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Les filles voilées parlent, d'Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian

Les filles voilées parlent, d'Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian
« Les filles voilées parlent » ? On en voit d’ici qui, au seul énoncé de ce titre, brandissent le crucifix et agitent la gousse d’ail. Autant dire « Belzébuth parle », ou « l’Etrangleur du Yorkshire parle » ! Cette confiscation de la parole a même été assumée et théorisée par les partisans de la loi : il pouvait être dangereux de les laisser parler - des fois que ces sorcières auraient le pouvoir, par leur verbe maléfique, de transformer notre belle France « laïque » en crapaud islamique. A quoi bon discuter avec elles, en effet, puisqu’elles sont « aliénées », « conditionnées », « manipulées » par les intégristes ? « Retourne à Téhéran ! A un journaliste qui lui demandait, quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, quel effet cela lui faisait de partager sa religion avec Ben Laden, Mohammed Ali avait rétorqué : « Et vous, quel effet cela vous fait-il de partager la vôtre avec Hitler ? Elles s’entendent aussi régulièrement enjoindre de « retourner à Téhéran ». Related:  peacockRacisme institutionnel

Muslimah Pride ! Cela fait un certain temps que j'observe les exploits des Femen et que je suis très dérangée par la manière dont elles s’acquittent de leur « mission ». Parce que les actions des Femen sont aussi contre-productives que préjudiciables aux femmes musulmanes à travers le monde. Pour moi, et pour des centaines de femmes qui ont pris contact avec moi au cours des derniers jours, leurs tactiques font partie de la guerre idéologique qui se joue entre divers éléments néo-coloniaux de l’Ouest et des sociétés islamiques. Leur but n'est pas de nous émanciper de notre esclavage présumé. En dépit de mes vues personnelles sur l'efficacité des actions d'Amina Tyler, j'espère qu'elle est saine et sauve. Ainsi, au lieu de se « mettre à nu » les femmes musulmanes à travers le monde, qu’elles portent le hijab, le niqab, ou une « tenue occidentale », ont tweetées et envoyées des photos d'elles sur Facebook. Je ne nie pas le fait qu'il y ait des problèmes dans le monde musulman. Sofia Ahmed

Syrie, Egypte : les islamistes prostituent des femmes dans le cadre du « Jihad sexuel » 14 août 2013 Curieuse religion… Enrôlées dans une « guerre sainte du sexe » (ou « djihad a’nikâh »), de jeunes Tunisiennes ont été envoyées en Syrie pour satisfaire les besoins des combattants islamistes de l’opposition. Les jeunes femmes, qui seraient déjà plus d’une dizaine, sont parfois revenues enceintes et ont accouché d’enfants de pères inconnus, selon des sites d’information tunisiens. Une fatwa attribuée à un chef radical saoudien, Mohamed al-Arif, et diffusée sur internet, légitimerait cette forme de prostitution, voire d’esclavagisme sexuel, au nom de la « guerre sainte ». En Egypte, une fatwa émise par Sabah al-Sakâra, membre dirigeante des Frères Musulmans, incite les femmes à venir copuler avec les militants de la confrérie pour leur donner du courage. Un lupanar islamiste fonctionne déjà ! Source

La haine de la religion La religion est l’opium du peuple : relisez Marx ! C’est en ces termes qu’au début de l’année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un chœur unanime composé, entre autres, d’Aurélie Filippetti, Nadine Morano, Laurent Fabius et Michel Onfray. Le motif ? La candidature, jugée saugrenue, d’une jeune militante du Vaucluse qui avait le mauvais goût d’être musulmane et de porter un foulard. C’est l’étonnement, dit Aristote, qui conduit les hommes à philosopher. Je me suis étonné, notamment, de la manière dont depuis deux décennies le féminisme et la laïcité ont été subitement redécouverts et réinvestis, de l’extrême gauche à l’extrême droite, pour justifier presque toujours des attitudes – mais aussi des lois et des politiques publiques – dont il me paraît assez patent qu’elles ont peu à voir avec l’émancipation des femmes ou la séparation des autorités religieuses et politiques, et beaucoup avec l’obscurantisme et la chasse aux sorcières [1].

