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L'affaire du bijoutier de Nice

L'affaire du bijoutier de Nice
Un fait divers dramatique survenu mercredi dernier est à l’origine d’une controverse, appelons-ça comme ça, au sein de l’opinion publique. À Nice, un bijoutier de 67 ans a été victime d’un vol à main armée alors qu’il ouvrait sa boutique, vers 9h du matin. Deux individus armés de fusils à pompe l’ont alors contraint à ouvrir son coffre et se préparaient à prendre la fuite sur un scooter (je ne connais pas le déroulé précis des faits mais il semblerait que des coups lui aient été portés). Le bijoutier a alors pris un pistolet automatique de calibre 7,65 mm, est sorti dans la rue et, soit au niveau de sa boutique, soit après avoir couru après les malfaiteurs, les versions divergent, a ouvert le feu à trois reprises, blessant mortellement le passager du scooter. L’autre a réussi à prendre la fuite et au moment où j’écris ces lignes, est toujours recherché, la police ayant probablement déjà une bonne idée de son identité. La loi, rien que la loi. Que disait donc la loi ici ? La ratio legis Related:  Politique et société

Flambée de faits divers dans les JT depuis dix ans Quoi qu’il en soit ce résultat chiffré correspond à ce que tout spectateur plus ou moins régulier du JT pouvait mesurer spontanément, et n’en demeure pas moins spectaculaire. D’ailleurs, la plupart des médias ne s’y sont pas trompés, relayant abondamment l’information comme… un fait divers (ainsi que nous l’avions relevé ici même pour les exemples les plus probants) ! Aucune tentative notable d’explication, aucune réflexion sur le sens à donner à cette évolution, aucun débat sur son bien fondé. Un silence d’autant plus surprenant que les journalistes, si prompts à revendiquer une mission démocratique, ne se privent jamais de passer au crible les pratiques des autres professions. Pourtant, il va sans dire que cette inflexion (dérive ?) Concurrence et diversion Ce quasi doublement depuis dix ans du nombre de faits divers traités dans les JT est un révélateur de la féroce concurrence que se livrent les chaînes pour l’audimat. Concurrence pour l’audience, donc. Les faits divers autrement ?

Le blog Droit administratif Lagny-sur-Marne : drame conjugal en plein centre-ville, un mort, un blessé - 18/09/2013 Le centre-ville de Lagny-sur-Marne est en émoi après la tentative de meurtre commise passage des Ecoles, près de la rue du Chemin de Fer, un axe piétonnier très fréquenté en ce mercredi après-midi. Il était environ 14h30 quand un homme d'une cinquantaine d'années a ouvert le feu sur son épouse au niveau de la gorge avec un fusil. La femme était en arrêt cardio-ventilatoire à l'arrivée des pompiers. Les secouristes l'ont ranimée, elle a été héliportée vers l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne). Un coup de feu dans la bouche Pendant ce temps, le tireur a pris la fuite à pied en direction du parking du cinéma Le Cinq à une rue de là, en bord de Marne. Grièvement blessé au visage, hors d'état de nuire, il a été interpellé par des agents du commissariat de police de Lagny-sur-Marne avant d'être hospitalisé à Henri-Mondor.

Comment la société produit des métiers «inutiles» Selon David Graeber, anthropologue américain, l'économie contemporaine créerait une multitude de métiers «inutiles» notamment dans le secteur des services (consulting, management, RH, communication...) Il estime aussi que ces travailleurs en seraient conscients. Notre métier sert-il réellement à quelque chose? L'anthropologue cite l'économiste anglais John Maynard Keynes , qui avait prédit dans une fiction - dès 1930 - que l'on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine un siècle plus tard et que l'on s'ennuierait tellement que le principal problème collectif serait de répartir le travail. David Graeber, qui se définit comme anarchiste, critique en fait le principe même de la division du travail. David Graeber estime également que les personnes concernées sont conscientes de l'inutilité de leurs tâches.

