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La prostitution est elle un métier?

La prostitution est elle un métier?
IMPORTANT : Ce billet traite de la prostitution "par choix", aussi relatif ce concept puisse être. Il n'aborde absolument pas le cas de l'esclavagisme sexuel, qui est un sujet qui me tient très à coeur mais qui n'a rien à voir avec le contexte prostitutionnel traité ci dessous. Merci :) Le grand retour des illustrations glamour-satin-LiassesDeBilletsEnormes, totalement raccord avec la réalité! lien utile : définition de "métier" Quand j'ai décidé de me lancer dans la prostitution, j'ai traversé plusieurs déserts avant de pouvoir concrètement travailler. Aujourd'hui, je ne suis donc plus du coté des novices qu'on rembarre sur les forums mainstream, mais de celui des travailleu(r)ses qu'on contacte pour obtenir des tuyaux. Avec l'argent de mes clients, je me confectionne souvent un petit éventail pour me rafarichir... Alors voila, quand je reçois des messages de néophytes qui cherchent des informations pour se mettre en route, je réponds. Related:  ProstitutionProstitutionSex work / Putophobie

« Vous êtes une pute. » « C’est dégueulasse. C’est tout. Vous êtes une pute.» « C’est dégueulasse. C’est tout. Vous êtes une pute.» On pourrait se méprendre et s‘imaginer qu’il s’agit-là d’un clash des générations. En discutant avec des personnes de pays voisins, j’entends souvent leur incrédulité quand ils apprennent que la prostitution est si criminalisée, que la ministre du droit des femmes, par exemple, en fait son principal combat : « mais pourtant la France c’est le pays de la romance, de la séduction, des Folies Bergères et du Moulin Rouge ! A mes yeux, ce court « dialogue » représente la contradiction française quand on en vient à la prostitution : En France, on adore les putes… mais en peinture seulement. Pourtant, Catherine Ringer aura le dernier mot, artistiquement du moins. Avis à tous les abolitionnistes, rassemblement malsain de chrétiens moralisateurs, de féministes fondamentalistes aux dents longues, de flicailles sécuritaires et politicards racistes … vous ne ferez jamais taire les putes.

Lutte contre la prostitution, lutte contre le capitalisme J'ai longtemps hésité à faire ce billet. En fait, cela fait deux bons mois que j'y réfléchis. Mais la violence des trolls sur le sujet m'avait jusqu'à présent retenu. Et puis, je me suis dit qu'il n'y avait pas de raisons de laisser les trolls gagner. Parce que c'est un thème où il est question de mondialisation, de mobilité, de migrations, d'économie et de capitalisme : bref, de tout ce qui fait mes thèmes de prédilection. Le premier camp, qui a reçu le soutien récent de la ministre la plus à même de peser sur ces questions, est celui des "abolitionnistes" - le terme est parfois contesté par certains au sein de leurs rangs, je l'utilise donc par facilité. En face d'eux, se trouvent les "réglementaristes" - là encore, l’appellation ne fait pas l'unanimité. Cela n'est pas toujours évident, notamment quand on rentre dans les textes les plus violents des abolitionnistes, mais les deux camps partagent un même souci des prostituées : aucun des deux ne se satisfait de la situation actuelle.

Des tartuffes féministes En préambule voici déjà tous les articles que j'ai écrits sur la prostitution :Prostitution et non abolitionnismeCache toi, bordel19eme et prostitutionAssises de la prostitutionCaubere Philippe, fatDe la prostitution encore Ce qui me frappe depuis plus de dix ans dans ces éternels débat féministes sur la prostitution, c'est l'immense agressivité qui sévit de chaque côté. J'ai été très longtemps abolitionniste, je ne le suis plus. Au cours de ces années, j'ai vu les deux camps s'opposer à coups d'invectives et en se donnant mutuellement des brevets de féminisme. Je suis tout à fait certaine, pour ma part, que la position féministe abolitionniste - qui passe donc entre autres par une punition du client mais pas que - est une position féministe. En revanche je me refuse à ne pas comparer le sexe avec d'autres activités. Pour autant, faut-il punir le client ?

Prostitution : Quand le militantisme prohibo- abolitionniste met en danger la vie des putes, et autres considérations... Depuis quelques jours, un nouveau Tumblr créé dans le cadre d'une campagne abolitionniste de la prostitution a fait son entrée dans les internets. Il s'agit du Tumblr "Prostitueurs", dont l'objet est de réunir diverses citations de clients de putes qu'on peut trouver sur des forums spécialisés à cet effet. ( par exemple, Escortfr, Youppie ou 6annonces) Le but de la démarche n'a pas été explicité : on arrive sur le Tumblr, on trouve les témoignages, point. Je suppose que l'idée, c'était que ça ne demandait pas d'argumentation et de développement, que les mots parlaient d'eux même. En l'occurrence, j'imagine qu'il est question de tenter de montrer à la face du monde combien les clients de putes sont barbares et dénués d'empathie, ainsi que de mettre en perspective les nombreux témoignages de viols et d'agressions (sexuelles mais pas seulement) dont ils font preuve (en ne les nommant bien sûr jamais de la sorte, évidemment. "Y" a voulu témoigner pour cette campagne. Aucunement. Woké.

