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Je hais les indifférents, par Antonio Gramsci.

Je hais les indifférents, par Antonio Gramsci.
Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. L’indifférence est le poids mort de l’histoire. L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. 11 février 1917 Traduit de l’italien par Olivier Favier. Odio gli indifferenti Odio gli indifferenti. Tratto da « La Città futura », in Il Grido del Popolo, n. 655, 11 febbraio 1917, e Avanti! Pour aller plus loin: Related:  polipitrefmhadigmailcomceeadahb

Antonio Gramsci Antonio Gramsci Écouter, né le 22 janvier 1891 à Ales (Sardaigne) et mort le 27 avril 1937 à Rome, est un philosophe, écrivain et théoricien politique italien. Biographie[modifier | modifier le code] La Sardaigne (1891-1911)[modifier | modifier le code] Portrait d'Antonio Gramsci, en 1906. Antonio Francesco Sebastiano Gramsci naît à Ales (Sardaigne) le 22 janvier 1891, fils de Francesco Gramsci (1860-1937) et de Giuseppina Marcias (1861-1932). La famille du côté du père de Gramsci est d’origine albanaise[1],[2]. Il y épouse – contre l’avis de sa propre famille – Giuseppina Marcias, fille d’un employé des impôts. En 1898, Francesco est arrêté pour détournement de fonds et faux en écriture. Giuseppina doit élever seule ses sept enfants (l'aîné, Gennaro, a 14 ans lorsque son père est arrêté, Antonio a 7 ans). La maladie dont il souffrira toute sa vie se déclare pendant sa troisième année. Turin (1911-1922)[modifier | modifier le code] L’étudiant[modifier | modifier le code]

Fakir contre le reste du Monde | Grise Bouille Vendredi dernier, j’ai publié sur ce blog un petit dessin pour rendre hommage aux rares journaux encore indépendants et compétents (ces deux qualités seraient-elles liées ?) comme Le canard enchaîné ou encore Mediapart. J’aurais pu aussi citer Fakir qui, s’il ne révèle pas forcément souvent des scandales comme les font les deux précédents, offre souvent des analyses pertinentes et qui se distinguent des sujets bateaux qui s’affichent sur toutes les unes des « grands » journaux dès lors que la dépêche AFP est parue. Récemment, Fakir a fait un peu parler de lui parce que les Décodeurs du Monde, qui ont lancé un système de classement des sites d’infos (pour repérer les sites peu fiables, complotistes, etc.), l’ont classé en jaune, c’est-à-dire moyennement fiable. La justification ? Fakir est indiqué en jaune, ce qui correspond, dans notre classement, à un site qui peut être très orienté ou publier des informations sans les vérifier. Attention, graphique Fakir orienté

Je hais le nouvel an, par Antonio Gramsci. C'est une traduction du grand penseur italien faite par Olivier Favier, un des infatigables chroniqueur du blog "Dormira jamais", une de mes adresses favorite (et que j'aimerais vous faire connaître) pour penser, pour réver, pour se battre... Elle me permet de rendre hommage à ce site bienvenue en ces temps de confusion et de doute Dormira Jamais, et à un de ses animateur (que je ne connais que par la magie du virtuel, mais que je lis réguliérement) Et de rappeler comment Gramsci fut un penseur important, et toujours actuel, qui conjugue erudition impressionnante, volontée déterminée, courage intelectuel et physique impressionnant, et imagination largement ouverte vers d'autres horizons. Place au commentateur, à l'analyste, au moraliste même... Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. (Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!

En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts LE MONDE | • Mis à jour le | Par Edgar Morin, sociologue et philosophe Hélas, nos dirigeants semblent totalement dépassés : ils sont incapables aujourd'hui de proposer un diagnostic juste de la situation et incapables, du coup, d'apporter des solutions concrètes, à la hauteur des enjeux. Tout se passe comme si une petite oligarchie intéressée seulement par son avenir à court terme avait pris les commandes." (Manifeste Roosevelt, 2012.) "Un diagnostic juste" suppose une pensée capable de réunir et d'organiser les informations et connaissances dont nous disposons, mais qui sont compartimentées et dispersées. Une telle pensée doit être consciente de l'erreur de sous-estimer l'erreur dont le propre, comme a dit Descartes, est d'ignorer qu'elle est erreur. L'erreur n'est pas seulement aveuglement sur les faits. Hélas. Notre machine à fournir des connaissances, incapable de nous fournir la capacité de relier les connaissances, produit dans les esprits myopies, cécités. Ce mal est généralisé.

