background preloader

Les pré-requis à la suppression des notes - Changer l'Ecole

Les pré-requis à la suppression des notes - Changer l'Ecole
Les expériences de suppression des notes dans des classes de collège ont tendance à se multiplier ces dernières années. Il me semble qu'au delà d'un travail militant, effectué sur le terrain par des personnels de direction et des enseignants conscients des enjeux de la question, cette tendance ait été renforcée par la mise en place en 2005 d'un droit à l'expérimentation dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation. Sur la question de la suppression des notes, l'innovation "institutionnelle" et l'innovation "de terrain" peuvent donc se rencontrer, et cette double paternité est souvent un gage de réussite. Mais la volonté ne suffit pas toujours. J'ai moi même accompagné, à la direction d'un collège d'Indre-et-Loire, une expérimentation de suppression de notes dans un cours de mathématiques de 4e. - Un chef d'établissement qui impulse, ou qui aide à la mise en oeuvre si l'impulsion vient d'un enseignant ou d'une équipe. - Une progressivité dans la mise en oeuvre.

http://lioneljeanjeau.canalblog.com/archives/2012/10/07/25267846.html

Related:  Evaluation - Pour l'abolition de la note scolaire ?

Vers une révolution de l’évaluation des élèves ? Comment rendre l’évaluation scolaire « bienveillante » ? Comment faire pour qu’elle ne soit plus cet instrument de tri au service d’un système élitiste, mais le moyen de faire progresser tous les élèves sans les casser ? C’est une petite révolution que propose le Conseil supérieur des programmes (CSP) en réponse au chantier ouvert par le ministère de l’éducation. Dans le document remis jeudi 27 novembre par le CSP à la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et que Le Monde a pu consulter, ce sont tous nos repères en matière d’évaluation qui se trouvent chamboulés : fini l’inflation des contrôles, la profusion de notes et de moyennes.

Les points, ça ne sert à rien? Pour ceux qui nous suivent aussi sur notre page Facebook, nous avons récemment mis en ligne un petit reportage réalisé par les journaux Sudpresse à l’école de Buzet. Particularité de cette école située dans l’entité de Floreffe : les enfants ne reçoivent pas de bulletin et ne sont soumis à aucun contrôle. Et cela n’a rien d’illégal. Dans ce petit village, 57 enfants fréquentent l’enseignement fondamental de Buzet. Évaluer pour mieux faire apprendre, un défi pour l’École, selon Olivier Rey Olivier Rey est ingénieur de recherche en éducation, responsable du service Veille & Analyses de l’Institut français de l’éducation à l’ENS de Lyon, spécialisé sur les questions d’évaluation, de curriculum et de développement des compétences en contexte scolaire. 1. Vous venez de publier, avec Annie Feyfant, un dossier de veille de l’Ifé intitulé "évaluer pour [mieux] faire apprendre" ? Peut-on dire que le titre que vous avez choisi reste encore un défi pour l’école française ? C’est un défi pour l’École car dans une large mesure, celle-ci est articulée autour d’épreuves d’évaluation qui ont pour fonction de contrôler ce qu’ont fait les élèves plus que de les aider dans les apprentissages.

Notes et compétences, quelle équation ? C'est une question qui agite la salle des profs, à l'heure de la mise en oeuvre du socle commun. J'émets l'hypothèse de l'incompatibilité. La note sur 20 permet, à travers l'exemple de la dictée, de sanctionner les fautes. On peut rétorquer que dans les multiples évaluations notées, les points sont comptés en positif : on pointe les réussites des élèves par un point, qu'on pourra d'ailleurs décliner jusqu'au quart de point selon le degré d'approximation de la formulation de l'élève.

