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La face cachée de la fraude sociale, par Philippe Warin

«La fraude sociale : ce sport national qui plombe notre économie » ; « Fisc, Sécu, chômage : ce que les fraudeurs nous coûtent » ; « Fraudeurs de la Sécu. Ceux qui ruinent la France » ; « La grande triche. Enquête sur les 15 milliards volés à la protection sociale » ; « La France des assistés. Ces “allocs” qui découragent le travail » (1)… La meilleure façon de saper la légitimité de la protection sociale, c’est de laisser entendre qu’elle ressemble à une passoire. Les tricheurs se glisseraient aisément entre les mailles d’un filet trop lâche, et leur parasitisme finirait par transformer la solidarité nationale en une menace pour le pays. Nul ne suggère que les filous bénéficiant de prestations indues n’existent pas. Le tapage autour des « abus » présente un second intérêt, moins souvent pointé du doigt, pour les partisans de l’austérité : en faisant peser le soupçon sur les bénéficiaires légitimes, on parvient à dissuader un grand nombre de faire valoir leurs droits. Related:  ÉconomiePAUVRETECapitalisme, néo libéralisme et société

Pire que l’autre, la nouvelle science économique, par Laura Raim La théorie économique dominante, dite « néoclassique », vit des jours difficiles. Non seulement les liens incestueux de ses spécialistes avec les institutions financières sont révélés (1), mais leur responsabilité dans la dernière crise éclate au grand jour. L’autorégulation se justifiait, avaient coutume d’expliquer les maîtres incontestés de la discipline, par la parfaite efficience des marchés, elle-même découlant de la rationalité sans faille des agents. Un conte pour enfants sages mis à mal par la crise financière. L’invalidation spectaculaire de la doctrine dominante ne fait cependant pas que des malheureux dans la profession. Cette école, tout en restant compatible avec la plupart des postulats de la science économique orthodoxe, incorpore les enseignements de la psychologie comportementale. Les investisseurs financiers n’échappent pas à l’emprise des biais cognitifs. Car, postule la BE, si nous sommes irrationnels, nous n’en sommes pas moins prévisibles.

Les aliens de Davos: Bombance et mépris pour les faibles «Dieu a dit: vous serez tous égaux, mais il y en a qui seront plus égaux que d’autres» Coluche Du 22 au 25 janvier se tient, à Davos, le rendez-vous des oligarques de la finance et du pouvoir planétaire. Une fois de plus ce rendez-vous a vu les mêmes refaire le monde à leurs idées et contrairement aux altermondialistes devenus aphones, les riches font de leurs désirs des réalités. Pourquoi Davos? Le président-fondateur du Forum économique mondial (WEF), Klaus Schwab, explique en quelques phrases les secrets du forum: «Il a plusieurs composantes: un sens de l’innovation et de l’entrepreneuriat, doublé d’une culture du risque et de la réactivité, au service d’une vision. « Ne vient pas à Davos qui veut! Des riches toujours plus riches, et des pauvres encore plus… pauvres Comment est distribuée la richesse mondiale? En Chine, le nombre de milliardaires en dollars a passé cette année pour la première fois le seuil symbolique des 300. Les inégalités en Occident De quoi ont peur les riches? 5.

L’Histoire se répète : « La France en marche , slogan de Vichy L’Histoire se répète : « La France en marche », slogan de Vichy A propos Olivier Demeulenaere Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières Cet article, publié dans Economie, est tagué Allemagne, Angela Merkel, Emmanuel Macron, En Marche, Europe, fascisme, France, géopolitique, guerre, Pétain, politique, présidentielles, propagande, Russie, système, Union européenne, Vichy. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Comment le traité transatlantique menace l’emploi et les droits sociaux Cela a été dit et répété dans les grands médias : un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis devrait permettre aux deux puissances de part et d’autre de l’atlantique de sortir du marasme économique. Dans son discours sur l’état de l’Union le 13 février 2013, le Président Obama annonçait : « nous allons lancer des négociations pour un vaste partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) avec l’Union européenne – parce qu’un commerce atlantique libre et juste permettra de créer des millions d’emplois de qualité en Amérique ». Pourtant si on considère ces chiffres de plus près, on se rend compte que les retombées économiques du PTCI sont largement surestimées. Des prévisions de création de richesse et d’emploi exagérées Pour prévoir les conséquences probables de nouvelles négociations commerciales, la méthode la plus fiable, si l’on en croit Clive George, consiste à considérer les précédentes expériences d’accords commerciaux [8].

