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Médias sociaux : après l'exclusion de Trump, la question de la censure et l'impératif d'évoluer

Médias sociaux : après l'exclusion de Trump, la question de la censure et l'impératif d'évoluer
Les plates-formes de médias sociaux sont coupables d’avoir sous-estimé les conséquences réelles de la désinformation largement diffusée via leurs canaux depuis des années. Elles semblent en avoir pris conscience suite à l’insurrection au Capitole du 6 janvier, qui a fait trembler la branche législative américaine. L’enquête en cours va sans doute révéler que la catastrophe démocratique a été évitée de peu. Dans les jours suivants, sans consulter qui que ce soit, sans même une réelle action coordonnée entre elles, Twitter, Facebook et YouTube ont supprimé de nombreux comptes, y compris ceux de Donald Trump. Pour agir de la sorte, les médias sociaux ont joué du flou de leur statut, jamais réellement précisé par la Loi sur les télécommunications de 1996, dont ils relèvent. Si censure il y a, elle s’effectue « a posteriori » car l’exclusion a eu lieu suite à un « danger imminent » patent. Essayons toutefois de comprendre comment on en est arrivé là. La situation aux États-Unis Related:  Pour les docsTrump censuré : le débatarticles SIC

Parution du second volet de la lettre ÉduNum thématique sur la malinformation Évolution des CDI : des démarches pédagogiques pour développer les compétences... Le cadre de référence des compétences numériques, Pix et le professeur... Continuité pédagogique pour les professeurs documentalistes Les réseaux académiques en documentation L’hybridation en documentation - Académie de Lille Lettre ÉduNum Documentation Créer un projet en sciences numériques et technologie Continuité pédagogique en arts plastiques Nation apprenante : les cours Lumni arts - histoire - sciences et technologie... Débat : fallait-il bannir Trump de Twitter ? Le réseau social Twitter a pris une décision pour le moins inédite vendredi soir : le bannissement définitif du compte personnel de Donald Trump (@realdonaldtrump). Compte suivi par 88 millions de personnes et via lequel le président des Etats-Unis a mené une communication directe, agressive, voire outrancière, tout au long de ses quatre ans de mandat. Pour justifier cette décision, le groupe dirigé par Jack Dorsey a mis en avant "de nouvelles incitations à la violence" après les ahurissantes scènes de chaos survenues mercredi au Capitole, à Washington, et qui se sont soldées par la mort de quatre personnes. Dans une réplique, le "banni" Donald Trump a fustigé "une atteinte à la liberté d’expression", un argument plusieurs fois repris hier au sein de la classe politique française. "La régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux […] cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique", a ainsi considéré le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O.

Limiter les effets pervers de Twitter : la bonne résolution des journalistes | la revue des médias Lors d’un cours dans une école de journalisme, un étudiant a demandé à Nabil Wakim, journaliste au Monde et auteur d’un livre sur l’apprentissage de la langue arabe, comment il faisait pour se protéger. « J’ai désinstallé Twitter de mon téléphone », a-t-il répondu, avant de détailler les risques que faisait peser le réseau social sur le travail du journaliste. Nabil Wakim n’est pas technophobe. Avant de couvrir le secteur de l’énergie, il a été directeur de l’innovation au Monde. J’ai repensé à cet échange quelques jours plus tard, quand Joe Biden a été élu à la Maison Blanche. Sur CBS News, le journaliste politique Ed O’Keefe donnait une explication rarement entendue au succès de la campagne de Joe Biden : un point crucial de la stratégie de l’équipe du candidat démocrate avait consisté à « éteindre Twitter ». Deuxième écran Nabil Wakim s’est fixé d’autres règles : quand il se connecte depuis son ordinateur, il s’interdit de s’exprimer sur les sujets dont il n’est pas spécialiste.

