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Pourquoi la France est un pays institutionnellement raciste

Pourquoi la France est un pays institutionnellement raciste
C’est Stokely Carmichael qui a mis à jour la notion fondamentale de « racisme institutionnel ». Le racisme institutionnel est la forme la plus sournoise de discrimination puisque non seulement il échappe aux lois qui généralement condamnent les actes de racisme dans les sociétés occidentales, mais encore parce qu’il s’insinue dans la législation elle-même, y compris dans la législation censée lutter contre le racisme. Le système politique français est en principe égalitaire. En réalité, le mode de représentation des citoyens au parlement français est calculé de telle manière qu’un citoyen ne puisse être élu -sauf exception qui confirmera la règle – qu’en fonction de son phénotype. En clair, aucun Afro-descendant ne peut faire de carrière politique normale en France, c’est-à-dire avec l’espoir d’accéder au plus haut niveau de responsabilité (la présidence de la République). Ce système ne doit rien au hasard. Inscriptions racistes et négrophobes au collège Nelson Mandela du Blanc-Mesnil

Chronique de l’intolérable du quinquennat du successeur de Nicolas Sarkozy (an II) 16 avril Maisons-Alfort (94)Arrestation et enfermement d'un lycéen d'Hector Guimard (Paris 19ème) Khaled MSADEK est Tunisien (de Zarsis). Né le 18/01/94, il est arrivé en France le 6/08/2011 à 17 ans et a été parrainé en 2013 à la Mairie du 19ème. Il est scolarisé en terminale CAP Installation Sanitaire. Il a déposé son dossier complet pour ESA en février 2014 à la préfecture de Créteil et il a un nouveau rendez-vous le 17/07/14. Il habite à Maison-Alfort chez sa sœur. Khaled a été arrêté devant la Gare du Nord à 16h00 aujourd'hui en train de fumer une cigarette. Albi (81)OQTF et assignation à résidence d'une famille arménienne de trois enfants, empêchant le père, champion de judo en Arménie, de participer à des épreuves de judo. Suren Khudoyan, sa femme et leurs trois enfants (5, 7 et 9 ans) ont fui l'Arménie en 2011. 11 avril Lille (59)Maintien en rétention avec expulsion programmée d'un père de trois enfants, dont la mère est malade. 10 avril Villars (42) 9 avril 8 avril M. 6 avril

INFO OBS. "Le racisme le plus abject, je l'ai rencontré au Quai d'Orsay Série noire pour Laurent Fabius au Quai d’Orsay. L’ambassadeur de France en Andorre nommé par Nicolas Sarkozy, Zair Kédadouche, un beur d’origine algérienne, inspecteur général de l’Education nationale, a adressé avec panache à François Hollande sa lettre de démission. Motif : il proteste contre le racisme du Quai d’Orsay et les discriminations dont il estime avoir été l’objet de manière constante, les tentatives de le discréditer et le rejet constant à son égard de la noblesse du Quai d’Orsay. Je démissionne au nom des valeurs de la République que le Quai d’Orsay a bafouées (…). Les conseillers du chef de l'Etat et Laurent Fabius lui-même ont tout fait pour le faire revenir sur sa décision, lui proposer des postes pour le calmer et, pour certains, convenir avec lui de l’état d’esprit renfermé qui règne au ministère des Affaires étrangères. Affaires en série au Quai Alain Chouffan - Le Nouvel Observateur Voici la lettre envoyée par Zair Kédadouche à François Hollande :

Un racisme qui vient de (tout) en haut Des banlieusards exaspérés par les campements de Roms se développant aux alentours de leurs petits pavillons, des usagers du métro subissant quotidiennement la « mendicité agressive » de « petites Roumaines » expertes dans l’art du pickpocket : ce serait, une fois de plus, le « peuple » qui réclamerait plus de fermeté et de répression... Ce serait à sa « demande » que les plus hautes autorités, Nicolas Sarkozy hier, et aujourd’hui le ministre « socialiste » de l’Intérieur Manuel Valls, iraient démanteler les bidonvilles dans lesquelles les Roms sont aujourd’hui cantonnés. Ce peuple que les élites aiment à faire parler, ce n’est pourtant pas toujours lui qui prend les armes. « un haut-fonctionnaire passé par l’Institut d’études politiques (IEP) et l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) avant un atterrissage un temps dans les services de Matignon »... Une précision encore : cet homme « a été encarté au PS ».

Profs, EDF et banques devront aider les préfets à fliquer les étrangers Officiellement, le projet de loi sur l’immigration porté par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve vise à renforcer les droit des étrangers. Pourtant, au moins l’un de ses amendement va considérablement porter atteinte à leur liberté et à leur vie privée. Ce texte – qui sera étudié par les députés en lecture publique à partir du 20 juillet – prévoit en effet la création d’un « droit de communication » qui donne au préfet le pouvoir de demander « sans que s’y oppose le secret professionnel autre que le secret médical » des informations sur les personnes demandant ou possédant un titre de séjour, auprès d’institutions aussi variées que : Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.Les établissements de santé.les banques et organismes financiers.Les fournisseurs d’énergie et les services de communications électroniques.Pôle emploi.Les services d’état civil.La Sécurité sociale.Les tribunaux de commerce. Scandale en 2009, normal en 2015 Petit rappel pour finir.

