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Peut-on mesurer l’intelligence collective d’un groupe

Peut-on mesurer l’intelligence collective d’un groupe
Suite à la publication de mon billet Le R.O.I. de l’intelligence collective enfin démontré ?, Roberta Faulhaber, Visual Practitioner, m’a envoyé un article très intéressant. Depuis fort longtemps, on mesure le quotient intellectuel des individus. Pourquoi ne pas mesurer l’intelligence collective d’un groupe ? C’est l’objet d’une étude publiée en 2010 par l’American Association for the Advancement of Science suite aux travaux d’un groupe de scientifiques réuni à l’initiative du MIT Center for Collective Intelligence (le célèbre Massachusetts Institute of Technology !) : Evidence for a Collective Intelligence Factor in the Performance of Human Groups Introduction de l’article :Psychologists have repeatedly shown that a single statistical factor—often called “general intelligence”—emerges from the correlations among people’s performance on awide variety of cognitive tasks. Quatre facteurs permettent d’expliquer le succès du groupe dans les tâches données : Related 25 October 2009 24 May 2008 Related:  méthodes et outils collaboratifs

Qu’est-ce que l’intelligence collective ? Le thème de l’intelligence collective a fait l’objet de nombreux travaux durant les quarante dernières années. Même si les appellations diffèrent, un objet commun semble se dégager : noosphère de Teilhard de Chardin, écologie de l’esprit de Gregory Bateson, écologie des représentations de Dan Sperber, sujet collectif de Michel Serres, cybionte de Joël de Rosnay, hive mind de Kevin Kelly, intelligence connective de Derrick de Kerckhove, super-brain de Francis Heylighen, Global Brain de H. Bloom, intelligence émergente de Steven Johnson, etc. Stricto sensu, l’intelligence collective est un concept régulateur qui peut être défini comme une intelligence variée, partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences [1]. L’intelligence collective constitue également un champ de recherche dont l’objet est l’étude de la coopération intellectuelle entre humains dans un environnement techniquement augmenté.

L'intelligence collective peut tuer une bonne idée Je suis tombé il y a plusieurs années sur ce texte, l'œuvre géniale d'un créatif de talent qui a visiblement beaucoup d'expérience dans la publicité ou le marketing direct. Prenez le temps de lire l'intégralité de sa prose. J'adore ce traité humoristique pour parler de la bêtise collective. Et c'est tellement vrai. Voici comment on peut tuer une bonne idée ou tuer toute innovation par l'addition d'intelligences individuelles, ou comment chaque intelligence individuelle peut génèrer une stupidité collective. Stratégie : prouver au lecteur que les poètes n’ont pas les pieds sur terre. Soudain, il déchante. Un peu tremblant, Jean de La Fontaine lit son titre: “la cigale et la fourmi”. Vexé de n’avoir pas ouvert la bouche le premier, le directeur marketing suggère de mettre “abeille”. Nouveau titre : “La mouche et la fourmi”. Nouveau titre : “La mouche et la coccinelle”. On relit “La mouche ayant bourdonné du 21 juin au 22 septembre inclus se trouva fort dépourvue...”.

Revue Sticef.org Marie-Laure BETBEDER*, Maud CIEKANSKI**, Françoise GREFFIER*, Christophe REFFAY*, Thierry CHANIER** *(LIFC, Besançon), ** (LASELDI, Besançon) RÉSUMÉ : Le développement d’environnements de formation en ligne permettant aux utilisateurs de communiquer et de travailler ensemble de façon synchrone a suscité l’engouement de plus en plus de formateurs et d’apprenants depuis la dernière décennie, en particulier dans le domaine de l'apprentissage des langues. Ces plateformes de formation génèrent des interactions complexes entre les participants dont les analyses renouvellent le questionnement sur les traces et leurs traitements. Les travaux présentés dans cet article portent sur la transcription et l’analyse de données d’interactions multimodales synchrones issues d’une formation en ligne. Une description de la méthodologie développe le protocole de recueil des données, les conventions de transcription, l’organisation et la représentation des données. 1. 2. 2.1. 2.1.1. 2.1.2. 2.2. 2.3. 3. 3.1.

