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Les hommes qui voudraient s'intéresser au féminisme

Les hommes qui voudraient s'intéresser au féminisme
Beaucoup d'hommes, lorsqu'ils en viennent à s'intéresser aux féminisme veulent aider dans les combats pré-existants. Ainsi on le voit militer pour que la rue soit à tous et toutes, militer pour l'égalité salariale ou je ne sais quoi. Mais ces combats là sont déjà pris en charge par les femmes qui n'ont donc nul besoin qu'on leur tienne à la main. En revanche, nous avons besoin qu'on détruise déconstruise la virilité. Les femmes ne sont pas discriminées toutes seules, elles le sont car les hommes ont des avantages. Alors si les femmes féministes étudient les rôles sociaux de genre, étudient ce que constitue le "devenir femme" en termes d'injonctions et d'interdits, il convient que les hommes qui souhaiteraient aider les féministes étudient la virilité qui n'est constituée, on l'a déjà dit, que sur la négation et l'humiliation du féminin (comme la blanchité n'est construite que su l'humiliation et l'infériorisation de la négritude). Je "n'aide" plus au ménage je fais ma part. Related:  Hommes & féminismes : être un alliéHommes féministesféminisme

Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis? | Érudit | Recherches féministes v21 n1 2008, p. 149-169  Quelles raisons peuvent mener un homme à se dire proféministe et que peut-il faire pour aider le mouvement féministe? Voilà les deux questions discutées ici. J’entends proposer pour les hommes proféministes de pratiquer le contraire de l’empowerment (ou autonomisation), soit le disempowerment, c’est-à-dire une (auto)réduction du pouvoir individuel et collectif qu’exercent les hommes sur les femmes, et un (auto)positionnement d’auxiliaire par rapport aux féministes. J’entends aussi rappeler que c’est toujours par l’effort déployé par des féministes que des hommes deviennent proféministes. Cette discussion s’inspire des analyses de féministes comme Simone de Beauvoir, Christine Delphy, Colette Guillaumin et Catharine MacKinnon, ainsi que des militantes qui m’ont confronté dans la sphère intime ou publique[2]. À première vue, il est heureux que des hommes s’engagent dans la cause féministe, en ne laissant pas aux femmes seules le fardeau de s’émanciper.

Empathie et injustice « De même que les races n’existent pas mais que la réalité politique construite sur l’idée de race existe bel et bien, les sexes n’existent pas bien que la réalité politique construite sur l’idée de sexe existe bel et bien » (Thiers-Vidal, 2010, p. 36) Quand on est du côté des oppresseurs, par sa couleur de peau, son statut social, son sexe, la compréhension de l’oppression, et du vécu de cette oppression par les opprimés, est affaire d’empathie. On a jamais vécu, et on ne vivra jamais, dans son quotidien, dans sa construction psychique, dans son corps, ce que vivent celles et ceux qui subissent l’oppression. Je ne saurais jamais, intimement et concrètement, ce que cela fait d’être insulté en raison de mon origine ou de ma couleur, d’être empêcher, pour ces raisons, de louer un appartement, d’accéder à un travail… Je ne saurais probablement jamais ce que c’est que de ne pas avoir avoir assez d’argent pour me nourrir, pour me loger. Je n’ai jamais eu peur d’être violé.

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.

Détruire la virilité Beaucoup d'hommes semblent très occupés à tenter de définir leur place dans le féminisme. C'est pour moi un phénomène assez curieux que de voir des hommes, qui ont déjà une place immense dans la société, venir encore en réclamer une dans le féminisme, perdre du temps à débattre de ce sujet alors qu'il y a d'autres urgences. Discuter de sa place c'est toujours un temps qui ne sera pas passé à discuter des inégalités subies par les femmes. Alors puisque certains cherchent leur place dans le féminisme, que même là il faut se préoccuper d'eux sinon ils passent leur temps à solliciter notre attention pour en réclamer une, attribuons leur en une. Qu'est ce que la virilité ? Dans son livre, Stoltenberg dit qu'il faut détruire la virilité. Soit on part du principe que 90% de détenus masculins c'est une coïncidence. 98% de violeurs c'est une coïncidence. 99% agresseurs sexuels c'est une coïncidence. On a coutume de dire que seuls les vrais hommes ne violent pas.

