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La prostitution est elle un métier?

La prostitution est elle un métier?
IMPORTANT : Ce billet traite de la prostitution "par choix", aussi relatif ce concept puisse être. Il n'aborde absolument pas le cas de l'esclavagisme sexuel, qui est un sujet qui me tient très à coeur mais qui n'a rien à voir avec le contexte prostitutionnel traité ci dessous. Merci :) Le grand retour des illustrations glamour-satin-LiassesDeBilletsEnormes, totalement raccord avec la réalité! lien utile : définition de "métier" Quand j'ai décidé de me lancer dans la prostitution, j'ai traversé plusieurs déserts avant de pouvoir concrètement travailler. Aujourd'hui, je ne suis donc plus du coté des novices qu'on rembarre sur les forums mainstream, mais de celui des travailleu(r)ses qu'on contacte pour obtenir des tuyaux. Avec l'argent de mes clients, je me confectionne souvent un petit éventail pour me rafarichir... Alors voila, quand je reçois des messages de néophytes qui cherchent des informations pour se mettre en route, je réponds. Related:  ProstitutionSex work / Putophobie

Lutte contre la prostitution, lutte contre le capitalisme J'ai longtemps hésité à faire ce billet. En fait, cela fait deux bons mois que j'y réfléchis. Mais la violence des trolls sur le sujet m'avait jusqu'à présent retenu. Et puis, je me suis dit qu'il n'y avait pas de raisons de laisser les trolls gagner. Parce que c'est un thème où il est question de mondialisation, de mobilité, de migrations, d'économie et de capitalisme : bref, de tout ce qui fait mes thèmes de prédilection. Le premier camp, qui a reçu le soutien récent de la ministre la plus à même de peser sur ces questions, est celui des "abolitionnistes" - le terme est parfois contesté par certains au sein de leurs rangs, je l'utilise donc par facilité. En face d'eux, se trouvent les "réglementaristes" - là encore, l’appellation ne fait pas l'unanimité. Cela n'est pas toujours évident, notamment quand on rentre dans les textes les plus violents des abolitionnistes, mais les deux camps partagent un même souci des prostituées : aucun des deux ne se satisfait de la situation actuelle.

Prostitution : Quand le militantisme prohibo- abolitionniste met en danger la vie des putes, et autres considérations... Depuis quelques jours, un nouveau Tumblr créé dans le cadre d'une campagne abolitionniste de la prostitution a fait son entrée dans les internets. Il s'agit du Tumblr "Prostitueurs", dont l'objet est de réunir diverses citations de clients de putes qu'on peut trouver sur des forums spécialisés à cet effet. ( par exemple, Escortfr, Youppie ou 6annonces) Le but de la démarche n'a pas été explicité : on arrive sur le Tumblr, on trouve les témoignages, point. Je suppose que l'idée, c'était que ça ne demandait pas d'argumentation et de développement, que les mots parlaient d'eux même. En l'occurrence, j'imagine qu'il est question de tenter de montrer à la face du monde combien les clients de putes sont barbares et dénués d'empathie, ainsi que de mettre en perspective les nombreux témoignages de viols et d'agressions (sexuelles mais pas seulement) dont ils font preuve (en ne les nommant bien sûr jamais de la sorte, évidemment. "Y" a voulu témoigner pour cette campagne. Aucunement. Woké.

Vie De Pute : Ou comment le monopole du débat abolo vs réglo pérénise la silenciation des premières concernées (même et surtout quand elles ont des choses à dire...) Je m' exprime ici principalement au sujet de la prostitution dite libre et choisie J' ai commencé à me prostituer il y a environ deux ans. A cette époque, j' étais déjà toxico depuis 7 ans, et ça avait fini par me mettre vraiment dans la merde financièrement. (Interdit bancaire + plus de compte en banque actif + env 10 000 euros de dettes, découverts etc.) Cela faisait déjà plusieurs années que j' y pensais régulièrement : J' avais besoin de pas mal de thunes pour assumer ma conso, et je faisais encore et toujours plus de conneries pour y arriver. C'est donc le salaire de mon copain qui assurait tant bien que mal notre loyer et notre conso, et pour le reste... Durant cette période glauquissime, à chaque fois que j' avais parlé à mon copain du fait que je me sentais capable de tapiner, je m' étais toujours heurtée à un "non" catégorique. Et puis un jour, y' a eu la saisie sur salaire. Comme pour beaucoup de putes, c'est l' urgence financière qui m'a fait passer à l' acte. J' étais grisée.

