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Rabhi : "C'est la civilisation la plus fragile de l'Histoire"

Rabhi : "C'est la civilisation la plus fragile de l'Histoire"
Pierre Rabhi chez lui (Audrey Cerdan/Rue89). Le grand public a un peu entendu parler de lui lors de sa pré-campagne présidentielle de 2002, ou dans le dernier film de Coline Serreau. Chez les écolos convaincus, il est un des penseurs qui comptent le plus. Lui n’a pas « fait le Larzac », car la communauté ce n’est pas son truc. Son « mouvement des oasis en tous lieux » a donné naissance à des oasis réelles, dont l’association Terre et humanisme est le principal fer de lance. Rue89 : Jamais la consommation bio, le développement durable ou le vote vert ne se sont aussi bien portés. Pierre Rabhi : Tant que l’écologie restera une question subsidiaire qu’on traite par des « Grenelle », tout cela ne sera que diversion et amusement. Les Etats ne sont pas assez honnêtes pour considérer cette question comme absolument essentielle, ils préfèrent perfectionner ce qui sert la mort (comme les armes) que ce qui sert la vie. Qu’appelez-vous la « toute puissance du lucre » exactement ? Related:  ghislaine61Décroissance forcée / voie non durable

Pierre Rabhi : « La COP21 ne s’attaque pas aux sources des déséquilibres » Entre deux conférences, la promotion de ses derniers livres et la rédaction d’un manifeste, prélude au lancement d’un forum citoyen, Pierre Rabhi nous a reçus chez lui, à Montchamp, hameau paisible d’Ardèche. Le paysan-philosophe de 77 ans, chantre de l’agroécologie, ne se fait guère d’illusion sur l’issue de la COP21 et appelle à quitter le culte de la croissance indéfinie. L’agroécologie qu’il défend promeut, entre autres pratiques agricoles, la pluriculture, le compostage ainsi que la recherche de complémentarité entre espèces, et cherche à intégrer l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé tels qu’une meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, la réintroduction des haies, le reboisement et la biodiversité. Dans un mois, les dirigeants de 195 pays se penchent sur le futur de la planète. Qu’attendez-vous de la Conférence de Paris sur le climat ? Pierre Rabhi Il ne sortira rien de cette énième grand-messe. C’est-à-dire ?

Effondrement La première prise de conscience qu’un effondrement de notre civilisation pourrait avoir lieu, de mon vivant ou du vivant de mes enfants, m’est venue en 2008 à la suite d’une conférence d’Yves Cochet à Sciences Po Paris. Il y montrait la courbe ci-dessous, tirée du site de Paul Chefurka (1), dont j’ai découvert l’existence à cette occasion. Chefurka, un écologiste canadien anglophone, explique que la population dépend étroitement de l’énergie consommée, l’essentiel de cette énergie vient de sources fossiles, le pic de ces énergies non renouvelables est au plus tard en 2020, donc le déclin des ressources énergétiques va entrainer l’effondrement de la population. Alors que l’Organisation des Nations Unies prévoit une stabilisation de la population mondiale autour de 9 milliards vers 2050, Chefurka pense que nous ne dépasserons pas 7,5 milliards et qu’ensuite il n’y aura pas stabilisation mais déclin rapide. Ghislain Nicaise (1) (2) Collapse.

Le portail des jardins partagés et d'insertion d'Ile-de-France Les amis de Pierre Rabhi : « Nous, décroissants ? » | Rue89 Planète Erik (Terre et humanisme) explique aux visiteurs le principe de la phytoépuration, Ardèche, juillet 2010 (Audrey Cerdan/Rue89). (De Lablachère) Dans l’Ardèche de Pierre Rabhi , on vient se cultiver bio et échanger sur la « sobriété heureuse » auprès des membres de l’association Terre et humanisme . Mais décroissants ? « Non, ce serait de la provocation... » Reportage. Le petit homme, flottant dans son pantalon à bretelles, entre dans la salle commune, rafraîchie par un puits canadien. « Je ne vais pas encore vous raconter ma vie. » Il est là, à l’aise dans ses sandales, pour parler de « sobriété heureuse », le titre-concept de son dernier livre , « Vers la sobriété heureuse », récemment publié chez Actes Sud. « Nous préférons parler d’humanisme » C’était en juillet au Mas de Beaulieu, où l’association Terre et humanisme a établi ses quartiers il y a une douzaine d’années. Ici, on travaille, on pense, on mange, on se lave, on va aux toilettes à la mode écolo. mensuel

Permaculture, l'autre vision du jardin bio Si l'agriculture biologique s'inquiète entre autres, du respect de l'écosystème, la permaculture va beaucoup plus loin. Ici, chaque plante est à la place la plus optimale, chaque élément remplit plusieurs fonctions, toutes les énergies naturelles sont utilisées au mieux et la biodiversité est bien entendu respectée. Une véritable leçon d'écologie pratique pour vivre son jardin (voire plus) autrement... Historique Potager en permaculture Le terme de permaculture est un terme valise, provenant de la contraction « d'agriculture permanente » apparu dans les années 70 grâce au travail de deux passionnés australiens. Depuis, le modèle de permaculture, bien connu des Anglo-saxons, ne s'associe plus seulement à la seule pratique agricole, mais s'applique également au mode de vie dans son ensemble. Les principes Appliqués à un jardin, les principes tirés de l'observation d'écosystèmes favorisent sa productivité et le dotent d'une certaine autonomie énergétique. Conception d'un massif en permaculture