La défiance à l’égard des médias est-elle justifiée ? Accusés par les uns de faire l’actualité puis cloués au pilori par les autres pour ne pas avoir su l’anticiper, dénoncés pour leur dépendance au pouvoir politique et vilipendés pour leur acharnement lorsqu’un scandale éclate, taxés d’élitisme puis critiqués pour leur populisme, jugés hors-sol puis méprisés pour être incapables de prendre de la hauteur, soumis à la dictature du direct et trop lents à réagir, les médias seraient responsables du succès de Trump, du triomphe du Brexit, du dégoût des Français pour la politique et de la future victoire de Le Pen. Concurrencés par les réseaux sociaux et dilués dans la multiplication des supports de diffusion, les journalistes sont au centre des critiques en cette année électorale sous tension. La défiance à l’égard des médias est-elle justifiée ? Retrouvez ici la deuxième partie de l'émission.

La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite (1/2) La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie) est un recueil de qui se propose de nous fournir pour chacune d'entre elles des pistes d'enseignement à utiliser pour notre . Ce livre a l'avantage de se lire très facilement grâce à l'aspect concret des histoires et à la simplicité de l'écriture de l'auteur. Ce fût un délice de le parcourir tout en imaginant où tout ceci pouvait bien s'appliquer dans la vie de tous les jours. Maintenant que je suis arrivé au bout, je vous propose de partager avec vous les principes que j'ai retenus : 1 – La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite Je connaissais déjà cette petite histoire que j'avais découverte en surfant au hasard sur le net. Même si elle n'a pas pu être vérifiée jusqu'à présent, on observe que cette histoire s'applique à bon nombre de phénomènes de la vie courante. Face à ces dangers, l'auteur nous propose trois grandes pistes : 2. Le thème de la prise de et de la sont présents ici aussi. 3. 4.

Edgar Morin : « On a créé un état d’intimidation » Edgar Morin, sociologue, a été de tous les combats depuis soixante ans (*). Son propos est vif et concis. Il n’est pas vrai que « l’antisémitisme » est de retour. Selon lui, ce terme est brandi pour occulter la répression israélienne, pour « israéliser » les juifs, pour fournir à Israël des justifications à sa politique. Ses prises de positions en faveur des Palestiniens humiliés et offensés, ont valu à Edgar Morin d’être calomnié. Nous gardons, de notre rencontre avec lui, l’impression d’un homme de grande simplicité et probité. Silvia Cattori : Vous avez été condamné pour « diffamation raciale » [1] pour avoir critiqué Israël. Edgar Morin : Tout d’abord il y a une chose que ne comprennent pas les défenseurs inconditionnels d’Israël, c’est que l’on puisse être animé par la compassion pour un peuple qui souffre. Silvia Cattori : Pouvez-vous expliciter ce que vous entendez par « le complexe » ? Silvia Cattori : Donc vous vouliez appeler Israël à plus de raison ? Edgar Morin : Oui.

Kery James : « Lutter contre les violences policières n’est pas que le combat des Noirs et des Arabes » Pour le rappeur, la cause concerne l’ensemble de la société française et ne doit pas servir à condamner en bloc les forces de l’ordre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Kery James (auteur et interprète) Le 19 mars 2017 un collectif de familles de victimes de violences policières organise une marche à Paris. Une marche pour la justice et la dignité. Je répondrai à l’appel des familles de victimes car elles sont les plus légitimes dans ce combat. Ces années de lutte pour faire éclater la vérité leur ont permis d’acquérir une expérience et une expertise sur les questions des violences policières qui sont le socle de leurs revendications. Le 19 mars je marcherai donc avec elles et j’espère que tous ceux qui trouvent inacceptable qu’un citoyen puisse être violé sur la voie publique en feront autant. Agissements d’une minorité Mais je veux encore croire que les comportements racistes et déviants ne sont l’affaire que de certains policiers et me refuse à les attribuer à la totalité d’entre eux.

