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Pourquoi la France est un pays institutionnellement raciste

Pourquoi la France est un pays institutionnellement raciste
C’est Stokely Carmichael qui a mis à jour la notion fondamentale de « racisme institutionnel ». Le racisme institutionnel est la forme la plus sournoise de discrimination puisque non seulement il échappe aux lois qui généralement condamnent les actes de racisme dans les sociétés occidentales, mais encore parce qu’il s’insinue dans la législation elle-même, y compris dans la législation censée lutter contre le racisme. Le système politique français est en principe égalitaire. En réalité, le mode de représentation des citoyens au parlement français est calculé de telle manière qu’un citoyen ne puisse être élu -sauf exception qui confirmera la règle – qu’en fonction de son phénotype. Ainsi, une personne perçue comme « noire » ne peut-elle être élue, en pratique, que dans les départements d’outre-mer (les anciennes colonies esclavagistes). Ce système ne doit rien au hasard. Inscriptions racistes et négrophobes au collège Nelson Mandela du Blanc-Mesnil (7 janvier 2014)

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Reims, camp d’été décolonial. Les vrais racistes à l’offensive [Crédit photo. Alhil Villalba, "St-Bernard, 20 ans après"] Depuis quelques jours, un véritable délire médiatique aux relents profondément racistes et colonialistes s’est de nouveau déchainé à l’encontre des participants et des organisatrices du « camp d’été décolonial » se tenant du 25 au 28 août à Reims, Sihame Assbague, de « Stop le contrôle au faciès », et Fania Noël, militante afroféministe du collectif Mwasi. Ce n’est pas la première fois, puisqu’à l’occasion d’un séminaire à Paris 8 en avril dernier, la même polémique avait surgi sur la question de la tenue d’ateliers réservés à l’expression des oppressions spécifiques touchant les personnes non-blanches.

Les "noirs" courent-ils plus vite que les "blancs" ? Depuis l’organisation des jeux olympiques modernes (1896) nombreux sont les Afro-descendants à remporter des victoires dans la plupart des disciplines. Au début, les théories racistes prônaient la supériorité, y compris physique, de l’Européen. Mais face aux résultats de compétitions organisées loyalement, il a bien fallu reconnaître que les aptitudes sportives des Afro-descendants surpassaient parfois celles des Européens. Les racistes ont alors modifié leur point de vue en reconnaissant les aptitudes physiques des Afro-descendants et des Africains pour mieux les dénigrer. Les Afro-descendants seraient, certes, doués pour le sport -du fait de l’animalité qui caractériserait leur « race »- mais ne seraient doués que pour cela.

Un concept problématique: le “racisme anti-blanc” (Contreligne - analyse du concept) - Tarik Yildiz L'occasion d'expliquer ma démarche sur le racisme anti-blanc et d'analyser ce concept. Publié dans contreligne en septembre 2012 Attisant les passions et alimentant les polémiques, le concept de « racisme anti-blanc », désignant une intolérance visant les « Blancs » ou les « Français de souche »1, est l’objet de nombreuses controverses. Pour certains, cette expression ne recouvre aucune réalité. Nous sommes tous d’extrême droite… Que ce soit en Grèce, en France ou dans mon propre pays, je ne peux que m’inquiéter à chaque fois que j’entends parler de « lutter contre l’extrême droite », de « peste brune » ou des actions « antifafs ». Comme si le monde était entièrement polarisé entre les « mauvais », l’extrême droite, et les « gentils ». Comme si il fallait stigmatiser une partie de la population avant de la détruire. Faudra-t-il bientôt un passeport certifiant que nous ne sommes pas d’extrême-droite ? N’est-ce pas appliquer exactement les méthodes tant décriées ? Au fond, ne sommes nous pas tous un peu d’extrême droite ?

Fillon, à l’aise dans le cambouis identitariste ! Ecoutons l’argumentaire : Il s’insurge contre les enseignements qui apprennent aux élèves à avoir "honte" de leur pays : la France. Il se mobilise afin de "retrouver la confiance dans notre patrie" et de "revoir l’enseignement de l’Histoire à l’école primaire". Il s’insurge contre le fait que les enseignants sont " obligés d'apprendre aux enfants à comprendre que le passé est source d'interrogations" car "Faire douter de notre Histoire ! "Du racisme français" : une oeuvre majeure d'Odile Tobner - Le cobaye international "Il n’y a pas, comme une certaine mode veut le faire croire, une question noire en France, mais il y a bien une question française à propos des noirs, qu’ils soient africains ou antillais." Ce livre est d’ores et déjà un classique. Un classique à ranger entre les ouvrages d’Aimé Césaire, de Franz Fanon et de Sven Lindqvist. Jamais peut-être aucun auteur n’avait été aussi loin.

