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Sociologie du harc?lement dans les lieux publics - Une heure de peine...

Sociologie du harc?lement dans les lieux publics - Une heure de peine...
, la question du "harcèlement de rue" a eu un petit succès médiatique la semaine dernière ( sur Twitter. Qu'est-ce que le "harcèlement" ? Erving Goffman va nous aider à y voir plus clair (et va même nous donner des conseils de drague). Il y a eu beaucoup de réactions à cette prise de parole d'un nombre important de femmes. Beaucoup sont d'une débilité crasse : "Pfff. Les nanas et leur #harcèlementderue. Une remarque intéressante est de noter que l'espace privé ou domestique demeure plus dangereux pour les femmes que l'espace public - terme que je préférerais ici à "rue". Dans le chapitre 6 de La mise en scène de la vie quotidienne, Goffman s'intéresse à ce qu'il appelle les "apparences normales". Les individus, humains ou animaux, manifestent deux modes fondamentaux d'activité. Le passage d'un de ces modes d'activité - un mode "normal" et un mode "en alarme" - à l'autre se fait par le biais d'un signal d'alarme. Alors on ne peut plus parler aux filles dans la rue, hein, c'est ça ?

http://uneheuredepeine.blogspot.com/2012/08/sociologie-du-harcelement-dans-les.html

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Lieber Marylène, Genre, violences et espaces publics. La vulnérabilité des femmes en question 1Qui n’a pas entendu dire qu’il était « dangereux » pour une femme de sortir seule le soir ? Qu’il fallait « prendre ses précautions » au risque de « s’exposer » à une agression ? Et qu’une « femme bien » ne devait pas « traîner » dans l’espace public ? Au fondement de ces injonctions, il y a une évidence : celle de la vulnérabilité des femmes dans l’espace public du fait même de leur sexe. Or ce qui semble aller de soi mérite bien souvent d’être questionné comme le démontre de façon convaincante Marylène Lieber dans Genre, violences et espaces publics. Dans cet ouvrage, issu de sa thèse de doctorat en sociologie, elle questionne la persistance des peurs féminines et leurs implications dans la vie quotidienne, plus particulièrement en matière de déplacements diurnes et nocturnes.

Anecdote #1 Harcèlement de rue Très tôt on nous apprend les formules élémentaires de politesse : entre autres dire bonjour et demander la parole avant de la prendre. Quand on aborde une personne dans la rue, c’est assez rare, et c’est souvent pour demander un renseignement. On commence alors par s’excuser de déranger puis si on perçoit que la personne est disposée à répondre, on pose notre question. Ces conventions paraissent anodines mais elles sont en réalité essentielles : elles montrent que nous respectons les règles de base qui jalonnent les interactions humaines. Elles montrent que la personne qui aborde connaît et respecte les conventions, donc que la personne abordée n’est pas en danger.

10 réflexions sexistes dont on a (vraiment) ras-le-bol Phrase typique sortie par un gros relou que l'on croise dans la rue, elle peut être suivie du très charmant "Eh réponds, salope !" quand on daigne l'ignorer. Pourtant, avec le nombre d'articles publiés sur le harcèlement de rue, on aurait pu croire que les pervers et autres gros lourds tiendraient leur distance. « Plutôt sympa » de se faire « siffler dans la rue » ? Personne n’est d’accord avec Sophie de Menthon Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes rend, jeudi 16 avril, son rapport sur cette violence sexiste qui « limite le déplacement des femmes dans l’espace public ». C'est un message malvenu en pleine semaine internationale de lutte contre le harcèlement. Sophie de Menthon, patronne d'entreprise et ancienne candidate à la direction du Medef, fait partie des milliers de personnes qui ont réagi en ligne aux conclusions du rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, qui estime que le harcèlement de rue s'apparente à de la violence, « entame le droit [des femmes] à la sécurité et limite leurs déplacements dans l'espace public » et que chacune en a été victime, qu'elle s'en soit rendue compte ou pas.

Le Lourd est de sortie ! - GreenPhenix is watching you J'ai pour le moment partagé avec vous du contenu exclusivement dédié à la cause animale. Mais certains événements me poussent à vouloir élargir le contenu de ce modeste blog, que je ne tiens en vérité pas à jour. Je désire parler aujourd'hui des problèmes urbains. Non, pas de la pollution. Pas de la difficulté à trouver un logement étudiant sans se ruiner. Pourtant oui il y a matière à dire sur ces sujets.

– Être et être achetée: Meghan Murphy interviewe Kajsa Ekis Ekman Kajsa Ekis Ekman est journaliste suédoise et l’auteure de L’être et la marchandise : Prostitution, maternité de substitution et dissociation de soi, récemment publié en français (M Éditeur) et en anglais (Being and Being Bought, Spinifex, 2013). La web-journaliste Meghan Murphy lui a parlé au téléphone depuis Stockholm. Meghan Murphy : Qu’est-ce qui vous a amené à écrire un livre sur la prostitution?

Du street art contre le harcèlement de rue ART - Des dessins contre le harcèlement de rue.“Stop telling women to smile” a été lancé en 2012 par Tatyana Fazlalizadeh, une artiste basée à Brooklyn. Des croquis de femmes, placardés sur les façades d’immeubles avec des phrases chocs “Ma tenue n’est pas une invitation” ou “Les femmes ne sortent pas pour vous divertir”, sont destinés à faire réfléchir les hommes, mais également à soutenir les victimes. “Le harcèlement de rue est un problème important qui touchent les femmes du monde entier.” expliquait Fazlalizadeh à nos confrères du Huffington Post américain. “Ce projet utilise la voix et le visage des femmes, et les replace dans la rue, ce qui crée une présence rassurante pour les femmes dans un environnement où elles se sentent souvent mal à l’aise et peu en sécurité.”

Le Thalys, le harcèlement de métro et l’héroisme ordinaire Hier, un mec armé d’un cutter, d’une Kalash, d’un gun et d’autres joyeusetés du genre s’est mis à agresser les passagers d’un Thalys. Torse nu, il tire des coups de feu dans le wagon et touche un voyageur à la gorge. Un premier pékin tente de le désarmer en sortant des toilettes, en vain. Deux militaires américains – un rentre d’Afghanistan, l’autre est dans l’Air Force – parviennent à le maitriser. Il est arrêté, les passagers sont pris en charge sur le plan psychologique. Les journalistes débarquent, Bernie Cazeneuve aussi et Jean Hugues Anglade voit son agenda booké pour les trois prochains mois, ce qui ne lui est pas arrivé depuis le finale de Braquo.

Femmes en politique, un match contre les machos Juillet 2012, à l’Assemblée nationale. Des députés huent Cécile Duflot et sa robe à fleurs. L’un d’eux apostrophe la ministre d’un vigoureux : «Enlève les boutons !» Juin 2013, à l’Assemblée nationale. Hugues Foucault, maire d’une commune de l’Indre, commente sur Twitter les débats d’un émoustillé «NVB [Najat Vallaud-Belkacem, ndlr] suce son stylo très érotiquement #QAG #DirectAN», avant de présenter ses excuses.

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