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Voyage dans l’innovation sociale scandinave (1/3) : Construire l

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (1/3) : Construire l
A l’invitation de la 27e Région pour son second voyage d’étude dans l’innovation sociale européenne (après la Grande-Bretagne l’année dernière), nous nous sommes intéressés cette année à l’innovation sociale scandinave, avec un voyage d’études à Copenhague et Malmö. Malmö, laboratoire scandinave Malmö est la porte d’entrée de la Suède. C’est la ville opposée à Copenhague, qui se trouve de l’autre côté du détroit de l’Øresund qui relie la mer baltique à la mer du Nord, reliée depuis 10 ans par un pont qui a transformé l’économie de la 3e ville de Suède qui compte désormais quelque 300 000 habitants. Image : Turning Torso, la plus haute tour d’habitation d’Europe, emblème du nouveau quartier de Malmö, Bo01, par Olof S. Le laboratoire de Medea est installé dans la toute neuve université de Malmö, dirigé par le designer Pelle Ehn, est à cette image. Image : Le Medea Lab à Malmö, par la 27e Région. Impliquer les habitants Une mobilité pour la planète OPM Malmö Design Ex. Hubert Guillaud Related:  Développement localville durableInnovations urbaines et citoyennes

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (3/3) : De la micro- Suite et fin de notre voyage dans l’innovation sociale en compagnie de la 27e Région. L’occasion de revenir sur les limites de la méthode pour voir si elle peut dépasser « le local, le micro, le proto » et avoir une action d’envergure, générale, globale, systémique… Innovation sociale : Comment passer à l’échelle ? L’innovation sociale se présente souvent comme un ensemble de micro-projets isolés, comme autant d’actions concrètes sur un territoire donné dans un temps limité ayant une action circonscrite. Elle pose la question, comme nous le signalions l’année dernière en énumérant les limites de l’innovation sociale, du passage à l’échelle, de la pérennisation des actions et de leur généralisation pour dépasser les projets de proximité… Image : François Jégou au Medea Lab de Malmö, photographié par la 27e Région. « Les communautés créatives résolvent les problèmes qui concernent les classes moyennes émergentes ou les classes les plus pauvres de la société. Politique ou Design ?

La ville équitable La « ville durable » (sustainable city) s’impose aujourd’hui comme un paradigme dominant en matière d’aménagement et d’urbanisme. Les signes ne manquent pas en effet, qui témoignent d’une véritable montée en puissance des enjeux environnementaux dans la fabrique de la ville contemporaine : de la multiplication des labels et normes en matière d’isolation en passant par les impératifs de lutte contre l’étalement urbain, du renouveau de l’agriculture urbaine à la montée en force des paysagistes dans les projets d’urbanisme. Sommée de répondre à des objectifs à la fois locaux (le resserrement urbain, le renforcement de la cohésion sociale, l’amélioration de la qualité de vie) et globaux (la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction de l’« empreinte écologique », la préservation de la biodiversité), la mise en œuvre de la « ville durable » est aujourd’hui inscrite à l’agenda des politiques publiques. Sommaire : Saskia Sassen, « Mégarégions et villes durables », La Vie des idées.

Participation des habitants | Loos-en-Gohelle Gage d’efficacité et de durabilité du développement du territoire Considérant dès lors la commune comme un écosystème complexe (naturel, patrimonial, humain et culturel) lui-même intégré dans un écosystème plus vaste, les élus ont clairement choisi de s’orienter vers un modèle de développement qui tire les leçons du passé et n’oublie personne. Un modèle qui permette à chacun de participer à la vie collective et de trouver sa place dans la ville. Loos-en-Gohelle s’est donc fixé pour ambition de se transformer et de se développer par le développement durable. Alliant équité sociale, développement économique (création de richesses) et préservation de l’environnement, le développement durable pose la question des « besoins » comme préalable à toute action. La démocratie participative (ou participation citoyenne), parce qu’elle permet une meilleure expression des besoins et une qualification de la demande des acteurs, est donc inscrite au cœur même du processus. Les élus se doivent de :

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (2/3) : Réinventer l Suite de notre voyage dans l’innovation sociale européenne (voir la première partie) à l’invitation de la 27e Région, laboratoire d’innovation publique. Avec un regard particulier sur la façon dont la conception de services peut aider au développement de nouvelles formes d’entreprises. MindLab : changer l’esprit de l’innovation publique Le MindLab (blog) est un laboratoire fondé par les ministères danois de l’économie, des finances et de l’emploi. Etabli depuis 9 ans et composé d’une équipe de 15 personnes, son objectif a pris une toute autre actualité à l’heure de la crise financière et écologique : penser l’innovation dans le gouvernement et les services publics. « Nous devons dépenser l’argent public d’une manière plus intelligente », explique son directeur Christian Bason, auteur d’un livre à paraître sur ces questions. Image : Les méthodes du MindLab danois, issues de leur Guide pour l’innovation (en danois). L’entrepreneuriat en résidence Soutenir l’esprit d’entreprendre

