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« On n’a plus le temps... », par Serge Halimi

« On n’a plus le temps... », par Serge Halimi
Ceux qui se désolent du manque d’attention à leur cause, à leur activité, se voient souvent opposer la même explication : « On n’a plus le temps. » On n’a plus le temps de se plonger dans un livre « trop long », de flâner dans une rue ou dans un musée, de regarder un film de plus de quatre-vingt-dix minutes. Ni celui de lire un article abordant autre chose qu’un sujet familier. Ni de militer ni de faire quoi que ce soit sans être aussitôt interrompu, partout, par un appel qui requiert d’urgence son attention ailleurs. Pour une part, ce manque de temps découle de l’apparition de technologies qui ont permis de… gagner du temps : la vitesse des déplacements s’est accrue, celle des recherches, des transmissions d’informations ou de correspondances aussi, souvent à un coût modeste ou dérisoire. Mais, simultanément, l’exigence de vitesse n’a cessé d’obérer l’emploi du temps de chacun, et le nombre de tâches à réaliser a explosé. En particulier sur la Toile. A quoi peut servir un journal ? Related:  Décroissance forcée / voie non durable

La compétitivité, un mythe en vogue, par Gilles Ardinat Singulier unanimisme. L’ancien ministre des affaires étrangères Alain Juppé révélait, le 28 août dernier, « le vrai problème de l’économie française » : son manque de compétitivité (matinale de France Inter). Un mois auparavant, à l’annonce de huit mille licenciements par le groupe Peugeot (PSA), M. L’accord parfait des ténors de l’UMP offrait un étonnant écho à celui des salons de Bercy et du palais de Matignon. De la stratégie de Lisbonne, qui, en 2000, fixait un « nouvel objectif » à l’Union européenne — « devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » — aux « accords compétitivité-emploi », lancés par le président Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat, des injonctions à la « compétitivité fiscale » du patronat britannique aux plans de « compétitivité industrielle » de son homologue espagnol, le mot est sur toutes les lèvres. Au sens le plus large, le terme désigne la capacité à affronter la concurrence avec succès.

Sites d'infos : et maintenant, qui va payer ? 5, 10, 30, voire 50 millions de visites par mois. Si l'info en ligne a gagné le pari de la popularité et de la consommation de masse, il lui reste le plus dur, et peut-être le plus urgent, à relever : la monétisation. Comment faire payer cette info hyper-consommée, appréciée, recherchée, partagée ? Combien ? Et par qui ? Tel était le thème de l'atelier que j'ai eu le plaisir d'animer, le 3 octobre, aux assises du journalisme à Poitiers. Alors, faire payer l'info, tout le monde est d'accord là dessus. Faire payer les internautes ? Plus facile à dire qu'à faire... Installer des murs, mais avec des trous Si l'on fait tomber un mur, un de ces fameux paywalls adoptés aujourd'hui par 20% des journaux américains en ligne, le défi est aujourd'hui double. C'est l'un des autres enjeux d'une stratégie payante d'ailleurs : être capable d'identifier le nombre d'internautes suffisamment accrocs à l'info pour être prêts à mettre la main au portefeuille. Investir et réorganiser avant d'espérer monétiser

Bernard Stiegler : la déraison généralisée du court termisme Le consumérisme, qui est désormais la force structurante de nos sociétés, « repose sur le court-circuit de tout ce qui autrefois consistait à produire ce qu’on pourrait appeler des raisons d’agir », diagnostique le philosophe Bernard Stiegler, qui analyse la crise actuelle comme celle de sociétés déconstruites par le « court-termisme » qui les ronge, et souligne ses répercussions sur le psychisme des individus, en proie à la stupéfaction, et tétanisés - jusqu’à quand ? - devant les ruptures inévitables. Bernard Stiegler s’entretient avec la rédaction du journal de France Culture, 20 décembre 2011 Question : Où en sommes-nous depuis le déclenchement de la crise de 2008 ? (...) Bernard Stiegler : Oui, je pense que ce que décrit Vaclav Havel est un état de fait qui s’est installé depuis plusieurs décennies déjà, et dont la crise est un résultat. Cette crise, en quoi consiste-t-elle ? Ce processus d’investissement a été remplacé par la spéculation. Pourquoi n’y a-t-il pas de projets ?

