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La valeur sociale de la vie privée

La valeur sociale de la vie privée
Souvent, la réponse aux inquiétudes concernant la confidentialité de nos données consiste à dire que « ceux qui ne transgressent pas la loi n’ont rien à se reprocher » : nous n’avons rien à craindre de la collecte massive de données. La vie privée, finalement, n’est qu’un problème de vieux cons. Qu’importe si les caméras de surveillance nous filment, si nos communications sont écoutées, si nos activités sont enregistrées, si nos déplacements sont surveillés, si nos achats sont tracés… : les bons citoyens, employés, consommateurs que nous sommes n’ont rien à se reprocher de cette surveillance généralisée qui n’a pour but que de déjouer ceux qui contournent les règles communes, ceux qui s’en prennent à notre sécurité collective. C’est l’argument bien connu de la chasse aux terroristes, aux pirates, aux hackers, aux spammers, aux déviants… qui autorise la surveillance de toutes les communications, le filtrage et le bridage de l’internet ou le contrôle des déplacements… Hubert Guillaud Related:  CAPES blancinfodocnsn

Décryptage : les techniques de tracking avancées et les enjeux de la protection des données En mai 2018, un nouveau règlement européen va entraîner d’importants changements dans la pratique des entreprises en matière de gestion des données personnelles. La protection des données est donc un sujet d’actualité qui reste cependant bien flou pour les moins avertis. Afin d’en savoir plus sur le sujet, nous avons interrogé Valère Fédronic, fondateur de Facetts. Ingénieur informatique, il travaille depuis plusieurs années pour permettre aux gens de mieux comprendre comment sont utilisées leurs données personnelles et les problématiques de la « Privacy » (vie privée et informatique) sur Internet. Quel constat actuel fais-tu de la collecte et de l’utilisation des données personnelles ? Le constat est assez terrible, je pense que le traçage des internautes nous met en danger. Si l’on pouvait encore dire il y a un certain temps qu’il suffisait de faire attention à ce que l’on partage, ce n’est maintenant plus suffisant. Oui, c’est un point très important. *Whatsapp Manifesto extract

Le nouveau paysage des données personnelles: quelles conséquences sur les droits des individus ? À propos de ce document : pourquoi, pour quoi faire, comment contribuer ? Le travail "Informatique & Libertés 2.0 ?" (notez le point d’interrogation) est né au sein du programme "Identités actives" de la Fing. De manière transverse aux différents thèmes abordés par le programme, nous avons pressenti que l’émergence de ces pratiques, au travers par exemple des sites sociaux, des blogs ou encore des pseudonymes et avatars qui fleurissent sur les réseaux, questionnait aussi l’édifice juridique actuel autour de la protection de la vie privée. Un groupe de travail s’est réuni pour approfondir cette intuition. Nous en sommes à la fois satisfaits et insatisfaits. Nous pensons qu’elle souligne quelques transformations importantes qui doivent être prises en compte à un niveau politique autant qu’économique ou technique. Mais il reste du travail pour en faire une plate-forme partagée à partir de laquelle des recommandations peuvent émerger, des projets peuvent naître. Tout cela change profondément.

Le point sur les données à caractère personnel Tous les articles (Billet mis en ligne le 31 août 2017, mis à jour le 9 novembre 2018) Les données à caractère personnel sont soumises à un régime juridique qui a changé en France et dans l’Union européenne en mai 2018. En effet, depuis le 25 mai 2018, le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) applicable dans tous les pays de l’Union européenne a remplacé l’ancienne directive du 14 octobre 1995 sur la protection des données personnelles. La loi française du 6 janvier 1978 dite « Informatique et libertés » est adaptée en conséquence. On trouvera ici l’essentiel de ce qu’un.e chercheur.e ou un.e documentaliste doit savoir sur les données personnelles qu’il.elle est amené.e à traiter. Qu’est-ce qu’une donnée à caractère personnel ? Les données à caractère personnel sont toutes les informations relatives à une personne physique identifiée, ou qui peut être identifiée en croisant des données la concernant. Licéité, loyauté et transparence du traitement.