Prospérité de la potiche En librairie aujourd’hui, Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine (Zones / La Découverte, 250 pages, 18 euros) reprend et approfondit des analyses ébauchées soit ici-même, soit dans Le Monde diplomatique. Nous vous en proposons l’introduction ci-dessous. Le texte intégral est en libre accès sur le site de l’éditeur. Un compte Seenthis permet également de suivre l’actualité des thèmes développés dans le livre. Ecrire un livre pour critiquer le désir de beauté ? Autant l’admettre : dans une société où compte avant tout l’écoulement des produits, où la logique consumériste s’étend à tous les domaines de la vie, où l’évanouissement des idéaux laisse le champ libre à toutes les névroses, où règnent à la fois les fantasmes de toute-puissance et une très vieille haine du corps, surtout lorsqu’il est féminin, nous n’avons quasiment aucune chance de vivre les soins de beauté dans le climat de sérénité idyllique que nous vend l’illusion publicitaire. Table des matières 1. 2.

La loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public 2 ans après Le texte d'octobre 2010 est entré en vigueur le 11 avril 2011. Quel bilan aujourd'hui ? Qui sont les femmes qui ont choisi de porter le niqab ? Le bilan : Les 7 articles de la loi concerne a priori aussi bien les femmes intégralement voilées que les Anonymous. Avec un voile intégral interdit sur la voie publique et dans tous les lieux ouverts au public ou affectés à un service public, comme l'école. Dans le journal de 8h de Ludovic Piedtenu, Frédéric Métézeau précise ses effets et quelques chiffres malgré le silence du ministère de l'Intérieur à ce propos : Les différents voiles intégraux et le cas français Précisions pratiques, géographiques et religieuses de Mohamed-Ali Adraoui, enseignant chercheur à Sciences Po Paris auteur de "Du Golfe aux Banlieues : le salafisme mondialisé" : Qui sont ces femmes ? - Témoignages de femmes voilées : Reportage de Frédéric Métézeau à Paris, dans le 11e arrondissement, près d'une mosquée fréquentée par des fidèles très conservateurs : Et ailleurs ?

harcèlement à la cantine Mon fils, scolarisé en CM1, arrive à un stade de saturation au niveau des pressions qui lui sont exercées en raison de son régime alimentaire. Nous ne mangeons pas de viande qui nous est illicite. Nous sommes arrivés dans cette commune en 2009. Dans les premières années, j'alternais les jours de cantine en fonction des repas proposés (poissons et/ou oeuf), et selon mes disponibilités mais suite à ma reprise d'activité depuis janvier 2012 en décalé, j'ai opté pour l'inscription de mon fils en continu. Je savais que la "politique" de l'école est que chaque enfant doit goûter à tout, j'ai donc dû accepter mais mon fils l'a toujours très mal vécu. A la rentrée scolaire, plus précisément en septembre, j'ai donc fourni un certificat médical stipulant que la viande était mal supportée par mon fils. Aujourd’hui encore, mon fils a pleuré pendant la restauration scolaire et ce n'est pas la première fois. Mon fils a donc refusé de manger et s'est mis à pleurer.

Tunisie - Syrie : le djihad du sexe Enrôlées dans une "guerre sainte du sexe" (ou "djihad a'nikâh"), de jeunes Tunisiennes ont été envoyées en Syrie pour satisfaire les besoins des combattants islamistes de l'opposition. Les jeunes femmes, qui seraient plus d'une dizaine, sont souvent revenues enceintes et ont accouché d'enfants de pères inconnus, selon des sites d'information tunisiens. Cette situation embarrasse le gouvernement tunisien, lui-même islamiste. Le sort des enfants conçus hors mariage est un casse-tête pour les autorités. Une fatwa attribuée à un chef radical saoudien, Mohamed al-Arif, et diffusée sur internet, légitimerait cette forme de prostitution, voire d'esclavagisme sexuel, au nom de la "guerre sainte".

