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Bernard Friot - "Il y a une guerre des mots"

Bernard Friot - "Il y a une guerre des mots"

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Bellastock: de jeunes architectes au service de la ville du futur L’aventure Bellastock est née d’un double constat : la frustration de trois étudiants en architecture qui voulaient travailler la matière après avoir étudié la théorie, et un manque d’argent pour lancer leur festival. La construction d’une ville éphémère Depuis 2006, l’association Bellastock réunit chaque année un millier d’architectes en herbe. Jean-Claude Michéa : « Ceux d’en bas apparaissent de moins en moins sensibles à l’alternance unique » – Le Comptoir Le Comptoir : Les cinq dernières décennies ont été marquées en Occident par l’avènement de la société de consommation et de la culture de masse, qui ont opéré une uniformisation des modes de vie inédite. Pier Paolo Pasolini, dont vous êtes un grand lecteur, notait il y a quarante ans que les classes populaires ont été « atteintes dans le fond de leur âme, dans leurs façons d’être » et que l’âme du peuple a non seulement été « égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais ». Peut-on encore réellement, dans ces conditions, parler de peuple et de common decency ?

Jean-Claude Michéa : « La gauche doit opérer un changement complet de paradigme » – Le Comptoir Le Comptoir : La crise de la gauche appelle à s’interroger sur ses méthodes, sur sa pédagogie, sur sa capacité à rallier, donc sur les raisons de ses échecs dans un contexte qui, en théorie, devrait être propice à l’adhésion aux idées socialistes et à l’anticapitalisme. Quelles sont pour vous les raisons de cet échec ? Jean-Claude Michéa : Cette “crise de la gauche” dans un contexte économique et social qui – comme vous le rappelez – devrait être, au contraire, « propice à l’adhésion aux idées socialistes et anticapitalistes », peut effectivement paraître, à première vue, tout à fait étrange. N’est-ce pas George Orwell qui observait, en 1937, que « tout ventre vide est un argument en faveur du socialisme » ? Mais la clé du mystère se trouve, en fait, dans la remarque d’Orwell elle-même. C’est que le “socialisme” et la “gauche” relèvent en réalité, depuis l’origine, de deux histoires logiquement distinctes, et qui ne se recouvrent que partiellement.

BALLAST Michael Löwy : « Sans révolte, la politique devient vide de sens » Entretien inédit pour le site de Ballast Réconcilier deux frères ennemis ? Fondre le meilleur de deux traditions qui, trop souvent, se sont déchirées ? C'est ce que tente, après d'autres, le livre Affinités révolutionnaires : nos étoiles rouges et noires, paru cet automne aux éditions Mille et une nuits. Hugo Chávez, Dieu et la révolution, par Ignacio Ramonet (Le Monde diplomatique, mars 2015) Quelle est votre conception de la révolution ? Je pense qu’une révolution doit être quelque chose de très concret. Une des erreurs qui ont été commises par le passé lors des nombreuses tentatives révolutionnaires est qu’elles se sont cantonnées à l’aspect théorique. Elles ont accordé une importance excessive à l’élaboration théorique et très peu à la dimension pratique.

William Morris, esthète révolutionnaire, par Marion Leclair (Le Monde diplomatique, janvier 2017) Dans le prologue du poème Paradis terrestre (The Earthly Paradise), qui le rendit célèbre, William Morris (1834-1896) apparaît comme un barde mélancolique et résigné. Il sait l’art incapable de redresser les torts du monde et voué, au mieux, à adoucir les jours un peu trop gris : « Rêveur de rêves, né hors de mon temps, pourquoi m’efforcerais-je de redresser ce que le monde a tordu ? C’est assez que mon poème vienne, en un murmure, battre d’une aile légère… » Et pourtant, c’est bien l’art qui conduisit ce bourgeois victorien au socialisme révolutionnaire et à une tentative concrète de résistance au mode de production capitaliste.

Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40 Article d'Aude Lancelin qui fut journaliste à l'Obs daté du 21 avril 2017, publié sur Agoravox. "Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force. C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici.

