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“Nous avons lancé le processus de deuil de notre propre espèce„ – Nom de Zeus Paul Jorion n’est pas de ceux qui vous redonnent foi en l’avenir. Dans son dernier ouvrage Le dernier qui s’en va éteint la lumière, l’anthropologue estime qu’il ne reste que deux ou trois générations à l’humanité avant de disparaître. Pour Nom de Zeus, il explique pourquoi la fin est si proche. Entretien pré-apocalypse. Paul Jorion est de ces personnages inclassables. S’il utilisait les canaux politiques et idéologiques habituels, on pourrait dire que Le dernier qui s’en va éteint la lumière est un ouvrage férocement anti-capitaliste. Trahis par notre environnement L’environnement, en premier lieu. « Les scientifiques et climatologues, même les plus optimistes, estiment que même si nous maintenons une hausse de 2° d’ici la fin du siècle, ce sera une vraie catastrophe. « L’environnement nous trahit, car nous l’avons colonisé de façon brutale et non durable. Après la relative euphorie de la COP21, c’est la douche froide. « L’exemple de la COP 21 est symptomatique. Pour aller loin :

Trier, manger bio, prendre son vélo… ce n’est pas comme ça qu’on sauvera la planète - Bibliobs Tout l'été, «l'Obs» republie le meilleur des articles de l'année sur son site internet. Aujourd'hui, le regard du philosophe Slavoj Zizek sur l'écologie. En décembre 2016, des milliers de citadins chinois asphyxiés par le smog ont dû se réfugier à la campagne dans l’espoir d’y trouver une atmosphère plus respirable. Ce contexte a clairement fait apparaître la séparation des classes: avant que le brouillard n’amène à fermer les aéroports, seuls ceux qui avaient les moyens de s’acheter un billet d’avion ont pu quitter les villes. Décroissants, démocrates, catastrophistes, etc.: comment se repérer dans la pensée écoloL’airpocalypse n’a cependant pas tardé à faire l’objet d’une normalisation. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Une réaction compréhensible, si l’on considère que «nous sommes confrontés à quelque chose de si complètement étranger à notre vécu collectif que nous ne le voyons pas vraiment, même lorsque la preuve est écrasante. L’écologie est-elle réactionnaire?

Accélération, fuite du temps : « Le burn-out menace quasiment tout le monde Cet article a initialement été publié dans le numéro 355 de la Revue Projet, intitulé : « Je suis débordé, donc je suis ? ». Pour découvrir ce numéro et la Revue Projet, rendez-vous ici. Revue Projet : Comment en êtes-vous venu à vous intéresser au thème de l’accélération ? Hartmut Rosa [1] : J’étais d’abord intrigué par le fait que nous soyons si efficaces pour gagner du temps, grâce à la technologie sous toutes ses formes – jusqu’au four à micro-ondes et au sèche-cheveux – sans que nous en ayons pour autant. J’ai consacré mon doctorat au philosophe canadien Charles Taylor qui explique que nous avons des « évaluations fortes » : nous savons ce qui est vraiment important et nous suivons ces évaluations dans nos vies. Cette rareté du temps a des conséquences sur nos manières de vivre. Quand et comment ce phénomène est-il apparu ? Imaginons que des extraterrestres nous observent. Puis vint la machine à vapeur. Quelle part imputer à la technique ? C’est un paradoxe. Oui.

Défendre le vivant ou défendre la civilisation ? À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux) Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ». J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver. Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. J’ai demandé un droit de réponse, qui m’a été accordé. A l’instar de René Riesel et de Jaime Semprun, Contre.

ECOLOGIE : Trier, manger bio, prendre son vélo... ce n’est pas comme ça qu’on sauvera la planète - Bibliobs - L'Obs Alors que le gouvernement veut faire inscrire "l'environnement" dans la constitution, "l'Obs" republie le texte du philosophe Slavoj Zizek sur l'écologie. En décembre 2016, des milliers de citadins chinois asphyxiés par le smog ont dû se réfugier à la campagne dans l’espoir d’y trouver une atmosphère plus respirable. Cette «airpocalypse» a affecté 500 millions de personnes. Dans les grandes agglomérations, la vie quotidienne a pris les apparences d’un film post-apocalyptique: les passants équipés de masques à gaz circulaient dans un sinistre brouillard qui recouvrait les rues comme une chape. Ce contexte a clairement fait apparaître la séparation des classes: avant que le brouillard n’amène à fermer les aéroports, seuls ceux qui avaient les moyens de s’acheter un billet d’avion ont pu quitter les villes. L’airpocalypse n’a cependant pas tardé à faire l’objet d’une normalisation. Quand l’impossible devient normal Battre sa coulpe Retour à la Mère Nature ? Arrêtons de nous leurrer.

