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Memento_interacad_parite

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Place aux filles ! Le "scandale des exclusions de cours" "Les exclusions abusives de cours sont un véritable fléau, une face noire de l'éducation nationale, une des causes importantes de perte des heures d'enseignement dues aux élèves" écrit l'inspecteur général Didier Bargas dans Administration & Education. Il estime leur nombre à 100 à 500 par an en collège, 500 à 1000 en lycée. Et autant d'heures de classes perdues. Voir plus car il n'est pas rare que l'exclu saisisse l'occasion pour disparaitre une demi-journée. En principe les exclusions de cours devraient être très rares. Et malgré leur caractère "exceptionnel" régulièrement rappelé elles sont banales. D'autres repérages d'établissement permettent d'en donner la géographie et le temps. Les stratégies des établissements sont aussi variables. Au final la question des exclusions de cours est assez révélatrice du système éducatif. La question des exclusions de cours a beaucoup à voir avec d'autres questions soulevées en ce moment, comme le redoublement par exemple. François Jarraud

représentations sexuées dans l'audiovisuel L'Ecole et l'inflation des sanctions Le régime des sanctions peut-il nuire à l'ordre scolaire ? C'est ce qu'a montré Benjamin Moignard, maître de conférences à l'Observatoire Universitaire International de l'Education et de la Prévention, lors d'une conférence donnée à l'Observatoire des zones prioritaires (OZP) le 24 avril. La masse des sanctions, leur concentration sur certains élèves, le sentiment d'injustice que cela crée contribuent fortement à la détérioration du climat scolaire. Certains établissements échappent à cette inflation des peines. Que sait-on du nombre de sanctions données chaque année dans les établissements scolaires ? De la naissance des sauvageons... Longtemps la question des désordres scolaires ne s'est pas posée, rappelle B Moignard. La sanction appelle la sanction On assiste donc à un volume de sanctions impressionnant. On a aussi un cumul des sanctions par quelques élèves. Or plus un élève est sanctionné moins la sanction est efficace et moins il la pense juste. Des pistes de solutions Voir aussi :

Être une fille dans une classe de garçons Comment les jeunes filles qui ont choisi des filières masculines vivent-elles leur scolarité ? La sociologue Julie Thomas a étudié le cas de jeunes filles en BEP électronique, CAP métiers de l’automobile, première scientifique… Elle relève chez elles trois stratégies différentes pour vivre ce moment particulier de leur existence. À coups de poing - Il y a d’abord celles qui réussissent à « s’imposer » avec une apparence masculine acquise durant l’enfance. Au sein de leur établissement scolaire, elles se font leur place à coups de poing, si besoin. Mais il peut arriver que leurs camarades masculins et le personnel encadrant leur reprochent d’être trop viriles. Comme s’ils voyaient en elles une concurrence déloyale, dans un monde du travail où les places sont rares. Affirmer sa féminité - Dans leur enfance, elles préféraient traîner avec les garçons. Au final, explique l’auteure, chaque groupe de filles doit constamment rendre des comptes pour se faire accepter dans un univers masculin.

Le nouveau plan du gouvernement pour l'égalité fille-garçon à l'école Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia et Gaëlle Dupont Ne pas généraliser l'expérimentation des ABCD de l'égalité sans donner l'impression de reculer : c'est l'exercice périlleux auquel vient de s'atteler le gouvernement. Exit le slogan instrumentalisé par les lobbys traditionalistes pour faire croire à l'enseignement d'une prétendue « théorie du genre » à l'école. C'est un « plan d'action » en quatre volets que le ministre de l'éducation, Benoît Hamon, a dévoilé, lundi 30 juin, sur France Inter. Un volet formation, d'abord. « Les ABCD, c'était 600 enseignants volontaires », a rappelé le ministre, en référence aux 600 classes des 275 écoles qui expérimentent le dispositif depuis la Toussaint. « Tous les enseignants, de la maternelle au lycée, vont être formés avec une priorité aux 330 000 du premier degré. » Lire le cadrage : L'« ABCD de l'égalité », au cœur de la polémique sur la « théorie du genre » Reprendra-t-elle les contenus des ABCD ?

