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Etienne Klein : L'origine de l'univers et le mur de Planck

Etienne Klein : L'origine de l'univers et le mur de Planck
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Culture scientifique Des observateurs parlent d’un « illettrisme scientifique » qui gagnerait notre société 1. Même s’ils ne valent pas démonstration, certains signes peuvent nous porter à les suivre. L’un de ces indices tient au fait que ceux qui, comme moi, écrivent des livres destinés à un « public large », savent d’expérience que les éditeurs se montrent de plus en plus insistants sur un point : le niveau de ce que l’on écrit ne doit pas être trop élevé et le moins de choses possibles doivent être supposées connues du lecteur. Cette demande pressante relève toutefois d’une motivation ambiguë : faut-il la mettre sur le compte d’un louable souci démocratique, celui de toucher le plus grand nombre de personnes, ou avère-t-elle plutôt qu’il existerait effectivement une croissance de l’illettrisme scientifique ? Un deuxième signe est la montée en puissance d’une sorte de relativisme paresseux. Cette évolution n’est pas sans incidence politique. Qu’est-ce à dire ?

Savoir ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas Aujourd’hui, j’ai croisé ce tweet : Cela m’a rappelé que j’avais entendu un morceau d’une émission de France Inter en allant au collège : Dans les deux émissions, Etienne Klein met en lumière l’effet Dunning-Kruger. L’ignorance engendre plus souvent la confiance que ne le fait la connaissance »Charles Darwin. L’effet Dunning-Kruger ont montré que, chez les incompétents, il existe un biais psychologique qui les pousse à surestimer leurs capacités et leurs performances. Etienne Klein parle, lui, parle d’ultracrepidarianisme. Ultracrepidian : someone who has no special knowledge of a subject but who expresses an opinion about it (dictionnaire de Cambridge) L’étymologie d’ultracrepidarianisme est relative à la locution latine Sutor, ne supra crepidam, rapportée par Pline l’Ancien et adressée par l’artiste grec Apelle à un cordonnier qui critiquait l’une de ses toiles, et qui signifie littéralement « Cordonnier, pas plus haut que la chaussure ». WordPress: J'aime chargement… Parlons statistiques.

L'ultracrépidarianisme, l'art de parler de ce qu'on ne connaît pas « C’est lorsqu’on parle avec assurance de choses que nous ne connaissons pas », explique le philosophe des sciences Étienne Klein. « On est tous pour ou contre le nucléaire, pour ou contre les nanosciences, pour ou contre les OGM. Mais qui d’entre nous est capable de dire ce qu’on met vraiment dans un réacteur nucléaire ? « Ça m’avait étonné qu’on puisse avoir autant d’assurance alors même qu’on venait de déclarer qu’on est incompétent » Mais l’ultracrépidarianisme, c’est quoi, au juste ? « J’ai noté cette tendance-là au tout début de l’épidémie. Nous sommes tous appelés à être victimes de cet ultracrépidarianisme Il cite deux psychologues américains, Dunning et Kruger, qui avaient remarqué que, pour se rendre compte qu’on est incompétent, il faut justement être compétent. « Au début, quand on découvre un nouveau champ, on se sent spontanément compétent. Pour Étienne Klein, nous sommes tous appelés à être victimes de cet ultracrépidarianisme.

Ultracrepidarianisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'ultracrepidarianisme, ou ultracrépidarianisme selon les sources, est le comportement qui consiste à donner son avis sur des sujets sur lesquels on n’a pas de compétence crédible ou démontrée [1]. Étymologie[modifier | modifier le code] Combinaison avec l'argument d'autorité[modifier | modifier le code] L’ultracrépidarianisme constitue dans certains cas un exemple d’utilisation d'un argument d’autorité. Références[modifier | modifier le code] Voir aussi[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code] (en) Stephen M. Articles connexes[modifier | modifier le code] Liens externes[modifier | modifier le code] (en) Art Essay [archive] par Hazlitt à propos de William Gifford.

Etienne Klein : "La vérité scientifique n’appartient nullement aux scientifiques" La pandémie de Covid-19 semble avoir révélé le statut précaire de la science, considérée par certains comme une simple croyance, voire comme une opinion. Pourtant, comme l'affirme Étienne Klein, la science n'est pas "un récit parmi d'autres". L'auteur se penche sur l'affaiblissement de notre amour de la vérité, un danger pour la démocratie, dans Le goût du vrai(Gallimard, Tracts). Marianne : Qu’entendez-vous par "science" ? Étienne Klein : Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas de définition précise de "la" science, car la science n’est pas une. Elles ne sont donc pas affaire de proclamations individuelles. Selon vous "l’idée de science a divorcé de celle de plaisir". Je vois deux facteurs qui contribuent à cela. Le second facteur est qu’aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, la science semble par essence triste, lointaine, complexe, étrangère. Il existe, selon vous, au moins quatre biais qui contaminent notre façon de penser, notamment à propos des questions de science.

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