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La machine à abrutir, par Pierre Jourde

La machine à abrutir, par Pierre Jourde
Jusqu’à présent, la qualité des médias audiovisuels, public et privé confondus, n’était pas vraiment un sujet. Puis le président de la République découvre que la télévision est mauvaise. Il exige de la culture. En attendant que la culture advienne, l’animateur Patrick Sabatier fait son retour sur le service public. En revanche, des émissions littéraires disparaissent. C’est la culture qui va être contente. Avec l’alibi de quelques programmes culturels ou de quelques fictions « créatrices », les défenseurs du service public le trouvaient bon. Les médias ont su donner des dimensions monstrueuses à l’universel désir de stupidité qui sommeille même au fond de l’intellectuel le plus élitiste. Lorsqu’on les attaque sur l’ineptie de leurs programmes, les marchands de vulgarité répliquent en général deux choses : primo, on ne donne au public que ce qu’il demande ; secundo, ceux qui les critiquent sont des élitistes incapables d’admettre le simple besoin de divertissement. On a le choix ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/JOURDE/16204

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Ce que l'argent ne saurait acheter Nous vivons à une époque où tout se vend et s’achète. Mais n’y a-t-il pas des valeurs qui devraient être préservées de l’échange marchand ? C’est la question que se pose le philosophe Michael Sandel, dans un livre récemment traduit en français. Pour votre anniversaire, votre compagnon vous offre un joli pendentif. Certes, vous n’auriez peut-être pas choisi celui-ci, vous auriez peut-être même préféré cette paire de bottes que vous lorgnez depuis quelque temps.

Le Louvre médiéval [ressource] [image] Philippe Auguste et la fondation du Louvre L’histoire du Louvre commence vers 1190 avec la décision prise par Philippe Auguste d’ériger une enceinte fortifiée pour protéger Paris. Il s’agit d’un geste d’urbanisme et d’une manifestation d’autorité du souverain au moment où il s’apprête à quitter le pays pour aller guerroyer en croisade.

Lexique médiatique pour mauvais temps politique « Activistes ». Terme préférable à « militants » quand ces derniers défient une autorité réputée pour son « réalisme »* ou son « pragmatisme »*. « Des activistes occupent le terrain dédié à un aéroport par le maire de Nantes ». « Adaptation ». S’impose à tous, en particulier aux « inadaptés » qui la refusent et témoignent ainsi de leur « extrémisme »*.

En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir” Sous le règne de la médiocratie, la moyenne devient une norme, le compromis domine : idées et hommes deviennent interchangeables. Il faut résister à la révolution anesthésiante, alerte le philosophe Alain Deneault. C'est d'une « révolution anesthésiante » qu'il s'agit. Celle qui nous invite à nous situer toujours au centre, à penser mou, à mettre nos convictions dans notre poche de manière à devenir des êtres interchangeables, faciles à ranger dans des cases. Surtout ne rien déranger, surtout ne rien inventer qui pourrait remettre en cause l'ordre économique et social.

De l'abrutissement général par la télévision - edhelas.movim.eu Les grands esprits discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements et les petits esprits discutent des gens. -- Citations de Hyman G. Rickover Je ne regarde pas la TV, du moins je ne la regarde plus depuis que je me suis installé en appartement pour mes études. Je n'ai jamais ressentit le besoin d'acheter un poste de télévision afin de recevoir les chaines nationales (voir les bouquets Canal+ ou autres). Internet me suffit. Pourquoi ?