La Suède veut combiner écologie et croissance Il n’y a pas si longtemps, la région était surtout connue pour ses verreries et pour l’un des fleurons de l’industrie suédoise : le géant Ikea. C’est à Almhult, à deux pas de Växjö, qu’Ingvar Kamprad a ouvert le magasin de meubles dont il fera une multinationale aux couleurs du pays. Aujourd’hui, Växjö a détrôné Almhult. En 2007, cette cité de 83 000 habitants a été consacrée « ville la plus verte d’Europe ». Ici, les émissions de CO2 par habitant sont inférieures de plus de deux tonnes à la moyenne nationale, elle-même l’une des moins élevées parmi les pays de l’OCDE : grâce à une politique publique volontariste et ambitieuse, chaque Suédois rejette en moyenne 5,3 tonnes de dioxyde de carbone par an dans l’atmosphère contre 8,1 tonnes en Europe et 19 tonnes aux Etats-Unis. Un vent frais saupoudre les rues d’une pellicule de neige en ce petit matin de janvier. Pétrole vert et immeubles en bois

Le Sentier Pour un design des politiques publiques Design et politique : voilà deux mots qui ressemblent à la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection. C’est pourtant ces deux termes qui fondent la 27e Région, ce laboratoire d’innovation publique lancé début 2008, avec le soutien de l’Association des régions de France, la Caisse des Dépôts, la Commission européenne, et incubée à la Fing. Ce sont aussi les deux termes qui composent le titre du livre que ce laboratoire vient de publier à la Documentation Française : Design des politiques publiques, ce qui consiste, comme l’explique le designer Romain Thévenet, chargé de mission dans ce laboratoire en avant-propos de l’ouvrage, à appliquer une démarche créative méthodique à la façon de faire de la politique. “Notre démarche consiste à imaginer une “conception” de l’action publique – au sens où l’entend l’innovation sociale, c’est à dire de repenser les systèmes “avec et pour les gens”. La crise du management public L’individu en otage

La recherche - OUVDD UNIL Les travaux de recherche des enseignants et des chercheurs rattachés à l’Observatoire contribuent à une meilleure connaissance de la ville et de l’urbain. Les travaux de recherche fondamentale visent la théorie urbaine, l’analyse des régimes urbains et de leurs incidences sociales, spatiales et environnementales, la production urbaine et l’urbanisme de projet. Savoirs et savoirs-faire Production et critique des connaissances relatives aux champs épistémologiques et méthodologiques du développement urbain durable et de l’aménagement. Production de connaissances dans le domaine de l’urbanisme durable. Actualisation et activation des savoirs qui intègrent la théorie du territoire et des espaces, leurs modalités d’organisation, d’aménagement et de gestion et une éthique de la connaissance fondée sur les principes généraux du développement durable. Compétences Produits Rapports de recherche (cf.

Loos-en-Gohelle, l’exemple français du développement durable construit par les Ancienne petite ville minière du Pas-de-Calais, Loos-en-Gohelle s’est engagée depuis une vingtaine d’années, avec et pour ses habitants, dans la construction d’un territoire qui tente de répondre aux exigences du développement durable. La ville démontre que l’implication des citoyens permet l’innovation. Conscients des urgences croissantes auxquelles est confrontée notre société, que ce soit dans les domaines écologique, économique et social, les élus ont souhaité réorienter le modèle de développement actuel. Loos-en-Gohelle est aujourd’hui la preuve qu’en travaillant ensemble, territoires et citoyens peuvent construire une politique de développement du territoire partagée et portée par tous. En l’espace de trente ans, la ville de Loos-en-Gohelle est parvenue à renverser son destin. Dès le départ les élus ont eu le réflexe d’impliquer les citoyens pour plus d’efficacité. Loos-en-Gohelle, ville pilote du développement durable, Philippe Chibani-Jacquot, édition Les petits matins

La richesse des villes, ce n’est pas la même histoi Laurent Davezies, La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses, 2008. Emre Korsu Vilfredo Pareto disait que « l’histoire des sciences est le cimetière des idées fausses en lesquelles l’humanité a cru sur la foi des hommes de science » (Boudon, 2007, p. 93). La grande tragédie de la science, remarquait Thomas Huxley, c’est la mise à mort d’une belle théorie par un vilain fait. La théorie productiviste est démentie par les faits et pourtant, beaucoup de personnes parmi les responsables politiques, technocrates et experts sont convaincus qu’elle est toujours pertinente. Que la réalité ne corresponde plus à ce qu’expose la théorie productiviste est plutôt une bonne nouvelle. Chronique d’un divorce : la géographie des revenus quitte la géographie de la production ! Puisqu’on a affaire au meurtre d’une belle théorie par de vilains faits, une autopsie s’impose. Le premier, c’est la « main invisible »… de l’Etat-providence. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Les toits : verts ou solaires, mais pas déserts. Les toits recouvrent entre 15 et 35% de la surface des grandes villes. Cette surface est le plus souvent complètement perdue alors qu’elle pourrait être utilisée pour rendre les villes plus rentables et plus saines donc plus durable. Retenons deux moyens d’utiliser nos toits comme des outils de développement durable : la végétalisation et l’installation de panneaux solaires. Les toits végétalisés : Le toit végétalisé est une technique très ancienne qui consiste à recouvrir un toit par des couches successives de matériaux étanches, isolants, de drainage et de terre qui va servir de support à la végétation. La diminution de l’effet d’îlot de chaleur des villes (voir l’image ci-dessous pour comprendre ce qu’est l’effet d’îlot de chaleur) : un toit normal peut dépasser les 60°C quand un toit végétalisé dépasse rarement les 20 à 25 degrés. Les toits solaires : Bien entendu, cette méthode consiste à utiliser le potentiel solaire qui se perd sur nos toits.

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