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Les MOOCs sont-ils condamnés ?

Les MOOCs sont-ils condamnés ?
À la mi-novembre 2013, Sebastian Thrun, ancien salarié de Google, ancien enseignant à Stanford, co-fondateur de Udacity, pionnier des xMOOCs avec le fameux cours consacré à l'intelligence artificielle qui avait rassemblé plus de 160 000 étudiants, a déclaré qu'il jetait l'éponge et arrêtait les MOOCs universitaires. Dans la déclaration motivant sa décision, Thrun disait avoir un problème "moral" : les MOOCs ne remplissent pas leur office, ils ne fournissent pas un enseignement de qualité. Conséquemment, une toute petite fraction seulement des milliers d'inscrits parvient jusqu'au terme du cours, et dans ce petit groupe on trouve ceux qui sont déjà les mieux dotés en termes d'autonomie et de pré-requis. Bref, le MOOC ne va pas permettre au monde entier d'accéder à l'enseignement supérieur. Et Udacity ne figurera pas parmi les 10 universités survivantes au niveau mondial en 2060, comme Thrun l'avait impudemment déclaré voici seulement deux ans. MOOCs, lendemain de fête Mon MOOC à moi...

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Faire évoluer son MOOC Le MOOC « Monter un MOOC de A à Z » se termine, et c’est maintenant l’heure du bilan. Il s’agit d’identifier ce qui a marché et ce qui a moins bien marché, l’idée étant de tirer les leçons de cette édition pour améliorer la suivante. En effet, selon toute vraisemblance, la formation sera relancée avant la fin de l’année. Elle sera plus complète, avec de nouvelles activités et de nouveaux parcours. Mais avant de foncer tête baissée, il s’agit de faire une pause et de faire le point sur l’édition qui vient de se terminer …

Les MOOC , un très remarquable exercice de “soft power” qui ne va pas rester soft très longtemps XEnvoyer cet article par e-mail Les MOOC, un très remarquable exercice de “soft power” qui ne va pas rester soft très longtemps Nouveau ! Pas le temps de lire cet article ? Classez le dans vos favoris en cliquant sur l’étoile. La construction de l’économie du web et de la connaissance ne se fera pas sans les professionnels de la documentation Pistolero ! CCBYSA David Zeelaby via Flickr À la lecture du pamphlet (texte tiré à 50 000 exemplaires et distribuée gratuitement dans toutes les librairies françaises) que Monsieur Richard Malka vient de publier avec le soutien du Syndicat national de l’édition (SNE), on ne peut s’empêcher de penser : mais qu’est-il donc allé faire dans cette galère ?

Cours en ligne: pour réenchanter la révolution Mooc, passez aux Spoc Durant un an ou deux, les cours gratuits en ligne ont semblé être l’avenir tout tracé de l’enseignement supérieur. Pourquoi, s’étaient demandé plusieurs spécialistes influents de l’informatique, avoir des milliers de lycées et d’universités donnant tous le même cours à de petits groupes d’étudiants à travers le pays, lorsqu’il est possible de voir le même cours dispensé au monde entier par un seul enseignant particulièrement brillant via Internet? Dans un article de Wired paru en mars 2012 à ce propos, Sebastian Thrun, fondateur d’Udacity et spécialiste en intelligence artificielle de l’université de Stanford, prévoyait qu’il ne resterait plus dans dix ans qu’une dizaine d’institutions d’enseignement supérieur au monde. Et Udacity, estimait-il, pourrait en faire partie. Toutefois, cette prédiction semble aujourd’hui grandement exagérée.

Mooc : la standardisation ou l’innovation Le développement des cours en ligne massifs et ouverts (Mooc pour massive online open courses) attise autant l’enthousiasme que le rejet. Pourtant, comme nous l’avons déjà signalé, ils n’ont rien de magique et paraissent bien souvent plus une réponse économique qu’éducative. En accentuant la concurrence entre universités et entre les étudiants eux-mêmes… les Mooc semblent répondre à un problème pédagogique par une solution économique très spécifique. Or, l’enjeu éducatif n’est pas là.

MOOC : quelques erreurs à ne pas commettre Concevoir un MOOC n’est pas une sinécure, qu’on se le dise. Ce n’était pas la première fois que je me lançais dans ce type de projet; aussi, je savais à quoi m’attendre en acceptant la responsabilité de le mener à bien. La tournure qu’ont pris les événements ne m’a pas surprise; néanmoins, le choc a été rude. C’est une chose de faire partie d’une équipe de MOOC, c’en est une autre que de gérer l’ensemble du processus et de réaliser l’essentiel du travail. En montant cette formation, j’ai fait un certain nombre d’erreurs sur lesquelles j’aimerais revenir; autant que cela profite aux futurs concepteurs de MOOC. Ma première véritable erreur, c’est de m’être lancé sans avoir terminé de produire mes ressources pédagogiques.