Les infomédiaires vous donnent rendez-vous Nikos Smyrnaios est maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Toulouse 3, où il travaille dans le Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (Lerass). Sa thèse en 2005 portait sur les modèles de l’information en ligne. - Que sont les infomédiaires ? Les infomédiaires sont des intermédiaires qui établissent une relation entre une offre d’information diversifiée et une demande éclatée. Aujourd’hui les infomédiaires du web assurent une fonction qui consiste à extraire et classer des contenus d’actualité particulièrement nombreux et dispersés afin de proposer aux internautes une information à la fois exhaustive et personnalisable. - Qui sont les principaux infomédiaires sur le web ? En France, on a eu le cas particulier de Net2One créé par Jérémie Berrebi (1999), qui se proposait de recenser et d’indexer tous les sites d’information en reproduisant les titres des articles sous forme de liens.

2012 WWI Vers une prospérité durable, RIO + 20 (collectif) Sous le titre original de Moring Toward Sustainable Prosperity, la dernière édition du Worldwatch Institute dresse une synthèse des enjeux les plus important qui auraient du être débattus par le Sommet de la Terre à Rio, vingt ans après celui de Rio en 1992. Mais la planète continue de brûler et nous regardons toujours ailleurs. Voici quelques extraits : 1/3) Economie : La voie de la décroissance pour les pays surdéveloppés (Erik Assadourian) L’accélération du réchauffement de notre Terre et le déclin des services écosystémiques confirment que la décroissance économique est indispensable. En 2010, Barcelone a organisé la seconde Conférence internationale sur la décroissance économique pour la durabilité écologique et l’équité sociale. The Meatless Monday Campaign encourage les personnes à se passer de viande une journée par semaine pour réduire les impacts de la consommation de viande. La publicité pourrait être taxée. Il existe désormais un mouvement pour la décroissance. 1. 2. 3. 4.

La Dépêche se lance aussi dans la course au payant A 142 ans bien sonnés, c'est une vénérable dame de la presse française qui se lance à son tour à la conquête du graal numérique : une offre payante capable de séduire les internautes en nombre. Ce 26 septembre, La Dépêche lance en effet son offre premium payante. Avec, comme tout le monde, l'espoir de voir le numérique prendre le relais des ressources du papier qui baissent. Sur le web, l'offre gratuite de La Dépêche tire bien son épingle du jeu. Reste à savoir comment le journal sautera le pas du payant. Comment avez-vous conçu cette offre ? Quels contenus vont être proposés aux internautes ? Quelles différences par rapport au site actuel, gratuit ? Quelle équipe est en charge de cette offre premium ? Quels sont les tarifs proposés ?

Nous y sommes ! Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusé. Franchement on s’est marré. Mais nous y sommes.A la Troisième Révolution. Oui. S’efforcer. Pas d’échappatoire, allons-y.

Newsonomics - How the emerging business of digital news shapes what we read and know | Newsonomics Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows | Rue89 Planète A l’heure où la planète a rendez-vous à Rio pour parler d’« économie verte », la voix de Dennis Meadows mérite d’être écoutée. Environnementaliste américain, il était chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et âgé de seulement 30 ans lorsqu’il a publié, avec ses collègues, en 1972, le rapport sur « Les Limites de la croissance », à la demande du Club de Rome. Modèle complexe L’équipe du MIT a modélisé un système très complexe, à savoir l’humanité. Parmi les dizaines de variables : la population globale, la superficie cultivable par individu, les ressources naturelles restantes, le quota alimentaire par personne, la production industrielle par tête, le capital industriel global, le niveau de pollution. Ils définissent ainsi l’empreinte écologique de l’humanité par rapport à la capacité de charge de la Terre. Au beau milieu des Trente Glorieuses, ce texte devenu un best-seller créa un choc dans le monde développé. Vous conseillez aux gens de ne pas aller à Rio ?

Fini les journaux gratuits sur le web? | Nathalie Collard | Médias D'ici à quelques années, si la tendance se maintient, il sera impossible d'accéder au contenu des journaux en ligne sans débourser quelques dollars. C'est le succès du New York Times qui semble avoir eu un effet d'entraînement: le quotidien a vu ses revenus augmenter depuis qu'il demande à ses lecteurs de payer de 10 à 35$ par mois pour lire plus de 10 articles sur son site web. Le Financial Times de Londres remporte lui aussi un vif succès, tout comme le Wall Street Journal, qui a été le premier à imposer un abonnement payant, en 1997. Et l'achat récent de 63 journaux par le milliardaire Warren Buffet indique, selon les spécialistes, que la tendance pourrait bien s'accentuer. «Chacun attendait que l'autre plonge avant d'y aller, observe Pierre C. «Cela dit, poursuit M. Yves Rabeau, professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l'UQAM, partage ce point de vue. La gratuité, un non-sens Pierre C.

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