Pourquoi nous sommes les cibles, pourquoi ils sont les assassins « J’ai perdu mon frère dans des conditions très proches de celles dans lesquelles vous avez perdu votre fils. Mon frère qui prenait tant soin de ma mère nous a quitté, il ne reviendra plus. » Dans une lettre qui a peu circulé, Farid El Yamni s’adresse en ces termes aux parents de Rémi Fraisse, le jeune militant tué par un gendarme pendant la lutte contre le barrage de Sivens dans le sud de la France. Farid écrit cette lettre car il a perdu son propre frère, Wissam El Yamni, victime d’une bavure policière à Clermont-Ferrand pendant son transport au commissariat. De la Gauthière à Sivens Regardons en bas de chez nous, filmés par des voisins ou par la famille, les bavures policières jalonnent l’histoire de nos quartiers. Déplaçons nous de quelques kilomètres, dans la banlieue parisienne en octobre 2010 ce sont des jeunes, des lycéens du lycée Condorcet à Montreuil sous bois, ils manifestent contre la réforme des retraites. Pourquoi nous sommes les cibles Nos quartiers sont des Zad J'aime :

Un racisme qui vient d'en haut Le schéma est ancien, hérité de Platon : il y aurait d’un côté la plèbe, « bas-ventre » du corps social, de l’autre les philosophes-rois qui en forment la tête. Par exemple, les partisans des politiques d’immigration menées depuis vingt ans ne cessent d’afficher leur « raison » et d’invoquer les « émotions » et les « peurs des Français ». Ils se disent « à l’écoute » des « émotions populaires » – la formule, glaciale, est de Lionel Jospin – dans le but de les contenir. Ils affirment enfin qu’être sourd aux « inquiétudes » et aux « demandes de fermeté » de « l’opinion », c’est « faire le jeu du Front National ». À ces discours rebattus, il faut opposer une toute autre hypothèse : et si le racisme venait d’en haut ? Les résultats électoraux confirment cette hypothèse : les régions les plus touchées par le vote FN ne sont pas celles où il y a le plus d’immigrés ou d’étrangers, mais souvent celles où les élus ont rivalisé de démagogie et de xénophobie avec le FN. La bataille du vocabulaire

La nation et la France postcoloniale De deux coups de tête rageurs, Zidane avait libéré la France, lui donnant la première place dans le concert des nations. Il obligeait ainsi le Front National à reconnaître la réussite de cette équipe multiculturelle, et à pratiquer l’art de la contorsion. Le parti de Jean-Marie Le Pen salua ainsi « le principal artisan du succès final, Zinedine Zidane, enfant de l’Algérie française. » [1] Toutefois, l’homme n’était pas seul, et derrière lui, il y avait toute une équipe dont les noms disaient aussi l’histoire de la France métissée (Djorkaeff, Lizarazu, Desailly, Pirès, Trezeguet, Thuram, Blanc, Guivarc’h…). Un mois après les attentats du 11 Septembre, un match France-Algérie eut lieu au Stade de France, le 6 octobre 2001. Le modèle Zizou En juillet 2006, l’épilogue de la carrière internationale de « Zizou » fut moins glorieux. Dans ce contexte, l’émergence de Lilian Thuram s’inscrivait dans la logique d’une « discrimination positive » réussie. Une sexualité musulmane Traître de la nation

L'horreur a son propre langage * La responsabilité de ce lent et profond travail de rongeur, incombe totalement aux élites de ce pays qui ont remplacé les agendas sociaux et économiques par un agenda calqué sur le programme de l’extrême droite : identité-sécurité. Définissant ainsi une norme française : blanche chrétienne et raciste qui refuse l’étranger, le réfugié, le rrom, le noir, l’arabe, le musulman, qu’ils soient français ou non. A la population en désarroi social et économique on accorde ainsi un privilège, en guise de carotte, celui de l’appartenance à la norme dominante et on lui a donné deux armes outils, vous êtes laïques et vous êtes pour les droits des femmes. Dans un pays où les mêmes s’empressent de rappeler leurs racines chrétiennes, considérées elles comme républicaines et laïques et féministes (sic !) Pourquoi cette scène revient-elle lorsque j’entends le témoignage de Siam avec sa petite fille sur la plage de Cannes... Michèle Sibony – 24 août 2016

