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Frontières, migrants et réfugiés. Études cartographiques

Frontières, migrants et réfugiés. Études cartographiques
Frontières, migrants, réfugiés Il est impossible de parler des migrations d’êtres humains sans évoquer les frontières que dressent d’autres êtres humains. La relation est intime, la frontière étant l’obstacle le plus dangereux auquel se heurte le migrant, clandestin ou non, au cours de son voyage. La frontière s’inscrit en contraste dans le paysage : soit elle se dresse en barrière épaisse, soit elle feint la disparition. Elle donne l’illusion d’un monde parfaitement organisé en régions ou en pays. Les frontières regroupent pourtant les hommes autant qu’elles les séparent. Les cartes exposées sont des esquisses crayonnées dont l’aspect incertain témoigne de ce qu’est la frontière elle-même : ambivalente et paradoxale. L’esquisse préfigure la carte, elle permet d’exprimer plus librement et plus subjectivement le caractère fluctuant ou arbitraire de ces lignes de partage et la diversité de leur statut. Les cartes répondent d’abord à la question « où ? Un monde en mouvement. Mais oui !

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Béton armé : l'Empire des murs « La géographie imaginaire du type ’notre pays / le pays des barbares’ ne demande pas que ces derniers reconnaissent la distinction. Il ’nous’ suffit de tracer ces frontières dans notre esprit, ainsi ’ils’ deviennent ’eux’. » (Edward Said1) « Les forteresses sont en général plus nuisibles qu’utiles. » (Machiavel) Comme un paradoxe. On nous serine partout, tout le temps, sur tous les tons, que l’époque est à la mondialisation débridée, aux flux magiques des marchandises et des personnes, à l’effacement des frontières et à la grande fraternité des échanges sans entraves, Schengen powa. Et dans le même temps, les murs - de séparation, d’exclusion, de menace - champignonnent à qui mieux-mieux, omniprésents.

Philippe Rekacewicz : « Je fais des cartes en colère » - Métaphores Le cartographe du Monde diplomatique raconte comment il conçoit son travail, ce qui déclenche la création d’une nouvelle carte, la représentation des vraies frontières, le choix de dessiner à la main... Rencontre à Aubagne à l’occasion de Mondissimo. C’est lui qui, depuis 1988 est le maître des cartes au Monde diplomatique. Trois ans de crise humanitaire en Syrie Trois ans après le début de l'insurrection, la révolte syrienne s'est transformée en guerre civile. Plus de 146 000 personnes y ont perdu la vie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. A l'intérieur du pays et dans les camps de réfugiés, les civils manquent de tout. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que 6,5 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire dans le pays. Mais seules 3,7 millions ont pu bénéficier d’une livraison de nourriture en février.

Vingt ans plus tard, les murs-frontières prolifèrent Depuis que le mur de Berlin s’est effondré, de nouvellesbarrières politiques ont surgi partout à l’horizon. Ces vingt dernières années, des dizaines de murs se sont construits ou sont prévus par des Etats-nations. Les plus connus sont le monstre édifié par les Etats-Unis sur leur frontière sud et celui construit par les Israéliens qui traverse la Cisjordanie, deux projets qui partagent la même technologie, la même sous-traitance et qui se font référence l’un à l’autre pour leur légitimité. Un atlas pour mieux comprendre les migrations en Europe Alors que paraît aujourd’hui 13 novembre un « Atlas des migrants en Europe » (1) , La Croix a demandé à l’un de ses auteurs de commenter quelques unes des cartes les plus parlantes de l’ouvrage. Réalisé par le réseau Migreurop, composé de chercheurs et de militants, ce travail se donne pour mission de sensibiliser le grand public aux réalités des phénomènes migratoires sur le vieux continent. Claire Rodier, juriste spécialisée dans le droit international des migrations, nous explique à la fois comment les frontières sont surveillées à l’échelle européenne, et les drames humains que connaissent sur leur route de nombreux candidats à l’émigration.