Égalité des filles et des garçons Une politique éducative en faveur de l'égalité à l'école Le code de l'éducation rappelle que la transmission de la valeur d'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, se fait dès l'école primaire. Cette politique publique est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et que d'autres modèles de comportement se construisent sans discrimination sexiste ni violence. Elle a pour finalité la constitution d'une culture de l'égalité et du respect mutuel. Les établissements sont invités à inscrire cette problématique dans leur règlement intérieur et à mettre en place, dans le cadre des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), des actions de sensibilisation et de formation dédiées. Sanctionner plus fortement les agissements sexistes au sein des établissements scolaires Toute parole sexiste et tout acte déplacé fait l’objet d’une sanction. L'égalité dans les contenus d'enseignement par exemple : Agir auprès des élèves

Plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école L'évaluation par l'inspection générale de l'éducation nationale du programme pionnier, les "ABCD de l'égalité", mis en place dans 10 académies en 2013-2014 a été remise au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle préconise non seulement de ne pas renoncer mais d'amplifier l'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école parce que l'égalité est une valeur essentielle de la République. Cette évaluation est globalement positive. Sur la base de cette évaluation, le Gouvernement a défini un plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école dont la mise en œuvre débutera dès la rentrée 2014-2015 et qui repose sur les éléments suivants : 1. Une formation initiale généralisée Les étudiants formés dans les écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), soit environ 25 000 par an, recevront désormais une formation à l'égalité entre les filles et les garçons à l'école. 2. 3.

Genre: l’école française n’a jamais été neutre - Lors de l'examen de philosophie du bac au Lycée Louis Pasteur de Strasbourg le 18 juin 2012, REUTERS/Vincent Kessler - Dans le débat houleux sur le genre à l’école, outre les détracteurs de «la théorie du genre» s’opposant à ceux qui veulent déconstruire les rôles traditionnels pour lutter contre les stéréotypes, il y a un désaccord fondamental. Celui du rôle de l’école. publicité «Le rôle de l’école n’est pas de travailler sur les mentalités», confiait à Slate Olivier Vial, président de l’UNI et directeur du Centre d'études et de recherches (CERU) de l'UNI, think-tank de droite sur l'éducation. «Les enfants doivent être éduqués par leurs parents. Mais l’école républicaine a toujours eu pour but de fabriquer des enfants d’Etat. A l’époque, des manuels d'éducation morale et civique sont édités; ils suscitent une déclaration des évêques, qui les condamnent, et encouragent les fidèles à boycotter l’école publique quand ils y sont. «C’était un retournement. Discriminations filles/garçons

La fabrique des garçons : sanctions et genre au collège J'ai reçu en cadeau le livre La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège dont je vais vous proposer le résumé. Sylvie Ayral a étudié le nombre de sanctions dans 5 collèges très différents et a constaté que 75.7% à 84.2% des élèves punis ou sanctionnés étaient des garçons. 84.2% à 97.6% des élèves punis pour violences sur autrui étaient des garçons. Plein d'éléments ont déjà été étudiés afin d'estimer pourquoi des élèves sont punis et sanctionnés mais la sanction ne l'a jamais été par le prisme du genre. Dans une première partie, l'auteure explique ce qu'est le système de punitions et de sanctions. L'effet pervers de la sanction est que pour arrêter la violence, on fait soi même preuve de violence. Daniel Welzer-Lang dit que la virilité est "apprise et imposée aux garçons par le groupe des hommes au cours de leur socialisation pour qu'ils se distinguent hiérarchiquement des femmes. Dans les collèges, le principe de proportionnalité est souvent non respecté.