LES « BESOINS SEXUELS » : UN MYTHE AU MASCULIN L’idée d’un « besoin sexuel », principalement reconnu aux hommes, n’est pas tout à fait dépourvue de fondement biologique. En réalité, tout être humain - de tous les genres, donc - éprouve ce que nous appellerons des « besoins excréteurs ». Il doit vider, ou vidanger, à intervalles plus ou moins réguliers sa vessie (hommes & femmes), ses intestins (hommes & femmes), son appareil génital (hommes & femmes). S’agissant d’un être de sexe biologique masculin, il vide donc régulièrement sa vessie (il pisse), ses intestins (il chie), et ses couilles (il éjacule). Ces besoins excréteurs ne sont pas traités exactement de la même manière par la société. Certes, faire tenir sa verge par autrui pendant la miction peut être l’objet de jeux érotiques, de fantasmes, et de plaisanteries (« Tu veux que j’te la tienne ? Comme la plupart des hommes (et des femmes), je recours fréquemment à la masturbation afin d’évacuer la liqueur séminale qui engorge mes organes. La réciproque Impérieux, comme le désir

Militantisme prohibo-abolitionniste et pratique féministe par Morgane Merteuil. Si vous me connaissez, vous savez que je n’aime pas forcément rebondir « à chaud », en commentant une actualité « récente », qu’en général je parle du prochain article que je vais écrire environ 6 mois avant de l’écrire, bref, je n’aime pas prendre part aux « débats » super vifs, parce qu’ils sont souvent très violents. Mais là je crois que je ne peux pas me taire. Souvent, c’est parce qu’on est seulEs que certaines personnes se permettent d’avoir des attitudes de violence envers nous. Mais peut-être, si au départ on avait été plusieurs à dénoncer la même chose en même temps, alors les stratégies de silenciation aurait été moins efficaces. Je contextualise : Salomée, pute qui prend la parole en tant que telle (ainsi que tox) sur son blog Mélange Instable, a publié récemment un excellent article révélant les agissements d’une militante « féministe abolitionniste », utilisant le pseudonyme de Lise Bouvet : vous pouvez le lire ici. Like this: J'aime chargement…

L'effroyable assassinat de Jasmine Petite, que les services sociaux suédois ont refusé d'écouter | Le ticket de Metro d'Ovidie Militantes de la Rose Alliance, dont faisait partie Jasmine Petite (DR) Jasmine Petite, travailleuse du sexe suédoise, a été sauvagement assassinée jeudi par son ancien compagnon et père de ses enfants. Si ce n’est pas l’Etat suédois qui a porté le coup fatal à Jasmine, il a été indirectement complice de sa mort. Jasmine Petite était une militante active, membre de l’organisation Rose Alliance qui défend les droits des travailleur(se)s du sexe. Durant des années, elle a subi des violences conjugales de la part de son ancien compagnon sans jamais être aidée ni même crue par la police et les services sociaux. Jasmine, comme beaucoup de femmes victimes de pervers narcissiques, a tenté d’échapper à son bourreau en le quittant. Lors de la séparation, les services sociaux ont décidé de retirer à Jasmine la garde de ses enfants, de manière totalement arbitraire, et de le confier à cet homme, dont les violences avaient été à plusieurs reprises signalées, en vain.

