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ARTE +7 - Que faire - Dennis L. Meadows

ARTE +7 - Que faire - Dennis L. Meadows
Related:  Décroissance forcée / voie non durableCRISE CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître » - Changement de civilisation Basta ! : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Peu à peu la rationalité l’emporte, et la science se laïcise. Avec la machine à vapeur apparaît une nouvelle représentation du monde... En 1824, le physicien Sadi Carnot découvre les lois de la thermodynamique : le principe de conservation et le principe de dégradation. Ce passage d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique a-t-il un impact sur la vie des idées ? Le mouvement des idées part alors dans trois directions. Vient ensuite le temps de l’immatériel et de l’information... La société énergétique, celle de la grande industrie, fonctionne par l’accumulation de capitaux et le développement du secteur financier et bancaire.

Il est «minuit moins cinq» pour le climat, avertit le GIEC L’avertissement pourrait difficilement être plus clair: à moins d’un mois de la publication d’un rapport attendu du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), son président estime qu’il est «minuit moins cinq» pour tenter de trouver une issue viable aux bouleversements climatiques. Une version préliminaire du rapport, obtenue par Médiapart, indique d’ailleurs que la situation est pour le moins critique. «L’univers n’est qu’une seule famille. «Il faut inventer de nouvelles façons de définir et mesurer le progrès humain et moins se focaliser sur les statistiques habituelles comme le Produit intérieur brut», a-t-il ajouté. Une version préliminaire du rapport, obtenue par Médiapart, donne une bonne idée de la gravité de la situation constatée par les scientifiques du GIEC. Si les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne cessent d’augmenter et si la tendance se poursuit, la hausse du thermomètre pourrait même atteindre de 3 à 5°C.

Le rapport au Club de Rome : stopper la croissance, mais pourquoi ? En 1972, la publication de The Limits to growth ou « rapport Meadows », le rapport commandité par le Club de Rome et préparé par une équipe de scientifiques du Massachusetts Institute of Technology, produit un impact considérable sur le monde académique et politique. Ce rapport affirme, en s’appuyant sur un modèle mathématique du monde, et à grand renfort de graphiques, que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle, à moins que l’humanité ne décide délibérément de stabiliser sa population et sa production. Il préconise donc de stabiliser la population et la production à l’échelle mondiale, sans préciser d’ailleurs par quelles mesures politiques y parvenir, afin d’échapper à la catastrophe qui s’annonce. En réaction à cet appel à la « croissance zéro », de nombreuses prises de position, dans le monde politique et académique, rejettent les conclusions du rapport, sur des bases philosophiques, méthodologiques ou politiques.

«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs» Pour sauver le climat, «il est minuit moins cinq», affirmait le président du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dont les travaux se sont ouverts lundi à Stockholm. Plus personne ne peut douter de la gravité du dérèglement en cours : «Cyclones, tornades, inondations, tempêtes et sécheresses… Entre 1980 et 2011, les catastrophes climatiques ont coûté la vie à quelque 30 000 personnes et occasionné plus de 1 000 milliards de dollars de dégâts sur le continent nord-américain, indiquait une étude du réassureur allemand Munich Re publiée en octobre 2012. En trente ans, le nombre de catastrophes climatiques a presque quintuplé en Amérique du Nord alors qu’il a été multiplié par 4 en Asie, par 2,5 en Afrique et qu’il a doublé en Europe.» Le projet Alternatiba est né dans ce contexte. (1) Les débats seront retransmis sur Liberation.fr > Les enjeux climatiques et énergétiques seront également au cœur du Forum «Quelle énergie !»

Immanuel Wallerstein : "Le capitalisme est proche de sa fin. La suite ? Porto Alegre ou Davos" Les séries d'été de l'Humanité : Penser un monde nouveau . Pour l’historien américain, auteur du concept de système-monde, le capitalisme, comme tout corps naturel et social, n’est pas éternel. Il ne peut survivre en tant que système. Immanuel Wallerstein est une figure incontournable de l’université américaine comme du mouvement altermondialiste. Pour en savoir plus : À lire : Comprendre le monde. Comment voyez-vous le capitalisme fonctionner depuis son émergence il y a cinq cents ans ? Immanuel Wallerstein. Comment le capitalisme a-t-il accumulé du capital ? Autre constante du capitalisme : en situation de quasi-monopole, vous ne pouvez pas amasser beaucoup d’argent dans un contexte de désordre généralisé. Enfin, un dernier point : un capitaliste possède deux moyens de faire de l’argent : minimiser les coûts et maximaliser les prix, ce qui dépend, pour le second objectif, du contexte et d’une situation, ou pas, de quasi-monopole. Immanuel Wallerstein.

Climat : la solution viendra du bas > Les enjeux du climat et de l'énergie seront au cœur du Forum «Quelle énergie !» organisé par Libération à Toulouse les 12 et 13 octobre. Consultez le programme et réservez vos places dès maintenant. En l’espace de quelques jours, les pages de Libération ou de liberation.fr ont accueilli trois textes, trois initiatives, trois appels à la mobilisation citoyenne contre le dérèglement climatique. Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, rédacteurs en chef invités au Forum de Toulouse Midi-Pyrénées sur l'énergie qui se déroulera les 12 et 13 octobre, ont publié un appel à la mobilisation citoyenne. Ces initiatives émergent en ordre dispersé alors que les experts du Giec viennent de publier un rapport soulignant que, si rien n’est fait, la température du globe pourrait s’élever de 4,8°C et le niveau des océans de plus d’un mètre d’ici à la fin du siècle. Le caractère éparpillé, brouillon, voire pagailleux de ces appels est évident, mais ne doit pas les condamner. Philippe DOUROUX

Dennis Meadows : « Nous n'avons pas mis fin à la croissance, la nature va s'en charger » En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants. En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Terra eco : Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Dennis Meadows : A l’époque, on disait qu’on avait encore devant nous quarante ans de croissance globale. C’est aujourd’hui que nous entrons dans cette période d’arrêt de la croissance. Comment amorcer ce changement ? Il faut changer notre manière de mesurer les valeurs. Pourquoi les hommes politiques s’entêtent-ils dans cette voie ? Vous buvez du café ? Ils continuent néanmoins à dire que la croissance va résoudre la crise. Oui, ça pourrait être utile. Rien.

