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La lecture change, nos cerveaux aussi

La lecture change, nos cerveaux aussi
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Biais cognitifs insolites : L'effet Google et la mémoire homme-machine Décrit et mis en évidence par Betsy Sparrow (Columbia), Jenny Liu (Wisconsin) et Daniel M. Wegner (Harvard) en Juillet 2011, l'effet Google est la tendance à oublier l'information facilement accessible si on la cherche sur Internet à partir des moteurs de recherche (tel que Google, Yahoo, etc...), plutôt que de la retenir en mémoire (par rapport à l'information peu accessible). Google-brain Notre mémoire se transformerait-elle en moteur de recherche? Mais alors que ces stratégies visaient à rapprocher Google du fonctionnement du cerveau humain, il s'avère que (deuxième effet kisskool) ce mécanisme de rapprochement s'est propagé au cerveau humain : de plus en plus, nous organisons l'information selon les caractéristiques d'un moteur de recherche, plutôt que de retenir l'information elle-même. Mémoire sémantique vs mémoire index Ainsi que l'expliquent les auteurs de l'étude : La mémoire transactive et la mémoire hybride

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Ce qui stimule le plus notre cerveau, selon l’imagerie médicale, c’est d’abord jouer une pièce au piano puis lire un poème très difficile, explique Maryanne Wolf. Notre avenir cognitif en sursis ?

Comment internet modifie notre cerveau "Mon vieux cerveau me manque." Nicholas Carr, 52 ans, essayiste américain, n'a rien d'un réac allergique au web. Les nouvelles technologies, au contraire, c'est sa spécialité. Entre son blog, son Twitter, son Facebook, Carr était même un accro. Pourtant, en 2007, "le serpent du doute s'est inséré dans [son] éden numérique". Au Ve siècle av. Google rend-il Alzheimer ? "Le cerveau humain est un ordinateur obsolète qui a besoin d'un processeur plus rapide et d'une mémoire plus tendue." Surfer nous rend-il hyperactifs ? Scène de famille ordinaire. Tous hyperactifs, hyperconnectés... et hyper-impatients ? "Je ne supporte plus d'écouter des messages vocaux sur mon téléphone, je n'utilise plus que les SMS. Mais où se réfugierait aujourd'hui un moine copiste irlandais ? "Notre mémoire de travail est souvent en surchauffe, dit Jean-Philippe Lachaux. Pour l'instant, n'en déplaise aux utopistes des nouvelles technologies, notre cerveau ne s'est pas encore adapté aux tâches simultanées. Eh oui !

Une vie dont vous êtes le héros Une publicité d’Apple pour son iPhone 5S a passablement fait jaser en décembre dernier. On y voit un adolescent qui consacre tout son temps (et toute son attention) à son appareil. Dans les premiers plans, il est montré comme étant « hors du monde », isolé par son iPhone, tandis que les autres membres de sa famille vaquent à diverses occupations. Mais le segment final est le théâtre (le mot n’est pas trop fort !) d’un renversement : loin de perdre son temps, l’adolescent l’a plutôt consacré à la confection d’un montage d’événements familiaux importants. Cette publicité laisse entendre que l’usage constant des nouvelles technologies accentue les liens entre les gens plutôt que de les rompre. La publicité soutient en outre que la technologie n’est pas seulement l’outil d’un divertissement, mais aussi le support d’un travail identitaire. Identité virtuelle et identité narrative La pensée du philosophe Paul Ricoeur (1913-2005) peut être mise à profit pour mieux comprendre ce qui se joue ici.

A l'ouverture de cette page, on constate :
1/ Que nous sommes sur un site familier : usage des bandeaux
2/ Que nous sommes sur la section 2 d'un ensemble de pages plus conséquent : allons-nous chercher à maîtriser l'ensemble du discours et tenter de tout lire?
3/ La multiplicité des espaces et invitations :
colonne de gauche : un sommaire interactif
Colonne de droite ; une liste thématique
Ligne de bas d'écran : des menus et rubriques
susceptibles de nous réorienter sur d'autres sujets (risques élevés de déconcentration)
4/ Un "bruit" très faible : un fond d'écran visible uniquement sur les côtés, une boîte à outils en haut à droite, qui peut nous faire basculer sur des considérations plus techniques, mais aucune publicité (!)
5/ Mais la nécessité d'utiliser l'ascenseur pour tout lire...
6/ Les liens hypertextes sont absents du corps du texte (ce qui pousse à une lecture assez linéaire) by orobene Apr 5

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