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« On n’a plus le temps... », par Serge Halimi

« On n’a plus le temps... », par Serge Halimi
Ceux qui se désolent du manque d’attention à leur cause, à leur activité, se voient souvent opposer la même explication : « On n’a plus le temps. » On n’a plus le temps de se plonger dans un livre « trop long », de flâner dans une rue ou dans un musée, de regarder un film de plus de quatre-vingt-dix minutes. Ni celui de lire un article abordant autre chose qu’un sujet familier. Ni de militer ni de faire quoi que ce soit sans être aussitôt interrompu, partout, par un appel qui requiert d’urgence son attention ailleurs. Pour une part, ce manque de temps découle de l’apparition de technologies qui ont permis de… gagner du temps : la vitesse des déplacements s’est accrue, celle des recherches, des transmissions d’informations ou de correspondances aussi, souvent à un coût modeste ou dérisoire. Mais, simultanément, l’exigence de vitesse n’a cessé d’obérer l’emploi du temps de chacun, et le nombre de tâches à réaliser a explosé. En particulier sur la Toile. A quoi peut servir un journal ? Related:  Décroissance forcée / voie non durableLe Monde diplomatique

Médias & Publicité : YouTube lance 60 nouvelles chaînes La plate-forme de diffusion veut concurrencer la télévision en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, avec des contenus spécialement conçus pour le Web, allant du sport au reportage en passant par la santé ou l'éducation. YouTube a choisi le Marché international des programmes (MIPCOM) qui se déroule à Cannes jusqu'au 11 octobre pour lancer 60 nouvelles chaînes originales sur sa plate-forme par des partenaires en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les thématiques proposées vont de la gastronomie à l'éducation sans oublier la santé, la musique, le sport, l'animation, le divertissement ou l'actualité. Depuis un an déjà, la filiale de Google peaufine sa stratégie puisque déjà une centaine de chaînes ont été lancées outre-Atlantique dans le cadre d'une initiative baptisée «Original Programming». Le système de rémunération se fait sous forme d'avance sur recettes publicitaires. «75% des chaînes de télévision diffusées via Internet»

La compétitivité, un mythe en vogue, par Gilles Ardinat Singulier unanimisme. L’ancien ministre des affaires étrangères Alain Juppé révélait, le 28 août dernier, « le vrai problème de l’économie française » : son manque de compétitivité (matinale de France Inter). Un mois auparavant, à l’annonce de huit mille licenciements par le groupe Peugeot (PSA), M. L’accord parfait des ténors de l’UMP offrait un étonnant écho à celui des salons de Bercy et du palais de Matignon. De la stratégie de Lisbonne, qui, en 2000, fixait un « nouvel objectif » à l’Union européenne — « devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » — aux « accords compétitivité-emploi », lancés par le président Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat, des injonctions à la « compétitivité fiscale » du patronat britannique aux plans de « compétitivité industrielle » de son homologue espagnol, le mot est sur toutes les lèvres. Au sens le plus large, le terme désigne la capacité à affronter la concurrence avec succès.

Projet pour une presse libre, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, décembre 2014) Naguère, les nouveaux riches soucieux de parfaire leur intégration à la bonne société s’offraient un haras, une voiture ancienne ou une villa à Cabourg. Désormais, pour asseoir leur statut, ils s’achètent un journal. MM. A s’en tenir aux trois dernières décennies, on repère une séquence presque toujours identique. Libération a été racheté successivement par M. Le modèle mixte expire A en croire les analystes dominants de la presse, deux facteurs favorisent les sinistres à répétition. Ni les dérives de la presse contrôlée par M. Pareille cécité tient à une ambivalence vieille de deux siècles : l’information est pensée comme un bien public, mais produite comme une marchandise. Au fil du temps, le double caractère idéalement collectif et concrètement marchand de l’information s’est sédimenté sous la forme d’une tension entre le marché et l’Etat. La question fouette les imaginations depuis des lustres : nationalisation des infrastructures proposée par Léon Blum en 1928 (lire « M.

I LOVE TRANSMEDIA : deux jours dédiés au transmedia sous toutes ses formes Bientôt la 4ème édition du WebProgram-Festival International de La Rochelle → Le WebProgram-Festival International est le premier et le seul festival international entièrement dédié à l’ensemble des contenus créatifs spécifiquement conçus pour le web et le rendez-vous annuel des professionnels créateurs […] Un trailer en attendant « Alt-Minds » → Début avril, le studio de développement Lexis Numérique, déjà à l’origine du célèbre jeu « In Memoriam » annonçait son association avec Orange pour créer « Alt-Minds », un concept de « fiction totale » qui […] Développer l’oenotourisme grâce à un dispositif Transmédia → Le studio The rabbit Hole (Ben oui, on vous l’a déjà dit, ce n’est pas qu’un blog) développe actuellement un projet transmédia à vocation oenotouristique associant bande-dessinée, réalité augmentée et Alternate […] La grande aventure de Lego débarque en France

Bernard Stiegler : la déraison généralisée du court termisme Le consumérisme, qui est désormais la force structurante de nos sociétés, « repose sur le court-circuit de tout ce qui autrefois consistait à produire ce qu’on pourrait appeler des raisons d’agir », diagnostique le philosophe Bernard Stiegler, qui analyse la crise actuelle comme celle de sociétés déconstruites par le « court-termisme » qui les ronge, et souligne ses répercussions sur le psychisme des individus, en proie à la stupéfaction, et tétanisés - jusqu’à quand ? - devant les ruptures inévitables. Bernard Stiegler s’entretient avec la rédaction du journal de France Culture, 20 décembre 2011 Question : Où en sommes-nous depuis le déclenchement de la crise de 2008 ? (...) Bernard Stiegler : Oui, je pense que ce que décrit Vaclav Havel est un état de fait qui s’est installé depuis plusieurs décennies déjà, et dont la crise est un résultat. Cette crise, en quoi consiste-t-elle ? Ce processus d’investissement a été remplacé par la spéculation. Pourquoi n’y a-t-il pas de projets ?

