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Les généraux algériens relancent la guerre des mémoires avec la France – Un si Proche Orient

Les généraux algériens relancent la guerre des mémoires avec la France – Un si Proche Orient
Le chef d’état-major Saïd Chengriha, en invoquant, au mépris de la réalité historique, les « millions de martyrs » tombés face à la France, ferme la porte à la réconciliation mémorielle. Le général Chengriha, le 19 décembre 2019 à Alger (Fateh Guidoum, AP) L’homme le plus puissant d’Algérie n’est pas le président Abdelmejid Tebboune, bien mal élu en décembre 2019, dans un scrutin marqué par une abstention historique de 60%. Le véritable « homme fort » du pays demeure son chef d’état-major en tant que dirigeant de fait des « décideurs » militaires qui, sous une forme ou sous une autre, accaparent le pouvoir depuis des décennies. En ce même mois de décembre 2019 où Tebboune accède à la Mouradia, l’équivalent algérien de l’Elysée, Chengriha succède à la tête des armées algériennes à Ahmed Gaïd Salah, décédé « des suites d’un arrêt cardiaque à son domicile », selon le communiqué officiel.

https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2021/04/04/les-generaux-algeriens-relancent-la-guerre-des-memoires-avec-la-france/

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Le projet de musée de l’histoire de la France et de l’Algérie est relancé Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». C’est l’une des vingt-deux recommandations du rapport de l’historien Benjamin Stora sur la réconciliation franco-algérienne, remis en janvier à Emmanuel Macron : réactiver le projet de musée de l’histoire de la France et de l’Algérie, sabordé en 2014. « C’est un enjeu majeur, martèle aujourd’hui ce spécialiste de la décolonisation. Lire aussi France-Algérie : les 22 recommandations du rapport Stora « Peu de dossiers avancent aussi vite », se félicite Michael Delafosse, maire PS de la ville qui, le 10 février, lors d’un entretien avec le président de la République, s’était positionné pour accueillir le musée. « Emmanuel Macron pousse le sujet, confirme Benjamin Stora. Il vous reste 48.3% de cet article à lire.

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Témoignage de Jean-Louis Cerceau – Espace Guerre d'Algérie Témoignage délivré devant plusieurs classes de Première et devant le Club Histoire du lycée Buffon (Paris) par l’appelé Jean-Louis Cerceau et publié dans un des ouvrages réalisés par la Club Histoire du lycée Buffon. Ce témoignage était publié accompagné de photographies apportées par le témoin. Jean-Louis Cerceau naît le 27 Février 1940. Ce jeune commis d’épicerie aux » Docks de France » qui a commencé à travailler dès seize ans souhaite devenir un jour gérant d’une succursale avec la jeune fille qu’il rêve d’épouser. La Guerre d’Algérie bouleverse ses projets. À vingt ans, le 1er mars 1960, il part effectuer son service militaire et séjourne seize mois en Algérie, du 17 Janvier 1961 au 24 Avril 1962 dans le 1/65e R.I.Ma.[1] Sa compagnie ayant été transformée en commando de chasse, il est engagé dans de nombreuses opérations contre l’A.L.N. Jean-Louis Cerceau est chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre du Mérite et a reçu la Valeur Militaire En 1959. Pas du tout. En 1956.

En Algérie, la révolte des historiens face au verrouillage des archives Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». La révolte gronde chez les historiens algériens. Neuf d’entre d’eux, emmenés par Mohamed El Korso, Daho Djerbal et Amar Mohand-Amer, ont publié, jeudi 25 mars, une lettre ouverte au chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, lui demandant de mettre fin aux « entraves bureaucratiques » pénalisant l’accès aux Archives nationales. Effet collatéral de la parution en janvier à Paris du rapport de Benjamin Stora sur la réconciliation mémorielle franco-algérienne, une telle initiative collective est sans précédent. Son inamovible patron, Abdelmadjid Chikhi, en poste depuis dix-neuf ans, était censé servir d’interlocuteur à M. M. « Réaction d’amour-propre » Le cafouillage autour du rôle de M. Suivez-nous sur WhatsApp Restez informés Rejoindre « Une situation ubuesque » M.