Violences : « Comparer des voitures brûlées avec les ravages du néolibéralisme depuis 40 ans est absurde Basta ! : Une nouvelle loi anti-casseurs adoptée en vitesse, une profusion de commentaires s’indignant de la violence des manifestations sur les plateaux télés, et même un défilé, celui des « foulards rouges », dont le mot d’ordre est « stop à la violence »… Que vous inspire cette focalisation sur la violence du mouvement des gilets jaunes qui en arrive à son troisième mois de mobilisations ? François Cusset [1] : La violence est avant tout celle que subissent les gilets jaunes : non seulement de la police, avec 300 blessés graves en trois mois, mais aussi des bons bourgeois et des nouvelles lois liberticides. Le rôle désormais central de l’image permet de réduire un mouvement social à ses exactions, ou à sa défense active, aux dépens de ses autres aspects. Et n’oublions pas que certaines dégradations sur la voie publique, comme les vitrines d’agences bancaires cassées ou les barricades érigées dans les quartiers chics de la capitale, ont un sens plus politique. C’est à dire ?

Les Français n’auraient pas confiance dans leurs élus ? Comme c’est étrange ! Il y aurait, dit-on, un souci de confiance des Français dans leur classe politique. Au milieu du mois de janvier, on découvrait même que jamais la défiance du peuple envers ses représentants élus n’avait été aussi forte. Franchement, on se demande pourquoi. Pourquoi diable ce peuple, qui a pour ainsi dire défini ce que la démocratie et la représentation nationale doivent être au point de régulièrement raccourcir certains de ses représentants, s’en vient à se détourner à ce point de ceux qu’il a élus dans ce qu’on peut raisonnablement qualifier d’un élan électorale sans ambiguïté ? C’est vraiment étonnant qu’en définitive, les politiciens trouvent de moins en moins grâce auprès d’un peuple qui persiste pourtant à les placer à des postes importants, à leur donner les clés du pays et à les laisser agir à leur guise, quitte à constater l’ampleur du désastre une fois leur mandat achevé et à terminer, malgré tout, par des applaudissements. gif

Pourquoi l'avenir pétrolier des USA dépend du Venezuela Dimanche, 10 Février 2019 18:22 Pourquoi l'avenir pétrolier des USA dépend du Venezuela La malédiction du pétrole s'illustre une fois de plus. Cette fois c'est le Venezuela qui en fait les frais. Si pour le grand public, l’image d’un gouvernement incapable et corrompu a été vendue, la partie non visible de l’iceberg révèle un enjeu pétrolier extrême. Actuellement dans les mains de la Chine et de la Russie, les Etats-Unis ont la cruelle nécessité de s’approprier cet or noir. Même si les USA sont devenus les plus grands producteurs pétroliers au monde, la mauvaise qualité de leur pétrole les oblige à incorporer le brut extra lourd du Venezuela pour produire kérosène ou diesel. Sans ce pétrole, qui s’épuise, la suprématie énergétique des USA ne tient qu’à un fil. Le Dilemme Américain Grâce au pétrole de schiste, les USA sont devenus le plus grand producteur pétrolier au monde. 26% du pétrole américain peut être raffiné.Le restant 74%, doit être mélangé avec du brut lourd ou exporté.Source: EIA

Ce que dit le coronavirus de notre soumission à la surveillance - Médias / Net Une épidémie est toujours un phénomène politique. Aussi, que dit le COVID-19 de notre régime de pouvoir ? Y aurait-il un point commun entre la gestion de la peste au XVIIe siècle et la quarantaine technologique de 2020 ? Des drones de citoyens vigilants patrouillant le ciel en intimant aux habitants de rester chez eux ; des policiers en tenue de laborantin examinant les données de géolocalisation des téléphones de leurs concitoyens pour s’assurer qu’ils n’ont pas visité de zones interdites ; des habitants affectés d’un code couleur sur leur application de paiement afin de mesurer le risque infectieux ; des QR codes aux péages autoroutiers ; des réseaux sociaux passés au peigne fin pour contrôler la diffusion de l’information autour de l’épidémie. Mais l’Empire du Milieu n’a pas le monopole de ce cordon sanitaire dématérialisé. Vivre et mourir dans le désordre Une épidémie est toujours un phénomène politique. « Espace découpé, immobile, figé. Etat d’exception, état de peur

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