L’avenir de la vie privée est de la maîtriser On ne le sait que trop bien, le numérique bouleverse la vie privée. A Lift, c’est également ce qu’ont essayé de nous expliquer les intervenants convoqués sur ce thème, portant un discours différents des cris d’alarmes habituels. La valeur de la vie privée est de nous permettre d’avoir une vie publique Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, et auteur du récent Informatique, liberté, identité, explique : “il y a quelque chose qui ne marche pas. La vie privée revient souvent à la fin des problématiques qu’on soulève, comme quelque chose contre lequel tout le monde se heurte”. Des barrières sont en train de sauter, explique Daniel Kaplan. « Les yeux des caméras de surveillance qui nous regardent nous font désormais nous sentir en sécurité. C’est ce qu’on appelle le paradoxe de la vie privée, souligne Daniel Kaplan en montrant la baisse des requêtes sur le mot privacy dans les requêtes que nous faisons sur Google Trends et la montée du terme dans Google Actualité. LIFT France Privacy

Données à caractère personnel sur internet | Internet responsable Page mise à jour le 13 juillet 2017 Lorsqu’on veut s’inscrire à un certain nombre de services sur Internet, il est courant qu’il soit demandé de remplir un formulaire avec des informations personnelles. Mais ce n’est pas parce que l’on remplit ce formulaire que l’on ne dispose plus de droits sur ces données. Présentation L’une des richesses les plus convoitées aujourd’hui sur Internet est celle des données à caractère personnel des internautes. Les données à caractère personnel sont souvent collectées lors du remplissage de formulaires en ligne, par exemple lors d’un achat sur Internet, ou lors de l’inscription à des services en ligne. Lorsque des données sont collectées, il est imposé à la personne qui collecte ces données (le responsable du traitement) de respecter le « droit des personnes à l’égard des traitements de données à caractère personnel[1]». Le droit à l’information[2] Il est obligatoire d’informer les internautes sur : Le droit d’opposition[3] Le droit au déréférencement Astuce

L’intelligence artificielle embarquée, une solution pour des interfaces vocales respectueuses de la vie privée ? Traces numériques - Protection des identités numériques personnelles : des futurs incertains - CNRS Éditions 1 Laboratoire CRIS de Paris-Ouest Nanterre, aujourd’hui dénommé TACTIC (EA 1738). 2 Le terme anglais privacy comporte en lui-même une idée de défense. Mais les organisations internat (...) 1Les problèmes que pose la protection de l’identité personnelle dans sa version numérique croissent à mesure que se développent à la fois le nombre des utilisateurs d’Internet et ce qu’ils en font, entre autres dans les pratiques de recrutement. Notre laboratoire1 a découvert cela très tôt, dès 2002, du fait de sa forte implication dans les travaux de construction de standards et de normes pour l’apprentissage en ligne dans le cadre de l’International Standard Organization (ISO) et de l’Afnor. 2La commission ISO à laquelle nous faisons ici référence, est un comité permanent (standing committee) qui porte le sigle SC36 et l’intitulé « Information Technologies for Learning, Education and Training ». un identifiant numérique personnel renvoie à la notion d’identité au sens classique du terme. 4 R.

Hypervoix (2/2) : les enjeux de la voix au-delà de la voix L’enjeu des assistants vocaux ne se limite pas à leur seule conception sonore et vocale, comme nous le rappelions dans la première partie de ce dossier. A l’occasion de la journée d’étude Hypervoix qui avait lieu le 15 avril à Paris, retour sur les autres enjeux de conception que posent les assistants vocaux en élargissant le champ des questions et des critiques. Assistants vocaux : quelles voix pour le design ? Anthony Masure (@anthonymasure), maître de conférences et chercheur en design, co-organisateur de cette journée d’étude, a introduit la matinée (voir sa présentation) en dressant le bilan d’une précédente journée d’étude, intitulée Vox Machines (dont nous avions rendu compte). Pour Anthony Masure, une conception critique des assistants vocaux nécessite d’interroger les limites des systèmes proposés actuellement. Derrière l’aspect ludique de ces appareils, la question de la voix n’est pas sans impacts et enjeux. Promesses et illusions des interfaces vocales Hubert Guillaud

Traces numériques - Usage des traces par la publicité comportementale - CNRS Éditions 1La publicité est devenue ubiquitaire sur l’Internet et plus globalement dans l’ensemble de nos activités. Pas un moment sans que nous ne soyons soumis à la pression d’une marque qui veut se renforcer, d’une proposition d’achat, d’une annonce de spectacle, et de plus en plus de publicité « politique » ou « d’opinion ». Cependant, la période actuelle est celle d’un changement radical dans les méthodes de la publicité et du marketing. Alors que le public des médias de masse constituait une « audience », plus ou moins typée, vendue en bloc alors aux annonceurs, les médias numériques jouent au contraire la mise en relation « one-to-one ». Il s’agit, selon les acteurs de ce marché en construction, de proposer des publicités adaptées au lecteur, au lieu et au moment de sa lecture. 3Pour mesurer l’enjeu, il nous faut d’abord évaluer l’ampleur du marché publicitaire et sa répartition dans les médias. Gratification et neuromarketing Individualisation de la publicité Publicité contextuelle