Comprendre le complotisme : un dossier pédagogique et interactif Pourquoi croit-on aux théories du complot ? Quelles sont les bonnes questions à se poser ? Le réseau québécois RÉCIT tente de répondre à ces questions dans un dossier pédagogique en ligne, recommandé par Eduscol EMI. Comprendre les mécanismes du complotisme Comme introduction, une vidéo interactive aux allures de film policier retrace l’histoire des théories conspirationnistes, et décrypte les causes de leur succès. Dans la vidéo, il est aussi question de distinguer les différents types de théories du complot et d’identifier les mécanismes qui conduisent à y adhérer : besoin de donner du sens aux événements, sentiment d’appartenance, biais cognitifs… Surtout, il est rappelé que les jeunes sont aujourd’hui particulièrement touchés par le phénomène, et qu’il est essentiel de leur donner les bons outils pour comprendre le monde. Le rôle de l’école Image de homepage : © Getty

Les réseaux de lecteurs sur internet : panorama des communautés en France Si l’on ne prête qu’aux riches, alors Gleeph a clairement obtenu un véritable blanc-seing. Originaire de La Rochelle, l’entreprise qui revendiquait 250.000 utilisateurs en novembre dernier a largement attiré l’attention, avec cet apport économique de 2 millions €, sur les communautés de lecteurs. S’il ne faut pas confondre volume d’interactions et prescription, on peut aisément imaginer qu’un lien entre les deux puisse exister. Avant-propos... Nous avons alors décidé d’une plongée dans les éléments manifestes de chaque réseau de lecteurs — comprendre, les chiffres et données publiquement accessibles. SOCIAL: pourquoi des clubs de lecture sur Amazon ? Un deuxième volet intervient à partir de la liste des meilleures ventes de livres de l’année 2020. Deux points sont à noter : sur Babelio, le nombre de critiques enregistrées équivaut aux posts réalisés par les utilisateurs. Les prix littéraires et best-sellers, valeurs sûres Policiers, polars et enquêtes L’audience, le curseur des lectures

Opinion | Trump censuré par Twitter : la schizophrénie des dirigeants politiques français login?service= Internet s’est démocratisé sur toute la planète. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale en est utilisatrice et cela va en augmentant (International Telecommunication Union, 2018). Plus spécifiquement en France, rien qu’en 2018 on compte 53 millions d’usagers mensuels et 43,3 millions d’usagers quotidiens (Mediamétrie, 2019). Si internet peut nous servir pour effectuer nos démarches administratives ou nos achats, il nous permet également de nous informer. Malheureusement, les théories du complot, dommageables pour les sociétés à bien des égards (e.g., Jolley & Douglas, 2014), se répandent dorénavant avec d’autant plus d’aisance qu’elles peuvent passer le filtre des médias traditionnels (e.g., Bruder et al., 2013). Les fausses informations se voient maintenant offrir une tribune inédite, sans aucun contrôle éditorial. Aussi, il importe donc de savoir reconnaître les vraies informations des fausses.

Comment argumenter face à des complotistes ? Comment dialoguer avec une personne qui affirme que la Covid-19 a été créée par des laboratoires pharmaceutiques, que les attentats du 11 septembre n’ont pas été commandités par Al-Qaïda, que les démocrates américains font partie d’une secte pédo-criminelle qui se nourrit du sang des enfants ? Ou encore que notre bonne vieille Terre est plate ? Je vous le concède, le dialogue peut s’avérer difficile surtout s’il s’agit de votre moitié, de votre mère, de votre oncle ou d’un collègue de travail qui soutient mordicus ces thèses étranges. Nous verrons pourquoi le complotisme contamine de plus en plus de cerveaux. Et s'il est utile d'user d'arguments rationnels contre ces théories. Avec : Giulia Foïs la chronique Pas son genre

fiches_pedagogiques:start [Nothing2Hide] Nous publions des fiches pédagogiques qui vous permettraont d’animer des ateliers clés en main autour des thèmes de l’éducation aux médias (EMI) et de la littératie numérique. Ces ateliers sont destinées à tout type de public et sont librement réutilisables. Nous vous invitons à les utiliser, les commenter ou les modifier, bref à vous les approprier ! (tout en citant leur source :) Le débat public et la diffusion d’idées ne peuvent plus être décorrélés du numérique et d’Internet. Éducation aux médias et à l’information Ces ateliers sont également organisés en parcours thématiques en fonction de l’âge et des types de publics. Avec l’avènement du numérique, il est devenu impossible de ne pas contribuer à la génération de données - data - numériques. Sous le radar : comment communiquer de maniere securisée avec signal