Corinne Lepage : "Monsanto n'a plus le droit de cultiver son maïs en Europe" Députée européenne et fondatrice du parti centriste écologiste Cap21, Corinne Lepage a été reçue lundi par François Hollande après une précédente visite en mars. Elle sera de nouveau reçue en septembre pour discuter du positionnement politique et des propositions de sa nouvelle formation, le Rassemblement citoyen, lancée fin mars. Selon elle, il s'agit d'une confédération qui doit accueillir aussi bien des personnes morales (partis, associations) que des personnes physiques et conduire des listes aux municipales dans les petites et moyennes communes. Pour Le Point.fr, elle revient sur l'actualité des OGM et du maïs MON810 de la société Monsanto, dont l'interdiction de culture en France vient d'être levée par le Conseil d'État, et juge la politique du gouvernement. Le Point.fr : Peut-on à la fois être écologiste et se prononcer en faveur de la culture des OGM sur notre territoire ? Corinne Lepage : Je ne crois pas qu'il faut se prononcer pour ou contre une technologie.

Earth Blog: ESSAY: Ecology Is the Meaning of Life Naturally evolved ecosystems are marvels that make Earth habitable, yet sadly they and all life are threatened By Dr. Glen Barry, Ecological InternetEarth Meanders come from Earth's Newsdesk Miraculous Nature Ultimately, all humanity and all life have is the biosphere, the thin layer of life just above and below Earth’s surface, composed of ancient, miraculously evolved natural ecosystems. Ecology is far more than the study of life and its environment. Nature is far, far more than pretty plants and animals. All species uniquely express evolutionary brilliance and have a purpose, a reason for being, a right to exist, and are necessary to maintain life’s full potential. The Earth as a whole is a living organism, similar biologically to a cell, plant, animal, or ecosystem. The vibrant mélange of life found in natural ecosystems is godlike in its all-embracing nurturing. Ecosystem Collapse Ecosystems are being wantonly liquidated based upon the myth that we can grow forever. Hope in Ecosystems

La bombe climatique cachée dans le rapport du GIEC Quelques lignes aux très lourdes conséquences dans le rapport du GIEC sur le climat : le méthane voit doubler son rôle comme gaz à effet de serre ! Une nouvelle donne qu’il faudrait absolument prendre en compte dans la lutte contre le changement climatique, notamment dans les discours sur le gaz de schiste. Le « résumé pour décideurs » du groupe 1 du Giec vient de paraître. Ce résumé nous apprend que le forçage radiatif (1) supplémentaire de l’ensemble des gaz à effet de serre émis par l’homme (gaz carbonique - CO2- , méthane - CH4 -, protoxyde d’azote - N2O - et halo-carbones) (3) entre 1750 et 2011 atteindrait 3 watts par m2. Sans surprise, le gaz carbonique CO2, résultat de la combustion des combustibles fossiles et de la déforestation, reste avec 1,68 W par m2 le premier responsable du réchauffement (56%). Mais on y apprend aussi que le forçage supplémentaire du méthane sur la même période est de 0,97 W par m2 soit 32% du forçage total. Notes :

Les trois racines de l’écologisme Paru sous le titre Ecologie et fascisme dans le n°12 (nov. 1991) du Sauvage nouvelle série. Revu en Juin 2010 (1). En février 1975, j’ai eu la chance d’assister pendant un week-end à Londres à une réunion internationale de Friends of the Earth, où se rencontraient pour la première fois des écologistes de plusieurs villes de France (2) , d’Angleterre, d’Irlande, des USA, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Suède, d’Allemagne et probablement de quelques autres pays que j’ai oubliés. J’ai gardé de cette rencontre une très forte impression, qui m’a beaucoup fait réfléchir par la suite : tous ces gens avaient la même vision du monde, partageaient les mêmes valeurs alors qu’ils n’avaient pratiquement aucune référence écrite commune. Certains avaient lu Illich, d’autres simplement Rachel Carson (Le printemps silencieux) ou le rapport du Club de Rome, ouvrages fort divers et n’offrant chacun qu’une vue partielle de la planète. Ghislain NICAISE

130 ans de températures terrestres Comment ont évolué les températures à la surface de la Terre en l'espace de 130 ans ? Pour le savoir, des scientifiques ont rassemblé 130 ans de données météorologiques recueillies au travers de plus d'un millier de stations météo à travers le monde depuis 1880, et les ont associées avec des données satellites. Cette vidéo met en lumière le résultat. Comme sur les robinets, le rouge symbolise le chaud et le bleu le froid. Cette vidéo démontre qu'en moyenne, la température mondiale s'est élevée de près d'un degré Celsius au cours des 130 dernières années, avec de nombreux records de chaleur établis au cours des dernières années. Le changement climatique planétaire influe directement sur la sévérité de certains phénomènes météorologiques ainsi que sur la montée du niveau des mers. traduction réalisée par : Didier Jamet > lire le texte original Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (USRA) Représentant technique de la Nasa : Jay Norris

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