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Tim Jackson : « On est au bord du gouffre écologique »

Tim Jackson : « On est au bord du gouffre écologique »
Un embouteillage monstre, image du film « Le Syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot L’économiste anglais Tim Jackson est un peu devenu le « gourou » des théoriciens de la fin de la croissance. Face à l’urgence écologique, il remet en cause l’idée que la croissance verte pourrait suffire. Professeur en développement durable au Centre for Environmental Strategy (CES) de l’université du Surrey, Tim Jackson a rendu en 2009 un mensuel rapport explosif au gouvernement britannique. Le livre qui en est issu, « Prospérité sans croissance : la transition vers une économie durable », bouleverse la macro-économie traditionnelle. Tim Jackson part d’un constat presque enfantin : « une économie en croissance constante répartie sur une planète finie ne marche pas », et propose une prospérité où seraient décuplés les investissements durables et retrouvé l’épanouissement personnel. Un entretien à retrouver au sein du dossier « Et si la croissance ne revenait plus ? Comment a été accueillie votre analyse ? Related:  Décroissance forcée / voie non durable

Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants. En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Sa version française vient – enfin – d’être publiée aux éditions Rue de l’échiquier. En visite à Paris pour présenter l’ouvrage, Dennis Meadows, l’un des auteurs principaux, revient sur la pertinence de projections vieilles de quarante ans et commente la crise de la zone euro, la raréfaction des ressources et le changement climatique, premiers symptômes, selon lui, d’un effondrement du système. Terra eco : Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Comment amorcer ce changement ? Vous buvez du café ?

Terres arables et population Meadows Donella H., Meadows Dennis L., Randers Jorgens et Behrens William W., (1972), , Paris, Fayard, p. 166-171 La courbe supérieure représente la superficie des terres, arables disponible en fonction du temps. L'allure de cette courbe est intéressante : Jusqu'au début du XXe siècle, le plafond théorique des superficies cultivables était de 32 millions de km2. En admettant qu'on puisse utiliser intégralement la superficie des terres arables théoriquement disponibles, et cela dans les conditions les meilleures possibles, le manque de terre cultivable se fera désespérément sentir avant même l'an 2000 si la population continue de s'accroître au taux actuel et si on n'arrive pas à satisfaire ses besoins alimentaires en utilisant pour chaque homme une superficie de terre encore inférieure au strict minimum actuel. La figure ci-dessus traduit clairement quelques-unes de lois fondamentales qui caractérisent l'expansion dans un système fini.

Une voie libérale vers la décroissance ? Notre modèle de croissance est à bout de souffle. La croissance n’empêche plus ni le chômage, ni les inégalités croissantes, ni ne permet l’intégration sociale par le travail et le progrès humain d’une manière générale. Aujourd'hui, le peu de croissance qu'il nous reste ne sert guère qu’à rembourser les intérêts d’une dette, cette arnaque qui enrichit les poches de l’élite capitaliste. Pour toutes ces raisons, je ne suis pas effrayé d’envisager une décroissance (y compris du PIB), si celle-ci est accompagnée de modifications structurelles des modes de production, de consommation, qui aboutiraient à une économie plus efficiente, juste, et riche socialement. Cette position là suscite d’ailleurs des hérissements de poils chez certains de mes amis libéraux, tandis que d’autres, plutôt à gauche, m’interpellent également car ils ne comprennent pas que je mette le revenu universel avant tout autre thème, et notamment celui de la décroissance. La décroissance est déjà là Photos flickr Desazkundea

Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » - Ecologie Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Basta ! Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ? La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ? D’où peut venir le changement ? Qui enrichit ces gens-là ?

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970. Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. Rien ne sera fait Vains espoirs. 1) Sauf, marginalement, par le Front de Gauche. Sources Nouveau rapport du Club de Rome Rapport du Club de Rome 1972.

Ecologie : Pour une démocratie durable, aux armes citoyens ! Les citoyens du monde entier se mobilisent de plus en plus face aux défis écologiques en proposant des solutions d'actions à mener ensemble ou à proposer aux décideurs publics. Le site participatif " Démocratie Durable " fédère et rassemble toutes les propositions de ces éco-citoyens qui souhaite un monde plus bio, plus durable et plus équitable. Démocratie Durable est un site de réflexion, de propositions et de mobilisations des citoyens et des associations francophones sur tous les thèmes écologiques et de développement durable. Sur le site Démocratie Durable, vous pouvez échanger et partager vos informations, proposer vos idées d'actions publiques à mener, présenter vos projets collectifs en cours d'élaboration et vous mobiliser activement grâce aux Cyberactions ! En octobre, un focus particulier est mis sur la thématique " alimentation, agriculture, pêche et sylviculture " face au défi de nourrir la planète, mais sans la détruire !

"La croissance mondiale va s'arrêter" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Hervé Kempf En mars 1972, répondant à une commande d'un think tank basé à Zurich (Suisse) – le Club de Rome –, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiaient The Limits to Growth, un rapport modélisant les conséquences possibles du maintien de la croissance économique sur le long terme. De passage à Paris , mercredi 23 mai, à l'occasion de la publication en français de la dernière édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l'Echiquier, coll. "Inital(e)s DD", 408 p., 25 euros), son premier auteur, le physicien américain Dennis Meadows, 69 ans, a répondu aux questions du Monde. Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ? D'abord, le titre n'était pas bon. Pourtant, l'idée commune est, aujourd'hui encore, qu'il n'y a pas de limites. Qu'entendez-vous par effondrement ? Voit-on des signes tangibles de cet effondrement ?

