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La lecture change, nos cerveaux aussi

La lecture change, nos cerveaux aussi

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Kindle Worlds : 4 auteurs acceptent que les fans continuent leurs oeuvres Avec Kindle Worlds, une plateforme mise en ligne en mai 2013, Amazon démontrait tout son intérêt pour les fan fictions : des lecteurs s'emparent des oeuvres de leurs auteurs favoris, pour les poursuivre ou proposer des fins alternatives. La grande innovation vient du fait que la firme de Seattle achète des licences, afin que les écrits amateurs puissent être vendus via sa plateforme en toute légalité, quand ce type de texte est habituellement partagé gratuitement sur le Web, pour éviter de froisser les ayants droit. Les différents univers de Kindle Worlds À l'aide de sa force de frappe financière, Amazon s'est d'abord tourné vers les séries télé les plus populaires, particulièrement sujettes à l'imagination des fans : Pretty Little Liars, ou The Vampire Diaries furent les premiers « univers » signés par le ecommerçant. Vinrent ensuite les écrits de Kurt Vonnegut (1922-2007), sur lesquels les amateurs ne finissaient pas d'user leur clavier. Sources : The Digital Reader , Mediabistro

Comment notre cerveau se débrouille-t-il avec les TICE ? Apprendre une information via le web, est-ce la même chose que de l’apprendre dans un livre ou de la bouche d’une personne ? Pas vraiment, si on en croit les différentes études menées sur les processus d’apprentissage et les nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement. Depuis l’utilisation massive de la recherche d’information par les moteurs de recherche jusqu’à la lecture sur écran, notre environnement numérique chamboule notre cerveau. Cela commence par l’écriture qui depuis des millénaires s’effectuait sur des supports physiques ; les mouvements de la main guidant le stylo participent fortement à l’apprentissage ; avec la frappe sur un clavier qui remplace peu à peu la feuille de papier et le crayon, notre mémoire perd un atout précieux.

Google nous fait-il tout oublier ? Quelle est la définition du verbe « googler » (prononcez gougueler) ? Si elle ne figure pas encore dans le dictionnaire, les internautes, et notamment les plus jeunes, la connaissent parfaitement. Googler une information consiste à la taper sur le moteur de recherche du même nom afin de voir ce qu’il en sort. Et si ce verbe existe, c’est pour la simple et bonne raison que cette action est devenue un geste banal, voire un réflexe pour bon nombre de personnes. Mutations numériques et cognitives: la révolution de l’écrit Par technologie cognitive, il faut entendre les technologies qui manipulent les signes, les stockent et les diffusent: ainsi le langage, l’écriture, l’imprimerie, la rotative, le télégraphe, le téléphone (fixe ou mobile), la radio, le cinéma, la télévision, le web sont des technologies cognitives. Cette liste n’est pas exhaustive même si les ruptures technologiques dans ce domaine sont rares. Revenir sur ces ruptures, mais aussi sur les débats et les critiques qu’elles ont occasionnés, peut nous permettre de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui avec la révolution de l’Internet.

Comment le numérique modifie notre cerveau lecteur. « I miss my pre-internet brain » (Mon cerveau d’avant Internet me manque) : avec cette phrase inscrite sur fond rose, l’artiste Douglas Coupland montre à quel point le web a changé notre façon de chercher des informations, de les comprendre et de les mémoriser. De toute l’histoire de l’humanité, nous n’avons jamais eu autant d’informations disponibles à la lecture qu’aujourd’hui. Pour faire face à ce raz-de-marée, notre cerveau serait en train de changer, d’évoluer et de créer une nouvelle forme de lecture adaptée au milieu numérique. Si la lecture profonde sur écran nous demande davantage de travail cognitif, de nombreuses études ont montré qu’un lecteur lambda se révèle beaucoup moins attentif quand il lit des informations sur Internet. Seuls 28% des mots présents sur une page web seraient déchiffrés, tandis que la vitesse de lecture (près de 500 mots à la minute) serait paradoxalement plus rapide que la moyenne alors qu’elle devrait être justement plus lente.