Le groupe Intelligence Collective de la Fing L’intelligence collective n’est pas l’apanage du web Dans son acception moderne, l'intelligence collective recouvre l'interactivité entre des myriades d'individus. Pourtant, il existe une définition beaucoup plus physiologique. Qu’entend-on généralement par “intelligence collective” ? Pour le monde du web, la messe est dite : c’est le produit émergent de l’interaction entre plusieurs milliers, voire millions d’individus, certains ne partageant avec les autres qu’une quantité minimale de leur réflexion (c’est la théorie du surplus cognitif chère à Clay Shirky, comme il l’a développe dans on livre éponyme ou chez TED). Et bien entendu, c’est le web lui-même qui est le média de choix de cette intelligence collective. Cette définition repose sur certains postulats, pas toujours explicites : Plus on est de fous, plus on rit. La dynamique d’un couple créatif John Lennon... La nature du leadership au sein de ces couples est également difficile à déterminer. Entre Lennon et McCartney, la situation est encore plus ambiguë. ...

L’intelligence collective en question (1/3) par @ceciledemailly 01net. le 22/05/13 à 07h00 Il y a quelques semaines, je suis intervenue à L’Enterprise 2.0 Summit sur le thème des neurosciences et de l’intelligence collective. Une notion difficile à définir Ce que l’on entend par intelligence varie selon les disciplines. Respecter son tour de parole favorise l’intelligence collective En 2010, un groupe de scientifiques réuni par le MIT (psychologues, sciences cognitives, sciences organisationnelles, technologie (1) ) s’est penché sur la question. Favoriser l’auto-organisation Ceci remet en cause certaines idées reçues sur la satisfaction des employés, ou sur le bien-être au travail – qui bien sûr sont nécessaires, mais ne sont pas des éléments d’intelligence collective. Promouvoir des parcours et des compétences diversifiées Parlant d’auto-organisation, un autre aspect important mis en lumière par les recherches sur les systèmes socio-techniques (2) dans les années 70 est la non-spécialisation des personnes. (2) Recherches d’Eric Trist et Fred Emery.

L’intelligence collective en question (3/3) par @ceciledemailly 01net. le 19/06/13 à 07h00 Ce billet fait suite à mes deux précédents : l’un rapportait une étude de neurosciences donnant un point de vue intéressant sur l’intelligence collective ici, et l’autre parcourait quelques outils et méthodes sur la manière d’encourager l’intelligence collective dans l’entreprise là. Dans ce troisième billet, j’aborde ce que l’intelligence collective va changer pour certains rôles. Le manager Dans l’entreprise traditionnelle, le leader montre la direction et le manager trace la route. Le leader Si l’on regarde les leaders des entreprises qui se portent bien, ils ont un point commun : ils encouragent la créativité autour d’eux. Le leader du XXe siècle devait son charisme à sa capacité à répondre à tout, à emmener les suiveurs dans une direction décidée par lui, à convaincre par sa vision claire. Celui de ce début de XIe siècle doit sa réussite à son aptitude à faire émerger les bonnes idées. L’expert Encore un métier qui change. Le Community Manager Le connecteur

Créer un réseau social sur papierLa nature d'une nouvelle entreprise > La nature d'une nouvelle entrepriseLa nature d'une nouvelle entreprise Vendredi dernier, j’ai essayé une nouvelle forme de brise-glace avec un groupe de 70 directeurs de l’entreprise Nurun. J’avais vu la description de cette activité le mois dernier dans le livre Gamestorming et m’était dit que je trouverais rapidement un contexte pour la tester. Ça a vraiment bien fonctionné et je vais le refaire, c’est certain (j’ai déjà commencé à intégrer l’activité dans le programme de certaines animations). Il suffit de prévoir un espace assez large que l’on couvre de papier. Le résultat final: Quelques extraits de la murale: Un brise-glace simple, visuellement attrayant et qui permet, rapidement, de révéler les liens qui unissent les participants.

Intelligence Collective | Clés Les pilotes d’une escadrille d’acrobatie aérienne forment un seul ensemble. Jim Rough et Tom Atlee, fondateurs du Co-Intelligence Institute, aux Etats-Unis, comparent le rituel de préparation d’un vol (chaque manœuvre mentalement visualisée, les yeux fermés) à celui d’une tribu de chasseurs chamaniques. Quand ils sont en grande forme, les pilotes eux-mêmes sont étonnés : ils parlent de leur escadrille comme d’une « intelligence collective » qui les dépasse tous. Face aux innombrables crises qui nous assaillent, l’intelligence collective est devenue un concept clé, auquel s’accrochent de plus en plus d’espoirs. Elle devrait, se dit-on, pouvoir résoudre bien des problèmes – impasses écologiques et grandes injustices – puisque sa logique enseigne à l’individu que son intérêt, même égoïste, est d’aider l’autre dans son épanouissement. Bêtise ou sagesse des foules ? Au départ, toute intelligence est collective. Cela n’empêche cependant pas une foule, même de surdoués, de pouvoir être stupide.

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