La France rejoindra bientôt les « PIGS » C'est l'avertissement de Corinne Delaume : si rien de s'oppose à la politique allemande en Europe, les pays méditerranéens en seront vite expulsés et la France deviendra alors le seul pays du sud de l'Europe. Ils furent quelques-uns, jadis, à plaider en faveur d’une Europe « à géométrie variable ». Leur voix était peu relayée, et pour cause : ils plaidaient pour une Europe des petits pas, une Europe politique, qui se construirait au gré de l’adhésion volontaire à quelques grands projets de Nations demeurées maîtresses de leur destin. Mais cela n’était pas à la mode. Il fallait que cette Europe fût quasi fédérale, et qu’elle avançât d’un bloc, à six, à quinze, à vingt-sept, façon « marche ou crève ». Et gare aux « mauvais élèves » qui se rendraient passibles des « mécanismes de sanctions ». Aujourd’hui pourtant, force est de constater que l’Europe « à géométrie variable » s’est imposée de fait. Voilà une logique toute malthusienne que ne renieraient pas nos voisins Allemands.

Nos publications | Compas Compas études Compas études est une lettre d'information publiée par le Compas sous forme électronique. Elle présente de façon synthétique les premiers résultats de travaux réalisés au sein du bureau d'études. Pour recevoir cette lettre, abonnez-vous à notre newsletter. Compas études n°12, avril 2014 : "Les enjeux de l'observation sociale locale", Télécharger. Compas études n°11, janvier 2014 : "Les taux de pauvreté dans les 100 plus grandes communes de France", Télécharger. Compas études n°10, novembre 2013 : "Les départements qui se ressemblent : une nouvelle typologie". Compas études n°9, octobre 2013 : "Les départements d'Outre-mer marqués par les difficultés sociales et les inégalités". Compas études n°8, septembre 2013 : "Quelles sources pour connaître le mal-logement". Compas études n°7, juin 2013 : "Les enjeux du vieillissement". Compas études n°6, avril 2013 : "Les effets sociaux de la crise". Compas études n°3, octobre 2012 : "Dépendance, des besoins croissants". Articles Livres

Le monde selon Monsanto | ARTE+7 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de données personnelles. En savoir plus ? Chargement... Recherche fr Découvrez la sélection Creative ARTE 360° ARTE VOD/DVD Search Menu 28 Minutes Le magazine d'actualité Reportages et rencontres insolites ARTE Journal JT tourné vers l’actualité internationale ARTE Junior Pour les jeunes de 10 à 14 ans ARTE Regards Des histoires d’Européens ARTE Reportage Magazine du grand reportage d’actualité Cinéma sur ARTE Le rendez-vous du septième art Court-circuit Le magazine du court-métrage Cuisines des terroirs Le magazine culinaire européen Futuremag Le rendez-vous de l'innovation. Invitation au voyage 3 voyages, 3 invitations, 3 manières différentes de découvrir Karambolage Les sociétés française et allemande décryptées Le Dessous des cartes Le magazine géopolitique Maestro Le rendez-vous de la musique classique Metropolis Le magazine culturel européen Personne ne bouge ! Le magazine rétro-pop Philosophie Square

