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Les députés, le vote de la loi, le Parlement français

Les députés, le vote de la loi, le Parlement français
Dans l'Europe des Lumières l'esclavage et la traite sont de plus en plus critiqués. Dans l'esprit des lois, en 1748, Montesquieu combat l'esclavage des nègres. Il emploie l'ironie pour traiter les arguments des partisans de l'esclavage ainsi tournés en ridicule tout en laissant éclater en fin de chapitre son indignation : « Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête; et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. © Bibliothèque de l'Assemblée nationale

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.asp

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Frederick Douglass Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Frederick Douglass Frederick Douglass vers 1879. Léger-Félicité Sonthonax Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Léger-Félicité Sonthonax Jeunesse et vie parisienne[modifier | modifier le code] Introduction aux discours coloniaux - Débats sur l'esclavage : avant l'abolition Voyageur et doctrinaire, Bernardin de Saint-Pierre[5] fustige avec élan les pratiques esclavagistes dont il se fait le témoin à l'île de France (île Maurice), se livrant de toute évidence davantage à la reproduction d'une imagerie antiesclavagiste largement répandue en Europe qu'à une observation objective. Ces assertions seront réfutées de manière tout à fait antinomique, ou tenteront d'être réfutées, par les colons. Ainsi, Thomi Pitot[7], colon de l'île Maurice, dans une conférence prononcée en 1805 (conférence publiée seulement en 1885) reprend point par point le récit de Bernardin pour en démontrer la fausseté, tout en regrettant que l'illustre écrivain dispose d'une audience infiniment plus considérable que les colons, — thème qui va traverser toute la littérature coloniale opposant le colon et le voyageur. A beau mentir qui vient de loin, et surtout, l'éloignement étouffe les voix de ceux qui seraient le mieux à même de s'expliquer. habitant

Abolition de l'esclavage Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’abolition de l'esclavage consiste à interdire juridiquement l'esclavage. Il y a eu une première étape d'abolition de l'esclavage et d'affranchissement des esclaves sous l'influence de l'Église catholique à la fin de l'Antiquité, ensuite du servage. Mais il subsiste partout jusqu'à l'époque contemporaine en dehors des pays d'influence catholique. Le jour où le fils d'un négrier bordelais a dénoncé l'esclavage « L’Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848 » (détail) par François-Auguste Biard, 1848 (DR). Il y a 226 ans, un discours dénonçant la traite des Noirs amorce l’abolition de l’esclavage en France. Il est prononcé à Bordeaux, le 26 août 1788, par André-Daniel Laffon de Ladebat, fils d’un négrier bordelais.

Louis de Jaucourt (1704-1779) La pérégrination académique d'un jeune protestant Louis de Jaucourt est né le 27 septembre 1704 à Paris. Sa famille, de noblesse immémoriale, implantée en Champagne et en Bourgogne, s’est ralliée à la Réforme dès le milieu du XVIe siècle. Les Jaucourt avaient dû abjurer le protestantisme lors de la révocation de l’Édit de Nantes.

Les abolitions de l'esclavage  -  Premiers mouvements antiesclavagistes  -  Le siècle des Lumières En France, Montesquieu estime l’esclavage « contre nature » dans « certains pays de la terre », mais utile dans d’autres. Il juge les colonies « nécessaires à la nation » et les esclaves « nécessaires aux colonies ». Dans De l’esprit des lois, l’ironie et la contradiction du propos servent l’argumentation antiesclavagiste aux yeux de certains lecteurs, cependant que d’autres y voient un double discours et, en fait, un auteur persuadé, certes, que « les peuples d’Europe (ont) exterminé ceux de l’Amérique », mais aussi que « le sucre serait trop cher si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves ». Le Candide de Voltaire s’indigne du sort réservé à un Nègre esclave du Surinam et du fait que les esclaves de Saint-Domingue « abrègent leur vie pour flatter nos appétits nouveaux » en sucre, en café ou en plantes tinctoriales diverses.

Olaudah Equiano Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Olaudah Equiano, né vers 1745 à Isseke au Biafra dans l'actuel Nigeria et décédé dans le Cambridgeshire le 31 mars 1797, plus connu en son temps sous le nom de Gustavus Vassa[1], fut un esclave, affranchi, marin et écrivain britannique calviniste[1] d'origine africaine, qui vécut principalement dans les colonies britanniques d'Amérique et au Royaume-Uni. Biographie[modifier | modifier le code] Page de garde de The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa the African, written by himself (1789). Il devint une figure influente de l'abolition de l'esclavage et accompagna l'installation des premiers anciens esclaves noirs jusqu'à Freetown au Sierra Leone[3].

L'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal Conçue comme une Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, pour citer son titre complet, et produite par la compilation de contributions diverses réunies par Raynal, l'oeuvre offre un panorama du colonialisme sous l'Ancien Régime. Mais c'est aussi l'occasion d'une vive critique politique et philosophique qui, en son temps, ne trompa pas les autorités : l'édition originale de 1770 ne tarda pas à être condamnée (1772). Le texte fut ensuite revu et augmenté, mais sa vigueur critique renforcée au gré de ces révisions.

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