générations d’élèves. La continuité est aussi le secret d’un tel projet.

Un roman policier en SMS en seconde pro De novembre 2013 à mai 2014, au lycée professionnel Toulouse-Le Mirail, 30 élèves de seconde écrivent une fiction policière dans une ville du futur. L’atelier d’écriture est particulièrement stimulant par ses modalités, collaboratives et numériques, de travail et de publication : chaque semaine, les élèves envoient par SMS un nouvel épisode de leur histoire à tous leurs abonnés ; un blog permet aussi de suivre le projet « Ma ville 5.0 » dans sa continuité ; les enseignantes, Nadia Durel et Lysis Bragance, y travaillent en équipe avec un écrivain, Mouloud Akkouche. Le roman policier : un sous-genre littéraire ? Les smartphones en classe : à interdire ? Les SMS : responsables de la décadence de la langue française ?

Podcasts gratuits pour apprendre les langues européennes Accueil > Formations et ressources > Liste des répertoires > Podcasts gratuits pour apprendre les langues européennes Les langues telles qu’elles sont parlées et comprises par les locuteurs natifs 905 Rue de Nemours,bur. 217, Québec, QC G1H 6Z5CanadaTél.: 418-781-6423 poste 2135

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