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Rupture anarchiste et trahison proféministe

Rupture anarchiste et trahison proféministe
En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur. Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Qu’il l’admette ou non. Je l’ai appris à mes dépens, après des années de discussions affectueuses mais infructueuses auprès de mes camarades et compagnons. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Car nous sommes dressées à nous excuser lorsque l’on nous coince les doigts dans la porte. Pas par gentillesse ou grandeur d’âme, comme si l’on nous accordait un luxe, une cerise sur le gâteau, non, mais parce que nous avons le droit et nous exigeons de vivre autrement que comme des bêtes, à hanter la cuisine comme les rats hantent les égouts, autrement que comme des balais à chiotte, des trous ou des ventres sur pattes. Ou : divertissement-corvée.

http://lmsi.net/Rupture-anarchiste-et-trahison

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Féminisation de la langue: quelques réflexions théoriques et pratiques Les personnes lisant régulièrement ce blog auront sûrement remarqué que j’essaie au maximum d’éviter d’employer le masculin universel (j’explique ci-dessous ce que j’entends par là). Je voudrais tenter d’expliquer pourquoi (c’est le côté théorique) et surtout comment, par quelques réflexions liées à mon parcours sur cette question et à ma pratique comme féministe, blogueuse, mais aussi comme prof de français langue étrangère. Cette pratique est en évolution constante. Alors que j’étais d’abord extrêmement réticente, je me suis habituée à ces graphies à force de lectures et d’échanges militants, et j’aurais du mal aujourd’hui à faire marche arrière. Ces théories et pratiques rencontrent énormément de résistances. J’ai pu m’en rendre compte à chaque fois que j’ai évoqué, ici ou sur Twitter, des questions liées au sexisme dans le langage.

Être ou ne pas être misandre Pour commencer cet article j’aimerais que nous nous mettions d’accord sur quelques points de vocabulaire. Premièrement, lorsque l’on parle de sexisme, on parle d’un système, d’un fonctionnement, d’une construction sociétales, pas d’actes individuels. Il n’existe donc pas de « sexisme anti-hommes » ou de « sexisme inversé ». En effet, la société dans laquelle nous évoluons est tenue par les hommes et privilégie les hommes. Deuxièmement, lorsque l’on dit d’un homme qu’il est misogynie, on ne sous-entend pas qu’il déteste chaque femme individuellement pas vrai ? Comment gérer une sale féministe : mode d’emploi Plusieurs hommes et femmes se sont déjà retrouvés dans cette situation déplorable. Vous êtes là, à profiter tout bonnement du statu quo, quand tout à coup, elle surgit devant vous. La féministe. Surtout, restez calme. Cette situation peut être stressante, assurément, mais la dernière chose à faire, c’est de paniquer.

Petit guide de «disempowerment» pour hommes proféministes Origine : 25 juillet 2014 (L’article qui suit a été publié par la revue québecoise Possibles dans le n° Le féminisme d’hier à aujourd’hui. Il est mis à disposition ici avec l’autorisation de l’auteur. ) par Francis Dupuis-Déri Plus souvent qu’on pourrait si attendre, des féministes suggèrent qu’il faudrait que plus d’hommes se joignent à leur lutte pour la liberté des femmes et l’égalité entre les sexes.

Virginie Despentes : “La société est devenue plus prude, l’atmosphère plus réactionnaire” A 45 ans, l'auteure trash de “Baise-moi” bouscule toujours ses lecteurs, mais son regard est plus apaisé. Si son écriture évolue, l'énergie, elle, ne faiblit pas. C'était en 1993, Virginie Despentes avait 24 ans et ébranlait la scène littéraire française avec Baise-moi. L'épopée trash de deux très jeunes filles en cavale. Un objet romanesque pas vraiment identifié, et un auteur immédiatement labellisé rock, comme si ce terme seul pouvait résumer les motifs très crus du livre (sexe, drogue, violence…) et la rage qui le portait.