Qui a peur de la démondialisation ? Dans une tribune récemment publiée sur Mediapart (6 juin 2011), des membres du conseil scientifique d’Attac (Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé) déclarent « s’inquiét(er) de la fortune rencontrée par la démondialisation ». Je crois avoir à leur endroit suffisamment d’estime et d’amitié pour leur dire mes désaccords – à plus forte raison après m’être rendu coupable d’avoir moi-même employé le mot « à problème » (1)… Dépolluer du FN Du problème en question, il est sans doute utile de commencer par déblayer la situation politique – entendre la dépolluer du Front national. Car l’on sent bien que la fortune de l’extrême droite qui capitalise sur ce thème n’entre pas pour rien dans les inquiétudes des signataires. Au fait, qu’est-ce que la mondialisation ? Il y a alors deux définitions possibles de la mondialisation : De quelques approximations de l’anti-démondialisation

Synthèse des mesures économiques et sociales prises depuis juin 2012 (Le Monde diplomatique, septembre 2014) Le smic en ligne de mire En juillet 2012, le smic a augmenté de 2 % : 1,4 % pour pallier l’inflation, comme la loi en fait obligation, et 0,6 % au titre du « coup de pouce » (0,56 centime par heure de travail). Il n’y a pas eu d’autre « coup de pouce » en 2013 et 2014. Depuis le 1er juillet 2012, le smic net (c’est-à-dire compte tenu des cotisations) est passé, pour 35 heures, de 1 118,29 euros mensuels à 1 128,70 euros. Gel des salaires des fonctionnaires Dès 2012, le gouvernement promet la création de 60 000 emplois dans l’éducation nationale. Quant aux salaires, ils restent bloqués. Une « sécurisation » par la précarisation... Les principales dispositions de la loi de « sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013 visent directement à réduire les dépenses salariales. ... et des contreparties qui n’en sont pas Pour faire bonne mesure, une surtaxe a été instaurée sur les contrats à durée déterminée (CDD) de moins de trois mois : de 0,5 point à 3 points selon la durée. M. Inventée par M. M.

L’état de la pauvreté en France 18 octobre 2013 - Combien compte-t-on de pauvres en France ? Comment évolue leur nombre ? Qui est le plus concerné par la crise ? L’Observatoire des inégalités publie une note de synthèse sur la pauvreté. Télécharger la Note de l’Observatoire, n°1, octobre 2013 Présentation Combien compte-t-on de pauvres en France ? La capacité est aussi grande dans notre pays à forcer le trait, à exagérer les chiffres pour mobiliser l’attention. Il n’empêche : en considérant la définition la plus restrictive, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté situé à la moitié du revenu médian (autant touche moins, autant davantage) a progressé de 584 000 entre 2008 et 2011. Contrairement à un discours commun selon lequel la crise serait généralisée à tous les milieux, la pauvreté ne frappe pas au hasard. Face à ce constat largement étayé, il ne reste souvent plus que la compassion et l’aumône. A l’évidence, les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. Comment mesurer la pauvreté ?

2017, LE COUP D’ÉTAT – networkpointzero « Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ». Louis Calaferte. Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Propos liminaires. Une fois de plus, cet article est long. L’heure est grave. Avant –propos. En 2005, vous avez, pour certains d’entre vous, participé au referendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Lisez attentivement ce qui est écrit. Qui sont les commanditaires ?

La « fronde bretonne » pour ceux qui débarquent Manifestation devant un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP) Détournons la phrase fameuse de l’historien Henry Laurens : si vous avez compris quelque chose à la Bretagne, c’est qu’on vous l’a mal expliqué. La fronde contre l’écotaxe occupe la une des journaux depuis deux semaines sans qu’on saisisse forcément le lien entre les ratés de l’agroalimentaire breton et le « scandale » Ecomouv. De comprendre ce qui fait défiler ensemble les patrons et les licenciés. D’autant que, devant les ultimatums et les destructions de portiques, l’Armorique commence à perdre son capital de sympathie dans le reste de l’Hexagone. Pour traduire crûment ce que pensent nombre d’éditorialistes (je ne regarde personne) : « Qui sont-ils pour cramer des portiques payés avec nos impôts et venir ensuite réclamer des subventions pour produire de la sous-bouffe à bas coût (et des algues vertes) ? On vous a concocté un résumé. La taxe poids lourds (c’est son autre petit nom) est née...

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