Ecrire à la main, c'est bon pour le cerveau. Que ce soit pour envoyer un message à un proche, prendre des notes pendant une réunion ou tout simplement se souvenir d’un rendez-vous, l’écriture manuelle semble lentement disparaître au profit de la frappe sur clavier physique ou numérique. Doit-on privilégier le clavier ? Aux Etats-Unis par exemple, le débat a été tranché puisque d’ici 2015, l’apprentissage de l’écriture cursive en primaire ne sera plus obligatoire.

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire.

Comment notre cerveau apprend-il ? Satanée mémoire ! Parce que vous ne savez toujours pas quel est le temps de cuisson d’un œuf à la coque, vous décidez de l’apprendre une bonne fois pour toutes en consultant Internet. Cette simple décision va provoquer dans votre cerveau un enchaînement de processus complexes… Pendant la recherche de l’information, votre cerveau carbure déjà à plein régime et active plusieurs zones distinctes de façon simultanée : le lobe occipital, situé au-dessus de la nuque, vous permet de visualiser le contour et l’orientation des lettres qui composent le mot ; il travaille de concert avec le gyrus angulaire, via le cortex occipito-temporal situé sur les côtés de la tête au-dessus de l’oreille. Lecture à l’écran : défis du lecteur branché Infobourg, publié le 15 octobre 2010 Un dossier conjoint de l’Infobourg et de Carrefour éducation Par Marc-André Brouillard

Quand le numérique devient un fait cognitif culturel… Le rassemblement, largement médiatisé, organisé par Microsoft autour du numérique le 5 avril, dans la suite du rapport Fourgous et plus généralement d’un ensemble d’ouvrages et d’écrits, met en évidence l’émergence de l’impact culturel et plus précisément cognitif du numérique. Télérama s’y colle aussi avec son forum des 6 et 7 avril sur le thème « enfants et culture » donnant une large part au questionnement numérique. Ce n’est pas nouveau diront les spécialistes qui analysent le domaine depuis longtemps. Ce qui est nouveau c’est que jusqu’à présent la « culture à l’ère du numérique » ne faisait pas basculer le discours pas de manière radicale vers un questionnement de l’apprendre dans nos sociétés. Plus globalement les discours se cantonnaient jusqu’à présent pour la plupart à des analyses des dangers et freinaient toute idée de changement culturel lié au numérique. Comme si soudain il y avait du nouveau et qu’il fallait s’y intéresser.

Écran, papier : vous lisez sur quoi ? Depuis 5 000 ans, l’homme a considérablement reformaté son cerveau (certains diraient « hacké »…) afin de s’adonner à une activité loin d’être naturelle : la lecture. En utilisant la partie de notre cerveau dédiée à la reconnaissance des visages et des objets, nous avons pu nous entraîner à reconnaître les mots au prix de grands efforts de concentration. Mais cette pratique a beaucoup évolué au cours des siècles.

A l'ouverture de cette page, on constate : 1/ Que nous sommes sur un site familier : usage des bandeaux 2/ Que nous sommes sur la section 2 d'un ensemble de pages plus conséquent : allons-nous chercher à maîtriser l'ensemble du discours et tenter de tout lire? 3/ La multiplicité des espaces et invitations : colonne de gauche : un sommaire interactif Colonne de droite ; une liste thématique Ligne de bas d'écran : des menus et rubriques susceptibles de nous réorienter sur d'autres sujets (risques élevés de déconcentration) 4/ Un "bruit" très faible : un fond d'écran visible uniquement sur les côtés, une boîte à outils en haut à droite, qui peut nous faire basculer sur des considérations plus techniques, mais aucune publicité (!) 5/ Mais la nécessité d'utiliser l'ascenseur pour tout lire... 6/ Les liens hypertextes sont absents du corps du texte (ce qui pousse à une lecture assez linéaire) by orobene Apr 5

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