Éducation. Faut-il supprimer les notes à l'école? Entretien avec Pierre Merle professeur de sociologie à l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation nationale de Bretagne. Pourquoi êtes-vous favorable à une évaluation des élèves qui ne repose pas que sur les notes ? L'évaluation par les notes se fait au détriment d'une évaluation qui précise clairement à l'élève les compétences acquises et non acquises. Quand un élève a un 5 sur 20, il ne sait pas forcément pourquoi. Pourquoi et comment évaluer par compétences L’évaluation par compétences est à la mode dans les salons du ministère de l’Éducation Nationale depuis plusieurs années. Différentes annonces récentes, sur la mise en place d’une Conférence nationale sur l’évaluation des élèves, ou sur l’instauration d’un nouveau socle commun de connaissances au collège, confirment cette tendance.] Dans la pratique pourtant, les choses changent peu. Si en Primaire, les enseignants évaluent souvent par compétences, particulièrement dans leurs bilans trimestriels, ce système est souvent jugé puéril et inadapté au secondaire, où le mode d’évaluation quasi exclusif reste la traditionnelle note sur 20.

Oui aux compétences à l’école, mais pas n’importe comment ! Ce texte de Jean-Michel Zakhartchouk est une réponse au journal Libération qui a publié le 31 octobre 2012 un article sur le Livret Personnel de Compétences, en donnant la parole à quatre collègues. Il est trop facile de se moquer du livret de compétences utilisé dans les écoles et collèges et qui va être « simplifié », comme le font les enseignants interrogés dans le numéro de mercredi 31 octobre de Libération, pages 14 et 15 « un livret de compétences qui perd des cases ». Oui, on peut toujours se gausser de telle formulation, en reprochant d’ailleurs aux compétences énoncées dans ce livret à la fois d’être trop générales et floues, et trop détaillées et relevant d’une « bureaucratisation du savoir ». Oui, on peut dénoncer l’ « usine à cases », une expression d’ailleurs due à quelques-uns dont je suis qui sont en réalité des défenseurs d’un vrai livret de suivi des compétences, fonctionnel et d’usage simple.

Pourquoi les notes posent vraiment problèmes. Avec le lancement de la conférence nationale sur l’évaluation des élèves, le débat sur l’évaluation a été relancé. Et souvent plutôt mal. Oui la notation pose problèmes ! #sansnotes – et maintenant, les questions qui fâchent Pour conclure cette première partie du dossier consacré aux évaluations sans notes, nous abordons trois questions qui traversent le débat public, questions d’ordre politique, pédagogique, éducatif. Pour y répondre, des extraits d’articles de blogs, ou des spécialistes et praticiens de terrain prennent la parole pour livrer leur analyse. Nous partirons pour cela des trois idées reçues suivantes. Ne plus noter Futur enseignant, dis-moi comment tu comptes évaluer, et je te dirai quel type d’enseignant tu seras. Réfléchir autour des questions d’évaluation est bien une entrée majeure dans les questions fondamentales du métier. Le souci premier pour un enseignant débutant est de parvenir à des résultats fiables, et ceci se traduit souvent par un recours au seul système d’évaluation quantitative. Au fur et à mesure de ma pratique, il m’est rapidement apparu que la fiabilité des résultats n’était jamais garantie, et qu’il était nécessaire de sortir de l’évaluation strictement sommative pour s’orienter vers une évaluation qualitative, favorable aux apprentissages et mieux comprise par les élèves. Aujourd’hui, en tant que formatrice, j’estime qu’apprendre aux futurs enseignants à évaluer les compétences de leurs élèves est un problème majeur : il s’agit de faire prendre conscience de l’enjeu des résultats des évaluations et des modalités définies pour mesurer l’impact de leur enseignement.

« Les notes sont un outil de pouvoir des enseignants sur les élèves » Philippe Tournier, secré­taire géné­ral du Syndicat natio­nal des per­son­nels de direc­tion de l'éducation natio­nale (SNPDEN-UNSA). Que pensez-vous de l'évaluation pra­ti­quée actuel­le­ment en France ? Notre sys­tème d'évaluation sur 20 n'est pas satis­fai­sant. Avoir son bac avec 10 de moyenne signi­fie que l'on a obtenu que des 10 par exemple, ou alors des notes très dif­fé­rentes, comme un 3 et un 17. Ce n'est pas la même chose !

Related: