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L'étonnante plasticité du cerveau humain

L'étonnante plasticité du cerveau humain
Tous les mois dans Le Figaro , des membres de l'Académie des sciences répondent aux grandes questions de l'actualité scientifique. Pierre-Marie Lledo, neurobiologiste au CNRS et à l'Institut Pasteur vous répond. Avec ses 86 milliards de cellules nerveuses et ses millions de milliards de connexions, le cerveau de l'homme moderne est une merveille de complexité qui n'a pourtant rien d'immuable et de figé comme le sont les composés d'un ordinateur. Si connexions, mémoire et langage il y a, ceux-ci sont faits de chair vive: matière changeante construite pour le changement et qui n'existe elle-même que par le changement. Cela veut dire que cet organe incarne un devenir: il confère la faculté d'accomplir demain des opérations que nous sommes incapables de réaliser aujourd'hui. La première singularité concerne la lente croissance de notre cerveau qui nécessite plusieurs décennies pour s'accomplir. Programmés pour apprendre » Le cerveau humain a rétréci depuis Cro-Magnon

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/19/19319-letonnante-plasticite-cerveau-humain

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La Méthode Alpha© : se concentrer très fort grâce à Pavlov et à la psycho-accoustique Le plus dur, quand on travaille, c’est de se concentrer. Partons du principe que n’importe quel quidam aime travailler vite et bien, parce que cela signifie que son travail est terminé plus tôt, et qu’il n’a pas à revenir dessus. Le temps étant la seule ressource réellement non renouvelable sur cette Terre, il est toujours plaisant de l’allouer à autre chose qu’au travail, surtout si l’on doit parallèlement gérer d’autres priorités. Partons du principe également que pour pouvoir travailler vite et bien, il vaut mieux être concentré sur ce que l’on fait. La concentration, d’une manière générale, favorise non seulement la qualité, mais aussi la rapidité d’exécution d’une tâche. En outre, précisons aussi qu’elle favorise l’apprentissage et la mémorisation, ce qui n’est pas inutile pour sa culture générale, professionnelle et pour sa créativité.

Cerveau, apprentissage et enseignement Il y a quelques années, la pertinence de s’intéresser au cerveau en éducation était plutôt limitée. Intuitivement, les chercheurs, les enseignants et les autres intervenants du milieu de l’éducation se doutaient bien de l’existence d’un lien important et profond entre le cerveau et les apprentissages scolaires. Cependant, ce lien n’était ni clair ni appuyé sur des connaissances scientifiques solides, ce qui rendait les retombées éducatives des recherches sur le cerveau somme toute peu nombreuses et fragiles.

Cerveau droit, cerveau gauche, la différences entre les hommes et les femmes Vous avez de la chance aujourd’hui : vous aurez droit à deux conférences… Et comme je dispose de peu de temps, je ferai ces deux conférences en même temps ! … Une pour les femmes ; une autre, pour les hommes ! … D’ailleurs, j’ai déjà commencé ! Les quelques mots que je viens de prononcer, les femmes et les hommes ici présents ne les ont pas entendus de manière identique !

Stress, peurs et traumatismes : la plasticité du cerveau serait capable de s’adapter et nous protéger Des chercheurs d’une équipe anglaise de l'Université d' Exeter Medical School (UEMS) ont pour la première fois identifié le mécanisme qui nous protège du développement de la peur incontrôlable. Nous le savons et l’apprenons régulièrement, notre cerveau a la capacité extraordinaire de s'adapter à des environnements changeants. Cette capacité est nommée par les experts, la « plasticité ». La plasticité neuronale (ou neuroplasticité) nous protègerait du développement de certains troubles mentaux à la suite de stress et de traumatismes. Cette nouvelle étude, publiée dans la revue de psychiatrie Molecular Psychiatry (1) du journal Nature, vient confirmer cette propension naturelle et approfondir le champ de compréhension de son mécanisme.

Agir contre le harcèlement à l'École La lutte contre le harcèlement est une priorité du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Priorité car le harcèlement va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’acceptation des différences, l’apprentissage de la citoyenneté. La loi du plus fort ne peut pas régir les rapports entre élèves. Pendant longtemps, et parfois encore aujourd’hui, le harcèlement entre élèves a été considéré comme anodin, voire constitutif de la construction de nos enfants et de nos jeunes, laissant souvent entendre que ces violences "forgeaient le caractère". Pour contrer ces discours fatalistes, il est indispensable de mieux faire connaître ce phénomène et ses conséquences qui sont graves, parfois dramatiques sur les courts, moyens et longs termes.

Les quatre piliers de l’apprentissage - Stanislas Dehaene L’enfant est doté d’intuitions profondes en matière de repérage sensoriel du nombre. Avant tout apprentissage formel de la numération, il évalue et anticipe les quantités. Apprendre à compter puis à calculer équivaudrait à tout simplement tirer parti de ces circuits préexistants, et, grâce à leur plasticité, à les recycler. L’apprentissage formel de l’arithmétique se « greffe » sur le « sens du nombre » présent chez l’enfant, et sollicite la même zone cérébrale. Le maître-mot, alors, est la plasticité cérébrale. Mieux connaître le cerveau pour mieux enseigner Mieux comprendre le cerveau peut-il nous aider à mieux enseigner aux élèves? Dans un article d’Éducation Canada, on apprend qu’une meilleure connaissance de l’architecture cérébrale des élèves et de l’impact de différents types d’enseignement sur le cerveau peut nous apporter des indices pour mieux apprendre et enseigner. Steve Masson, professeur à la Faculté d’éducation de l’UQAM et directeur du Laboratoire en recherche en neuroéducation, présente trois découvertes récentes dans le domaine des neurosciences et de l’apprentissage susceptibles de changer les pratiques en enseignement : 1) L’apprentissage modifie l’architecture du cerveau À l’aide de l’imagerie cérébrale, il est donc possible d’identifier les changements cérébraux découlant des apprentissages scolaires. 2) L’architecture du cerveau influence l’apprentissage

Y-a-t-il un Google dans notre cerveau ? Les résultats publiés par Alexander Huth, chercheur à l’Institut de neurosciences Helen Wills de l’université de Californie à Berkeley, et ses collègues dans la revue Neuron du 20 décembre 2012 conduisent à se poser la question: “Y a-t-il un Google dans notre cerveau ?” Un sous Google ? Un super Google ? Comment sommes-nous capables de retrouver ou de reconnaître, souvent instantanément, un mot, une image, une notion, une action? Difficile de ne pas penser à Internet et à la difficulté, pour un moteur de recherche, de faire de même avec le contenu de la Toile. Une autre étude devra le déterminer, mais celle-ci montre déjà comment nous rangeons la multitude d’objets et d’actions que nous voyons dans notre matière grise.

Sciences biologiques - Parutions Comment le cerveau se réorganise-t-il pendant une période de surdité profonde ? Comment s’adapte-t-il de nouveau à l’audition ? Quels mécanismes cérébraux régissent la récupération de la parole chez les personnes sourdes portant un implant cochléaire ? Telles sont les questions sur lesquelles se sont penchés des chercheurs du Centre de recherche cerveau et cognition (CerCo, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), en engageant une étude d’imagerie cérébrale chez des patients sourds implantés cochléaires. Fruits d’une étroite collaboration avec le service ORL de l'hôpital Purpan à Toulouse, ces travaux publiés le 6 mai 2011 dans Human brain mapping révèlent comment les régions du cerveau impliquées dans l’audition ou la vision se réorganisent au fur et à mesure de la récupération. Depuis plus de vingt ans, les implants cochléaires constituent une méthode efficace de récupération des fonctions auditives.

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