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La caricature, une longue tradition française

La caricature, une longue tradition française
Publié le : 23/10/2020 - 16:38 Samuel Paty, professeur d'histoire dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, a été décapité pour avoir illustré ses propos sur la liberté d'expression, en montrant deux caricatures du prophète Mahomet. Ces dessins sont une nouvelle fois au cœur d’une polémique, alors que la caricature française est issue d'une longue tradition. Le 16 octobre, Samuel Paty, professeur d’histoire dans un collège des Yvelines, a été victime d’un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Depuis la reprise en 2006, par Charlie Hebdo, de caricatures du prophète issues du journal danois Jyllands-Posten, ces dessins n’ont cessé d’engendrer polémiques et drames. Un incendie criminel en 2011, puis un attentat en 2015 ont visé la rédaction du journal satirique. Ce moyen d’expression n’est pourtant pas nouveau. Au Moyen-Âge Lors de la Révolution française La monarchie de Juillet L'affaire Dreyfus

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Monique Canto-Sperber : "Une caricature n'est pas une thèse" En juin 2019, un mois après la publication controversée d’une caricature moquant Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, le New York Times, l’un des quotidiens les plus lus au monde, annonçait sa décision d'arrêter la publication de dessins satiriques dans les pages de son édition internationale. Cette décision importante, abusive pour ceux qui l'assimilait à de la censure, légitime pour ceux qui jugeait le dessin antisémite, avait été l'objet de débats autour de la caricature et la liberté d'expression. Cette année, tandis que se déroule le procès des attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo, c'est l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty survenu à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020, qui remet le thème des caricatures dans l'actualité et en fait un sujet de débat public. Dans le cadre du cours d'éducation civique sur la liberté d'expression, l'enseignant avait montré deux caricatures de Mahomet parues dans Charlie Hebdo.

Dessine-moi Mahomet : la véritable histoire des caricatures Nous avons retrouvé ce texte paru il y a presque dix ans, en mai 2006, juste après l’affaire des caricatures. Un Hors-série « Charlie Blasphème » écrit par Caroline Fourest et Fiammetta Venner, illustré par Charb et Luz. L’émotion, extraordinairement disproportionnée, qui a accompagné la publication de douze dessins sur Mahomet dans un journal danois a révélé combien le droit à l’irrévérence envers la religion n’était pas une valeur partagée. « Lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès - Vidéo Enseignement moral et civique Fervent défenseur de l'école publique, Jean Jaurès écrit dans La Dépêche de Toulouse une « lettre aux instituteurs et institutrices » le 15 janvier 1888. Ecoutez le texte lu par le rappeur Oxmo Puccino. Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.Les enfants qui vous sont confiés sont Français et doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confèrent, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils sachent quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse.

Quinze images qui ont choqué Dieu Benetton, Charlie Hebdo, Golgota Picnic, les caricatures de Mahomet, La Dernière Tentation du Christ, Jean-Luc Godard, Costa-Gavras, Castellucci, Piss Christ… Les religions ont toujours entretenu des rapports ambigus, pour ne pas dire hostiles, avec la représentation. Cette année, frappée par une inflation de scandales sur ce thème, détient sans doute un record : depuis le mois d'avril, pas moins de cinq "représentations" du divin ont défrayé la chronique en France. Les appels à la censure visent trois secteurs : la publicité, la presseet l'art. Vendre, rire et créer, trois libertés bien distinctes, rassemblées pour l'occasion sous un même chef d'accusation : le blasphème.

Caricatures: Justin Trudeau juge que la liberté d'expression a ses limites Prenant ses distances avec la position d'Emmanuel Macron, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a plaidé pour un usage "prudent" de la liberté d'expression. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu ce vendredi la liberté d'expression tout en estimant qu'elle n'était "pas sans limites" et ne devait pas "blesser de façon arbitraire et inutile" certaines communautés. "Nous allons toujours défendre la liberté d'expression", a affirmé Justin Trudeau, en réponse à une question sur le droit à caricaturer le prophète Mahomet, comme l'a fait le magazine Charlie Hebdo. "Mais la liberté d'expression n'est pas sans limites", a-t-il fait valoir lors d'une conférence de presse. "Nous nous devons d'agir avec respect pour les autres et de chercher à ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile ceux avec qui nous sommes en train de partager une société et une planète".

