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Plaidoyer pour l’extrémisme

Plaidoyer pour l’extrémisme
S’il y a bien une chose qui m’énerve dans les discussions que je peux avoir ou dont je suis témoin, ce sont les manœuvres d’évitement. C’est-à-dire tous les non-arguments dont le but principal et parfois inconscient est de discréditer un propos adverse sans avoir à le prendre en considération. Je pourrais écrire vingt articles sur le sujet, sur vingt techniques ninja de la mauvaise foi caractérisée, surtout que je pratique sans doute pas moins qu’un autre ces techniques tellement habituelles. Mais ce serait un peu long, presque un livre, alors pour commencer je vous propose de parler de celle-ci: l’accusation d’extrémisme. Tout argument reposant sur l’«extrémisme» est logiquement infondé. C’est un non-argument qui relève d’une opinion conservatrice et du refus d’examiner l’opinion adverse. Extrême par rapport à quoi? Le concept même d’extrémisme invoque des images, des représentations spatiales. Ces représentations courantes appellent une question: qu’est-ce qui se trouve au centre?

http://fvsch.com/articles/extremisme/

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Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Biaise sur twitter à co-écrire une FAQ du sexisme avec tout plein de beau monde tout partout. Beaucoup ont participé, tous n’ont pas signé à la fin (parce qu’ils n’avaient pas envie ou parce qu’ils ne se sont pas manifestés), mais en tout cas, je suis fière de vous présenter cette FAQ à présent terminée. J’espère de tout cœur que cet article commun permettra de chasser un peu les idées reçues liées au féminisme ! À noter que ce texte est donc, totalement libre de droit. Vous pouvez le copier, le diffuser partout, mais en laissant les signatures, par contre. Et en ne modifiant pas le contenu, ça va de soi (manquerait plus que vous nous fassiez dire n’importe quoi).

Skinhead situationniste 1 - Le Skinhead situationniste est un(e) Skinhead qui pratique la construction de situations, c'est-à-dire la construction concrète d'ambiances momentanées de la vie et leur transformation en une qualité passionnelle supérieure sur le principe d'une révolution permanente de la vie quotidienne à laquelle participent pleins d'autres principes évoqués ci-après, principes qui ne sont plutôt qu'une somme de constatations liées à l'étude du Skinhead situationniste dans son milieu naturel. Tout Skinhead peut être, s'il s'en rend compte en lisant ceci, un situationniste. Tout situationniste peut devenir Skinhead pour les mêmes raisons mais pas du jour au lendemain car il faut pas abuser, Rome ne s'est pas construite en un jour même si tous les chemins y mènent. Dans les deux cas, une intense curiosité culturelle est de mise, curiosité qui se doit d'être portée par un sentiment d'osmose quasi orgasmique, effet que connaissent bien les Skinheads situationnistes pour écouter du Skinhead Reggae.

"La" femme et le grand écran Chroniques Créé le mardi 3 février 2015 14:50 Écrit par Virginie Despentes « On finit tous par manger cette évidence qui nous est rabâchée par les décideurs du septième art : les hommes c'est l'action et les femmes c'est la petite culotte ». L'édito décapant de Virginie Despentes écrit pour le catalogue des 15es Journées cinématographiques dionysiennes Femmes Femmes. Le cinéma est une industrie qui n’est pas interdite aux femmes. Mais c’est une industrie inventée, manipulée et contrôlée par des hommes. Pourquoi le mot humanisme ne peut remplacer le mot féminisme On entend très souvent dire "moi je ne suis pas féministe, je suis humaniste c'est moins excluant". Je vais donc essayer de préciser pourquoi ce terme ne fonctionne pas et pourquoi il neutralise les discriminations. Lorsqu'on est féministe, on tente, entre autres, de montrer qu'une injure peut être sexiste. Ainsi traiter une femme de "pute" n'est pas la même chose que de la traiter de "conne".

Violeur au-delà du périph’, séducteur en deçà Dans le traitement médiatique du « troussage de domestique », les journalistes français ont, pour les moins personnellement affectés d’entre eux, voulu faire preuve de « retenue ». Ainsi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a-t-il, dès le 17 mai, engagé les télévisions à ne pas diffuser d’images de l’accusé menotté, conformément à une présomption d’innocence médiatique dont ne jouissent que trop rarement les inculpés de banlieue. Selon donc que vous soyez un jeune Noir de cité ou un vieux politicien blanc, les jugements médiatiques vous rendront sans la moindre retenue odieux violeur ou – « avec retenue » – séducteur malheureux. Dans ce partage raciste des violences sexistes, il est également sous-entendu que seuls les hommes de la première catégorie détestent les femmes, de façon innée (chez ces gens- là) ou acquise (à cause de leur culture et de leur religion). Personne, en revanche, ne s’intéressera à la vie américaine de l’accusé. « Pauvre DSK !

Injonctions, poil au… En écrivant « je le fais pour moi-même » je me doutais qu’il y aurait polémique. Sans revenir sur les accusations de misogynie (parce qu’il n’y a strictement rien de misogyne dans ce que j’ai écrit, bien que je m’attendais à ce que ça puisse être interprété de travers), plusieurs choses ont été dites qui m’ont un peu surprise. Par exemple, que l’article affirmait que toutes les raisons qu’ont les femmes de se préoccuper de leur apparence sont des injonctions patriarcales; ou encore que j’étais contre le fait de porter des jupes ou des soutien-gorges. Dit comme ça, ça peut faire sourire. Pourtant, c’est un peu problématique parce que je trouve que ce que je dénonçais était assez évident et pourtant ça n’a pas été compris. Port du voile : les glissements lourds de sens de Nadia Geerts Hier, 22 février, Mediapart publiait une nouvelle édition d’ « Alter-Egaux », avec comme invitée Nadia Geerts, enseignante belge venue défendre un point de vue proche de celui de Caroline Fourest en France. Ce débat assez frontal entre Rokhaya Diallo et Nadia Geerts a eu le mérite de plonger dans le vif du sujet et d’atteindre, à plusieurs reprises, des moments de vérité très révélateurs. (A cet égard, il nous permet d’oublier le précédent débat, anesthésié, avec Dominique Sopo, expert ès langue de bois.)

Ceci n'est pas une injonction (Féminisme : La question des choix et des oppressions) Un soir, alors que je voguais sur Tumblr (Oui, je suis une meuf branchée, donc j'ai un Tumblr), je suis tombée sur une image qui m'a quelque peu remué les ovaires. (Féministe de la troisième vague, le choix de choisir de choix correct//Je pense que les femmes devraient avoir le droit de choisir ce qu'elles veulent faire de leur corps!//Enfin... Sauf si elles choisissent de faire de la chirurgie esthétique, de se raser les poils du pubis, d'être femme au foyer, de ne pas allaiter, d'être des travailleuses du sexe ou des modèles photo, de porter le hijab, ou de faire n'importe quelle autre chose que j'estime oppressive pour les femmes.//Certaines femmes ne savent juste pas ce qui est bon pour elles!)

Le président de la cour d’assises : « Virginie était-elle une fille facile ? » Virginie était plutôt petite, brune aux cheveux courts. Elle se trouvait un peu classique parce qu’elle aimait la peinture et les chats. Elle a été violée et tuée à 26 ans. Son agresseur n’avait aucun antécédent judiciaire, il était un « copain de copain ». Rien de quoi alerter Virginie quand elle le rencontre dans une soirée d’amis communs.

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