Vox Machines (2/2) : À qui les interfaces vocales s’adaptent-elles ? Suite de notre retour sur la journée d’étude Vox Machines, qui interroge la place des interfaces vocales dans nos vies et nos relations à ces machines ! Vie privée et interface vocale : de la boîte noire à la boîte blanche ? Estelle Hary (@EstelleHary) est cofondatrice du studio Design Friction et designer au Linc, le laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (qui a d’ailleurs réalisé un très riche dossier sur la question des assistants vocaux). Après nous avoir fait un rappel historique du rôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et des grands principes de régulation qui encadre son action, Estelle Hary précise que la voix est plus qu’une donnée personnelle, c’est une donnée biométrique, c’est-à-dire qu’elle permet de reconnaître un individu. Les données biométriques sont uniques et permanentes et la voix est une donnée biologique et comportementale. Dans cet environnement, les assistants personnels ne sont pas des objets nouveaux. La voix, un genre en soi ?

La CNIL met en demeure deux sociétés françaises gérant des mouchards publicitaires Ils sont le plus souvent invisibles, mais omniprésents : la plupart des applications mobiles intègrent des « trackers ». Ces petits mouchards collectent des informations sur le téléphone, l’utilisation qui est faite de l’application… En général à des fins publicitaires. Fin 2017, l’association Exodus privacy, qui analyse le contenu d’applications grand public pour en lister les mouchards, avait publié une première liste montrant que les applications en comptent en moyenne plus de deux. Lire aussi Des mouchards cachés dans vos applications pour smartphones Jeudi 19 juillet, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a rendu publique sa mise en demeure des éditeurs français de deux de ces trackers, les sociétés Teemo et Fidzup, pour divers manquements à la loi informatique et libertés. Cette technique nécessite, pour fonctionner, de suivre quasiment en temps réel les déplacements des « futurs clients ». Damien Leloup

Quand la technologie devient l’architecte de notre intimité « Combien de fois par jour vérifiez-vous votre e-mail ? Dès votre réveil ? Avant de vous coucher ? On ne présente plus l’ethnographe et psychologue Sherry Turkle directrice du département sur la technologie et l’autonomie du MIT et auteur de nombreux livres dont La vie à l’écran sur l’identité à l’heure de l’internet (1995), ou La simulation et son malaise (2009). Image : Sherry Turkle photographiée par Jean-Baptiste Labrune en mars 2009. Notre attention et nos sentiments entrent en conflit avec les machines Turkle y parle de ces élèves du secondaire qui craignent d’avoir à passer un coup de fil à quelqu’un, de ces enfants des écoles élémentaires désemparés quand leurs robots jouets de compagnie en viennent à mourir. Certes, la technologie, malgré ses défauts, rend la vie plus facile. Les sentiments que les machines nous font ressentir ne sont pas les mêmes que ceux que nous ressentons en temps réel, dans l’intimité du face à face. « Mais pouvons-nous vraiment changer nos habitudes ?

qu’au Moyen Âge, la vie privée n’existait pas vraiment. La vie privée n’a pas été non plus l’apanage de la noblesse, où l’existence de chacun était soumise au regard des autres. Elle est née dans les villes quand la bourgeoisie a créé l’intimité de la vie familiale. Mais si l’espace privé commence à être compartimenté, il demeure lui aussi très surveillé par les membres de la famille et la domesticité qui la compose. C’est surtout avec le 20e siècle qu’est né l’individualisme et la division spatiale de nos espaces publics, construisant la distinction entre espace privé et espace public/D’où la volonté, notamment via les mouvements féministes ou homosexuels, de faire passer ce qui relevait du domaine privé dans le domaine public/ La fracture numérique de demain ne sera pas celle de l’accès, mais bien plus sûrement celle de l’identité, opposant ceux qui auront bâti leur identité en ligne et ceux qui n’en auront pas ? by ryslainemly Feb 28

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