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Banlieues : chronologie 1973-2006, par Olivier Pironet (Le Monde diplomatique, octobre 2006)

Banlieues : chronologie 1973-2006, par Olivier Pironet (Le Monde diplomatique, octobre 2006)
Juin : création du groupe de réflexion Habitat et vie sociale (HVS), composé de hauts fonctionnaires de l’équipement, de l’action sociale et du secrétariat à la jeunesse, dont la mission est d’étudier les moyens d’améliorer les relations sociales dans les grands ensembles collectifs. Le HVS est transformé en instance interministérielle l’année suivante. Mars : le dernier bidonville est détruit à Nice. Les cités de transit, censées être provisoires, vont succéder aux bidonvilles.Avril : création du Comité d’études sur la violence, la criminalité et la délinquance (CEVCD) au sein du ministère de la justice.Août : mise en place du fonds d’aménagement urbain (FAU), destiné à financer l’aménagement des centres-villes et de leurs quartiers. Mars : lancement du programme « Habitat et vie sociale » (HVS), visant à la réhabilitation des cités HLM. M. Février : une circulaire du premier ministre met en place les contrats d’action de prévention pour la sécurité dans la ville (CAPS). Janvier : M.

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/89/PIRONET/14098

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Une autre vision de la périphérie On dit souvent des banlieues qu’elles ont mauvaise presse ; on dit plus rarement que l’urbain fait mauvaise figure, même si ces deux phénomènes peuvent être mis en relation. Dans les deux cas, pointer la question de la visibilité médiatique et de l’impact des images est une nécessité pour les chercheurs urbains. Il est déjà salutaire de souligner les logiques de fabrication des images médiatiques afin de désamorcer leurs effets toujours puissants ; il serait, en revanche, incomplet et surtout erroné de s’en tenir à une opposition entre représentations et réalités. L’idéel et le matériel ne peuvent être opposés et les « réalités mentales » sont bien des réalités qui ont des conséquences pratiques. Il découle de cette idée que l’imagibilité [1] des territoires est à prendre au sérieux et pas en vision surplombante. L’imagibilité d’un espace renvoie à ses connotations, au fait qu’il est toujours plus qu’une surface de projection mais aussi un actant des histoires sociales.

MARCHE DE LA DIGNITÉ Dix ans après Clichy et la révolte des quartiers, trente ans après la Marche pour l’Égalité (1984), un collectif de femmes lance une grande MARCHE DE LA DIGNITÉ samedi à Paris. À la veille de cette grande manif, quels sont les enjeux, les protagonistes, les idées, les pièges, les espoirs et les chances de cette offensive ? « L’important n’est pas ce que l’on fait de nous, c’est ce que nous faisons nous-mêmes de ce que l’on fait de nous. » La phrase de Sartre leur va parfaitement. Issues de l’immigration, issues des quartiers, issues de la diversité, tout un langage correct euphémise la stigmatisation. « Ni Paris, ni province », « ni très riche, ni trop pauvre », « ni totalement urbain et plus entièrement rural »… l’est parisien, allant des arrondissements centraux de Paris à la ville nouvelle de Marne-la-Vallée est moins connu et étudié que l’ouest bourgeois et le nord plus populaire de Paris. Cet espace est souvent réduit à l’univers de Disneyland, à la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, ou encore à quelques quartiers fermés construits par de grands promoteurs immobiliers (à Magny-le-Hongre ou encore Bussy-Saint-Georges). Ces représentations tendent à occulter l’extrême hétérogénéité de cet espace, tant sur le plan urbanistique que social. Composé de bourgs anciens et d’extensions récentes, avec ses poches de pauvreté et de richesse, ses habitants aux trajectoires diverses, l’est parisien prend forme au jour le jour. Figure 1.

Grand ensemble Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur...) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’œuvre des grandes industries. Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l'une des raisons de la mise en place de ce qu'on appelle la politique de la Ville. Définition[modifier | modifier le code] Il n'y a pas de consensus pour définir un grand ensemble. On peut toutefois en distinguer deux :

En Suède, les violences urbaines révèlent le déclassement des banlieues Stockholm, correspondance. Les banlieues de plusieurs villes suédoises ont connu une quatrième nuit mouvementée après les premiers débordements de dimanche soir à Husby, dans la banlieue nord-ouest de Stockholm. Dans la nuit de mercredi 22 à jeudi 23 mai, une trentaine de voitures ont été incendiées dans différents quartiers. 1Les villes françaises (Billard, Chevalier, Madoré, Vuaillat, 2009), comme nombre d’agglomérations étrangères (Glasze, Webster, Frantz, 2002, 2005 ; Billard, Chevalier, Madoré, 2005 ; Capron, 2006 ; Le Goix, Webster, 2008 ; Paquot, 2009), sont marquées par le développement de ce que l’on dénomme, par défaut d’appellation spécifique en France, les ensembles ou enclaves résidentiel(le)s fermé(e)s. La nouveauté vient en réalité de l’ouverture à la vaste classe moyenne de cette forme d’habitat qui était l’apanage auparavant d’un nombre limité de ménages fortunés. Ces complexes d’habitat se caractérisent à la fois par leur fermeture physique (mur ou clôture) et par un contrôle des accès pour les non résidants. 3La première est basée sur un recensement des enclaves résidentielles fermées construites en France, grâce à l’analyse des descriptifs des programmes immobiliers neufs en cours de commercialisation en 2007 (Billard, Madoré, 2010). Des programmes résidentiels fermés partout