Que dit la "Lettre de Jaurès", lue par les élèves français ?... En hommage à Samuel Paty, une lettre consacrée à la mission de l'école publique et signée de Jean Jaurès, figure des débuts du socialisme, a été lue lundi 2 novembre dans les établissements scolaires. Mais que dit-elle exactement ? "Pour renforcer les valeurs de la République", la lecture de la lettre de Jaurès "aux instituteurs et institutrices" de 1888, un texte fondateur mais difficile d'accès sur la mission de l'école publique, a été l'un des temps forts de l'hommage rendu lundi 2 novembre dans les établissements scolaires à Samuel Paty. Cette lettre pose trois grands principes: l'engagement sans faille de l'enseignant "pénétré de ce qu'il enseigne", la mission émancipatrice de l'école publique "dans une démocratie libre" et la confiance dans le potentiel naturel de l'enfant "à la curiosité illimité". Un hommage positif à l'enseignement A lire aussi :

La représentation figurée du prophète Muhammad – Les carnets de l’Ifpo L’islam et ses pratiques, pas plus que tout autre phénomène humain, n’échappent aux mutations au fil de l’histoire. La question de la représentation figurée en général, et de celle du prophète de l’islam en particulier, a été diversement tranchée selon les périodes et les milieux. Si elle a parfois déclenché des débats animés, elle ne semble pas avoir posé un problème majeur ou permanent aux croyants musulmans ni à leurs juristes (Naef 2004). Les polémiques récentes, parmi les plus vives qu’aient connues l’histoire, sont attisées par le fait que les images qui les ont déclenchées sont des caricatures ; elles alimentent l’idée fausse et essentialiste que, « de tout temps », l’islam aurait interdit la représentation de son prophète, voire toute représentation humaine. Illustration 1 : Muhammad reçoit la révélation de l’ange Gabriel. Illustration 2 : Muhammad, sous la forme d’un nimbe dorée (en haut à gauche de l’image), détruit les idoles de la Kaaba.

Vidéos de la série « Idées fausses sur la laïcité » Faux ! La laïcité c’est la neutralité « DE l’espace public », et non « DANS l’espace public » YouTube est désactivé. Autorisez le dépôt de cookies pour accéder à cette fonctionnalité. La lettre « aux Instituteurs et Institutrices » de Jean Jaurès (1888) Lors de l’hommage national rendu à Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020, des extraits de la lettre de Jean Jaurès aux Instituteurs et Institutrices (1888) ont été lus. Nous vous proposons de retrouver ce texte dans son intégralité. => Lire ici le texte dans la version extraite de l’ouvrage Action socialiste (1899) Jean Jaurès est né dans le Tarn en 1859 d’une famille de la petite bourgeoisie. Normalien, agrégé de philosophie, il est affecté au lycée d’Albi et donne aussi pendant quelques mois des cours à l’École normale d’instituteurs.

Les faits : Assassinat de Samuel Paty : la chronologie des faits qui ont conduit au drame Quatre jours après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, vendredi 16 octobre, les enquêteurs progressent sur la chronologie des faits qui ont coûté la vie à Samuel Paty. L'AFP a retracé le film des évènements, qui ont provoqué l'assassinat de cet enseignant d'histoire-géographie au collège du Bois-d'Aulne et la mort de son agresseur, Abdoullah Anzorov. Le lundi 5 octobre, lors d'un de ses cours portant sur la liberté d'expression, Samuel Paty montre à ses élèves des caricatures de Mahomet. Emission spéciale Charlie Hebdo - Caricaturistes dans le monde: Fantassins de la liberté Hier, Mercredi 7 janvier, 12 personnes perdaient la vie lors d'un attentat perpétré dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo. Cabu, Charb, Georges Wolinski, Tignous, Phillipe Honoré, tous dessinateurs de presse, figures emblématiques du journal, de la presse, de la liberté d'expression. figurent parmi les victimes. Emission hommage avec les Cabu, les Charb; les Tignous et les Wolinski tunisien, iranien, algérien; burkinabé, israélien, danois, vénézuélien... « PARLER CONTRE LA TERREUR » Aujourd’hui, France Culture dédie et consacre son antenne à l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo… 16 heures d'antenne, depuis 6h ce matin, avec la diffusion notamment de trois documents exceptionnels - 5 heures d'à voix nue avec Cabu et Wolinski, ainsi qu'un documentaire consacré à Charlie Hebdo réalisé en 2002 à l'occasion du dixième anniversaire du journal. Hier, vers 11h30, en fin de matinée, le journal Charlie Hebdo était attaqué par des hommes armés…

L’art de l’outrage des caricatures de Mahomet Jyllands-Posten, 30/09/2005. Charlie Hebdo, 02/09/2020. (Chronique Fisheye #43) A l’occasion de l’ouverture du procès des attentats des 7-9 janvier 2015, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a remis en Une les caricatures de Mahomet, accompagnées du titre: «Tout ça pour ça». Les 12 dessins publiés initialement par le quotidien danois Jyllands-Posten le 30 septembre 2005, ainsi que la couverture par Cabu du numéro spécial du 8 février 2006 qui les reprenait, constituent pour le magazine les «pièces à conviction» d’une histoire qui a abouti au tragique assassinat de 12 personnes, dont 8 membres de la rédaction et 2 policiers, par des terroristes islamistes.

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