How to … handle a discussion on assault without being a jerk ? | Culture, society and bananas J’ai mis une photo de chat blasé parce que j’ai remarqué que sur le net, dans les endroits sympas quand on parle d’un truc pas cool les gens mettent des photos d’animaux trop mignons et je trouve cette tradition trop géniale. Blasé parce que le fait que cet article soit une nécessité me blase. Aujourd’hui je vous propose un article totalement hors-sujet et d’un format plus court en réaction à plusieurs événements auxquels j’ai assisté récemment. Voyez vous cher.es lecteur/rices, je suis membre d’un certain nombre de groupes à tendance féministes voire intersectionnels, ces groupes sont avancés à différents niveaux et sont là pour aider un tas de gens à se déconstruire, s’interroger, s’éduquer, se soutenir etc. Du coup sur ces groupes, on y trouve des gens très safe, d’autres moins, on se prend le chou régulièrement, on avance à notre rythme et on y observe parfois des phénomènes étonnants. Quand une personne parle d’une agression c’est un grand pas dans sa reconstruction. J'aime :

Marre de parler aux hommes J’en ai marre de parler de féminisme aux hommes. Je sais que je ne suis pas censée dire ça. Je sais qu’en bonne petite féministe de la troisième vague, je suis censée vous expliquer gentiment à quel point j’aime et j’estime les hommes. Je suis censée faire état du mari avec qui je vis depuis cinq ans, de mon fils, de tous mes amis et parents de sexe masculin, et les exhiber fièrement comme une sorte de médaille du mérite, comme preuve que je ne hais pas les hommes. Je suis censée montrer patte blanche et vous prouver à quel point je suis inoffensive et gentille. Surtout, je suis censée vous caresser dans le sens du poil, vous les hommes, cajoler vos egos, vous dire à quel point vous êtes importants dans le combat pour l’égalité. Mais quand même. J’en ai marre d’expliquer aux hommes que le mouvement féministe leur bénéficiera, comme aux femmes. J’en ai marre des hommes qui s’insèrent dans les espaces féministes pour y prétendre qu’on leur fait de la peine. Like this: J'aime chargement…

Hommes et féminisme [le texte évoque uniquement le couple hétéro ; c'est un partie pris qui ne veut absolument pas laisser entendre que le couple est par essence hétérosexuel). Je voudrais donc ré-aborder ici la relation des hommes au féminisme et de ce qu'ils peuvent faire pour collaborer à l'avancée des droits. Le sexisme ne fonctionne pas de la même façon que les deux autres grands systèmes inégalitaires que sont le racisme et le capitalisme ; ces deux derniers fonctionnement sur la subordination des uns aux autres. Dans le racisme, le ou les groupes racialisés sont subordonnés au groupe qui racialise. Dans l'Amérique esclavagiste, les noirs sont subordonnés aux blancs face à qui ils ont des devoirs et des obligations. Dans ses premières phases, le féminisme a lutté contre des inégalités de faits légales comme le droit de vote par exemple pour ensuite s'intéresser aux rôles sociaux des uns et des autres. Essayons donc d'aborder quelques points utiles : - Ne plus tolérer le sexisme autour de soi.

