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Jacques Rancière : "L'élection, ce n'est pas la démocratie" - 28 mai 2012

Jacques Rancière : "L'élection, ce n'est pas la démocratie" - 28 mai 2012
Le Nouvel Observateur. L'élection présidentielle est généralement présentée comme le point culminant de la vie démocratique française. Ce n'est pas votre avis. Pourquoi? Jacques Rancière. Dans son principe, comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie. La représentation, elle, est un principe oligarchique: ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population: la naissance, la richesse, le savoir ou autres. Notre système électoral est un compromis historique entre pouvoir oligarchique et pouvoir de tous: les représentants des puissances établies sont devenus les représentants du peuple, mais, inversement, le peuple démocratique délègue son pouvoir à une classe politique créditée d'une connaissance particulière des affaires communes et de l'exercice du pouvoir. Mettez-vous la campagne de Jean-Luc Mélenchon dans le même sac? Irez-vous voter?

http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html

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Du vote comme rite de participation (par Bernard Charbonneau) Extrait du livre "Une seconde nature", Éditions Sang de la terre. Il l’a toujours été, et surtout il le deviendra de plus en plus, notamment dans les grands pays sans référendum où l’on vote pour des politiciens et des partis plutôt que pour telle politique. L’univers me dépasse, et aujourd’hui c’est la société objectivée dans l’État : la paix, la guerre, l’économie, les finances – qui me domine chaque jour d’un peu plus haut. Jacques Rancière : « Les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris  Jacques Rancière (Emmanuel Polanco/Colagene) Entretien paru dans « l’Obs » du 2 avril 2015. L’OBS: Il y a trois mois, la France défilait au nom de la liberté d’expression et du vivre-ensemble. Les dernières élections départementales ont été marquées par une nouvelle poussée du Front national. Comment analysez-vous la succession rapide de ces deux événements, qui paraissent contradictoires?

En Grèce, une seule solution : dissoudre le peuple Du refus de la démocratie par les élites qui s’en prétendent les garants, la crise grecque fournit une merveilleuse illustration : elle renvoie malicieusement la construction européenne, en effet, à sa faille fondatrice. Comme un retour du refoulé, le vote exprimé lors des élections législatives souligne, plus que le déficit d’un Etat au bord de la faillite, le déficit cumulé de démocratie dont le diktat communautaire est l’ultime avatar. Certes, en infligeant une cuisante défaite aux partis de gouvernement, le peuple grec a dénoncé l’entreprise punitive organisée par la finance internationale. Il a refusé le renflouement de ces banques véreuses qui ont alimenté la corruption et le clientélisme. Mieux, en votant pour la gauche radicale, il a disqualifié un système économique et social dont l’austérité exigée par Bruxelles garantirait la pérennité. Mais plus profondément, le peuple grec a signifié aux puissants, d’ici et d’ailleurs, que c’est lui qui est aux commandes.

« Reboote la France ! » Des geeks veulent prendre l’Elysée L’élection présidentielle se rapproche. Bon, elle est encore suffisamment éloignée pour s’épargner les premiers pronostics ou la liste des alliances possibles, mais certains se lancent déjà pour proposer des initiatives inédites et connectées. Manuel Dorne, blogueur français plus connu sous le pseudo Korben, décrit ainsi dans un billet « les 10 étapes nécessaires pour prendre le pouvoir ». Lors d’une réunion secrète, Edward Snowden demande l’aide des entreprises contre la surveillance Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Martin Untersinger (Austin (Etats-Unis), envoyé spécial) Le secret avait été bien gardé. Edward Snowden, le désormais très médiatique lanceur d’alerte de la NSA américaine, a participé à une discussion à huis clos – gardée secrète jusqu’au bout – avec quelques chefs d’entreprises triés sur le volet, lors du festival South by Southwest à Austin, au Texas.

Ils et elles s’abstiennent. Et expliquent pourquoi Dégoût, ras-le-bol, défiance. Vous êtes nombreux à avoir répondu à notre appel à témoignage sur l’abstention. Et à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, vous êtes nombreux à osciller du scepticisme à l’écœurement, et à hésiter : voter ou pas. À l’instar de Nina, qui observe « le cirque de cette campagne » avec désillusion : « Ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas ou que je n’y comprends rien, mais tout ce qui se passe n’est que poudre aux yeux, écrit-elle. On nous fait croire qu’on a le choix, mais le choix entre des machines bien huilées qui, en lieu et place d’un projet politique nourri de réflexions, nous proposent des phrases comme des slogans publicitaires pour décrocher quelques voix… je n’appelle pas ça un choix, j’appelle ça une mascarade. »

Mondzain-Rancière : pourquoi éduquer à l'image. J'ai assuré vendredi 13 juin dernier la modération d'un débat organisé par Périphérie, association dédiée à la pratique et à la transmission du cinéma documentaire, et se tenant dans le cadre de la 23e édition du Festival Côté Court à Pantin. Intitulé « Education à l'image : pourquoi faire ? », celui-ci réunissait deux philosophes, Marie-José Mondzain et Jacques Rancière. Directrice de recherche au CNRS, Marie-José Mondzain a consacré plusieurs ouvrages aux origines et à l'histoire de l'image. Dans un livre paru en 2008, Qu'est-ce que tu vois ?

