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Thomas Piketty : « La lutte des classes n'est pas morte »

Thomas Piketty : « La lutte des classes n'est pas morte »
Un SDF passe devant chocolatier sur les Champs-Elysées à Paris, en novembre 2006 (Denis Bourges/Tendance Floue) Historien, économiste, professeur à l’école d’économie de Paris, Thomas Piketty travaille sur les questions de répartition de revenus, des inégalités et de la fiscalité. Il est l’auteur des « Hauts revenus en France au XXe siècle » et coauteur de « Pour une révolution fiscale ». Rue89 : Vous dites que la lutte des classes n’est pas morte. On va vous accuser de réveiller une vieille guerre dépassée… Thomas Piketty : J’essaie de comprendre ce qui a vraiment changé dans la structure des classes sociales – et ce n’est pas un gros mot, « classes sociales » – depuis le XIXe siècle, qui est un peu le point de départ du capitalisme industriel et des grands traumatismes en matière d’inégalités. On a aujourd’hui une structure de classes qui est tout de même un peu plus méritocratique, plus fondée sur la liberté individuelle et la justice que sur la filiation. Qu’est-ce qui a changé ?

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-eco/2011/11/08/thomas-piketty-la-lutte-des-classes-nest-pas-morte-226345

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Pierre Rosanvallon: pour une société des égaux Le Nouvel Observateur - «La Société des égaux» est le troisième volet, après «la Contre-Démocratie» et «la Légitimité démocratique», de votre réflexion philosophique et historique sur les mutations contemporaines de la démocratie. Quelle en est la logique? Pierre Rosanvallon - La démocratie se définit classiquement comme un type de régime politique. C'est sous cet angle que je l'avais appréhendée dans les deux volumes précédents.

DOCUMENT LAB – L'argumentaire envoyé aux députés PS pour défendre la déchéance de nationalité On imagine le malaise : comment défendre une mesure prônée en son temps par Nicolas Sarkozy puis le Front national lorsqu'on est un député socialiste ? C'est bien ce qui arrive aux élus PS, sommés de dire le moins de mal possible de la déchéance de nationalité des binationaux condamnés pour terrorisme. "Près de 80% des députés PS sont contre", confiait le 23 décembre, cité par L'Obs, le député PS Bernard Roman. Signe que la tâche n'est pas aisée... Heureusement, le groupe PS à l'Assemblée nationale a pensé à tout. Et a décidé d'envoyer aux députés socialistes un argumentaire "qui permet de resituer le contexte et la portée des mesures annoncées hier [mercredi 23 décembre]" peut-on lire dans le mail envoyé aux élus concernés le 24 décembre et que le Lab a pu consulter.

EXCLUSIF. L'appel de très riches Français : "Taxez-nous !" - Economie "Nous, présidents ou dirigeants d’entreprises, hommes ou femmes d’affaires, financiers, professionnels ou citoyens fortunés, souhaitons l’instauration d’une "contribution exceptionnelle" qui toucherait les contribuables français les plus favorisés. Cette contribution serait calculée dans des proportions raisonnables, dans le souci d’éviter les effets économiques indésirables tels que la fuite des capitaux ou l’accroissement de l’évasion fiscale. Nous sommes conscients d’avoir pleinement bénéficié d’un modèle français et d’un environnement européen auxquels nous sommes attachés et que nous souhaitons contribuer à préserver.

Philippe Corcuff : « La gauche est en état de mort cérébrale » Philippe Corcuff à Lyon, septembre 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89) Le sociologue Philippe Corcuff connaît bien les gauches : voilà 35 ans qu’il y milite. Il a quitté le PS pour le Mouvement des citoyens puis les Verts, d’où il a fui vers la LCR devenue NPA. Déçu une fois de plus, il pourrait finir par rejoindre la Fédération anarchiste. Les députés refusent de baisser leurs salaires : une faute politique Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Paris, le 8 novembre 2011 (Philippe Wojazer/Reuters) Ça m’ennuie beaucoup d’être d’accord avec Lionnel Luca, le député UMP niçois tendance Droite populaire... Mais le refus des députés, lundi, de suivre sa proposition de loi en faveur d’une baisse de 10% des indemnités des élus de la République est, à mon sens, une faute politique. Lionnel Luca, suivi par trente autres députés allant du non-inscrit de droite Nicolas Dupont-Aignan à l’élu Europe Ecologie - Les Verts François de Rugy, a déposé un amendement rejeté après un débat décrit par l’AFP comme « bref et dépassionné ».

Chérie, j'ai rétréci le peuple samedi 22 octobre 2011, par Christophe Guilluy Comment les think tanks libéraux de gauche et de droite participent à l’invisibilité des classes populaires. Christophe Guilluy "Dangereuse", "nauséabonde"... Quand le PS fustigeait la déchéance de nationalité voulue par Sarkozy Par Francetv info Mis à jour le , publié le Deux époques, deux discours. Taxer les riches ? Quelle riche idée ! Une idée de riche Taxer les riches ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! Et nouvelle en plus. Une présentatrice d’I-Télé a parfaitement résumé la situation, jeudi 18 août : « C’est l’un d’eux qui a lancé l’idée, Warren Buffett. » Et le reportage qui suivait de confirmer : « L’idée a germé en Amérique... » En effet, jamais les militants de la gauche sociale et politique n’ont proposé, au cours de ces trente dernières années, d’augmenter les impôts des ménages les plus fortunés.

L'ONG Transparency dénonce les liens opaques entre entreprises et Etats européens Les relations étroites entre entreprises et gouvernements ont favorisé la corruption et entravé la stabilité économique en Europe, souligne un rapport publié mardi à Bruxelles par l’organisation anti-corruption Transparency International. Le rapport en anglais, intitulé «Argent, pouvoir et politique : les risques de corruption en Europe», dénonce un déficit de transparence dans les prises de décisions et le financement des partis politiques. Dix-neuf pays sur les 25 examinés n’ont toujours pas réglementé les activités de lobbying et seulement dix d’entre eux interdisent totalement les contributions politiques non déclarées, souligne Transparency International. L’ONG a appelé les législateurs européens à accroître la transparence des activités de lobbying et du financement des campagnes électorales. «En Europe, nombre d’institutions qui caractérisent une démocratie et permettent à un pays de combattre la corruption sont plus faibles que ce que l’on croit.

« Tout ça n’empêche pas, Nicolas... », par Benoît Bréville et Dominique Vidal Dans Une lente impatience, le philosophe Daniel Bensaïd écrit : « Bien sûr, nous avons eu davantage de soirées défaites que de matins triomphants. Et, à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer (1). » Mais, au fait, quand une situation devient-elle révolutionnaire ?

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