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Je hais les indifférents, par Antonio Gramsci.

Je hais les indifférents, par Antonio Gramsci.
Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. L’indifférence est le poids mort de l’histoire. L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. 11 février 1917 Traduit de l’italien par Olivier Favier. Odio gli indifferenti Odio gli indifferenti. Tratto da « La Città futura », in Il Grido del Popolo, n. 655, 11 febbraio 1917, e Avanti! Pour aller plus loin: Related:  fmhadigmailcompolipitreceeadahb

Je hais le nouvel an, par Antonio Gramsci. C'est une traduction du grand penseur italien faite par Olivier Favier, un des infatigables chroniqueur du blog "Dormira jamais", une de mes adresses favorite (et que j'aimerais vous faire connaître) pour penser, pour réver, pour se battre... Elle me permet de rendre hommage à ce site bienvenue en ces temps de confusion et de doute Dormira Jamais, et à un de ses animateur (que je ne connais que par la magie du virtuel, mais que je lis réguliérement) Et de rappeler comment Gramsci fut un penseur important, et toujours actuel, qui conjugue erudition impressionnante, volontée déterminée, courage intelectuel et physique impressionnant, et imagination largement ouverte vers d'autres horizons. Place au commentateur, à l'analyste, au moraliste même... Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. (Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!

Fakir contre le reste du Monde | Grise Bouille Vendredi dernier, j’ai publié sur ce blog un petit dessin pour rendre hommage aux rares journaux encore indépendants et compétents (ces deux qualités seraient-elles liées ?) comme Le canard enchaîné ou encore Mediapart. J’aurais pu aussi citer Fakir qui, s’il ne révèle pas forcément souvent des scandales comme les font les deux précédents, offre souvent des analyses pertinentes et qui se distinguent des sujets bateaux qui s’affichent sur toutes les unes des « grands » journaux dès lors que la dépêche AFP est parue. Récemment, Fakir a fait un peu parler de lui parce que les Décodeurs du Monde, qui ont lancé un système de classement des sites d’infos (pour repérer les sites peu fiables, complotistes, etc.), l’ont classé en jaune, c’est-à-dire moyennement fiable. La justification ? Fakir est indiqué en jaune, ce qui correspond, dans notre classement, à un site qui peut être très orienté ou publier des informations sans les vérifier. Attention, graphique Fakir orienté

En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts LE MONDE | • Mis à jour le | Par Edgar Morin, sociologue et philosophe Hélas, nos dirigeants semblent totalement dépassés : ils sont incapables aujourd'hui de proposer un diagnostic juste de la situation et incapables, du coup, d'apporter des solutions concrètes, à la hauteur des enjeux. Tout se passe comme si une petite oligarchie intéressée seulement par son avenir à court terme avait pris les commandes." (Manifeste Roosevelt, 2012.) "Un diagnostic juste" suppose une pensée capable de réunir et d'organiser les informations et connaissances dont nous disposons, mais qui sont compartimentées et dispersées. Une telle pensée doit être consciente de l'erreur de sous-estimer l'erreur dont le propre, comme a dit Descartes, est d'ignorer qu'elle est erreur. L'erreur n'est pas seulement aveuglement sur les faits. Hélas. Notre machine à fournir des connaissances, incapable de nous fournir la capacité de relier les connaissances, produit dans les esprits myopies, cécités. Ce mal est généralisé.

