Emblèmes de la France
L'emblème de la France fixé par la Constitution actuelle dans son article 2 est le drapeau bleu, blanc et rouge. En 1999, le gouvernement a adopté pour sa communication une charte graphique comprenant un logotype utilisé par les ministères, les services déconcentrés de l'État, les ambassades, etc. Un emblème représentant un faisceau de licteur est utilisé pour représenter la France sur les passeports et sur les plaques signalant les représentations diplomatiques sans qu'il fasse l'objet d'un texte officiel. Au cours de l'Histoire, la France a connu comme emblèmes de nombreuses oriflammes ou autres symboles. Des fleurs de lys traversaient l'Atlantique avec les Européens se rendant au Nouveau Monde, notamment avec les colons français. Les attributs du roi de France sont également des emblèmes de son autorité et donc de celle de l'État. Plusieurs oriflammes et drapeau sont également utilisés. En référence à l'Empire romain, Napoléon choisit en 1804 un aigle comme emblème.
Liberté
De façon générale, la liberté, du latin libertas (« état de l'homme libre »), dérivé de liber (« homme libre ») est un terme qui désigne la possibilité d'action ou de mouvement. Pour le sens commun, la liberté s'applique principalement aux individus et s'oppose à la notion d'enfermement ou de séquestration. Une personne qui vient de sortir de prison est dite libre. Le sens original du mot liberté est d'ailleurs assez proche : l'homme libre est celui qui n'a pas le statut d'esclave. La liberté est un sujet difficile. Bien que tous aspirent à être libres, il y a presque autant de définitions de la liberté qu’il y a d’individus. Pour commencer, on peut définir la liberté comme la possibilité qu’a une personne de penser, de s’exprimer et d’agir selon ses valeurs, ses croyances, ses besoins et ses désirs. Cette notion renvoie à une double réflexion : L'existence d'un degré de liberté suppose que le sujet soit confronté au moins à une alternative.
Grand Sceau de France
Le Grand Sceau de la IIe République en 1848. Les Républiques suivantes ont réutilisé ce sceau moyennant l’effacement de la date du 24 février 1848. Le Grand Sceau de France est le sceau officiel de la République française. Description[modifier | modifier le code] Le Grand Sceau de France représente la Liberté sous les traits de Junon assise, coiffée d'une couronne de lauriers radiée à sept pointes. Le contre-sceau (envers du sceau) comporte les mots « AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS » entourés d'une couronne de chêne et de laurier noués par des épis de blé et des grappes de raisin et de la mention circulaire « ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, LIBERTÉ ». Histoire[modifier | modifier le code] Les deux faces du sceau en application de l’arrêté du 18 septembre 1848. Les premiers sceaux ont été créés par les rois mérovingiens pour authentifier leurs actes et en ordonner l'exécution. Tous les sceaux royaux ont adopté le type de majesté représentant le roi siégeant sur son trône en justicier.
La Liberté
Au lendemain de la prise de la Bastille, étendards, affiches et gravures commencent à diffuser des emblèmes du triomphe de la Révolution sur le despotisme. Symboles de la féodalité vaincue et personnifications des vertus révolutionnaires sont associés dans des combinaisons d’abord aléatoires. Mais de cette première irruption de symboles émerge une figure qui va incarner la Nation française, jusqu’à la chute de la monarchie du moins : la Liberté. Codifiée au XVIIe siècle, sa représentation a été soumise à des ajustements après 1789. Paysage symbolique ou allégorie naturalisée, le Triomphe de la Liberté de Colinart occupe, par son caractère hybride, une place à part dans l’iconographie de la Liberté. L’attribut de la pique surmontée du chapeau semble devoir identifier cette figure à la Liberté. Le dispositif narratif de l’allégorie de Valentin relative à la déclaration des Droits de l’homme est approprié à la fonction didactique de l’image : c’est celui d’une scène de genre édifiante.
Poèmes et poésie sur la liberté
France ! ô belle contrée, ô terre généreuseQue les dieux complaisants formaient (continuer...) Mon cher enfant que j'ai vu dans ma vie errante,Mon cher enfant, que, mon Dieu, (continuer...) il y avait l’homme Blancil y avait l’homme Noiril y a maintenant les Chiensles (continuer...) Atteintes antipodes et vous îles lointainesDans mes rêves d’enfant jetées (continuer...) Les bras emplis de présentil avait lancé un défiau tempsLe fleuve immobilen'était (continuer...) Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottinesAux cailloux des chemins. Spectatrice, j’observe la scène de la vieOù des personnages surgissent,Dans (continuer...) Je suis aux prises avec le lâcher-prise.Comment fait-on le vide? O sommets de Taygète, ô rives du Pénée,De la sombre Tempé vallons silencieux,Ô (continuer...) VieillirSe lever un matinSans penser aux tristessesqu'on aime presque bien,AvantMarcherEt (continuer...) à Patrice Lumumbaet Che GuevarraIls m'ont ouvert le ventreen sont sortis (continuer...) Vois-tu ? à F.
Marianne
Marianne est une figure symbolique de la République française. Histoire[modifier | modifier le code] Origine du choix du prénom[modifier | modifier le code] Selon Florence Gauthier, le nom de Marianne vient de celui du philosophe et historien espagnol du XVIe siècle Juan de Mariana, dont la théorie du droit naturel se trouve à la base des Déclarations des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de 1793. Figure saillante de l'École de Salamanque, Mariana enseigna à l'Université de Paris entre 1569 et 1574. Son utilisation comme allégorie féminine de la République renvoie à une chanson révolutionnaire du pays albigeois en occitan, la Garisou de Marianno (en français, la Guérison de Marianne), composée par le cordonnier-poète Guillaume Lavabre, de Puylaurens[3],[4]. Bien que cette chanson date de 1792 et soit déjà mentionnée dans le dictionnaire Lou Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral, l’association de la chanson au symbole de la République n’a été faite qu'en 1976.
Liberté, poème de Paul Eluard
Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J’écris ton nom Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance J’écris ton nom Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J’écris ton nom Sur tous mes chiffons d’azur Sur l’étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J’écris ton nom Sur les champs sur l’horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J’écris ton nom Sur chaque bouffée d’aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J’écris ton nom Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l’orage Sur la pluie épaisse et fade J’écris ton nom Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la vérité physique J’écris ton nom Liberté. Paul Eluard