Réflexions d’une pute anti-clients, hétérophobe et misandre. par Morgane Merteuil Souvent, il y a certaines attitudes de mecs qui me mettent mal à l’aise dans les discussions sur le travail sexuel. Dans les messages que je reçois, dans les conversations que j’ai, dans ce que je peux lire ou entendre à droite à gauche… J’aimerais donc ici faire le point sur 2-3 choses. Déjà, premier truc que je comprends pas : les clients qui disent nous soutenir. Je crois, franchement, que vous n’avez RIEN compris à notre lutte. Si on se bat pour nos droits, c’est en grande partie pour avoir PLUS de pouvoir face à vous. D’ailleurs parmi vous, chers clients qui nous « défendez », vous êtes plein à « tellement honorer notre profession » que vous proposez même qu’on soit un service public. Un autre point que je voudrais aborder : la question du lesbianisme des putes. Pour conclure, je voudrais aborder la place des mecs dans les débats sur le travail sexuel. Like this: J'aime chargement…

Coucher avec une escort-girl Un lecteur – qui a souhaité rester anonyme – a passé une soirée avec une escort-girl. Il nous raconte tout en creusant les tenants et aboutissants de cette expérience. Le premier papier de notre nouvelle rubrique L’Observatoire de l’Homme. J’ai décidé d’oublier un moment mes principes et de solliciter les services d’une escort-girl quand j’avais 25 ans, alors que j’habitais à Londres. Sélection & Rencontre Comme pour le choix d’une nouvelle TV sur Amazon, la sélection est basée sur un mélange de photos, de commentaires postés par ses précédents clients et de spécifications plus « techniques » (mensurations, âge, langues parlées, boissons favorites, et l’incontournable « ouverture d’esprit » quant aux actes sexuels pratiqués). La rencontre fut simple et agréable. L’expérience sexuelle en elle-même fut particulièrement plaisante. Le client est roi Ce qui différencia réellement notre soirée de toutes mes expériences passées fut la nette prédominance de mes désirs sur les siens. Et après…

LES « BESOINS SEXUELS » : UN MYTHE AU MASCULIN L’idée d’un « besoin sexuel », principalement reconnu aux hommes, n’est pas tout à fait dépourvue de fondement biologique. En réalité, tout être humain - de tous les genres, donc - éprouve ce que nous appellerons des « besoins excréteurs ». Il doit vider, ou vidanger, à intervalles plus ou moins réguliers sa vessie (hommes & femmes), ses intestins (hommes & femmes), son appareil génital (hommes & femmes). S’agissant d’un être de sexe biologique masculin, il vide donc régulièrement sa vessie (il pisse), ses intestins (il chie), et ses couilles (il éjacule). Ces besoins excréteurs ne sont pas traités exactement de la même manière par la société. Certes, faire tenir sa verge par autrui pendant la miction peut être l’objet de jeux érotiques, de fantasmes, et de plaisanteries (« Tu veux que j’te la tienne ? Comme la plupart des hommes (et des femmes), je recours fréquemment à la masturbation afin d’évacuer la liqueur séminale qui engorge mes organes. La réciproque Impérieux, comme le désir

Les travailleuses du sexe peuvent-elles penser leur émancipation ? Sur quelques effets excluants des discours abolitionnistes Morgane Merteuil et Damien Simonin s'attachent ici à déconstruire les discours abolitionnistes sur la prostitution, en interrogant leurs effets sur la vie des principales concernées : les travailleuses du sexe. Non seulement la prostitution ne peut être appréhendée sous le prisme de la seule violence faite aux femmes, mais il est temps d'entendre la voix de celles et ceux qui se mobilisent pour reconnaître leurs droits à la libre disposition de leur corps. Se pose donc ici la question de savoir comment émanciper la prostitution du discours abolitionniste. En juin dernier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, déclare que son objectif « comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître ». Cette position soutient que la prostitution n'est pas souhaitable pour les personnes qui la pratiquent. Abolition de la prostitution et émancipation des prostituées Aujourd'hui, ce mouvement prend la forme d'une coalition hétérogène.

Militantisme prohibo-abolitionniste et pratique féministe par Morgane Merteuil. Si vous me connaissez, vous savez que je n’aime pas forcément rebondir « à chaud », en commentant une actualité « récente », qu’en général je parle du prochain article que je vais écrire environ 6 mois avant de l’écrire, bref, je n’aime pas prendre part aux « débats » super vifs, parce qu’ils sont souvent très violents. Mais là je crois que je ne peux pas me taire. Souvent, c’est parce qu’on est seulEs que certaines personnes se permettent d’avoir des attitudes de violence envers nous. Mais peut-être, si au départ on avait été plusieurs à dénoncer la même chose en même temps, alors les stratégies de silenciation aurait été moins efficaces. Je contextualise : Salomée, pute qui prend la parole en tant que telle (ainsi que tox) sur son blog Mélange Instable, a publié récemment un excellent article révélant les agissements d’une militante « féministe abolitionniste », utilisant le pseudonyme de Lise Bouvet : vous pouvez le lire ici. Like this: J'aime chargement…

À propos du silence qui entoure la mort d’une travailleuse du sexe noire Un soir de mai, je traversais le bois de Vincennes en voiture accompagné de deux personnes. Alors que nous avions dépassé le château de Vincennes, et arrivions sur un lieu où travaillent à pied, la nuit, de très nombreuses femmes originaires d’Afrique de l’ouest, j’aperçus sur le bas côté de la route, un grand rassemblement de femmes autour de deux voitures de police. Quand nous avons demandé à une de ces femmes la ou les raison(s) de ce rassemblement, nous apprîmes qu’une travailleuse, agressée à même le bois par un homme, serait entre la vie et la mort dans un SAMU en direction d’un hôpital. Par la suite, dans le dernier métro partant du château de Vincennes, je rencontrais plusieurs travailleuses du bois, de celles qui se prénomment les « traditionnelles » du 12e (c’est-à-dire des travailleuses du sexe françaises travaillant de longue date sur le lieu), que je connaissais par le biais de rencontres militantes ou de manifestations. « Ce n’est pas la première… ».

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