NOAM CHOMSKY, dialogue avec Jacques BOUVERESSE Le dialogue partait plus précisément du concept de vérité. Y’a-t-il « une vérité objective, en dehors de nous, quelque chose qui est à découvrir et non qu’on peut fabriquer selon les besoins du moment » ? Pour George ORWELL, c’est un point fondamental. « Ce qu’il y a d’effrayant dans le totalitarisme, ce n’est pas qu’il commette des atrocités, mais qu’il s’attaque au concept de vérité objective : il prétend contrôler le passé aussi bien que l’avenir. » Or l’existence de cette vérité est de plus en plus remise en cause dans le monde intellectuel. Vérité et liberté Daniel Mermet : Jacques Bouveresse, d’où vous est venue l’idée d’inviter Noam Chomsky au Collège de France pour ce colloque sur « Rationalité, vérité et démocratie » ? Jacques Bouveresse : Nous nous trouvons confrontés en France à une situation qui devient de plus en plus pénible pour les gens comme moi. Noam Chomsky : Je suis honoré par cette association, c’est un compagnonnage qui m’aurait ravi. Vérité et pragmatisme

Didier Eribon: «Fils d'ouvrier, je suis le fruit d'un miracle social» A cent mètres du palais de l’Elysée, la France d’en bas se raconte. Dans la nuit glacée, deux rats fusent à vos pieds, devant l’entrée de l’Espace Cardin, salle chic où se joue à Paris Retour à Reims, immersion dans la psyché ouvrière, d’après le livre puissant de Didier Eribon. Vous avez rendez-vous avec lui, il pousse à l’instant la porte de l’entrée des artistes, emmitouflé dans un duffle-coat anthracite. Cette rondeur presque enfantine est trompeuse: ce sociologue, marqué à vie par Michel Foucault et son Histoire de la folie, par Pierre Bourdieu et La distinction, met au jour depuis la fin des années 1980 les mécanismes de domination, ceux qui ont longtemps condamné à un silence coupable les homosexuels. Ces parents-là, Didier Eribon les avait longtemps refoulés. Le Temps: Jouer «Retour à Reims» à deux pas de l’Elysée, c’est un sacré symbole, non? Le mot «guerre» est très fort, mais il me semble que, sous des allures pacifiées, nos démocraties vivent dans des états de guerre larvée.

Additifs alimentaires: Attention à ce que vous mettez dans votre assiette ALIMENTATION « Le nouveau guide des additifs », en librairie ce jeudi, passe au crible les additifs alimentaires les plus couramment utilisés et permet aux consommateurs d’y voir plus clair… Anissa Boumediene Publié le Mis à jour le Ils sont partout et sont censés « pimper » nos aliments favoris. « Aucun intérêt sur le plan nutritionnel » Mais les additifs alimentaires, qu’est-ce que c’est au juste ? >> A lire aussi: Sucres cachés, additifs... « Il ne s’agit pas pour autant de diaboliser les additifs alimentaires – certains ne posant aucun problème connu à ce jour —, ni de dire que consommer des aliments qui en contiennent donne le cancer, insiste l’auteure, docteure en pharmacie et diplômée en nutrition. Halte au « light » Parmi les additifs classés rouges, on retrouve l’aspartame, présent dans une bonne partie des produits « light ». Attention aux bonbons et au jambon Si prisés des enfants, les bonbons ne seraient pas tout blancs. Chaque consommateur acteur du changement Mots-clés :

La postmodernité selon Milan Kundera et Witold Gombrowicz Milan Kundera se définit comme un postmoderne ou un "moderniste antimoderne", car il adhère à la fois à une vision de la modernité lucide et ironique, et adopte une position résolument opposée aux auteurs du Nouveau Roman, notamment Nathalie Sarraute, qui offrent, selon lui, un "modernisme" trop codifié et ne font pas du roman un genre majeur, comme l’envisagent les auteurs du roman européen : Hermann Broch et ultérieurement Witold Gombrowicz. Kundera, à travers son œuvre, observe les diverses expériences de chacun, pour en retirer une certaine force qui aide à comprendre les possibilités de l’homme. Il s’agit de sa conception de la modernité ou de la condition postmoderne, au sens où Jean-François Lyotard l’entend dans son ouvrage du même nom. Ce dernier mène une étude concernant le savoir dans les sociétés les plus développées. En effet, la culture postmoderne, selon Kundera, a besoin de l’héritage des siècles passés. "A l’opposé d’Apollinaire est Kafka.

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