La commémoration peut-elle échapper à la politique ? Les célébrations nationales ? Vaste sujet ! Chaque année, il y a des tas d’évènements à commémorer. En 2021 par exemple, la naissance de Madame de Pompadour, celle de Gustave Flaubert, de Jean de La Fontaine, de Georges Brassens, la mort de Napoléon ou encore les débuts de la Commune, à Paris. D’ailleurs, faut-il commémorer ? Nous le faisons naturellement, quand nous nous souvenons d’un anniversaire. Samedi 16 janvier 2021, l'Institut de France annonce la création de « France Mémoire ». Avec Yves Bruley, historien, vice-président de l'École Pratique des Hautes Études (EPHE), directeur de France Mémoire, le nouveau service chargé des commémorations nationales, désormais géré par l’Institut de France. Et Rémi Dalisson, professeur des universités à Rouen, spécialiste des commémorations et des rapports entre histoire et mémoire. France Mémoire est un service qui dépend de l'Institut de France, institut qui réunit les cinq Académies. Sons diffusés :

Les principales préconisations du rapport Stora sur la colonisation et la guerre d'Algérie Commémorations, reconnaissance par l'État français de sa responsabilité dans la mort d'Ali Boumendjel, panthéonisation de Gisèle Halimi... Dans son rapport remis à Emmanuel Macron, l'historien Benjamin Stora formule une trentaine de recommandations. Près de soixante ans après l'indépendance de l'Algérie, comment sortir de la paralysie mémorielle qui empoisonne la relation franco-algérienne ? L'historien Benjamin Stora a remis ce mercredi à Emmanuel Macron le rapport commandé en juillet par le chef de l'État. Commémorations et lieux de mémoire L'historien propose la mise en place d'une commission intitulée "Mémoires et vérité", chargée "d'impulser des initiatives communes entre France et l'Algérie sur les questions de mémoires". Cette même commission pourra recueillir "la parole des témoins douloureusement frappés par cette guerre", poursuit Benjamin Stora. Transparence sur les assassinats et disparitions Recherche et programmes scolaires Noms de rue et panthéonisation

Le 19 mars, date contestée de la commémoration de la guerre d’Algérie Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 08 nov. 2012 Contexte historique Jamais depuis 1962 une date commémorant la fin de la guerre d’Algérie ne s’est imposée. Le 19 mars recueille les suffrages de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), qui revendique 370 000 adhérents, ainsi que des partis de gauche. Désireux de ne heurter la mémoire d’aucun groupe et de choisir une date neutre, le président de la République Jacques Chirac instaure, par décret du 26 septembre 2003, la date du 5 décembre comme journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. En 2012, le président de la République François Hollande choisit quant à lui le 19 mars comme « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Éclairage média

Rapport Stora. Le gouvernement algérien déplore la non-reconnaissance des “crimes coloniaux” de l’État français Le rapport de l’historien Benjamin Stora, commandé par Emmanuel Macron, visait à apaiser les relations franco-algériennes. Pour l’heure, il n’a fait qu’accentuer les crispations. La réaction du gouvernement algérien, à qui il aura fallu trois semaines pour s’exprimer, le confirme. Le porte-parole du gouvernement algérien, Ammar Belhimer, a déclaré regretter le refus de la France de reconnaître ses “crimes coloniaux”. Selon lui, l’épais dossier de 150 pages vient camoufler la vérité historique de la colonisation et de la guerre d’Algérie, rapporte le journal algérien TSA : “Le criminel fait tout pour éviter de reconnaître ses crimes. Ammar Belhimer a tout de même souligné les efforts conjoints entrepris pour la réconciliation des mémoires. Concrétiser l’acquis moral le plus important qui est la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux.” Chaque mot compte dans ce dossier ultrasensible.

Les noms de rues : le casse-tête des mémoires Désertées dès 18h, tristes de leurs bars et de leurs restaurants fermées depuis des semaines, nos rues sont à la peine. Les citoyens sont en manque de cet espace social majeur : "lieu de fréquentation et d'usage, de l'échange, des rencontres et des solidarités, parfois aussi de l’exclusion, (...) de l’affrontement des pouvoirs, du défilé et de la manifestation" comme en parlait Maurice Garden dans une Histoire de la rue, dans la revue Pouvoirs en 2006. Très peu investie comme objets d'études, en cette période de crise sanitaire, la toponymie des rues françaises suscite l'attention des autorités locales et nationales pour ce qu'elles disent du "vivre ensemble". Il est question de rééquilibrer la place faite aux femmes qui ne représentent que 2% des noms de rues en France - à l'exception de quelques villes comme Paris - et des personnes issues de la diversité. Saint-Étienne réanime "Ahmed Benchickh", tirailleur africain mort en Italie en 1944 "La France a une part d'Afrique en elle".

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