Ernest Mandel - Démocratie socialiste et dictature du prolétariat Le débat en cours au sein du mouvement ouvrier international sur les différentes conceptions de la démocratie socialiste et de la dictature du prolétariat est le plus profond depuis les premières années qui avaient suivi la révolution russe d’Octobre 1917. Il est le produit de la montée des luttes ouvrières dans les pays capitalistes depuis 1968 et des luttes anti-impérialistes, de la crise parallèle du capitalisme et de la domination des castes bureaucratiques sur les États ouvriers bureaucratisés. Il est de même le produit d’une prise de conscience au sein de la classe ouvrière internationale des méfaits du stalinisme et de la bureaucratie en général. Tous ces facteurs ont déplacé ce débat du domaine des polémiques plus ou moins académiques vers celui de la politique pratique proprement dite. 1. les marxistes-révolutionnaires comprennent la nature de classe de tous les États en tant qu’instruments pour maintenir le pouvoir de classe. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Instrumentality, “habitability,” and the city .Image: Detail from Seher Shah’sObject Relic: Unité d’Habitation(2012) Architecture is a tool for oppression and control. Architecture is a tool for revolution and liberty.— Nick Axel, “Manifesto for an architectural future” Metaphors that liken architecture to a kind of “tool” for the transformation or perpetuation of society fall well short of their respective objects. Le Corbusier’s Unité d’Habitation. The locus classicus for this line of thought, at least as it pertains to architecture and city life, remains the French Jesuit scholar Michel de Certeau’s treatment of “spatial practices” in The Practice of Everyday Life. Building Brasilia, 1950s. Whatever the case may be, the spatial practices de Certeau prescribed were meant to restore a lost sense of “habitability,” a closeness to one’s origins that was violently uprooted by the rapidly accelerating rate of urbanization that followed the Industrial Revolution. Symbols of modernity: height and flight. [1] Bourdieu, Pierre. Like this:

La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite (1/2) La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie) est un recueil de qui se propose de nous fournir pour chacune d'entre elles des pistes d'enseignement à utiliser pour notre . Ce livre a l'avantage de se lire très facilement grâce à l'aspect concret des histoires et à la simplicité de l'écriture de l'auteur. Ce fût un délice de le parcourir tout en imaginant où tout ceci pouvait bien s'appliquer dans la vie de tous les jours. Maintenant que je suis arrivé au bout, je vous propose de partager avec vous les principes que j'ai retenus : 1 – La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite Je connaissais déjà cette petite histoire que j'avais découverte en surfant au hasard sur le net. Même si elle n'a pas pu être vérifiée jusqu'à présent, on observe que cette histoire s'applique à bon nombre de phénomènes de la vie courante. Face à ces dangers, l'auteur nous propose trois grandes pistes : 2. Le thème de la prise de et de la sont présents ici aussi. 3. 4.

La défiance à l’égard des médias est-elle justifiée ? Accusés par les uns de faire l’actualité puis cloués au pilori par les autres pour ne pas avoir su l’anticiper, dénoncés pour leur dépendance au pouvoir politique et vilipendés pour leur acharnement lorsqu’un scandale éclate, taxés d’élitisme puis critiqués pour leur populisme, jugés hors-sol puis méprisés pour être incapables de prendre de la hauteur, soumis à la dictature du direct et trop lents à réagir, les médias seraient responsables du succès de Trump, du triomphe du Brexit, du dégoût des Français pour la politique et de la future victoire de Le Pen. Concurrencés par les réseaux sociaux et dilués dans la multiplication des supports de diffusion, les journalistes sont au centre des critiques en cette année électorale sous tension. La défiance à l’égard des médias est-elle justifiée ? Retrouvez ici la deuxième partie de l'émission.

Edgar Morin : « On a créé un état d’intimidation » Edgar Morin, sociologue, a été de tous les combats depuis soixante ans (*). Son propos est vif et concis. Il n’est pas vrai que « l’antisémitisme » est de retour. Selon lui, ce terme est brandi pour occulter la répression israélienne, pour « israéliser » les juifs, pour fournir à Israël des justifications à sa politique. Ses prises de positions en faveur des Palestiniens humiliés et offensés, ont valu à Edgar Morin d’être calomnié. Nous gardons, de notre rencontre avec lui, l’impression d’un homme de grande simplicité et probité. Silvia Cattori : Vous avez été condamné pour « diffamation raciale » [1] pour avoir critiqué Israël. Edgar Morin : Tout d’abord il y a une chose que ne comprennent pas les défenseurs inconditionnels d’Israël, c’est que l’on puisse être animé par la compassion pour un peuple qui souffre. Silvia Cattori : Pouvez-vous expliciter ce que vous entendez par « le complexe » ? Silvia Cattori : Donc vous vouliez appeler Israël à plus de raison ? Edgar Morin : Oui.