Les Black Dragons, le Gang afro-parisien qui a combattu et le racisme et les Skinheads dans les années 80 - ByUs Media En France, peu de noirs osent se regrouper dans des organisations, ne sentant pas la nécessité de s’ostraciser davantage, dans un pays qui a manifestement du mal avec tout ce qui n’est pas d’origine caucasienne. Cependant, quelques groupuscules noirs (que certains qualifient de Punks noirs) ont émergé au début des années 80. En effet, l’un des gangs les plus marquants dans l’histoire de la France des années 80 et en provenance de la communauté noire de cette époque, se nomme les “Black Dragons”, un crew uni par une volonté de lutter contre les Skinheads néo-nazis, et un fort sentiment d’appartenance à la banlieue parisienne. Les Black Dragons sont une bande anti-fasciste formée dans les années 80 dans la banlieue parisienne nord-ouest, inspirée de la branche afro-américaine fondée fin des années 70 et fortement influencée par le Black Panther Party. Ces premières « chasses » anti-skins coïncident avec l’éveil de la jeunesse française à la « conscience Black ».

1Depuis quelques années, la gentrification suscite l’intérêt des chercheurs français qui utilisent cette notion pour analyser le devenir des centres-villes (Bidou-Zachariasen, 2003 ; Simon, 2005 ; Fijalkow et Préteceille, 2006 ; Authier et Bidou-Zachariasen, 2008). Théorisée et étudiée par des chercheurs principalement anglais et nord-américains depuis les années 1970, la notion désigne une forme particulière d’embourgeoisement qui transforme la composition sociale comme le bâti et l’espace public des quartiers populaires. Elle présente l’intérêt d’éclairer l’interaction entre la transformation des rapports sociaux et celle de l’espace urbain. Inventé par une sociologue marxiste à propos de Londres dans les années 1960, le terme de gentrification avait à l’origine une portée critique en dénonçant l’éviction des classes populaires du centre-ville (Glass, 1964). Les spécificités de Paris par rapport aux autres métropoles

Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, couramment appelée loi SRU ou loi Gayssot[réf. nécessaire], est un texte qui a modifié en profondeur le droit de l'urbanisme et du logement en France. Adoptée sous le gouvernement de Lionel Jospin, elle a été publiée au Journal officiel du 14 décembre 2000. Son article le plus notoire est l'article 55, qui impose aux villes de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux. Orientation[modifier | modifier le code]

Les émeutes urbaines à l’épreuve des situations locales 1 Ainsi, les affrontements avec la police constituent un facteur discriminant. Ils ont été particuliè (...) 2 Selon les données du ministère de l’Intérieur, 9790 véhicules de particuliers ont été incendiés dur (...) 1La vague d’émeutes urbaines survenue en France dans les cités de banlieue à l’automne 2005 aura surpris tout le monde. Jamais en effet des troubles de cette nature n’avaient connu une telle ampleur en France – mais aussi en Europe –, tant par leur intensité que par leur durée et leur échelle. Dossier : Nature(s) en ville L’agriculture a toujours existé en milieu urbain. Les ceintures maraîchères et les jardins ouvriers sont deux exemples qui attestent des liens étroits et complexes tissés entre un espace – l’urbain – et une activité – l’agriculture. Relevant moins d’une dichotomie que d’un oxymore, l’agriculture urbaine « semble être maintenant tendance » (Torre et Bourdeau-Lepage 2013) : l’engouement croissant des acteurs de la ville et la prise de conscience des populations urbaines lui promettent un rôle majeur dans les réflexions et interventions territoriales des professionnels et collectivités territoriales. Mais au-delà d’un effet de mode, le développement et la diversification d’alternatives agricoles en milieu urbain relèvent de deux facteurs.

« Nos quartiers ne sont pas des déserts politiques » Bonjour Samir, peux-tu nous parler de ton parcours politique ? Tu as notamment fait partie du Mouvement de l’immigration et des banlieues (Mib) dans les années 90. Quelle était la particularité de votre démarche politique dans les quartiers populaires ? Le conflit avec la police a commencé très tôt, dans les année 88-89. Mais ce qui m’a construit en tant que militant s’est produit le 17 décembre 97. Gares exurbanisées et développement urbain : Le cas des gares TGV bourguignonnes 1Espace intermédiaire entre les pôles parisien et lyonnais, la Bourgogne constitue un espace de transit traversé par d’intenses flux méridiens. Si au 19e siècle, l’établissement du réseau ferroviaire fit de Dijon un carrefour de première importance, les axes de communication modernes — A 6 puis ligne TGV Paris-Lyon — ont renforcé l’orientation méridienne des flux au détriment de la capitale régionale dont la situation se trouva déclassée. Ainsi, lors de la mise en place de la ligne TGV Sud-Est, qui mit Lyon à deux heures de la capitale, le souci de rentabilité poussa la SNCF à privilégier la desserte des gares centrales des métropoles à forte potentialité de trafic, au détriment du territoire bourguignon dont les villes se sont trouvées écartées du tracé de la nouvelle ligne à grande vitesse (cf.

Zone urbaine sensible Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Une zone urbaine sensible (ou ZUS) est un territoire infra-urbain défini par les pouvoirs publics français pour être la cible prioritaire de la politique de la ville. La loi n° 96-987 du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du Pacte de relance pour la ville a défini dans son article 2 les zones urbaines sensibles (ZUS), parmi lesquelles on distingue les zones de redynamisation urbaine (ZRU) et les zones franches urbaines (ZFU) [1]. Les ZRU et les ZFU bénéficient d'aides spécifiques sous forme d'exonérations [2] fiscales et sociales. Les zones urbaines sensibles constituent un sous-ensemble de l'ensemble plus large des 2 500 quartiers prioritaires objet des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS)[3] qui ont succédé aux contrats de ville.

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