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Le « male gaze  (regard masculin)

Le « male gaze  (regard masculin)
Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper. Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema » En 1975, la critique de cinéma Laura Mulvey forge et définit le concept dans un article intitulé « Plaisir visuel et cinéma narratif ». Cela n’est évidemment pas valable que pour le cinéma. Publicité Related:  Théoriesconcepts féministes avancés

Ce que les professionnels en psychologie devraient savoir à propos du polyamour Préoccupations des polyamoureux sur leurs styles de vie et leur santé mentale. (Par Geri D. Weitzman, psychologue et thérapeute étasunienne.) Introduction Dans notre culture, nous avons tendance à supposer que les gens sont monogames. Le polyamour est distingué de l'infidélité par une communication honnête entre les personnes et les partenaires, au sujet de l'existence de chacune de ces relations dans leurs vies (Hymer et Rubin, 1982). Le champ de la psychologie connaît peu de choses concernant le polyamour. Je commencerai ce rapport en décrivant les trois variétés principales de polyamour, et les bienfaits que les individus polyamoureux retirent de ce style de vie ; je suivrai par quelques données démographiques sur la fréquence du polyamour dans notre culture. Ensuite, je décrirai certaines des préoccupations que seuls des individus polyamoureux peuvent amener en thérapie. Types de polyamour Il y a trois variétés principales de polyamour. Les bénéfices du polyamour Références

The Big Feminist BUT: The Caveats of Gender Politics in Comics by Maria Popova “There’s both liberation and possibility in pointing out that you’re not a sellout or a coward for refusing to adopt a label that doesn’t quite name your experience.” “Feminism is too important to be discussed only by academics,” Caitlin Moran wrote in her excellent How to Be a Woman and, indeed, gender politics permeate everything from our language to our capacity for love to our economy to how kids come to see the world. By Emily Flake 'Feminist, adj' by MariNaomi 'Must Respect Women's Power, No Experience Necessary' story by Mark Pritchard, art by Liz Baillie Shannon O’Leary writes in the introduction: The Big Feminist BUT should be considered in two contexts: that of its collective message and that of its medium. The chorus of answers, coming from 27 women and 13 men most of whom came of age in the 1980s and 1990s without a cohesive collective conception of feminism, reveal with equal parts wisdom and wit the complexities of gender politics today. 'Queer, Eh?'

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Dans cette nouvelle série d’articles, nous nous intéresserons à différents comportements qui sont typiques des dominants (occuper beaucoup d’espace, avoir beaucoup de temps de parole et parler fort, exprimer certaines émotions comme la colère…). Brigitte Laloupe aborde ce thème dans son livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ». Occuper beaucoup d’espace : un attribut du dominant Les dominants ont droit à plus d’espace1. Plus précisément, l’espace personnel des dominants est plus grand2. En corrélation avec un plus grand espace personnel, les dominants ont tendance à occuper plus d’espace avec leur corps. L’utilisation de l’espace est donc un très bon indicateur de statut social. Les espaces privés des hommes La plus faible utilisation de l’espace par les femmes est visible dans bien d’autres domaines. public. En conclusion 1. 2.

5 façons efficaces de combattre la grossophobie lorsqu’on bénéficie du privilège mince | FEMISANDRIE (mais pas que) Article originel : Traduction de Laurence Mamin « Hey, les gens minces privilégiés (Vous devez savoir qui vous êtes). Il faut qu’on parle. J’ai vu beaucoup de monde comparer le skinny-shaming et la grossophobie – et je veux mettre en évidence à quel point c’est faux et nuisible. Il y a une énorme différence entre le skinny-shaming et la grossophobie, et c’est une différence d’échelle et de dynamique systémique. Toutefois, la différence entre le fait d’être blessant, et la discrimination, la déshumanisation et le déni de droits à une échelle systémique est immense. Le terrorisme corporel contre les gros est insidieux et pratiqué ouvertement dans tous les domaines de notre société : les hôpitaux, les écoles, le système légal et sur le lieu de travail. Dans une autre étude, 54% des médecins trouvent que ça devrait être OK de limiter les soins pour les personnes en surpoids et obèses. Mais, clairement, ça n’est pas le cas.