Chantal Mouffe : « Il me semble urgent et nécessaire de promouvoir un populisme de gauche Extrait du numéro d’été 2016 de Regards Regards. Vous faites une critique acerbe du consensus politique au centre, des grandes coalitions droite / social-démocratie. Pouvez-vous préciser le cœur de cette critique ? Chantal Mouffe. En quel sens proposez-vous non pas un abandon de la frontière gauche / droite, mais la construction d’un populisme de gauche ? Lorsque j’ai fait paraître L’illusion du consensus, tout en étant déjà très critique à l’égard de ce consensus au centre – c’est-à-dire à l’égard de l’effacement de toute frontière entre la droite et la gauche – je croyais encore qu’il fallait impérativement rétablir cette frontière politique entre la droite et la gauche. « La construction d’une identité politique transversale articulée dans un projet émancipateur, c’est ce que j’appelle peuple. » Que signifierait alors un populisme de gauche ? En quel sens parlez-vous de peuple et de populisme ? C’est un projet transversal, qui s’opposerait au populisme de droite ?

11 principles of placemaking - Placemaking Chicago PPS has developed 11 principles that can be used to evolve public spaces into "community places." Although similar words, "spaces" and "places" have very different meanings. A space is a physical description of a piece of land, whereas a "place" connotes an emotional attachment to the piece of land. 1. People who use a public space regularly provide the most valuable perspective and insights into how the area functions. 2. Design is an important component of creating a place, but not the only factor. 3. A good public space requires partners who contribute innovative ideas, financial or political support, and help plan activities. 4. Every community has naysayers. 5. People will often go to extraordinary lengths to adapt a place to suit their needs. 6. A vision for a public space addresses its character, activities, uses, and meaning in the community. 7. Too often, people think about how they will use a space only after it is built. 8. 9. 10. 11. More information Triangulation

NOAM CHOMSKY, dialogue avec Jacques BOUVERESSE Le dialogue partait plus précisément du concept de vérité. Y’a-t-il « une vérité objective, en dehors de nous, quelque chose qui est à découvrir et non qu’on peut fabriquer selon les besoins du moment » ? Pour George ORWELL, c’est un point fondamental. « Ce qu’il y a d’effrayant dans le totalitarisme, ce n’est pas qu’il commette des atrocités, mais qu’il s’attaque au concept de vérité objective : il prétend contrôler le passé aussi bien que l’avenir. » Or l’existence de cette vérité est de plus en plus remise en cause dans le monde intellectuel. Vérité et liberté Daniel Mermet : Jacques Bouveresse, d’où vous est venue l’idée d’inviter Noam Chomsky au Collège de France pour ce colloque sur « Rationalité, vérité et démocratie » ? Jacques Bouveresse : Nous nous trouvons confrontés en France à une situation qui devient de plus en plus pénible pour les gens comme moi. Noam Chomsky : Je suis honoré par cette association, c’est un compagnonnage qui m’aurait ravi. Vérité et pragmatisme

Kery James : « Lutter contre les violences policières n’est pas que le combat des Noirs et des Arabes » Pour le rappeur, la cause concerne l’ensemble de la société française et ne doit pas servir à condamner en bloc les forces de l’ordre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Kery James (auteur et interprète) Le 19 mars 2017 un collectif de familles de victimes de violences policières organise une marche à Paris. Une marche pour la justice et la dignité. Je répondrai à l’appel des familles de victimes car elles sont les plus légitimes dans ce combat. Ces années de lutte pour faire éclater la vérité leur ont permis d’acquérir une expérience et une expertise sur les questions des violences policières qui sont le socle de leurs revendications. Le 19 mars je marcherai donc avec elles et j’espère que tous ceux qui trouvent inacceptable qu’un citoyen puisse être violé sur la voie publique en feront autant. Agissements d’une minorité Mais je veux encore croire que les comportements racistes et déviants ne sont l’affaire que de certains policiers et me refuse à les attribuer à la totalité d’entre eux.

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