Culpabilité personnelle et respo Origine : Présentation dans le cadre du Colloque Marx IV – 01/10/04 - Matin, Section " Genre et rapports sociaux " (Nouvelles Questions Féministes) Lorsque, le 27 juillet 2003, Bertrand Cantat a décidé de frapper - à mort - Marie Trintignant, il a engagé sa responsabilité individuelle pour les conséquences de ses actes - quels que puissent être ensuite ses discours de déni, de reconnaissance partielle, de projection de responsabilité ou de pleine reconnaissance et éventuelle demande de pardon. Si cette dimension subjective, individuelle de la reconnaissance de culpabilité peut être importante pour les personnes proches de Marie Trintignant et la façon dont celles-ci pourront vivre ce meurtre, elle n’évacue évidemment ni la culpabilité individuelle de Cantat, ni la dimension de responsabilité collective pour ce meurtre. Notes 1- ‘Collective Responsibility’ [1969] in James Bernauer (ed.)

Julia Kristeva : « Leur regard qui perce nos ombres » – retour sur un colloque / COLLÈGE DES BERNARDINS Intellectuelle transformée par la rencontre avec le handicap, en la personne de son fils David, atteint d’une maladie neurologique orpheline, la philosophe et psychanalyste Julia Kristeva ouvrait le colloque pour évoquer la singularité incommensurable de toute personne, sa vraie valeur, et ce « regard qui perce nos ombres » (selon le titre de sa correspondance avec Jean Vanier, publiée chez Fayard, 2011), car il s’agit bel et bien d’une transfiguration. Julia Kristeva invitait à considérer les deux aspects de cette épreuve qu’est le handicap. D’une part, il est « la face moderne du tragique » car nous confronte à la mortalité : « Je le répète : le handicap diffère des autres « différences » en ceci qu’il nous confronte à la mortalité. (…) L’écart vis-à-vis des normes biologiques et sociales que représente le handicap est perçu comme un déficit qui, bien que réparable dans certains cas et dans certaines limites, me fait mourir si je suis seul, sans prothèse, sans aide humaine. »

Tous les hommes sont des connards Oui mec, tous les hommes sont des connards, va falloir t’y faire. Et je dis pas ça au douzième degré pour railler les féministes misandres qui font rien qu’à exagérer et faire des amalgames. Je suis très sérieux là: les hommes sont des connards, toi tu es un connard, moi je suis un connard, et peut-être qu’à un moment faut voir la réalité en face et se dire que merde, y a un truc qui va pas. En quoi est-ce que tu es un connard, tu demandes, et comment je peux affirmer ça alors que je te connais même pas?

« Le temps béni des colonies  ou l’impérative nécessité d’un Afroféminisme français Plongée au cœur de la vie des 1% En visite chez des amis, je tombe sur un vieux numéro du magazine Le Point datant de décembre 2014. Ce genre de lecture ne fait pas partie de mes habitudes, mais la couverture vantant les « nouvelles prouesses de l’hypnose » m’intrigue. Il faut dire que le sujet m’intéresse. Je prends mon courage à deux mains et ouvre l’hebdomadaire. En pages 2 et 3, une publicité pour un bijou en or blanc et diamants.

Le discours de la « crise de la masculinité » comme refus de l'égalité entre les sexes : histoire d'une rhétorique antiféministe [L]es hommes ont pour spécificité par rapport aux femmes d’être majoritairement en position supérieure [...] Ils y sont parce que les rapports de sexe les y mettent, parce qu’ils sont produits pour y être, et parce qu’ils luttent pour s’y maintenir.Anne-Marie Devreux (1988; repris dans Dagenais et Devreux 1998 : 1-2) « En ce début du xxie siècle, la rumeur enfle en Occident : les hommes ne seraient plus des hommes, des “vrais” […] une crise se propage, semble-t-il, dans l’empire du mâle. » Voilà le début du texte de présentation à l’endos du troisième volume de l’Histoire de la virilité, intitulé « La virilité en crise?

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