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Sociologie du harcèlement dans les lieux publics

Sociologie du harcèlement dans les lieux publics
, la question du "harcèlement de rue" a eu un petit succès médiatique la semaine dernière ( sur Twitter. Qu'est-ce que le "harcèlement" ? Erving Goffman va nous aider à y voir plus clair (et va même nous donner des conseils de drague). Une remarque intéressante est de noter que l'espace privé ou domestique demeure plus dangereux pour les femmes que l'espace public - terme que je préférerais ici à "rue". Dans le chapitre 6 de La mise en scène de la vie quotidienne, Goffman s'intéresse à ce qu'il appelle les "apparences normales". Les individus, humains ou animaux, manifestent deux modes fondamentaux d'activité. Le passage d'un de ces modes d'activité - un mode "normal" et un mode "en alarme" - à l'autre se fait par le biais d'un signal d'alarme. Lorsqu'une femme marche dans la rue, elle est donc entourée d'une bulle dans laquelle les apparences doivent être "normales". On comprend bien, du coup, ce qui se passe lors d'une interaction dans la rue. Related:  A LIRE

L'Anarchisme contre l'antifascisme - Non Fides - Base de données anarchistes Il y a dans cette mythologie, comme dans toute mythologie, une illusion qui pourchasse la raison. Les indésirables exterminés, massacrés, torturés à mort sous le régime fasciste et ceux enfermés, exploités, expulsés, contaminés, génétiquement fichés sous le régime démocratique n’ont en fait jamais changé de condition, ils n’ont changé que de conditions de vie. Chaque régime a eu ses catégories d’indésirables, parfois les mêmes. Chaque groupement humain autoritaire a possédé ses esclaves, ses ennemis, son langage spécifique, ses tendances à la domestication, sa part de servitude volontaire et son arsenal punitif. Les conséquences de ce mythe sont multiples et nombreuses, elles sont tellement ancrée depuis les bagnes scolaires jusqu’aux bagnes funèbres que s’en défaire relève d’une déconstruction profonde, et pour beaucoup, douloureuse. 1. Il y en a d’autres encore, de ces éléments qui font que l’antifascisme aujourd’hui n’est plus qu’un simple loisir. Téléchargements :

le retour à la figuration, un vrai tournant politique pour l'art contemporain En 2014, le collectionneur et curateur américain Stefan Simchowitz était au centre d'un petit scandale. En cause, un article de Jerry Saltz du New York Magazine, analysant la vague de "l'art flipping" sévissant sur le marché de l'art et dont Stefan s'avérait être un maitre. Au cas où vous seriez passés à côté de ce nouvel engouement, le "flipping art" est le nom donné à la pratique qui consiste, pour les collectionneurs et acheteurs, à miser sur des œuvres de jeunes artistes en leur achetant à des prix très raisonnables avant de les revendre quelque temps après, beaucoup plus cher lorsque leur cote commence à monter. Le journaliste, lui, qualifiait cette pratique moderne de "New Cynicism". Un phénomène qui répond directement à la fluctuation de la production artistique actuelle, de plus en plus grande et rapide. Le scandale Simchowitz nous aura appris une chose : les rapports de force au sein du marché de l'art n'ont pas bougé d'un iota. Andrea Crespo, Attracting... Texte : Rózsa Farkas

Machisme ordinaire : non, le harcèlement de rue n'est pas de la drague Femme marchant dans une rue de Paris (ANW.FR/FLICKR/CC) La diffusion du document de Sofie Peeters "Femme de la rue" met en évidence une superposition de réalités illustrée par de très intéressantes réactions, notamment en ligne. Cette superposition pourrait se résumer en quatre points : 1. 2. 3. 4. #harcelementderue : les mots pour le dire, la négation en prime Deux tweets ont notamment suscité de vives réactions sur Twitter : Capture d'écran Twitter (source ici et là) Ce raisonnement naïf, qui laisse entendre qu'un "cas" est "extrême et isolé" sous prétexte qu'on n'en a pas entendu parler, pourrait être analysé, mais remercions surtout Valérie, auteure du blog Crêpe Georgette, pour la création du hashtag #harcelementderue, qui, bien évidemment, ne doit pas être réduite à une démarche réactionnelle ciblant Mathieu Géniole (chroniqueur au Plus, ndlr). Alors elles ont parlé et parlent encore, et ce qu'elles disent est édifiant. Amener les gens à admettre ce harcèlement n'est donc pas facile :

Il faut du vent pour que le feu se propage - Non Fides - Base de données anarchistes Généralement, on dirige les critiques de ce genre contre les diverses manifestations du gauchisme. On lui reproche de constamment répéter les mêmes modes de parole et d’action, qui depuis longtemps ne sont rien de plus que des rituels entre ceux qui sont en attente d’une grande transformation sociale. On l’accuse de n’avoir jamais trop réfléchi quant aux moyens pour y parvenir, d’avoir transformé la révolution sociale en quelque chose d’anodin, un fantôme parmi les autres. À la fin de la journée, de temps en temps, on se demande si ce milieu d’initiés aspire vraiment à aborder cette transformation. Généralement on se pense exclu de ce genre de critique. Bon, tout cela est différent. Un sujet évidemment difficile, notre rapport aux autres. Mais cela ne fait que banaliser le problème. Parler des autres, c’est souvent de mauvais goût. À qui donc s’adresser ? Il arrive que quelqu’un suggère que, peut être, les autres sont des imbéciles. Je crois que ceux qui parlent comme ça ont tort.

