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Pourquoi la désinformation fonctionne et comment la contrer

Pourquoi la désinformation fonctionne et comment la contrer
Alors que les exemples de désinformation ne manquent pas, notamment sur la scène politique, le chercheur en psychologie Stephan Lewandowsky de l'Université of Western Australia et ses collègues (1) décrivent, dans un article paru dans la revue Psychological Science in the Public Interest, les facteurs cognitifs qui font que certaines personnes adhèrent si fortement à certains éléments de désinformation. Ils identifient certaines techniques qui peuvent être efficaces pour contrecarrer les croyances erronées. La raison principale pour laquelle la désinformation fonctionne, estiment-ils, est que le rejet de l'information exige un effort cognitif. Évaluer la plausibilité et la source d'un message requière plus de ressources cognitives et motivationnelles que d'accepter simplement le message comme vrai. La désinformation fonctionne particulièrement quand elle est conforme aux points de vue politiques, religieux ou sociaux pré-existants. Related:  DésinformationBiais Cognitif

Les dessous de la médisance Et oui, avouons-le : que c’est bon de médire ! D’abord ça crée du lien social : dire du mal ensemble, c’est avoir un point commun. Et puis c’est l’occasion de rigoler : on tourne l’autre en ridicule, on se moque de ses manquements, on se bidonne de ses travers. Et enfin ça permet de vider son sac, exutoire à petites frustrations de toutes sortes, la malveillance ordinaire et une sorte de vide-poche à notre agressivité. Des liens d’appartenance, si nous réussissons à les convaincre de penser la même chose que nous, car alors nous sommes pareils, et pas comme l’affreux sur lequel nous avons médit.Des liens de reconnaissance, puisque celui qui médit est celui qui a des informations importantes et les partage pour le bien des autres. En même temps, nous savons très bien ce que notre conscience nous souffle à l’oreille: Bref, notre propension à nous indigner de la médisance de l’autre n’a d’égal notre tendance à médire. Dans tous les cas, l’auto observation est utile: Voir aussi

Médias et Information : il est temps de tourner la page, par Viktor Dedaj « La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Préambule Si un boucher nous empoisonnait en nous vendant de la viande avariée, les consommateurs que nous sommes n’accepteraient jamais l’idée que « les choses sont comme ça » et qu’il ne nous resterait plus qu’à trouver un autre fournisseur. Pourtant, l’idée que « l’information est devenue un produit de consommation comme un autre » n’est pas nouvelle. Comment ont-ils réussi à nous faire admettre pour notre esprit ce que nous n’accepterions jamais pour notre corps ? État des lieux : vite fait = mal fait Un jour, j’ai reçu un coup de fil d’une journaliste de France-Info, une certaine Sophie Parmentier, « grand reporter » est-il précisé sur le site de la radio, qui voulait m’interviewer sur un sujet précis concernant Cuba. Faisons une expérience. Demandez à un garagiste de faire la révision de votre voiture en une heure.

Caroline Faillet : "Face aux fake news, nous sommes tous sous l'influence de biais cognitifs !" Que recouvre le concept de fake news ? Le terme anglais « fake » signifie falsifié et non pas faux (« false ») comme on le voit souvent. La confusion a été générée par Donald Trump au moment de la campagne pour les élections présidentielles de 2016 quand il a accusé les médias de propager des fake news. Cela a contribué à élargir le sens de l’expression dans un sens de détournement de l’information. Aujourd’hui, l’expression est devenue un synonyme de rumeur, de désinformation, de légende ou d’hoax… Comment naissent les fakes news ? Cela dépend de la personne qui est derrière la fake news. Quant à la quatrième catégorie, elle désigne tout un chacun, c’est-à-dire vous et moi. Comment se propagent-elles ? Elles se propagent grâce aux outils de publication qui sont aujourd’hui très nombreux. On peut même parler d’installation dans la loi quand les fake news influent sur les lois en invoquant le principe de précaution. Il est très difficile de le savoir. Tout à fait.