Faut-il censurer Donald Trump ? « Si vous comptez les votes légaux, je gagne largement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de voler l’élection. » Lors d’une allocution télévisée, dans la soirée du jeudi 5 novembre, Donald Trump a usé d’une rhétorique complotiste et diffusé de fausses informations à propos du décompte des voix de l’élection présidentielle. Chose rare, des chaînes de télé (NBC, ABC, MSNBC) ont coupé le signal afin de le corriger immédiatement : « Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de non seulement interrompre le président des États-Unis, mais aussi de corriger le président des États-Unis », a par exemple lâché le présentateur de NBC, Brian Williams. Depuis quatre ans, Donald Trump diffuse des fake news dans ses discours et sur Twitter. undefined Nous avons posé la question à Yves Citton, auteur notamment de Médiarchie (Seuil, 2017). L’entretien (non censuré) avec Yves Citton Article 6 min Yves Citton. Philippe Nassif26 March 2015 Alexandre Lacroix22 septembre 2020 8 min

Renforcer le rôle des bibliothèques dans la lutte contre la fracture numérique Alors que 13 millions de Français se disent en difficulté avec le numérique et que l’objectif d’ici à 2022 est de dématérialiser l’ensemble des démarches administratives des services publics 1 , les bibliothèques sont de plus en plus confrontées aux réalités de la fracture numérique et aux exigences de l’inclusion numérique, sans y être véritablement préparées. Contexte et enjeux de l’inclusion numérique pour les bibliothèques Définie par l’association Emmaüs Connect comme « un processus qui vise à rendre le numérique accessible à chaque individu et à leur transmettre les compétences numériques qui leur permettront de faire de ces outils un levier de leur insertion sociale et économique », l’inclusion numérique répond à des enjeux technologiques, sociaux et culturels forts. Les bibliothèques engagées dans l’inclusion numérique des Bibliothèques numériques de référence (BNR) 4 . , permettant de desservir tout le territoire et de toucher des populations isolées dans des zones enclavées.

Complotisme, infox... La commission Bronner décrypte le « chaos informationnel » En trois mois seulement, la commission Bronner mise en place par le chef de l’État fin septembre a tenté de dresser un état des lieux sur le sujet aussi techniquement complexe que politiquement sensible de la désinformation à l’heure d’Internet. Soupçonnés dès le départ de vouloir instaurer une vérité officielle, le sociologue Gérald Bronner et les treize spécialistes qui l’entourent ont dû prendre bien des précautions. Le rapport fait d’emblée certaines mises au point. → ENTRETIEN. « Les fausses informations sur Internet ont un effet délétère sur la démocratie » « Nos recommandations ne visent pas à éradiquer les désordres informationnels mais à limiter la propagation des contenus qui nuisent à la vie démocratique », nuancent d’emblée les auteurs. → EXPLICATION. Pas question donc de rentrer en guerre contre tous les acteurs de la nouvelle information, qu’il s’agisse de l’armée de l’ombre des internautes ou des puissants Gafa. L’enjeu de la formation de l’esprit critique → ENTRETIEN.

Anne Cordier : « La socialisation a un effet majeur sur les pratiques des jeunes en matière de protection des données » Vous travaillez depuis plusieurs années sur les pratiques informationnelles des adolescents au travers d’une approche ethnographique et longitudinale. Pourquoi avoir fait le choix de cette approche pour étudier cette thématique ? Sur quels terrains la mettez-vous en œuvre ? Comment avez-vous sélectionné ces adolescents ? Le recours à des méthodes ethnographiques a pour objectif d’observer finement les pratiques sociales des adolescents et de comprendre le sens qu’ils donnent à leurs pratiques, sans imposer un regard normatif. C’est aussi ce qui explique l’approche longitudinale que j'adopte pour plusieurs recherches. Pour mettre en œuvre ces méthodes, j’ai débuté mes recherches par l’intermédiaire de l’école, en observant des classes du secondaire, pour identifier les logiques collectives, les interactions entre enseignants et élèves. Enfin, depuis 2012, je mène une enquête longitudinale auprès d’une cohorte de 12 jeunes du bassin minier du Pas de Calais. Ça dépend !

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