Cette France-là / Xénophobie d'en haut La politique d’immigration de Nicolas Sarkozy est souvent accusée de démagogie. À tort. Car loin d’exploiter la xénophobie populaire, le chef de l’État et ses ministres n’hésitent pas à braver l’opinion. Faisant fi des enquêtes qui montrent que les Français se préoccupent bien davantage de l’emploi, du pouvoir d’achat ou des inégalités, ils s’obstinent à soutenir que l’immigration est leur problème principal. Pourquoi cette xénophobie d’en haut ? Les études sérieuses révèlent pourtant qu’aucune rationalité économique ou démographique ne la justifie.

« les bienfaits de la culture française « Une favela c’est très beau » « Il y a dans la gauche caviar un tel décalage entre le discours public et le genre de vie, autrement dit une telle hypocrisie sociale, qu’elle dévalorise tout ce qu’elle touche. » Ainsi parlait Jacques Julliard dans son livre L’année des fantômes, son journal de bord de l’année 1997, dont voici par ailleurs quelques extraits, à l’époque relevés par Le Plan B : Jeudi 9 février : « Dîner chez Anne Sinclair avec DSK, Olivier Duhamel et Évelyne » ; Lundi 13 mars : « Déjeuner avec Jacques Chirac au Nouvel Obs. En plus de l’état-major du journal, on avait invité une brochette de patrons prestigieux : Vincent Bolloré, Michel David-Weill, Jean-Luc Lagardère, Didier Pineau-Valencienne, Antoine Riboud, Serge Trigano, etc. » ; Le Nouveau Montpellier - L'antiracisme va-t-il nous faire marcher longtemps ? Dimanche 5 janvier 2014, le journal en ligne Mediapart publiait une information selon laquelle le racisme serait monnaie courante à la SNCF de Montpellier. L’occasion pour Le Nouveau Montpellier de s’interroger sur cette notion et sur la place qu’elle occupe dans la société. La commémoration de la marche pour l’égalité et contre le racisme a occupé l’actualité médiatique de la fin d’année 2013.

Racisme : définition politique Je pensais avoir suffisamment exprimé ce qu’était le racisme, tel que je le considère. Au vu de certaines questions qui m’ont été posées, et de certaines interpellations, je vois qu’il n’en est rien. Il est vrai que j’en ai donné un aperçu ici et ici, mais je pense qu’il faut essayer d’expliquer pourquoi il est pertinent de décorreler ce que j’appelle racisme et ce que le commun – étant souvent des dominants – appelle racisme. La définition du mot racisme fait toujours débat. De nombreux éléments peuvent être apportés, au cours de celui-ci (certains même intéressants), mais parler de la définition du racisme, c’est un peu comme batailler avec le mot « privilège » : une bataille du sémantique qui distrait des problématiques de l’on veut – ou non – aborder. Néanmoins, je vais accepter de jouer à ce jeu pour une dernière fois.

Les fondements historiques et idéologiques du racisme « respectable » de la « gauche » française La libération de la parole et des passages à l’acte islamophobe depuis les attentats de janvier 2015 révèlent l’ampleur du « racisme respectable » au sein de la gauche française. Cela nous conduit à republier un de nos textes, publié pour la première fois en avril 2012 dans la revue Que faire Said Bouamama Prise de position en faveur d’une loi sur le foulard à l’école en 2004, soutien plus ou moins assumé et plus ou moins net aux interventions impérialistes en Afghanistan, en Irak, en Lybie, thématique de l’intégration pour penser les questions liées à l’immigration, approche dogmatique de la laïcité découplée des enjeux sociaux, etc.

Sarkozy : «Dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois» - le Parisien Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite pour 2017, a affirmé qu'à partir du moment où l'on devient français,«l'on vit comme un Français et nos ancêtres sont les gaulois», lundi à Franconville (Val d'Oise). L'ex-chef de l'Etat a également dénoncé «l'islam extrémiste et politique» dont le but est de «provoquer la République», lors d'une réunion publique, devant une salle comble. «Je serai le président de l'action, je n'accepte pas les 238 morts», victimes des attentats depuis janvier 2015, a-t-il ajouté, promettant de mener «une guerre impitoyable» au terrorisme islamiste.

Non, le racisme n’est pas un délit! « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ! ». La rengaine est connue, enrobée de l’évidence des bonnes consciences qui jalonnent les débats récurrents sur la liberté d’expression. En général, ce rappel incantatoire trouve place dans les boîtes à citations à côté du célèbre « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » de Saint-Just, prononcé en pleine Révolution et qui possède comme lui des accents bien funestes – car le bras qui désigne les ennemis de la liberté est en général celui qui abat la guillotine, rappelant que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

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