Pourquoi les végans ne portent pas de soie? - La Carotte Masquée Récemment, j’ai dû acheter un sari (après 6 mois en Inde, il était temps). Et je me suis alors retrouvée devant un problème de taille : tous les saris qu’on me montrait étaient en soie. Or, vegan et soie, ça ne fait pas bon ménage. Sauf que, quand on m’a demandée pourquoi, j’ai été incapable de formuler une réponse argumentée et expliquer clairement le problème de la soie. J’ai baragouiné trois phrases sur le fait que les chenilles étaient tuées, mais ça m’a permis de me rendre compte que j’étais pas du tout callée sur le sujet. Autant pour la fourrure ou le cuir, c’est facile à comprendre. La sériciculture: 1500 chrysalides tuées pour 1 mètre carré de soie Armée de mon ordi et d’une bonne connexion internet (enfin « bonne », tout est relatif en Inde), j’ai découvert que pour un sari, il faut tuer environ 15,000 chrysalides. Explications. Qu’on ne s’y trompe pas. « Oh ça va, ce ne sont que des insectes » C’est ce que beaucoup se diront en lisant cet article, je ne me fais pas d’illusion.

Machisme ordinaire : non messieurs, dire "t'es bonne" n'est pas un compliment Nous sommes toutes, nous avons toutes été, nous serons toutes, à un moment ou un autre, victimes du harcèlement de rue. Un harcèlement sexuel au quotidien, banalisé, minimisé parfois, caché, presque honteusement, le plus souvent. Extrait de "Femme de la rue" de Sofie Peeters. Le documentaire d'une étudiante belge, intitulé "Femme de la rue", expose via une caméra cachée, le harcèlement sexuel dont elle est victime chaque jour. C'est grâce à elle que le débat a été relancé, notamment sur Twitter avec le hashtag #harcelementderue apparu mardi, invitant les femmes à relater leurs (mauvaises) expériences. A noter sur la fille belge insultée dans la rue que je n'ai vu aucune fille se plaindre d'avoir eu à subir le même traitement en France... — Mathieu Géniole (@mathieuge) July 31, 2012 Tweet qui a déclenché le fameux hashtag et des témoignages à la fois consternants, inquiétants et terribles dans leur accumulation : #Harcelementderue entendre un mec hurler à une jeune femme "hey t'es bonne!

Santé par les plantes : pourquoi il faut se montrer exigeant sur leur provenance Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science 2017, qui se tient du 7 au 15 octobre, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez tous les débats et les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr. Les plantes, ou plutôt leurs extraits, sont des médicaments comme les autres : efficaces, donc potentiellement dangereux. Dans l’extrait du livre Les médicaments en 100 questions (Editions Tallandier) que nous publions ici, l’auteur, professeur de pharmacie, souligne la valeur thérapeutique de la phytothérapie exercée de manière scientifique. En raison des principes actifs qu’elles contiennent, les plantes doivent être utilisées avec la même rigueur que des molécules synthétisées par la chimie, estime-t-il. Les plantes ont constitué l’essentiel de la pharmacopée jusqu’au XXe siècle et demeurent, aujourd’hui encore, une source majeure de médicaments. Les exemples sont nombreux, notamment en cancérologie. L’artémisinine contre le palu

Pourquoi les intellectuels ne croient pas en Dieu? Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Salon Magazine, Preposterous Universe Devons-nous croire en Dieu? Non, pour la plupart des professeurs de philosophie des grandes universités. Selon une étude menée dans 99 universités anglo-saxonnes, seulement 14% des philosophes interrogés ont la foi. Et la situation est encore plus nette chez les scientifiques. Il y a trois siècles, la croyance en Dieu était universelle y compris parmi les savants et les instruits. Pour autant, si les fondements historiques et scientifiques des religions sont mis à mal, les croyances sont loin d’avoir disparu, au contraire. La génétique et les comportements humains jouent un rôle considérable. Il y a deux types d’explications. La seconde explication, c’est que les croyances et les pratiques religieuses sont la conséquence d’autres capacités d’adaptation issues de la sélection naturelle. Et puis il y a des facteurs psychologiques. Pour Salon Magazine, «les hommes doivent sortir de l’enfance.

Assemblée Nationale : la robe de Cécile Duflot fait des remous Pondu par Emilie Laystary le 18 juillet 2012 Après l’affaire du jean de Cécile Duflot au Conseil des ministres, voici venue l’affaire de la robe de Cécile Duflot à l’Assemblée Nationale. Qui a dit lassitude ? Elle doit commencer à en avoir assez, Cécile Duflot. Après avoir « scandalisé » certains (comme Nadine Morano) en portant un jean – jugé inapproprié aux circonstances, en Conseil des ministres, la ministre du logement s’est vue chahutée hier à l’Assemblée Nationale. Motif : elle portait une robe. Lors de la séance de questions au gouvernement, Cécile Duflot a visiblement été l’objet de regards lourds, rires gras et remarques désobligeantes alors qu’elle descendait les escaliers de l’hémicycle pour prendre la parole au micro. Comme le montre cet extrait qui fait le tour des réseaux sociaux depuis hier soir, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone est intervenu pour rétablir le calme. « On peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme »

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