Sus à l'islam ! Ils ne se fatiguent jamais... Version en arabe du texte. La France est en crise. Comme le reste de l’Europe. Et Chypre n’est que le dernier épisode (avant le prochain) de cette spirale infernale : ébranlement du système financier, austérité imposée à la population au nom d’une rigueur qui ne touche ni les banques ni les riches. Mais vous n’y êtes pas du tout... Heureusement, contrairement aux élites, le peuple, lui, comprend. Il est vrai que l’état de l’opinion est inquiétant. Comme le note Le Monde (21 mars), « Les actes antimusulmans progressent pour la troisième année consécutive » : « Pour la présidente de la CNCDH Christine Lazerges, tous ces indicateurs sont le reflet de situations différentes. Selon elle, la hausse des actes antimusulmans — recensés en tant que tels depuis 2010 — est plus préoccupante. Tous ces indicateurs corroborent les résultats d’une enquête d’opinion de l’institut CSA dévoilée dans le rapport de la CNCDH. Comme le notait Libération le 22 mars : Marianne poursuit :

Non-feminist 'more hostile' towards men than feminists, study finds by Jess McCabe // 31 July 2009, 17:26 One of the hoary stereotypes about feminists is that we are 'man-haters'. I suspect that most feminists are more likely to roll their eyes at this sort of thing - I find it hard to take too seriously, although of course these stereotypes don't spring out of no-where, and they're often a type of silencing technique. (They're also quite interesting in what they can tell us, I think. Anyway, some researchers at the University of Houston decided to investigate whether it's really true that feminists hate men. What they found was that feminists reported less hostility towards men than non-feminists. Melinda Kanner, one of the researchers, has this interesting observation: Our work finds that, indeed, non-feminists believe in traditional gender roles such as men being breadwinners and women being caregivers. The study's take on this: Permalink

L'islam des manuels scolaires : comment le musulman est transformé en terroriste potentiel L'image de l'islam donnée par les manuels scolaires est catastrophique. (POUZET/SIPA) La société vit un moment de bascule, la forme scolaire est statique. Par-delà les réformes successives, par-delà les rhétoriques, on enseigne aujourd’hui à quelque chose près de la même manière qu’au XIXe siècle ! Notre école, un véritable levier potentiel face à la crise, mérite mieux. La rentrée scolaire et la nomination d’une nouvelle ministre de l’Éducation, - pour la première fois une femme à ce poste - Najat Vallaud-Belkacem, sont-ils une opportunité pour penser l’école autrement ? Le traitement de l’islam dans les programmes français en est un bon analyseur Une panique morale alimentée par les manuels scolaires Les systèmes de représentation remplissent des fonctions d’organisation des perceptions, des affects et des valeurs et assurent des fonctions de défense contre des menaces internes et externes à l’individu et au groupe, menaces réelles ou fantasmées. Des réponses attendues très parlantes

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. » Bon, d’accord. Parlons-en, alors.

Les Féministes pour l’égalité dénoncent les agressions contre les femmes voilées ET le silence des autres féministes Communiqué Le jeudi 13 juin dernier, une femme musulmane voilée a été agressée à Argenteuil avec une telle violence qu’elle vient de perdre son bébé. Ces agressions se multiplient ; les victimes en sont des femmes musulmanes portant le foulard ; le silence qui les entoure est effrayant, accablant. Le Collectif des Féministes pour l’Egalité dénonce les attaques qui visent spécifiquement les femmes musulmanes –parce qu’elles sont femmes et parce qu’elles sont musulmanes ; et demande un traitement médiatique et juridique de ces agressions adéquat, fondé sur la loi et le souci de la paix civile. En tant que féministes nous nous étonnons du silence des autres féministes. C’est pourquoi nous souhaitons rencontrer dans les meilleurs délais les représentants du gouvernement ayant en charge les questions relatives aux femmes et relatives à la sécurité. Paris le 20 juin 2013 Like this: J'aime chargement…

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