Sympathy for the Luddites Those weren’t foolish questions. Mechanization eventually — that is, after a couple of generations — led to a broad rise in British living standards. But it’s far from clear whether typical workers reaped any benefits during the early stages of the Industrial Revolution; many workers were clearly hurt. And often the workers hurt most were those who had, with effort, acquired valuable skills — only to find those skills suddenly devalued. So are we living in another such era? Until recently, the conventional wisdom about the effects of technology on workers was, in a way, comforting. Now, there were always problems with this story. Today, however, a much darker picture of the effects of technology on labor is emerging. I’ve noted before that the nature of rising inequality in America changed around 2000. And some of those turns may well be sudden. So should workers simply be prepared to acquire new skills? So what is the answer?

Le grand divorce de 1790 : la séparation des autorités administratives et judiciaires Premier volet d'un billet en deux parties sur la justice administrative, dont je parle trop peu, et les politiques, pas du tout, alors qu'elle le mérite amplement. Tout d'abord, voici un aperçu historique de cette dichotomie absolument fondamentale en droit français, et qui est assez unique au monde. Mais avant de revenir aux origines, définissons un peu : qu'est ce que cette séparation, que signifie-t-elle ? Il s'agit d'une interdiction faite aux magistrats judiciaires (aussi bien les procureurs que les juges) de connaître des affaires de l'administration. Cette interdiction est absolue, et comme tout ce qui est absolu en France, connaît des exceptions. Ainsi, un tribunal judiciaire ne peut juger un litige vous opposant à l'Etat, une collectivité locale (région, département ou commune), une administration (le Trésor Public) ou un établissement public (l'Institut Géographique National, ou les haras nationaux). Pourquoi cette séparation ? C'est là que l'Histoire nous éclaire.

La société accusée de rendre les jeux vidéo violents Ce qui n’était jusqu’à présent qu’une simple idée reçue vient d’être scientifiquement prouvé : la société rend les jeux vidéo de plus en plus violents. C’est en tout cas la conclusion d’une étude réalisée en laboratoire par un groupe de chercheurs de l’université du Kentucky. Menée en collaboration avec le studio écossais de création de jeux vidéo Rockstar North, elle est la première au monde à étudier sur le long terme les effets de la société et de la violence qui y règne sur l’imagination des concepteurs de jeux vidéo. Contraints de regarder Fox News Quinze années durant, cinquante développeurs de Rockstar North ont été contraints de regarder Fox News et d’autres chaînes d’infos en continu pendant plusieurs heures par jour. Une reproduction fidèle de la réalité Selon le professeur Lawson, la conclusion de cette étude est claire : « Jamais les développeurs de Rockstar North n’auraient imaginé un jeu aussi violent s’ils n’avaient pas été influencés par la réalité.

Economie: le chagrin des classes moyennes 10 Flares Twitter 4 Facebook 6 Filament.io 10 Flares × L’INSEE publie ses statistiques sur les niveaux de vie en 2011. Une mise à jour passionnante sur le chagrin des classes moyennes, qui mériterait d’être profondément réinventée. Comme chaque année, l’INSEE publie ses observations sur le niveau de vie des Français. L’INSEE, ce monde opaque On me permettra de commencer ce billet par « un coup de gueule » d’exaspération face à l’inertie que l’INSEE oppose aux principes démocratiques. Ainsi, ne sont publiés que des tableaux Excell parcellaires, là où l’on A DROIT à une mise à disposition complète de la base (je renvoie à mes billets sur ce point – voir en fin d’article). Ainsi, des données entières sont escamotées par l’INSEE et inaccessibles. En tout cas, cette opacité de l’INSEE qui a décidé unilatéralement et sans contrôle démocratique l’usage qu’elle ferait de données publiques est insupportable. Le chagrin des classes moyennes L’agaçante idéologie bobo de l’INSEE Rating: +2 (from 2 votes)