La prison de Stanford, 40 ans après Le 17 août 1971, avec la prison de Stanford, est initiée l’une des plus célèbres (et inquiétantes) expériences de l’histoire de la psychologie. La non moins fameuse expérience de Stanley Milgram, une dizaine d’années plus tôt, a laissé entendre que n’importe qui, sous la pression des circonstances et d’une autorité considérée comme légitime, peut se transformer en bourreau, assénant des chocs électriques potentiellement mortels à un inconnu pour des raisons futiles. Jusqu’où peuvent vraiment mener le contexte et le rôle que l’on est censé jouer ? Pour le savoir, le psychologue Philip Zimbardo recrute des étudiants qu’il paiera 15 $ par jour. Pendant deux semaines au maximum, ils devront vivre dans une prison factice aménagée dans les sous-sols du département de psychologie de l’université de Stanford. Après tirage au sort, les uns, arrêtés chez eux par la police pour les plonger dans leur rôle, seront les prisonniers, et les autres les gardiens.

L’info était bidon… mais elle est toujours en ligne sur ton site, coco Pour aider les internautes à distinguer le vrai du faux, les médias ont lancé des rubriques de fact checking et passent en revue toute la journée des déclarations politiques, des légendes urbaines croquignolesques ou des reportages de la télé russe – un exercice aussi sain que sans fin. Mais que se passe-t-il quand les sites d’actu sont eux-mêmes à l’origine de la diffusion d’une info bidon ? Font-ils preuve de la même exigence envers leurs propres contenus ? Que deviennent les articles concernés quand ils sont démentis, parfois brutalement, deux heures ou deux jours plus tard ? Pour le savoir, j’ai mené une petite expérience. Après une rapide consultation sur Twitter et sur Facebook, j’ai sélectionné cinq histoires récentes. Leur point commun ? « L’araignée mortelle découverte dans une caisse de bananes ». J’ai ensuite mené des recherches sur 30 médias parmi les plus fréquentés. « En cas d’erreur, on n’a pas de règle intangible, on fait au cas par cas. « Des molosses affamés de “clics” »

25 biais cognitifs qui nuisent à la pensée rationnelle Les biais cognitifs sont des formes de pensée qui dévient de la pensée logique ou rationnelle et qui ont tendance à être systématiquement utilisées dans diverses situations. Ils constituent des façons rapides et intuitives de porter des jugements ou de prendre des décisions qui sont moins laborieuses qu'un raisonnement analytique qui tiendrait compte de toutes les informations pertinentes. Ces processus de pensée rapides sont souvent utiles mais sont aussi à la base de jugements erronés typiques. Le concept de biais cognitif a été introduit au début des années 1970 par les psychologues Daniel Kahneman (prix Nobel d'économie 2002) et Amos Tversky pour expliquer certaines tendances vers des décisions irrationnelles dans le domaine économique. Certains biais s'expliquent par les ressources cognitives limitées. Voici une liste de 25 biais cognitifs fréquents : Le biais de confirmation Le biais de confirmation Le biais de croyance biais de croyance Le biais d'autocomplaisance biais d'autocomplaisance

L'Effet Lucifer, ou la douloureuse expérience de Stanford Zimbardo est une sommité dans le milieu de la psychologie et la sociologie. Cette très grande notoriété, il la doit en partie grâce à une expérience qu’il a mené en 1971 dont le but était de mieux comprendre les comportements humains en milieu carcéral. Petit retour sur ce jeu de rôles qui ne manque pas de piquant. Sélectionnons 24 adultes sains d’esprit, issus de tous milieux sociaux. Après tirage au sort, 12 d’entre eux joueront le rôle de prisonniers, les 12 autres celui de gardiens de prison. Et, afin d’acclimater tout ce joli monde, faisons durer l’expérience pendant 3 semaines. Pour pousser le réalisme jusqu’au bout, équipons les gardiens d’une matraque et permettons-leur de rentrer chez eux après leur service, tout comme le feraient de « vrais » gardiens. Allez, poussons encore plus loin le réalisme! Bon, vous l’admettrez, c’est difficile de faire une simulation plus réaliste! Philip Zimbardo – L’effet Lucifer (Photo: Chronicle/Michael Maloney)