Scénario catastrophe - Le blog de Michel Lerond Lundi 7 janvier 2013 1 07 / 01 / Jan / 2013 17:15 Juste pour se faire peur, imaginons une grande ville traversée par un fleuve. Sur le fleuve un pont, avec de part et d’autre de grandes artères permettant le transit de 80 000 véhicules par jour. Sur le pont, un camion citerne chargé de 31 000 litres d’hydrocarbures, du fait d’une fausse manœuvre, se renverse. Au passage il accroche un camion frigorifique. Les autorités réagissent très vite et mettent en place des déviations éloignées de la ville pour les camions, augmentent la cadence des transports publics avec mise en place de parkings relais en périphérie, facilitent le co-voiturage et régulent la circulation aux feux et carrefours. Attention, ceci n’est pas une fiction et toute ressemblance avec des faits réels ne serait pas fortuite : c’est ce qui s’est produit réellement à Rouen sur le pont Mathilde, enjambant la Seine, le 29 octobre 2012. Après « Qu’est-ce qu’on attend ?

La maison écologique et les produits écologiques Pour une société de décroissance, par Serge Latouche « Car ce sera une satisfaction parfaitement positive que de manger des aliments sains, d’avoir moins de bruit, d’être dans un environnement équilibré, de ne plus subir de contraintes de circulation, etc. » Jacques Ellul (1) Le 14 février 2002, à Silver Spring, devant les responsables américains de la météorologie, M. George W. Bush déclarait : « Parce qu’elle est la clef du progrès environnemental, parce qu’elle fournit les ressources permettant d’investir dans les technologies propres, la croissance est la solution, non le problème. (2) » Dans le fond, cette position est largement partagée par la gauche, y compris par de nombreux altermondialistes qui considèrent que la croissance est aussi la solution du problème social en créant des emplois et en favorisant une répartition plus équitable. Après quelques décennies de gaspillage frénétique, il semble que nous soyons entrés dans la zone des tempêtes au propre et au figuré... Entendons-nous bien. Vaste et utopique programme, dira-t-on ?

Permaculture Un article de Ékopédia, l'encyclopédie pratique. La permaculture est une approche pour concevoir des habitats humains et des systèmes agricoles qui imitent les relations présentes dans l'écologie naturelle. Comme méthode systémique, la permaculture a été créée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren. Le terme Permaculture signifiait initialement "agriculture permanente" (Permanent Agriculture), mais il a été rapidement étendu pour signifier "culture de la permanence" car il était réalisé que les aspects sociaux font partie intégrante d'un système véritablement durable. En formant rapidement des individus à un ensemble de principes de conception, l'objectif est de permettre à ces individus de concevoir leur propre environnement, et ainsi de créer des habitats humains plus autonomes (on parle parfois à tort d'autosuffisance. Un exemple de permaculture utilisant les animaux et le jardin Historique Valeurs fondamentales Ces valeurs sont souvent résumées ainsi:

Growth Is Not Just One Thing How do we resolve this dilemma: the human spirit is tremendously expansive, potentially vast, greatly powerful–and yet the chorus of environmental consciousness these days is that growth is not good. That the concern with prosperity is flawed. That riches are bad. Well, then, what must we do with this immense power and capacity and the imagination to dream that is a part of being human? What is the evolutionary purpose of our capacity? Certainly, it’s not laying waste, being idle, and singing songs of good times. So what is the matter? These may be simple questions, but these are not reductionist questions. It occurred to me one day that growth, which is held as such a concern and metric of well-being that we cannot even imagine considering an alternative, may be redefined. Why, in short, are we holding on to one construct, a single construct, that happens to have only one dimension, too? There is a deeper thing to be concerned with than just Growth. I think we can. ~ramla akhtar Peace!

Laissons pousser ! - Le projet Laissons Pousser ! est une association qui réunit toutes sortes de compétences. À son origine, Hélène Binet et Emmanuelle Vibert ont conçu le projet et le mettent en œuvre. Hélène Binet a fait ses armes à la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) où elle a animé pendant 4 ans le Festival international du film nature et environnement. Emmanuelle Vibert a fait ses débuts en journalisme au milieu des années 90 sur les thèmes d’internet et de l’économie numérique alors en pleine effervescence. Toutes deux roulent à vélo, font pousser des graines germées dans leur cuisine et ont eu envie de prolonger leurs écrits écolo par cette expérience collective et festive. Natureparif Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, soutient le projet. www.natureparif.fr Le comité technique Ces naturalistes sont les garants scientifiques du projet, ils ont notamment choisi les espèces du sachet : Noé Conservation La mission de cette ONG ? www.noeconservation.org

«La décroissance, ce n'est pas l'austérité» Les réactions inquiètes à la croissance zéro mesurée par l'Insee pour 2012 le montrent : l'augmentation du PIB, censée entraîner l'emploi et les salaires, reste l'objectif indépassable des politiques économiques. Dans un tel contexte, les partisans de la «décroissance», qui contestent l'idée d'une augmentation infinie de la production, ont bien du mal à se faire entendre. Directeur du bimestriel La vie est à nous/Le sarkophage, auteur(1), Paul Ariès reconnaît le marasme actuel des milieux décroissants, et appelle à l'expérimentation concrète de solutions alternatives. Le retour de la croissance fait figure de principal horizon politico-économique. Une crise est rarement profitable à l’imagination collective. Les partisans de la décroissance ont-ils une responsabilité dans ce reflux ? Il faut reconnaître que oui, pour avoir laissé confondre décroissance et récession, serrage de ceinture. L’emploi ne dépend-il pas d’une croissance soutenue ? C'est une idée que nous remettons en cause.

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