Masculinité et intimité – Sociologie et sociétés Rotundo (1989) montre que l’amitié entre jeunes hommes présente trois volets (social, intime et romantique), à chacun desquels sont rattachés des comportements explicites, dont le baiser, l’étreinte, le toucher et le partage de la couche. Le volet social comprend les relations sociales de compagnonnage, soit le travail, les sports et les autres activités collectives. Pour leur part, les relations intimes comprennent le partage des secrets et des émotions les plus discrètes et caractérisées par une proximité et un attachement qui comprend ou non une intimité physique. Enfin, les relations romantiques portent sur l’amour pour la personne avec laquelle l’intimité est partagée. Camaraderie ou pratique de l’intime masculin La masculinité hégémonique valorise la camaraderie. La guerre exacerbe les attributs virils. Pour Ernst Jünger (1995), telle qu’il la décrit dans Les ogres d’acier, la guerre est l’expérience intime ultime. Cette situation hautement problématique expose à des dérives.

Tone argument "Just because you sound polite, doesn't mean your words aren't hurtful. Just because you sound acerbic, doesn't mean your words aren't kind." -- Comrade Squinky A tone argument is an argument used in discussions, sometimes by Concern trolls and sometimes as a Derailment, in which it is suggested that feminists would be more successful if only they expressed themselves in a more pleasant tone. This is also sometimes described as catching more flies with honey than with vinegar, a particular variant of the tone argument. The tone argument is a form of derailment, or a red herring, because the tone of a statement is independent of the content of the statement in question, and calling attention to it distracts from the issue at hand. Occasionally, a reverse tone argument is seen. This letter is very well written, non-aggressive, and thoughtful – I couldn’t agree more. A metaphor for refuting the tone argument: Cain: Abel's part of town is rough turf. Civility Edit Seriousness Double bind See also

Tired of Talking To Men I am tired of talking about feminism to men. I know that I’m not supposed to say this. I know that as a good little third-wave feminist I’m supposed to sweetly explain to you how much I love and value men. I’m supposed to trot out my husband of nearly five years, my son, all of my male friends and relatives and display them as a sort of badge of honour, proof that I am not a man-hater. But still. I’m tired of explaining to men that the feminist movement will, in fact, benefit them as well as women. I’m tired of men who insert themselves into feminist spaces with claims of hurt feelings. I spoke today on a panel about rape culture, and while the whole experience was fucking fantastic, I was totally disheartened by how many of the other presenters went out of their way to convince the men in the room that rape culture affected them, too. Rape culture is something that men should care about not because it might affect them, but because it affects anyone at all. Like this: Like Loading...

Dialogues: Toula Drimonis Dialogues est une série d’entretiens avec des nouvelles voix féministes de la blogosphère québécoise. Cette série inclura autant des blogues, des Tumblrs, des personnes écrivant sur différentes plateformes ou encore des personnes actives sur Twitter. Cette semaine, on rencontre Toula Drimonis, de HeadSpace Press. Toula vit à Montréal et écrit en anglais: nous avons donc traduit cet entretien. 1) Quel est ton parcours de blogueuse? J’ai été directrice des nouvelles à TC Media pendant plusieurs années et pendant approximativement 7 ans, j’ai écrit la chronique Toula’s Take pour 7 journaux associés à ce média. De plus, j’ai participé plusieurs fois à l’émission Huff Post Live, où j’ai abordé les enjeux de l’allaitement, du sexisme dans la publicité ainsi que plusieurs autres sujets touchant les femmes. 2) Quels sont les sujets qui te passionnent, qui motivent ta pratique d’écriture? 3) Quelle importance a le féminisme dans ta vie, tes projets, tes valeurs? Tes liens

Je ne serai jamais qu'un allié (et c'est fantastique) Pré-scriptum: J'ai hésité avant de poster ce billet. Il m'apparaît toujours comme étant quelque peu arrogant, ou gonflé. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette sensation. Possiblement parce que parler de ses privilèges est une chose qu'on associe à l'arrogance. Ou peut-être pour une autre raison sur laquelle je n'ai pas encore réussi à mettre le doigt. Tant pis, peut-être trouverai-je un jour. Un des propos qui m'avait le plus choqué alors que je commençais à m'intéresser au féminisme était le terme de « pro-féministes » que certaines femmes accolaient aux hommes, considérant qu'ils n'étaient pas féministes, qu'ils ne seraient jamais que des alliés.

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