Désespoir quotidien au camp de Yarmouk, près de Damas LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Hennion Dans un paysage d’immeubles éventrés par les bombardements, une marée humaine s’étire à perte de vue pour converger vers un point que l’image ne montre pas : un lieu de distribution de rations alimentaires. La scène se déroule à Yarmouk, camp palestinien situé à une poignée de kilomètres du centre de Damas. Elle a été photographiée par un membre de l’Agence des Nations unies chargée de l’aide aux réfugiés palestiniens, l’UNRWA, qui, à la faveur d’une « trêve » négociée entre l’armée de Bachar Al-Assad et les rebelles retranchés à l’intérieur du camp, achemine, depuis le 18 janvier, du ravitaillement auprès d’une population affamée par plus de six mois de siège. Comme ailleurs en Syrie, la famine est utilisée comme arme de guerre contre les rebelles mais dont les seules victimes sont les civils.

63. Murs et frontières - Septembre 2012 - Coordonné par Thierry Paquot et Michel Lussault Présentation Nous vivons en plein paradoxe de la frontière. Depuis la chute du mur de Berlin, l’ouverture, la libre circulation, le village global passent pour l’horizon indépassable du progrès, qu’il soit politique, économique ou culturel. Réseau planétaire, Internet est devenu le symbole de cette idéologie du décloisonnement généralisé. Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de contrôles, de blocages, de censures, de quotas, un peu comme si les frontières étaient des hydres : pour un mur abattu, on en érige deux nouveaux. C’est cette contradiction que cherche à cerner ce volume, en s’attachant à démontrer la polysémie de la frontière, démarcation politique, certes, mais aussi barrière économique et, beaucoup plus insidieux, blocage social et culturel, limitation tacite, interdiction implicite, « mur de verre » impalpable.

Des morts par milliers aux portes de l'Europe, par Olivier Clochard et Philippe Rekacewicz Plusieurs associations tiennent à jour la liste des victimes, immigrés et réfugiés, de la « forteresse Europe ». Se fondant sur des rapports de presse et des signalements effectués par des organisations locales, elles tentent d’en établir une comptablilité aussi précise que possible. Seuls les décès précisément documentés - plus de 7 000 entre 1993 et 2006, soit 3 000 sur la seule période allant de décembre 2003 à 2006 - figurent donc sur ces cartes, représentations a minima d’une hécatombe ignorée. Sources - carte 2006 : Olivier Clochard (Migrinter), Alain Morice (CNRS, Paris), United for Intercultural Action, Gibraltar : Association des familles de victimes de l’immigration clandestine (AFVIC), police aux frontières (PAF) des ports de Nantes et de la Rochelle, Jean Christophe Gay, Les discontinuités spatiales, Economica, Paris, 1995, Le Monde, AFP, Reuters, AP, Eleftherotypia (Athènes). 1993-2004 , plus de 4 000 morts aux frontières

Pourquoi n'intervient-on pas militairement sur place ? Dans le cadre d'une journée spéciale "Les réfugiés et moi", la RTBF a demandé aux internautes à quelles questions ils souhaitaient obtenir une réponse. Cet article répond à une des trente questions les plus fréquemment posées. Faut-il intervenir dans les guerres du Moyen-Orient? La réponse peut sembler difficile à trouver et le sujet a déjà été débattu. Quand certains prônent une attaque pour libérer les peuples de la souffrance, d'autres y opposent l'ingérence et le droit à la souveraineté. A ces derniers, on répond alors souvent que l'Europe aussi a été aidée en son temps. Village global, démocraties emmurées  Des gens qui habitant quelques arpents vont tracer une frontière entre leur terre […] et le territoire qui est au delà, qu’ils appellent « le pays des barbares » […] la géographie imaginaire du type « notre pays-le pays des barbares » ne demande pas que ces derniers reconnaissent la distinction. Il « nous » suffit de tracer ces frontieres dans notre esprit, ainsi « ils » deviennent « eux » (Said, 1980). À l’heure où l’on célèbre avec passion la chute du mur de Berlin, force est de constater que les murs-frontières prolifèrent de façon considérable sur le globe, au nom d’une prétendue sécurité interne à établir face aux menaces extérieures. Pourtant, dans un monde en mouvement et parcouru de flux incessants, ces constructions d’un autre âge (malgré les dispositifs de haute technologie qui les accompagnent) paraissent en décalage avec leur époque.

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