Des livres jeunesse qui luttent contre le sexisme *slogan utilisé par l’association Mix-cité Ça faisait longtemps que nous n’avions pas parlé de livres qui combattent les clichés sexistes, et vous savez à quel point ça me tient à cœur. Voici trois albums devenus des classiques et un livre pour les parents pour aller plus loin. Marre du rose ! Elle c’est le noir qu’elle aime alors pourquoi elle mettrait du rose ? Parce qu’elle est une fille ? Je pense que vous êtes nombreux à connaître Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green mais nous ne l’avions pas encore chroniqué et ce serait dommage de passer à côté de cet album aussi beau que bon. texte doux et plein de poésie, elle joue avec les mots. Pour Max c’est simple, il y a les Avec-zizi (qui jouent au foot, aiment se battre,…) et les Sans-Zizi (qui aiment jouer à la poupée, dessiner des fleurs nunuches,…). Là aussi c’est devenu un classique et je ne vous ferai peut-être pas découvrir Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? A part ça ? Gabriel

Détruire la virilité Beaucoup d'hommes semblent très occupés à tenter de définir leur place dans le féminisme. C'est pour moi un phénomène assez curieux que de voir des hommes, qui ont déjà une place immense dans la société, venir encore en réclamer une dans le féminisme, perdre du temps à débattre de ce sujet alors qu'il y a d'autres urgences. Discuter de sa place c'est toujours un temps qui ne sera pas passé à discuter des inégalités subies par les femmes. Alors puisque certains cherchent leur place dans le féminisme, que même là il faut se préoccuper d'eux sinon ils passent leur temps à solliciter notre attention pour en réclamer une, attribuons leur en une. Qu'est ce que la virilité ? Dans son livre, Stoltenberg dit qu'il faut détruire la virilité. Soit on part du principe que 90% de détenus masculins c'est une coïncidence. 98% de violeurs c'est une coïncidence. 99% agresseurs sexuels c'est une coïncidence. On a coutume de dire que seuls les vrais hommes ne violent pas.

Les filles sont meilleures que les garçons à l'école. Depuis 100 ans et dans toutes les matières Depuis quelques années, de nombreuses études montrent que les filles ont de meilleurs résultats à l'école que les garçons, à tel point qu'aux Etats-Unis, les discussions tournent aujourd'hui autour de ce «nouveau» déséquilibre éducatif et des moyens d'aider les garçons à combler leur retard. Le constat est aussi une des raisons pour lesquelles Hanna Rosin, contributrice de Slate.com, annonçait récemment le déclin masculin et l'arrivée d'une ère dans laquelle les femmes accèdent enfin au pouvoir dans son livre The End of Men (voici venu le temps des femmes). Mais la «crise» des performances des garçons à l'école part de l'idée que les garçons étaient meilleurs à l'école avant que les filles n'arrivent à refaire leur retard et à les dépasser. Selon une nouvelle étude de grande ampleur, cette idée est fausse: les filles ont de meilleurs résultats que les garçons dans toutes les matières, et ce depuis au moins 100 ans, rapporte le magazine du Smithsonian. Grégoire Fleurot Partagez cet article

«Les élèves qui réussissent le mieux sont les moins marqués par les stéréotypes» Alors que la loi sur l’égalité hommes-femmes portée par Najat Vallaud-Belkacem vient d’être adoptée au Sénat, la sociologue Marie Duru-Bellat explique pourquoi les questions de genre divisent la société. Pour cette spécialiste de l’éducation, les stéréotypes rattachés aux filles et aux garçons influencent significativement la vie des classes et nuisent à la réussite. Au nom de l’égalité, la mission de l’école est d’en réduire le poids. On l’a vu avec les défilés de la Manif pour tous : l’égalité hommes-femmes ne fait pas l’unanimité. Comment l’expliquez-vous ? Tout le monde est d’accord pour lutter contre certaines inégalités dans le monde du travail. Ces militants soutiennent qu’ils sont pour la différenciation… En réalité, cette mouvance exprime une peur de la ressemblance qui nous projetterait dans un monde inconnu. Le gouvernement n’a donc pas su convaincre ? Cela a été mal géré. Vous faites un lien entre les stéréotypes et l’échec scolaire. Cette alternative n’est pas défendable.

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