Faire des Etudes Féministes et de Genre en France – EFiGiES Marine Gilis, en collaboration avec Valentin Gleyze, Marine Rouch et Justine Zeller, a le plaisir de vous présenter la brochure « Faire des Etudes Féministes et de Genre en France », réalisée avec le soutien d’EFiGiES. Cette brochure représente un outil précieux pour tous les étudiant.es en études Féministes, Genre et Sexualités. Elle aidera à se repérer dans la multitude des ressources disponibles pour mener à bien des travaux de recherche tant universitaires que personnels, autodidactes ou encadrés. Elle est téléchargeable ici : Brochure-numérique.oct17 ou consultable ci-dessous. Avertissement : Cette version d’octobre 2017, exclusivement numérique, a vocation à être enrichie par les suggestions et retours de tous et toutes.

Trouple: il faut arrêter de penser le couple comme la seule forme d'amour possible Dans «A trois on y va», le réalisateur Jérôme Bonnell ébauche la possibilité d'un amour à trois. J'ai rencontré cet amour, il est viable. Le mot ressemble à une blague. Trouple. La pluralité du polyamour Le trouple n’est pas la seule forme de relation amoureuse à trois. Sur son site More than two, dédié au polyamour, l’écrivain Franklin Veaux, qui vit à Portland avec plusieurs partenaires, propose un glossaire détaillé et assez complet, dans lequel il évoque notamment le vee, qu’on pourrait traduire en français par «relation en v», dans laquelle une personne «centrale» (ou pivot, selon Franklin Veaux) vit une relation amoureuse avec deux personnes, qui n’ont entre elles ni relation sentimentale ni relation sexuelle. Le besoin de règles La réalité de la relation à trois, c’est qu’elle n’est pérenne que si elle s’installe de façon naturelle (ce qui n’exclut pas le dialogue ou la mise en place de règles). Mon triangle personnel Thomas Le regard des autres Elever des enfants dans la marge

Simone de Beauvoir Explains “Why I’m a Feminist” in a Rare TV Interview (1975) In Simone de Beauvoir’s 1945 novel The Blood of Others, the narrator, Jean Blomart, reports on his childhood friend Marcel’s reaction to the word “revolution”: It was senseless to try to change anything in the world or in life; things were bad enough even if one did not meddle with them. Everything that her heart and her mind condemned she rabidly defended—my father, marriage, capitalism. Because the wrong lay not in the institutions, but in the depths of our being. Marcel’s fearful fatalism represents everything De Beauvoir condemned in her writing, most notably her groundbreaking 1949 study, The Second Sex, often credited as the foundational text of second-wave feminism. In the 1975 interview above with French journalist Jean-Louis Servan-Schreiber—“Why I’m a Feminist”—De Beauvoir picks up the ideas of The Second Sex, which Servan-Schreiber calls as important an “ideological reference” for feminists as Marx’s Capital is for communists. Related Content: Free Online Philosophy Courses

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Il existe donc des « violations » de ces règles de fonctionnement, qui sont les interruptions, mais aussi les silences – les chevauchements ont été plutôt interprétés comme des dysfonctionnement du système2-. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13.