MOOC et pédagogie par projet Les MOOC : un simple enchaînement de vidéos et de quizz ? Cette caricature du e-learning en général, et du MOOC en particulier, est bien implantée dans les esprits. Pas étonnant dans ces conditions que certains les qualifient de « formations au rabais ». S’il est vrai qu’une grande partie des cours proposés sur Coursera & Co ont adopté ce format, cela ne signifie pas pour autant que les MOOC s’y cantonnent nécessairement. Il ne tient qu’aux enseignants d’innover et d’expérimenter, car les pédagogies numériques sont au moins aussi diverses que les pédagogies traditionnelles.

Quels enjeux pour les MOOCs ? Dominique BOULLIER Sociologue. Professeur à Sciences Po Dominique Boullier est de ceux qui n’ont pas peur de cumuler les activités ! En savoir + Communautés d'apprentissage, e-learning et MOOCs Sur son blog Pédagogie universitaire - Enseigner et Apprendre en Enseignement Supérieur, Amaury Daele propose un billet consacré aux communautés de pratique et d'apprentissage, qui contient principalement un diaporama intitulé "Développer des communautés d'apprentissage pour soutenir le e-learning". Ce diaporama est une ressource de formation; on y trouvera donc des adresses directes aux étudiants de M. Daele, qui ne nous intéressent pas nécessairement ici. Précisions toutefois que ces étudiants sont en réalité des enseignants et des formateurs qui se trouvent donc à la fois dans la posture de l'enseignant et dans celle de l'apprenant. Mais le diaporama comprend également de nombreux éléments utiles à tous ceux qui souhaitent mettre en place ou faciliter la mise en place de communautés de pratique ou d'apprentissage en soutien à un cours distribué à distance ou même en blended learning. Communauté de pratique ou d'apprentissage ?

Quelles ressources devez-vous produire pour votre MOOC ? Quand vous vous lancez dans la conception d’un MOOC, vous allez devoir mettre au point un certain nombre de ressources. Pas seulement des vidéos de cours et des énoncés de devoir; il faudra aussi faire des tutoriels, des FAQ, et des dizaines de documents de toutes sortes. Dans cette vidéo issue du MOOC « Monter un MOOC de A à Z », nous allons faire un bref tour d’horizon des différentes ressources que l’on peut trouver au sein d’un MOOC. Je vous propose trois grandes catégories plus ou moins informelles : Premièrement, les ressources pédagogiques à proprement parler, dont l’objectif principal est d’apprendre quelque chose. Bien sûr, les vidéos de cours, que vous les ayez produites vous-même ou que vous les ayez trouvé sur Internet. La frénésie MOOC : quand l’innovation est contre-révolutionnaire (Riff a GIF of David Kernohan’s Day of the MOOC poster for the Horror of the MOOCs assignment) On assiste depuis plusieurs mois à un véritable déferlement médiatique sur les MOOCS (Massive online open courses), CLOMS en français (cours en ligne ouverts et massifs). Mais qu’en est-il réellement de ce dispositif anglo-saxon lorsqu’on le considère dans l’environnement français de l’enseignement supérieur ? Vous avez dit MOOCS?

Les écueils des MOOCs Dominique BOULLIER Sociologue. Professeur à Sciences Po Dominique Boullier est de ceux qui n’ont pas peur de cumuler les activités ! En savoir + Apprendre par soi-même, mais pas tout seul et pas pour rien Après avoir compilé le Répertoire des cours ouverts et Moocs (Open Courseware) et celui des ressources éducatives libres (OER), j’ai été impressionné par l’expansion qu’a pris le mouvement de l’éducation ouverte depuis deux ans. Ce ne sont plus quelques centaines de cours en anglais mais bien des dizaines de milliers en plusieurs langues, du polonais au mandarin en passant par l’espagnol, le français ou le portugais et autres langues. À ces cours s’ajoutent des réseaux d’entraide et de diffusion bien organisés. Mais en regardant les chiffres de fréquentation de la plupart de ces sites, on constate qu’ils n’ont rien de mirobolant. Visiblement ce sont les initiés qui les fréquentent et les exploitent : certains professeurs, conseillers pédagogiques et concepteurs de cours.

L'incroyable productivité des cMOOCs Si vous vous intéressez à l'actualité des MOOCs et lisez les articles réguièrement publiés sur Thot Cursus sur ce sujet, vous devez maintenant savoir qu'on distingue habituellement deux catégories de MOOCs : - Les xMOOCs, qui sont des cours académiques massivement distribués; les contenus sont préparés par l'institution distribuant le cours, et les apprenants doivent assimiler ces contenus. Des tests réguliers et un examen final (qui peut prendre diverses formes) permettent de vérifier le niveau de rétention et de compréhension des contenus, et d'attribuer un certificat de réussite à ceux qui ont obtenu le niveau minimal exigé. - Les cMOOCs, qui sont des espaces de co-construction des savoirs et savoir-faire par les apprenants eux-mêmes. Les animateurs du cours établissent une liste de sujets qui sont abordés dans le cadre d'une progression, fournissent des ressources favorisant la réflexion et facilitent les interactions.

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