Séries télévisées et bonheur conforme, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, août 1993) « Cinquante-deux pour cent de part de marché. » M. Claude Berda, co-responsable (avec M. Jean-Claude Azoulay) de la société A. B. Les chiffres d’audience sont éloquents : 39 % des enfants de 4 à 14 ans regarderaient le Miel et les Abeilles ; 40 % des personnes âgées de 15 à 49 ans seraient fidèles à Hélène et les garçons. Ce minimalisme culturel n’embarrasse nullement M. Ici, nul ballottage : la génération Mitterand-Balladur apprécie « l’amour toujours » que lui sert, chaque soir de semaine, la chaîne du groupe Bouygues. Un acteur parle : il paraît à l’écran. Le ciel punit les infidèles Soit par manque de veine créatrice, soit pour provoquer un sentiment de familiarité (ou d’accoutumance), les histoires se répètent, traînent en longueur et tournent en rond. En mars 1993, l’un des magazines à succès (conçu par A. A l’écran, la scène du pardon donnera ceci : Hélène : « C’est trop tard, Nicolas. Nicolas : « Pardon, pardon ! Hélène : « Prends-moi dans tes bras. Imagination lobotomisée

Le SNJ appelle à la création d'une instance déontologique « Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre », rappelle la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/38/2011). Alors que la défiance, voire l’indifférence, du public envers les médias ne cesse de croître, c’est dans cet esprit et dans la suite logique des décisions prises par ses congrès du Havre en 2008 et de Paris en 2010 que le SNJ – première organisation de la profession – appelle à la création d’une instance déontologique. Seul un geste fort montrant la volonté de l’ensemble de la profession de se prendre en mains est à même d’inverser cette tendance et de contribuer à regagner la confiance des lecteurs de la presse papier ou numérique, des auditeurs et des téléspectateurs. Cette instance sera adossée à la CCIJP. Au congrès de Villeurbanne, vendredi 5 octobre 2012 envoyer par mail Version imprimable

2012 WWI Vers une prospérité durable, RIO + 20 (collectif) Sous le titre original de Moring Toward Sustainable Prosperity, la dernière édition du Worldwatch Institute dresse une synthèse des enjeux les plus important qui auraient du être débattus par le Sommet de la Terre à Rio, vingt ans après celui de Rio en 1992. Mais la planète continue de brûler et nous regardons toujours ailleurs. Voici quelques extraits : 1/3) Economie : La voie de la décroissance pour les pays surdéveloppés (Erik Assadourian) L’accélération du réchauffement de notre Terre et le déclin des services écosystémiques confirment que la décroissance économique est indispensable. En 2010, Barcelone a organisé la seconde Conférence internationale sur la décroissance économique pour la durabilité écologique et l’équité sociale. The Meatless Monday Campaign encourage les personnes à se passer de viande une journée par semaine pour réduire les impacts de la consommation de viande. La publicité pourrait être taxée. Il existe désormais un mouvement pour la décroissance. 1. 2. 3. 4.

Les médias reflètent-ils la réalité du monde ?, par Ryszard Kapuscinski (Le Monde diplomatique, août 1999) Dans les débats sur les médias, on accorde une attention excessive aux problèmes techniques, aux lois du marché, à la concurrence, aux innovations et à l’audience. Et une attention insuffisante aux aspects humains. Je ne suis pas un théoricien des médias, mais un simple journaliste, un écrivain qui, depuis plus de quarante ans, se consacre à recueillir et à traiter l’information (et aussi à la consommer). Ma première observation concerne les dimensions. Dans de nombreux pays, la télévision ne fonctionne que deux ou trois heures par jour. Une grande partie de l’humanité vit encore hors de l’influence des médias et n’a nulle raison de s’inquiéter des manipulations médiatiques éventuelles ou de la mauvaise influence des médias de masse. Souvent, en particulier en Amérique latine et en Afrique, l’unique fonction de la télévision est de divertir. La grande révolution des nouvelles technologies est un phénomène récent. Depuis, tout a changé. C’est le marché qui vérifie

tarlemedia: Murdoch and the digital revolution Rupert Murdoch has been the most powerful media mogul of the end of the 20th century and the beginning of the 21st. So his decision to quit his position of chairman of the London Times added to his previous parting of his group in two branches, one devoted to television and the new media and the other one including the old media, i.e. newspapers, gives a lot of food for thought. In a recent article in the New York Times, the Reuters media correspondant speculates that it means the sale of the print publications of the group and specially the Times. However, a recent study from the Pew research center would justify Murdoch's decision. The social networks are still informing a minority but they grow steadily, from 9 to 19%.

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