Avec Simone Weil et George Orwell, pour un socialisme vraiment populaire – Le Comptoir Comme le note la philosophe Alice Holt dans un article publié en France dans la revue Esprit[i], « les convergences qui rapprochent Orwell et Weil sont frappantes, pas seulement en ce qui concerne leurs biographies hors du commun, mais aussi en ce qui concerne leurs conceptions politiques dissidentes, fondées sur une expérience directe et caractérisées par la reprise et le remodelage de thèmes traditionnellement de droite, ou encore en ce qui concerne leur critique originale des régimes totalitaires ». Les similitudes en effet sont nombreuses entre les deux contemporains, qui ne se sont jamais croisés et probablement jamais lus, mais qui sont aujourd’hui enterrés à quelques kilomètres l’un de l’autre, dans le sud de l’Angleterre. Militants de la CNT et du POUM durant la guerre d’Espagne

Résonances, Politique, Abstention, Marine Le Pen, FN, Front National Samedi 6 mai 2017, 21 heures. Un repas entre quatre amis s’anime. À la veille du jour crucial, un pavé est lancé dans la mare : faut-il aller voter à tout prix pour faire barrage au Front national (nous écrivons ces lignes avant le premier tour de la présidentielle), quitte à donner sa voix à un candidat dont on rejette par ailleurs les idées en bloc ? Pour le premier à intervenir, la question ne se pose même pas. Voter, selon lui, est un devoir moral. Dans les cuisines du marché électoral, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, mai 2017) Contrairement à ce que suggère un certain théâtre démocratique remis en scène à chaque scrutin, ce sont moins les électeurs qui choisissent leurs représentants que les formations politiques qui sélectionnent leur électorat. Censée « rassembler » une majorité de « citoyens » autour de grands thèmes fédérateurs, l’élection consiste surtout pour les partis à additionner des parts du marché démocratique — employés, fonctionnaires, cadres, etc. — en quantité suffisante pour conquérir ou conserver le pouvoir. Bref, à constituer une coalition politiquement majoritaire.

Marine Le Pen ne sera pas présidente : c'est mathématique ! - Le Vent Se Lève Depuis des années, le spectre d’une victoire du Front National aux présidentielles secoue la société française. Un peu partout, dans les médias ou dans les discours politiques, on agite le chiffon rouge en prédisant une sorte d’apocalypse si cela venait à se réaliser. Voici la preuve par les chiffres que Marine Le Pen ne peut pas être élue à la tête de la République. Répondons tout de suite à ceux qui diront qu’un tel article n’a aucun sens, vu que personne n’a vu venir les victoires du Brexit, de Donald Trump ou de François Fillon.

Ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015) S’il existait quelque chose comme une jauge de la faute et de la vertu des peuples, on pourrait dire que le corps social n’a jamais que « ce qu’il mérite ». Mais rien de tel n’existe sauf dans la vision moraliste du monde qui passe tout au tamis du jugement et de la rétribution. Nous avons cependant le recours de dire autre chose : de dire que le corps social fait, à chaque instant, la démonstration en actes de ce qu’il peut — de son degré de puissance. Ça n’est donc plus une question de jugement, c’est une question de mesure. Pour comprendre la défaite idéologique de la gauche, il faut étudier la victoire culturelle de la droite Retour sur la façon dont le néolibéralisme, attaqué de toutes parts aujourd’hui, a recueilli un large assentiment dans les années quatre-vingt. Un extrait de «À demain Gramsci», de Gaël Brustier. Il est impossible de comprendre la défaite idéologique de la gauche sans étudier la victoire culturelle de la droite. Si le néolibéralisme est attaqué de toutes parts aujourd’hui, il ne faut pas oublier qu’il a aussi recueilli un large assentiment à une époque.

Le Front national sur un plateau, par Eric Dupin (Le Monde diplomatique, mars 2014) Qu’il est loin, le temps où les journalistes hésitaient à donner la parole au Front national (FN) ! Sa présidente, Mme Marine Le Pen, multiplie aujourd’hui les prestations radiophoniques et télévisuelles. Son second, M. Florian Philippot, est un habitué des interviews matinales, au point d’avoir accepté courageusement celle d’Europe 1 le 1er janvier dernier. Il est intervenu à quatre reprises dans les émissions matinales en décembre 2013. Ses camarades se moquent de sa propension à passer d’un plateau de chaîne d’information continue à un autre. « La télé rend fous ceux qui n’y passent pas », réplique-t-il (1).

"C'est parce que nous sommes dans le plein emploi que c'est la merde". by drone Apr 27

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