4 raisons pour lesquelles il faut arrêter de voir le skinny-shaming comme une « discrimination inversée  | «FEMISANDRIE (mais pas que) Article originel : Traduction : ami HSBC (Homme Straight Blanc Cis) militant (comme quoi, ils servent!) Note de l’auteure : Cet article ne défend pas le skinny-shaming. J’ai un rapport très compliqué avec le concept de skinny-shaming. Je suis une activiste de l’image du corps, qui tente de travailler en solidarité avec le « fat acceptance movement », une survivante du trouble du comportement alimentaire qui a encore des problème liés à son corps et à la nourriture, et une personne de corpulence moyenne qui parle ouvertement des privilèges des personnes minces. Évidemment donc, j’ai un rapport compliqué au skinny-shaming. Mais quelque chose que je vois souvent revenir sur le tapis, c’est l’idée que le skinny-shaming (faire des remarques grossières ou sarcastiques sur les corps minces) est de la discrimination inversée. Ça, je suis en plein dedans. 1. (note à part: Ton corps est assez bien.) Ça ne l’est pas. 2. Aïe. 3.

Au risque de radoter, « la théorie du genre » n’existe pas Ce dimanche 2 octobre, le pape François a accusé les manuels scolaires français de propager un « sournois endoctrinement de la théorie du genre ». Il y a trois ans, sous l’impulsion de la « Manif pour tous », on s’était mis en France à parler de « théorie du genre » pour dire tout et n’importe quoi. Obsession d’une partie de la droite, cette chose indéterminée permet de mélanger le sexe, la sexualité, l’orientation sexuelle et la fin du monde. Définition Les études du genre, « gender studies » en anglais, désignent une approche interdisciplinaire des sciences humaines, qui rassemble des domaines de recherche aussi divers que la sociologie, l’histoire, la linguistique, la médecine, l’architecture, la philosophie, la psychologie ou la science politique. Elle était devenu hautement politique et suspecte, au point que Najat Vallaud-Belkacem, alors porte-parole du gouvernement, avait été obligée de nier l’existence d’une telle théorie. Pas une théorie mais un concept

Comment se sortir de l'impuissance apprise - OSER Changer L’impuissance à agir est parfois bien réelle, mais souvent dans notre tête et apprise. C’est bien connu, une des principales sources de stress, surtout quand on vit un changement, c’est le sentiment de ne pas avoir de contrôle ou d’influence sur la situation. Il y a bien sûr une impuissance réelle, mais il faut bien réaliser aussi que l’impuissance est souvent dans notre tête. Même si dans les deux cas, l’effet est le même, il est bon de comprendre la deuxième pour trouver des pistes d’action. Voici trois caractéristiques de l’impuissance apprise. L’impuissance apprise se caractérise d’abord par le sentiment que la situation que l’on vit est permanente. En fait, une des premières choses qu’on peut faire pour soi, c’est de mettre en doute ces généralisations. Impuissance apprise et victime La deuxième caractéristique de l’impuissance apprise, c’est le sentiment d’être victime. Impuissance apprise et sentiment d’envahissement La responsabilité est le prix de la liberté, dit Cyrille Guimard.

22 Things Only Women's And Gender Studies' Majors Understand Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. L’expression de la colère Partie 3 : l’expression de la colère Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Vajrapani, un bodhisattva Nous avons vu que prendre de la place dans l’espace, et contrôler la conversation, étaient deux façons d’affirmer son statut social. Or, ces comportements sont considérés comme inappropriés pour les femmes. Colère et pouvoir La colère est une émotion, fortement inconfortable, qui répond à la perception d’une offense ou d’une négligence1. Afficher sa colère semblerait être lié à la notion de pouvoir. Ceux qui expriment de la colère sont perçues comme des dominants Par ailleurs, Larissa Tiedens a également mené une série d’expérimentations à ce sujet3. D’autres expériences, basées sur des photographies de visages, ont confirmé que les personnes qui expriment de la colère sont perçues comme plus dominantes que celles qui expriment de la tristesse ou de la peur4,5. Expression de la colère : une question de sexe ou de genre ? 1. 2.

Ouvrage | Le sexe n'est pas le problème dans le travail du sexe 1. [Traduction libre] Valeria Costa-Kostritsky, « On Malmskillnadsgatan », London Review of Books, 20 janvier 2014 :

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