Viols d'enfants en Centrafrique: les soldats français acquittés Mardi 21 Mars dernier, le parquet de Paris a requis un non-lieu à l’égard de soldats français accusés d’avoir sexuellement agressé des enfants en République centrafricaine durant une mission de maintien de la paix. Une décision qui tombe dans un contexte social français tendu, au moment où les attaques contre les vestiges coloniaux en Afrique se font plus intransigeantes. En 2014, la France avait ouvert une première enquête au sujet d’accusations de viol d’enfants, à l’encontre de soldats français mobilisés en République centrafricaine pour rétablir et maintenir la sécurité après des mois de violences dans le pays. Une affaire sordide qui a véritablement éclaboussé l’honneur de l’armée française. En Avril 2015, le quotidien d’information, The Guardian, publie un rapport confidentiel faisant état d’actes de viols commis par 16 soldats français sur une dizaine d’enfants à Bangui, la capitale centrafricaine. Ce n’est pas tout. 5 « dérapages » de nos hommes et femmes politiques français

En France à l’heure de Vichy, par Dominique Vidal (Le Monde diplomatique, septembre 2014) Deux mythes ont successivement tenu lieu d’histoire de la seconde guerre mondiale en France. Le premier décrit un peuple uni, à l’exception d’une poignée de « collabos », contre l’occupant autour – au choix – du général de Gaulle ou du Parti communiste. Mais, au début des années 1970, sur la lancée du livre de l’historien Robert Paxton, La France de Vichy, et du film de Marcel Ophüls, Le Chagrin et la Pitié, la perspective s’inverse. Les députés votent pour pétain Ecrasés par la défaite, les Français, dans leur majorité, sont pétainistes en juin 1940. Telle sera pourtant la fonction de l’« Etat français » : stimuler la collaboration politique, économique, policière et même militaire de la France – occupée et non occupée (jusqu’au 11 novembre 1942) – avec le IIIe Reich. « Je souhaite la (...) Taille de l’article complet : 888 mots. Lycées, bibliothèques, administrations, entreprises, accédez à la base de données en ligne de tous les articles du Monde diplomatique de 1954 à nos jours.

Marianne et le garçon noir – LM Institute – French Africana Après le décès d’Adama Traoré lors de son interpellation par des gendarmes, j’ai rédigé une tribune, que le journal Libération a bien voulu publier. L’objectif était de demander que justice soit faite, et d’attirer l’attention sur la récurrence de tels faits, dans des cas impliquant des hommes noirs. Quelques mois plus tard, comme un grand nombre de personnes dans le pays, j’ai été ébranlée par les sévices infligés à Théo Luhaka, toujours par les forces de l’ordre. Depuis leur rencontre avec une Europe conquérante, la relation des populations d’ascendance africaine avec cet espace est marquée par la violence : capture, mise en esclavage, racialisation, colonialisme… Cette énumération évoque le gouffre duquel ont émergé les Noirs de la période actuelle. Pour contribuer à Marianne et le garçon noir, j’ai fait appel à des artistes, chercheurs et activistes pouvant tous être perçus/se définissant comme noirs. La perception de l’expérience noire par la société n’est pas articulée.

«Blanchité», «racisé», «racisme d'Etat» : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public On avait accusé la sociologie de fournir des «excuses» aux criminels, ce sont aujourd’hui ses concepts qui sont pris pour cibles. Un effort minimal aurait pourtant suffi au ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, pour découvrir qu’en fait de «mots épouvantables», «blanchité» et «racisé» sont des termes scientifiques utilisés en France et ailleurs depuis plusieurs décennies. Ces concepts, consolidés au fil des ans, s’inscrivent dans des cadres théoriques partagés et font l’objet d’ouvrages et d’articles académiques nombreux. S’il est compréhensible que leur entrée dans l’espace du débat public provoque la surprise, leur condamnation lapidaire a de quoi inquiéter. La seconde moitié du XXe siècle a vu la disqualification scientifique et politique de la croyance en l’existence de races humaines, aux différences physiologiques naturelles. Une dynamique d’altérité et d’hostilité Une approche systémique du racisme Les mots et les concepts ne sauraient être condamnés

Racisme d’État : la preuve par Jean-Michel Blanquer À l’Assemblée nationale, puis par un communiqué mis en ligne sur le site du ministère de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer a annoncé son intention de porter plainte contre le syndicat Sud-éducation 93 : une intolérable atteinte aux libertés syndicales et, au-delà, une tentative d’intimidation qui en dit long sur la conception très singulière que le gouvernement se fait de la liberté d’expression et de la lutte antiraciste. « L’affaire » a commencé avec la dénonciation le 18 novembre, par le « Printemps républicain », de l’organisation, par SUD-éducation 93, d’un stage syndical intitulé « Au croisement des oppressions – Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? », prévu les 18 et 19 décembre. Zéro pointé pour l’élève Blanquer L’objet du délit est donc la dénonciation du « racisme d’État ». Les libertés syndicales et scientifiques foulées aux pieds Cette plainte et les discours menaçants qui l’accompagnent sont scandaleuses à bien des égards. Oui, le racisme d’État existe ! Julien Salingue

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