Médias français : qui possède quoi, par Marie Beyer & Jérémie Fabre (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Dernière mise à jour : décembre 2020 (v. 16.2) Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : • les titres de presse écrite papier à diffusion nationale de type généraliste, économique et politique ; • les titres de la presse quotidienne régionale ; • la télévision nationale (et quelques chaînes de télévision locales) ; • les canaux de radio à portée nationale ; • certains sites d’information en ligne. Les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (1). Conception : Jérémie FabreDocumentation : Marie Beyer, Jérémie Fabre et Suzy GaidozAdaptation : Guillaume Barou, avec Boris Séméniako et Cécile Marin (2) Ces propriétaires n’ont cependant pas besoin de posséder une majorité d’actions au sein des groupes pour exercer leur pouvoir.

Biais cognitifs : comment notre cerveau nous manipule-t-il ? Un biais cognitif est un réflexe de pensée faussement logique, inconscient, et systématique. Ancrés au fin fond de notre cerveau, les biais cognitifs tordent la réalité en l’analysant avec des raisonnements irrationnels et illogiques. A l’origine, leur fonction est de permettre à notre cerveau d’économiser du temps et de l’énergie en développant des raccourcis mentaux. Ce qui est fait est fait… mais pas pour notre cerveau ! Le concept de "biais cognitif" est né dans les années 1970, grâce aux recherches en psychologie de Daniel Kahneman et Amos Tversky. En effet, si l’on doit décider de continuer à financer un projet ou non, les coûts déjà engendrés ne devraient pas rentrer en compte. Des biais cognitifs qui résolvent des problèmes Les biais cognitifs permettent de résoudre quatre problèmes, que nous pourrions formuler ainsi : Pour cela, ces réflexes cérébraux faussent trois situations : notre analyse du monde, des autres, et de nous-mêmes. Crédit : tylervigen.com / Creative Commons

Stratégies de Manipulation Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles") 3 La stratégie du dégradé Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. (cf. Sylvain Timsit

Tomber de Charybde en Scylla Cette expression est employée depuis le XIVe siècle, mais elle remonte à l'Antiquité. Jean de la Fontaine l'a utilisée dans "la vieille et les deux servantes" ( ) où il conte l'histoire de deux servantes qui, étant dérangées dès le chant du coq par leur patronne, crurent bon d'égorger l'animal. Hélas, une fois l'animal passé de vie à trépas, la vieille, craignant de laisser passer l'heure du réveil, n'arrêtait plus de les déranger. A l'origine Charybde et Scylla auraient été deux dangers du détroit de Messine, entre l'Italie et la Sicile, le premier étant un tourbillon, le second un écueil.Les marins qui cherchaient à éviter le premier allaient périr en s'écrasant sur le second. Présents dans la Mythologie, Scylla était présenté comme une créature monstrueuse à plusieurs têtes ( ) et Charybde comme un monstre qui, trois fois par jour, aspirait dans d’énormes tourbillons les eaux du détroit avec les bateaux qui y naviguaient, puis les recrachait (

Comment le coronavirus nous a tous biaisés À moins que vous ne vous appeliez Jared Leto, la crise mondiale déclenchée par le coronavirus ne vous a sûrement pas échappé. Alors que les critiques portant tant sur le manque de civisme des citoyens que sur la gestion de la crise par les dirigeants politiques fleurissent, il est intéressant de se demander comment les biais de raisonnement – soit les distorsions possibles qui surviennent lorsque nous comprenons ou traitons une information – ont pu affecter nos comportements à tous : dirigeants comme citoyens. L’effet autruche Depuis quelques jours, l’Europe est devenue le foyer principal de la pandémie. Ce dernier décrit la tendance qu’ont les individus à éviter ou rejeter les informations décrivant une situation incertaine ou dangereuse, en somme la tendance à mettre la tête dans le sable. La pandémie du coronavirus nous a donné elle aussi son lot de dirigeants-autruche. Ceux qui ne savent rien C’est évidemment complètement faux. Ce comportement est typique de l’effet Dunning-Kruger.

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