Le Copyleft ou le retournement du Copyright Walt Disney se félicite aujourd’hui de l’extension de la protection que le copyright (ou droit d’auteur) offre à l’innocente Blanche-Neige contre les méchants pirates et « plagieurs ». Mais si ce copyright avait existé il y a quelques siècles c’est Disney lui-même qui aurait été condamné pour plagiat. Face à cette absurdité une initiative séduisante est née : le copyleft. Cette invention juridique utilise l’arme du copyright et, la retournant, en fait un outil de partage culturel. L’usage du mot « piratage » a explosé ces dernières années suite à sa promotion par les défenseurs de la propriété intellectuelle – alors qu’il ne correspond à rien en droit français. Le droit d’auteur (équivalent du copyright anglosaxon – et l’une des branches principales du droit de la « propriété intellectuelle ») est une invention juridique moderne qui octroie sur l’œuvre un droit moral et un monopole d’exploitation économique pour une certaine durée. Le retournement hacker [4] GNU General Public License.

Adoption du référendum d’initiative populaire, sans initiative populaire Par Roseline Letteron. Le 21 novembre 2013, la Commission mixte paritaire a adopté les textes relatifs au référendum d’initiative partagée, une loi organique et une loi ordinaire. Aussitôt adopté, la loi organique a d’ailleurs été transmise au Conseil constitutionnel, puisque ce dernier est obligatoirement saisi de toutes les lois organiques. Cinq ans après… On doit observer la lenteur de la gestation de ces textes qui trouvent leur origine dans la révision constitutionnelle de 2008 qui modifiait la rédaction de l’article 11, en ajoutant : « Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cinq années se sont donc déroulées entre la révision constitutionnelle et le vote des lois permettant sa mise en œuvre. Un champ d’application restreint Une initiative parlementaire Cela peut sembler compliqué, mais c’est très simple.

L'invasion des «métiers à la con», une fatalité économique? «Avez-vous l’impression que le monde pourrait se passer de votre travail? Ressentez-vous la profonde inutilité des tâches que vous accomplissez quotidiennement? Avez-vous déjà pensé que vous seriez plus utile dans un hôpital, une salle de classe, un commerce ou une cuisine que dans un open space situé dans un quartier de bureaux? Passez-vous des heures sur Facebook, YouTube ou à envoyer des mails persos au travail? Avez-vous déjà participé à un afterwork avec des gens dont les intitulés de jobs étaient absolument mystérieux? Si vous avez répondu oui à plusieurs de ces questions, vous faites sans aucun doute possible partie de cette population qui occupe un «boulot à la con», ou «bullshit job», comme les nomme l’anthropologue anglais David Graeber. Strike! Or, le progrès n’a fait depuis que nous donner des raisons supplémentaires de travailler, dans des métiers que même ceux qui les occupent trouvent parfois profondément inutiles. Parlons-en! Et bien aujourd’hui, nous allons en parler.

Bienvenue en République des minorités Il y a un paradoxe étonnant dans ces débats sur le « mariage pour tous ». Alors que l’on s’écharpe joyeusement, que l’on crie au coup d’État d’un côté, et à la « radicalisation » de l’autre, une constante demeure dans les deux camps : faire sa profession de foi en la République. Barjot, comme Désir, ne cessent de l’invoquer à tout-va, tout en tentant de faire passer l’adversaire pour « antirépublicain ». La question ne porte donc plus sur le fait de savoir ce qui est vrai ou faux, mais sur ce qui est républicain ou ne l’est pas, comme si c’était là l’objet du débat ! En attendant, le fond, lui, reste d’une rare pauvreté. Dialogue de sourds, intransigeance, mépris… S’il n’y avait pas un tel enjeu derrière, on se croirait dans un mauvais vaudeville ! La Révolution de 1789 a mis à terre la notion de pouvoir de « droit divin », mais ses continuateurs veulent aller plus loin, en enterrant aussi le « droit », et « le divin ».

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