Quinze médicaments dangereux ou inefficaces Anticoagulant (aprotinine) Trasylol (Bayer) Utilisé pour réduire les hémorragies en chirurgie cardiaque, il augmente significativement les risques d’insuffisance cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Retiré de la vente aux Etats-Unis par le laboratoire Bayer en 2007. Antalgique (étoricoxib) Arcoxia (Merck) Prescrit dans le traitement des crises de goutte, il présente des incertitudes quant à un risque cardio-vasculaire. Vasodilatateur (buflomédil) Fonzylane et Buflomédil EG (Céphalon) Utilisé en cas de manifestations douloureuses de l’artérite, il entraîne des effets indésirables cardiaques et neurologiques, parfois mortels. Crampes musculaires Hexaquine (Laboratoire du Gomenol) Contient de la quinine, dont les effets secondaires sont graves (troubles cardiaques, baisse du nombre de plaquettes…). Infections respiratoires Ketek (Sanofi-Aventis) Cet antibiotique de la famille des macrolides n’offre pas d’efficacité supérieure à ceux de la même famille.

Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ? Tout le monde s’accorde sur ce fait : notre économie est mal en point. Les symptômes inévitables comprennent un déclin des dépenses et de la confiance des consommateurs, ainsi qu’un repli des échanges commerciaux mondiaux et du crédit disponible. Ajoutez à cela un effondrement des valeurs immobilières, un carnage dans les industries automobiles et le transport aérien, et vous obtenez effectivement un tableau très sombre. Mais pourquoi l’économie états-unienne et, dans une perspective plus large, l’économie mondiale flanchent-elles toutes les deux ? Du côté des médias dominants, des dirigeants mondiaux et des économistes en chef états-uniens (Timothy Franz Geithner, le secrétaire au Trésor et Ben Shalom Bernanke, le directeur de la Réserve Fédérale) on observe une quasi-unanimité d’opinion : ces récents troubles s’expliqueraient principalement par la combinaison de mauvais prêts immobiliers et d’une règlementation insuffisante des produits dérivés de la finance. Conséquences du pic

DIRE REALITIES OF THE METHANE PREDICAMENT IN THE GULF OF MEXICO Methane Gas, Methane Hydrate & Methane Clathrate Formations and Behavior There has been a spate of articles recently throughout the MSM and alternative media depicting the methane gas predicament associated with the BP Gulf Oil Spill. Many of these perspectives portray an alarming state of affairs concerning extremely high concentrations of methane that have accumulated in numerous areas in the Gulf of Mexico. The two primary issues of concern are the methane effects in the aquatic environment and the methane gas accumulations in the atmosphere above the Gulf and within contiguous land masses. “How’s the weather down there?” Back to the methane issue and the volumes of gas that are currently pouring into the Gulf by way of the gushing well, as well as the many leaks and seeps, cracks and fissures, which have provided entry into the water from a growing area around the wellhead. The current flow of oil out of the riser is approximately 30% of the total volume of outflow. Dr. Like this:

« On n’a plus le temps... », par Serge Halimi Ceux qui se désolent du manque d’attention à leur cause, à leur activité, se voient souvent opposer la même explication : « On n’a plus le temps. » On n’a plus le temps de se plonger dans un livre « trop long », de flâner dans une rue ou dans un musée, de regarder un film de plus de quatre-vingt-dix minutes. Ni celui de lire un article abordant autre chose qu’un sujet familier. Ni de militer ni de faire quoi que ce soit sans être aussitôt interrompu, partout, par un appel qui requiert d’urgence son attention ailleurs. Pour une part, ce manque de temps découle de l’apparition de technologies qui ont permis de… gagner du temps : la vitesse des déplacements s’est accrue, celle des recherches, des transmissions d’informations ou de correspondances aussi, souvent à un coût modeste ou dérisoire. Mais, simultanément, l’exigence de vitesse n’a cessé d’obérer l’emploi du temps de chacun, et le nombre de tâches à réaliser a explosé. Toujours connecté. En particulier sur la Toile.

Mauvais état des lieux pour les eaux européennes FRANCE, Savines-le-Lac: Une photo prise le 3 Août 2012, à Savines-le-Lac, montre le lac artificiel de Serre-Ponçon, l'un des plus grands d'Europe. La construction du barrage du lac de Serre-Ponçon a commencé en 1955 et s'est achevé en Juin 1960. AFP PHOTO / JOEL SAGET Plus de la moitié des étendues d’eau en Europe sont affectées par des pollutions et des modifications physiques, selon le rapport « Eaux européennes –évaluation du statut et des pressions » de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) publié le 14 novembre 2012. Les pollutions sont dues à des pratiques agricoles pour un tiers des lacs et des eaux de transition ainsi que pour 40% des fleuves et des eaux côtières. Partager l'article ! inShare Par Brujitafr

La compétitivité, un mythe en vogue, par Gilles Ardinat Singulier unanimisme. L’ancien ministre des affaires étrangères Alain Juppé révélait, le 28 août dernier, « le vrai problème de l’économie française » : son manque de compétitivité (matinale de France Inter). Un mois auparavant, à l’annonce de huit mille licenciements par le groupe Peugeot (PSA), M. Jean-François Copé, secrétaire général de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), avait déjà identifié une « priorité absolue », « la compétitivité de notre industrie », avant que le sénateur et ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’appelle de ses vœux un « choc de compétitivité », seul capable d’aiguillonner l’économie hexagonale. L’accord parfait des ténors de l’UMP offrait un étonnant écho à celui des salons de Bercy et du palais de Matignon. Au sens le plus large, le terme désigne la capacité à affronter la concurrence avec succès. Recycler d’anciennes hiérarchies Et puis, une question demeure : peut-on vraiment suggérer que territoires et entreprises sont de même nature ?

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