A Francfort, les marchés financiers se barricadent face aux mouvements sociaux européens - #Occupy ! Ce week-end, des milliers de manifestants venus de toute l’Europe envahiront les rues de Francfort, épicentre des marchés financiers européens, pour contester les politiques d’austérité et le futur « Pacte budgétaire ». Après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les mouvements sociaux tournent leur regard vers les Irlandais, qui devront se prononcer sur le Pacte budgétaire par référendum le 31 mai. Face au néolibéralisme des institutions européennes, la riposte transcende les frontières. Le quartier d’affaires de Francfort, haut-lieu de la finance allemande et européenne, se barricade. Questions / Réponses Pour retrouver votre taux marginal d’imposition (c'est à dire la tranche maximum du barème d’imposition applicable en 2015 sur vos revenus de 2014 ), vous devez 1) prendre votre revenu imposable 2014 , net de frais, (qui figurera sur votre avis d’imposition) et le diviser par votre nombre de parts, 2) appliquer ensuite à ce résultat le barème progressif de l’impôt (défini par tranches) soit pour 2015 : Jusqu'à 9690 € : 0 % de 9690 € à 26 764 € : 14 % de 26 764 € à 71 754 € : 30 % de 71 754 € à 151 956 € : 41 % au delà de 151 956 € : 45 %

Et cette fois encore, le piège du vote utile ?, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, avril 2017) Nous entrons dans une ère politique où bien des phrases qui commencent par « Ce serait la première fois que... » semblent annoncer la réalisation d’une éventualité jusqu’alors inconcevable. En ce printemps 2017, l’élection présidentielle française marque ainsi la première fois que l’on ne s’interroge plus sur la présence du Front national (FN) au second tour : on pose l’hypothèse, encore très improbable, de sa victoire. La première fois que nul ne défend le bilan d’un quinquennat alors même que deux anciens ministres du président sortant, MM.

DÉBATS : les idiots utiles du FN avec Jacques Rancière Cet interview est tout à fait passionnant et je crois que ce n’est pas un hasard si Jacques Rancière en arrive à cette analyse, comme certains philosophes de cette génération, ils partagent un souci qui me paraît fondamental dans ces temps de crise, celui disons des « petits », des humbles. La République à laquelle nous sommes tous attachés devient effectivement un modèle élitiste et donc capable de favoriser l’extrême-droite raciste, xénophobe si elle perd sa dimension « sociale », populaire, celle qui reconnaît l’existence du droit du peuple à l’insurrection et de la lutte des classes, un mélange de spinozisme et de Marx. C’est pour cela que pour ma part je crois que sans les communistes, pas les radicaux à la Mélenchon quels que soient les mérites de ce dernier, non l’ancrage dans la classe ouvrière et dans les couches populaires, le modèle républicain est menacé et se retourne en son contraire. Il n’est pas sûr qu’il y ait contradiction. Oui, probablement. « Où est la gauche ?

Démocratie liquide – Punkonomie – Ianik Marcil 31 mai 2012 16h44 · Ianik Marcil Le conflit étudiant aura entraîné dans son sillon, comme plusieurs commentateurs et analystes et moi le répétons depuis deux mois, bien plus que le mécontentement envers le gouvernement Charest ou des revendications souvent ébouriffées et incohérentes de renouveau social, économique et politique. La diversité des griefs comme celle des solutions, l’incohérence des reproches comme celle des espoirs, sont la résultante d’une lame de fond déferlant dans l’ensemble des sociétés industrialisées depuis quelques années. Ce mouvement participe de la dérive du capitalisme financier et consumériste au cours des deux dernières décennies.

“L'abstention des classes populaires est tout à fait logique” D’après les sondages, les élections régionales des 6 et 13 décembre risquent de prouver une nouvelle fois que la démobilisation électorale est l’une des caractéristiques majeures de notre vie politique. Pourquoi en est-il ainsi ? Les sociologues Thomas Amadieu et Nicolas Framont, respectivement associés au GEMASS (laboratoire CNRS-Paris IV) et à l’université Paris-Sorbonne, nous répondent. Selon un sondage Ifop publié le 29 novembre dans le JDD, seulement 46 % des électeurs ont l’intention de voter aux élections des 6 et 13 décembre, soit autant qu’aux régionales de 2010, alors que certains attendaient un sursaut citoyen après les attentats.

Comprenez le, diffusez le, reprenez le pouvoir. C’est une proposition concrète qui doit rassembler derrière elle les millions de citoyens dont l’impuissance politique est programmée dans la constitution. Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir“Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.” En lisant les 6 chapitres de ce site, vous comprendrez pourquoi si vous voulez changer quoi que ce soit dans le fonctionnement actuel de notre société, vous devez faire de ce message votre seule revendication : de son application découlera tout le reste. Afin de comprendre concrètement la force de ce message prenez maintenant quelques minutes pour lire les six chapitres du site, ils sont très courts. Les chapitres vont à l’essentiel, néanmoins vous trouverez au sein de chaque chapitre des liens permettant de bien approfondir le sujet — notamment dans « Approfondissement » — et en bas de page des vidéos, documents et liens divers.

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