Ni assurance ni charité, la solidarité, par Alain Supiot (Le Monde diplomatique, novembre 2014) Bien qu’elle doive l’essentiel de sa fortune à la pensée sociologique et politique, la notion de solidarité a une origine juridique. Elle a d’abord désigné (dans le code civil de 1804) une technique du droit de la responsabilité utilisée en cas de pluralité de créanciers (solidarité active) ou de débiteurs (solidarité passive) d’une même obligation. C’est seulement à la fin du XIXe siècle qu’elle a acquis un sens juridique nouveau : celui d’organisation collective permettant de faire face aux risques liés au machinisme industriel, et de faire peser sur ceux qui de fait les créent une responsabilité objective, indépendante de toute faute. Ont ainsi été institués des régimes de solidarité que Jean-Jacques Dupeyroux a justement décrits comme des « pots communs (...) où l’on cotise selon ses ressources et où l’on puise selon ses besoins (1) ». C’est sur le plan national que la solidarité a acquis la plus grande portée.

la bataille de Bouvines d’après Roger de Wendover (1214) [document] « En ce même temps, l’armée du roi d’Angleterre, qui guerroyait en Flandre, se livrait à des dévastations avec tant de succès, qu’après avoir ravagé plusieurs provinces, elle pénétra sur le territoire du Ponthieu et le désola avec une fureur impitoyable. Ceux qui faisaient partie de cette expédition étaient de vaillants hommes, fort experts dans la guerre, tels que Guillaume, comte de Hollande, Renaud, jadis comte de Boulogne, Ferrand, comte de Flandre, Hugues de Boves, bon chevalier, mais cruel et superbe, qui sévissait contre ce pays avec tant de rage, qu’il n’épargnait ni la faiblesse des femmes, ni l’innocence des petits enfants. Le roi Jean avait établi pour maréchal de cette armée Guillaume, comte de Salisbury, pour combattre avec les chevaliers anglais et pour payer aux autres une solde prise sur le fisc.

Nuit debout : le crachat de Michel Onfray pour défendre Alain Finkielkraut Nous avons signalé, dans un précédent article, à quel point les mésaventures d’Alain Finkielkraut sur la place de la République ont indigné l’éditocratie qui, à l’unisson, a témoigné de sa bouleversante solidarité avec le philosophe pour médias. L’occasion rêvée pour jeter le discrédit sur une mobilisation qui n’a, selon eux, que trop duré. Même si nous n’imaginions pas que « l’affaire » allait être rapidement enterrée, nous pensions toutefois que le pire était passé, a fortiori dans la mesure où la version unanimement reprise par les défenseurs d’Alain Finkielkraut dans les heures qui ont suivi l’incident a été depuis largement remise en cause [1]. Mais c’était sans compter sur l’inénarrable Michel Onfray.

Vigipirate et le fantôme de la guerre d’Algérie Le plan Vigipirate reste mystérieux - et pas seulement parce qu’on se demande ce qui a bien pu passer dans la tête du gouvernement pour choisir un nom aussi ridicule et le conserver, depuis près de vingt ans d’application ininterrompue. Le dispositif Vigipirate, d’exceptionnel est devenu permanent bien que tous les professionnels de la sécurité en soient d’accord : il n’est d’aucune efficacité contre le terrorisme. Il n’a permis aucune arrestation, n’a aucun effet dissuasif - tous les auteurs d’attentats sont nés alors qu’il s’appliquait déjà - et il coûte un million d’euros par jour, selon la propre estimation du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. Si le plan Vigipirate n’a pas de fonction opérationnelle, il en a nécessairement d’autres : une fonction politique assurément, mais qui s’émousse au bout de vingt ans, et une fonction sociale, plus subtile, mais plus dangereuse : entretenir, par le quadrillage militaire, une confusion entre la guerre et la paix.

Pour Alain Delon, les émis­sions de Cyril Hanouna sont faites pour « des millions de cons » Le 2 novembre prochain, Alain Delon fera l'objet d'un docu­men­taire sur France 3 baptisé Alain Delon, cet inconnu. L'occa­sion pour le comé­dien de faire un peu de promo et de s'expri­mer sur des sujets divers et variés. Et quand il s'agit de télé­vi­sion, ce dernier se lâche tota­le­ment. « Elle m'emmerde et on n'apprend rien. J'ai l'impres­sion qu'il n'y a plus que l'audience qui compte.

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