Prostitution: oui, on peut être féministe et non abolitionniste La proposition de Najat Vallaud-Belkacem d’abolir la prostitution fait ressurgir un débat prégnant chez les féministes. De nombreux articles sont consacrés à la position abolitionniste, le nôtre vise à expliquer le raisonnement égalitaire qui incite une partie des féministes à défendre la position non abolitionniste. Nous ne nous prétendons pas réglementaristes. La France a été pionnière du système réglementariste au XIXe siècle et a fait des prostituées une classe à part, stigmatisée et enfermée. publicité Le système que nous défendons peut se qualifier comme légaliste mais pas à la hollandaise, qui applique un modèle réglementariste. Précisons d’emblée que nous ne parlons que de la prostitution exercée sans la contrainte d’un proxénète ou d’un réseau. Nous ne nions pas non plus la violence que subissent l’écrasante majorité des prostituées, y compris les prostituées libres. Une activité différente des autres? Des enfants battues et/ou violés? Ensuite vient la question du choix.

On est des putes, et vous êtes quoi ? Nous sommes putes, donc, et en tant que telles, minoritaires. Soit. Cette appartenance à une minorité ne saurait pour autant rendre nos voix illégitimes. Nous sommes putes, ce qui signifie pour vous forcément victimes, d'un système économique qui nous marchandise touTEs, d'un proxénète mal intentionné ou encore de notre propre aliénation. Nous sommes putes, et vous, vous êtes quoi ? Vous vous revendiquez de gauche, et pour cette (honorable) raison, vous participez à la lutte contre l'exploitation des plus oppriméEs, des plus exploitéEs, face à un système néolibéral fondé sur la loi de la concurrence, du mépris de la vie de celles et ceux qui le font fonctionner au profit de celles et ceux qui en tirent tous les bénéfices. Vous vous dites, à juste titre, « de gauche » donc : pourtant, face aux travailleurSEs du sexe, tous vos bons réflexes militants s'évanouissent : la solidarité dont vous savez faire preuve avec d'autres travailleurSEs, devient face à nous condescendance et pitié.

Abolitionnistes, pitié, laissez Angela Davis et le Black feminism en dehors de vos conneries | CHRONIK D'UN NÈGRE INVERTI [Ajout important, à lire avant de continuer, pour plus de clarté : le texte ci-dessous ne s'attaque pas à un livre ou à des articles en particulier, mais il dénonce plus des "pratiques" militantes qui se reflètent par des prises de positions, et très majoritairement sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, ce qui les rend plus difficile à retranscrire et à les présenter comme un véritable matériel sur lequel peut se fonder une critique. En clair, on comprendrait plus que je m'énerve contre un article, ou une prise de position dans une conférence, plutôt que contre des tweet ou des post facebook, mais même s'il s'agit de propos rapides, et diffus, leur récurrence m'amène à penser qu'il s'agit d'un véritable réflexe puant du féminisme hégémonique à faire des équations et comparaisons foireuses entre racisme et sexisme (prostitution = esclavage, excision, etc. ?!) Pourquoi donc mobiliser la racialisation de ces femmes dans un cas et pas dans l’autre ?

Prostitution : ces campagnes abolitionnistes qui sont à coté de la plaque et n'ont rien à envier à la Manif Pour tous... IMPORTANT : Dans cet article, toutes les mentions des termes "prostitué(e)s" sont à démarquer de l'esclavage sexuel. Merci. Bon, on va dire que décidément en ce moment, je m'acharne sur l'abolitionnisme, mais franchement c'est pas ma faute, c'est lui qui me cherche! En effet, ces deux dernières semaines, j'ai eu vent de deux magnifiques campagnes que je pourrais résumer sous le terme de : connerie. Commençons donc avec cette vidéo dont nous a gratifié le collectif "LesJeunesPourL'Abolition". Bref vous préviens, ça dure à peu près 7 minutes et c'est gros gros malaise à regarder : Vidéo JeunesPourL'Abolition Plusieurs choses au sujet de cette vidéo : _Un procédé de fiction-réalité/anticipation malhonnête, car basé sur des fantasmes, pour un résultat proche de la manipulation : La première et principale : Ce scénario se base sur du pur fantasme. _ Un rouage rhétorique qui n'a rien à envier à la Manif Pour tous... _Omettre une partie de la réalité, ça passe toujours mieux... sur les abribus... Non.

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